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  • Vidéo: Rose Bosch présente "La Rafle"

    rafle.jpgCe soir, dans les locaux de Gaumont était projeté le film "La Rafle" après une présentation par sa réalisatrice Roselyne Bosch, forcément émue d'évoquer un sujet (et quel sujet) qu'elle porte depuis 5 ans. Voici ma vidéo de sa présentation en attendant ma critique du film, demain:

     

  • Réponses au concours "L'Arnacoeur"

    Comme vous avez été très très peu nombreux à trouver toutes les bonnes réponses au concours "L'Arnacoeur" (le gagnant a été contacté par email mais pour les autres , il y aura bientôt de nouveaux concours sur le blog...), donc peut-être serez-vous curieux de connaître les bonnes réponses, ci-dessous (je vous recommande tous ces films, voir aussi mon article sur "Les films romantiques incontournables"):

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    1. Dans quel film Hugh Grant interprète-t-il un premier ministre?

    "Love actually" de Richard Curtis

    2. Dans quel film entend-on "Play it again Sam"?

    "Casablanca" de Michael Curtiz

    3.Comment s'appelle le café où se déroule une grande partie du film évoqué ci-dessus?

    "Rick's café américain"

    4. Dans quel film le personnage principal s'appelle-t-il Gabor?

    "La fille sur le pont" de Patrice Leconte

    5. Dans quel film entend-on "Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un si grand amour"?

    "Les Enfants du paradis" de Marcel Carné

    6. Quel film se termine par la réplique "Demain est un autre jour"

    "Autant en emporte le vent" de Victor Fleming

    7. Quelle comédie romantique contient dans son titre un célèbre quartier d'une grande ville européenne?

    "Coup de foudre à Notting hill" de Roger Michell

    8. Dans quel film un vagabond permet-il à une aveugle de retrouver la vue?

    "Les Lumières de la ville" de Charles Chaplin

    9. A quel film pensez-vous si je vous parle du pont de Roseman?

    "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood

    10. Dans quel film entend-on "Je peins les choses cachées derrière les choses"?

    "Le Quai des brumes" de Marcel Carné

    11. De quel film est extraite cette image?

    "La Rose pourpre du Caire" de Woody Allen

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    12.De quel film est extraite cette image?
    "Le dernier métro" de François Truffaut
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    13. De quel film est extraite cette image ? (non, ce n'est pas une pub pour apple)
    "Les poupées russes" de Cédric Klapisch
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    14. Pour départager les gagnants, donnez-moi une bonne raison pour laquelle vous souhaitez assister à cette avant-première et voir ce film?
  • Semaine de la critique du Festival de Cannes 2010- Appel à candidatures

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    Comme je vous le disais il y a une dizaine de jours déjà, comme chaque année, je serai à Cannes pendant la totalité du festival pour vous faire un compte rendu en direct sur In the mood for Cannes et sur In the mood for cinema . Si vous avez entre 15 et 18 ans et rêvez vous aussi de partir pour la Croisette, alors lisez ce qui est dessous et qui pourrait bien vous intéresser...

    La 49e Semaine de la Critique se déroulera à Cannes du 13 au 21 mai 2010. Plus ancienne section parallèle du Festival de Cannes, la Semaine de la Critique se consacre depuis ses débuts à la découverte de nouveaux talents et favorise leur émergence.  De nombreux réalisateurs aujourd'hui reconnus ont été découverts à la Semaine de la Critique, parmi lesquels Ken Loach (Kes, 1970), Wong Kar Wai (As Tears Go By, 1989), François Ozon (Sitcom, 1998), Alejandro Gonzales Iñarritu (Amores Perros, 2000)...

    Glissez-vous dans la peau d'un critique à Cannes durant la Semaine de la Critique du 13 au 23 mai 2010!

    Durant une semaine, huit groupes de trois lycéens vont s'improviser critiques , assister à des projections  de la section parallèle de la Semaine de la Critique et rédiger seul ou à deux des critiques, dont les meilleures seront publiées dans des médias partenaires. Les lycéens vont également constituer un jury qui décernent le Prix OFAJ de la (Toute) Jeune Critique au meilleur long métrage de la Sélection. Par ailleurs, deux Prix de la Meilleure Critique récompenseront la meilleure critique française et la meilleure critique allemande parmi les contributions des lycéens.

    Conditions de participation:

    ✒ Vous êtes lycéen âgé de 15 et 18 ans

    ✒ Passionné de cinéma, vous souhaitez échanger des idées sur les _films visionnés

    ✒ Vous aimez rédiger

    ✒ Vous disposez de connaissances de base en allemand qui vous permettent de discuter avec les participants allemands

    ✒ Vous constituez un groupe de trois élèves accompagnés d'un enseignant

    Merci de faire parvenir votre candidature (non manuscrite) en français par mail en format pdf ou doc à : cannes@ofaj.org  contact : Anna Cavillan  cavillan@ofaj.org

    Date limite de dépôt de candidature :30 mars 2010

    L'OFAJ invite quatre groupes français et quatre groupes allemands à Cannes.

    Il prendra en charge les frais de voyage, d'hébergement et de repas (demi-pension) ainsi que les accréditations pour la Semaine de la Critique du 13 au 21 mai 2010. Vous pouvez télécharger le dossier de candidature directement sur le site de l'ofaj :  www.ofaj.org/cannes ou sur www.semainedelacritique.com. Les lauréats de la meilleure critique seront invités à la Berlinale en 2011.

  • Vidéos de la master class de Pascal Elbé et Roschdy Zem pour "Tête de turc"

    Hier soir, au siège de la Warner, en partenariat avec Allociné était organisée une projection de « Tête de turc », le premier film en tant que réalisateur de Pascal Elbé (déjà scénariste de films comme « Père et fils » de Michel Boujenah ou « Mauvaise foi » de Roschdy Zem) lequel Roschdy Zem interprète le rôle principal de « Tête de turc ».

     Suite à la projection, les deux acteurs/réalisateurs ont donné « une master class », un jeu de questions réponses avec les spectateurs présents après une interview de Jean-Pierre Lavoignat. Pascal Elbé a défendu son film avec  passion et enthousiasme. Parmi les nombreux sujets abordés :la frilosité de la production française,  le racisme dans le milieu du cinéma, la banlieue, les choix de réalisation et d’écriture, le politiquement correct... Tous deux sont visiblement rôdés à l’exercice mais quelques réponses sont sorties du cadre convenu . Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

    Vous trouverez mes vidéos ci-dessous et ma critique du film prochainement.

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  • Suivez en direct la master class de Pascal Elbé et Roshdy Zem sur Allociné

    Ce soir, j'assisterai à l'avant-première de "Tête de turc" de Pascal Elbé, projection suivie d'une master class avec Roschdy Zem et Pascal Elbé. Grâce à Allociné, vous pourrez suivre cette master class en direct sur internet en vous connectant, ici, à partir de 21H30. Vous pouvez également poser vos questions, ici. Le film sortira en salles le 31 mars prochain. Je vous en propose la bande-annonce ci-dessous.

    Bien sûr vous pourrez, demain, retrouver mon compte rendu, mes photos et vidéos de cette master class ainsi que ma critique du film "Tête de turc" en avant-première.

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  • Ce soir, ne manquez pas "Sur la route de Madison", à 20H35, sur France 3

    madison1.jpgCe soir sur France 3 sera diffusé un des films dont je vous parlais dimanche dans ma liste des films  romantiques incontournables "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood à ne manquer sous aucun prétexte (même si malheureusement le film passe en vf)! Ma critique ci-dessous:

    L’éphémère peut avoir des accents d’éternité, quatre jours, quelques heures peuvent changer, illuminer et sublimer une vie. Du moins, Francesca Johnson (Meryl Streep)  et Robert Kincaid (Clint Eastwood) le croient-il et le spectateur aussi, forcément, inévitablement, après ce voyage bouleversant sur cette route de Madison qui nous emmène bien plus loin que sur ce chemin poussiéreux de l’Iowa. Caroline et son frère Michael Johnson  reviennent dans la maison où ils ont grandi pour régler la succession de leur mère, Francesca. Mais quelle idée saugrenue a-t-elle donc eu de vouloir être incinérée et d’exiger de faire jeter ses cendres du pont de Roseman, au lieu d’être enterrée auprès de son défunt mari ? Pour qu’ils sachent enfin qui elle était réellement, pour qu’ils comprennent, elle leur a laissé une longue lettre qui les ramène de nombreuses années en arrière, un été de 1965… un matin d’été de 1965, de ces matins où la chaleur engourdit les pensées, et réveille parfois les regrets. Francesca est seule. Ses enfants et son mari sont partis pour un concours agricole, pour quatre jours, quatre jours qui s’écouleront probablement au rythme hypnotique et routinier de la  vie de la ferme sauf qu’un photographe au National Geographic, Robert Kincaid, emprunte la route poussiéreuse pour venir demander son chemin. Sauf que, parfois, quatre jours peuvent devenir éternels.

    Sur la route de Madison aurait alors pu être un mélodrame mièvre et sirupeux, à l’image du best-seller de Robert James Waller dont il est l’adaptation. Sur la route de Madison est tout sauf cela. Chaque plan, chaque mot, chaque geste suggèrent l’évidence de l’amour qui éclôt entre les deux personnages. Ils n’auraient pourtant jamais dû se rencontrer : elle a une quarantaine d’années et, des années auparavant, elle a quitté sa ville italienne de Bari et son métier de professeur pour se marier dans l’Iowa et y élever ses enfants. Elle n’a plus bougé depuis. A 50 ans, solitaire, il n’a jamais suivi que ses désirs, parcourant le monde au gré de ses photographies. Leurs chemins respectifs ne prendront pourtant réellement sens que sur cette route de Madison. Ce jour de 1965, ils n’ont plus d’âge, plus de passé, juste cette évidence qui s’impose à eux et à nous, transparaissant dans chaque seconde du film, par le talent du réalisateur Clint Eastwood. Francesca passe une main dans ses cheveux, jette un regard nostalgico-mélancolique vers la fenêtre alors que son mari et ses enfants mangent, sans lui parler, sans la regarder: on entrevoit déjà ses envies d’ailleurs, d’autre chose. Elle semble attendre Robert Kincaid avant même de savoir qu’il existe et qu’il viendra.

    Chaque geste, simplement et magnifiquement filmé, est empreint de poésie, de langueur mélancolique, des prémisses de leur passion inéluctable : la touchante maladresse avec laquelle Francesca indique son chemin à Robert; la jambe de Francesca frôlée furtivement par le bras de Robert;  la main de Francesca caressant, d'un geste faussement machinal, le col de la chemise de Robert assis, de dos, tandis qu’elle répond au téléphone; la main de Robert qui, sans se retourner, se pose sur la sienne; Francesca qui observe Robert à la dérobée à travers les planches du pont de Roseman, puis quand il se rafraîchit à la fontaine de la cour; et c’est le glissement progressif vers le vertige irrésistible. Les esprits étriqués des habitants renforcent cette impression d’instants volés, sublimés.

    Francesca, pourtant, choisira de rester avec son mari très « correct » à côté duquel son existence sommeillait, plutôt que de partir avec cet homme libre qui « préfère le mystère » qui l’a réveillée, révélée, pour ne pas ternir, souiller, ces 4 jours par le remord d’avoir laissé une famille en proie aux ragots. Aussi parce que « les vieux rêves sont de beaux rêves, même s’ils ne se sont pas réalisés ». 

     Et puis, ils se revoient une dernière fois, un jour de pluie, à travers la vitre embuée de leurs voitures respectives. Francesca attend son mari dans la voiture. Robert est dans la sienne. Il suffirait d’une seconde… Elle hésite. Trop tard, son mari revient dans la voiture et avec lui : la routine, la réalité, la raison.  Puis, la voiture de Francesca et de son mari suit celle de Robert. Quelques secondes encore, le temps suspend son vol à nouveau, instant sublimement douloureux. Puis, la voiture s’éloigne. A jamais. Les souvenirs se cristalliseront au son du blues qu’ils écoutaient ensemble, qu’ils continueront à écouter chacun de leur côté, souvenir de ces instants immortels, d’ailleurs immortalisés des années plus tard par un album de photographies intitulé « Four days ». Avant que leurs cendres ne soient réunies à jamais du pont de Roseman.  Avant que les enfants de Francesca ne réalisent son immense sacrifice. Et  leur passivité. Et la médiocrité de leurs existences. Et leur envie d'exister, à leur tour. Son sacrifice en valait-il la peine ? Son amour aurait-il survécu au remord et au temps ?...

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    Sans esbroufe, comme si les images s’étaient imposées à lui avec la même évidence que l’amour s’est imposé à ses protagonistes, Clint Eastwood filme simplement, majestueusement, la fugacité de cette évidence. Sans gros plan, sans insistance, avec simplicité, il nous fait croire aux« certitudes qui n’arrivent qu’une fois dans une vie » ou nous renforce dans notre croyance qu’elles peuvent exister, c'est selon. Peu importe quand. Un bel été de 1965 ou à un autre moment. Peu importe où. Dans un village perdu de l’Iowa ou ailleurs. Une sublime certitude. Une magnifique évidence. Celle d’une rencontre intemporelle et éphémère, fugace et éternelle. Un chef d’œuvre d’une poésie sensuelle et envoûtante. A voir absolument.

     Voir aussi: ma critique de la pièce de théâtre "Sur la route de Madison" avec Alain Delon et Mireille Darc