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CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) - Page 3

  • In the mood for news 9 : l’actualité cinématographique de la semaine du 14 novembre 2007

    L’actualité bloguesque

    Comme promis dans le carnet de bord (dernière nouveauté du blog, dans la colonne de droite de ce blog, pour vous tenir régulièrement informés des infos à venir ou  pour lire de brèves infos exclusives, ou non, en direct, ou non,  essentielles ou dérisoires, mes billets d’humeur, mauvaise ou bonne…)

    Les films de la semaine recommandés par « In the mood for cinema »

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    Je vous recommande tout d’abord, « Once » de John Carney qui a reçu la mention spéciale du jury au dernier Festival du Film Britannique de Dinard. Extrait de mon compte-rendu du Festival :

    …Les voix comme des complaintes mélancoliques des deux acteurs principaux de « Once » de John Carney, un film dans lequel la musique cristallise les sentiments des deux personnages principaux (interprétés par Glen Hansard et Marketa  Irglova, dont les voix sont aussi justes que leur jeu), un film où la musique prend le pas sur les paroles et le scénario, mais qu’importe, ce film agit comme un argumentaire mélodieux  et irréfutable, et nous conquiert progressivement pour nous charmer totalement lors de sa dernière scène. Le cœur l’emporte sur la raison, là encore, sa sincérité, sa « passion et son courage » pour reprendre les mots de Josiane Balasko lors de la clôture lorsqu’elle leur a remis une « mention spéciale »  (tout en précisant qu’elle n’avait rien à leur offrir si ce n’était l’« amitié et l'admiration » du jury, cette mention spéciale créée pour l’occasion étant avant tout honorifique, et venant à point nommé pour ce film musical inclassable) l’emportant finalement sur ses faiblesses cinématographiques. Avant la projection, le toujours discret, passionné et dynamique   directeur du festival, Hussam Hindi, nous avait prévenus : après la projection nous serions enfermés dans la salle pour une surprise, déplorant malicieusement l’absence de l’équipe pour présenter le film. A peine la projection terminée, des notes de musique s’élèvent dans un silence recueilli et admiratif. Mes deux voisines, que je n’ai pas la malchance de connaître, donneuses de leçon, ayant bavardé pendant tout le début du film,  après avoir ponctué de leurs soupirs de lassitude la projection, de désabusés « et en plus ça marche » au regard de l’enthousiasme qui s’empare peu à peu du public faisant bientôt ressembler la salle de cinéma à une salle de concert et se terminant par une ovation mémorable, mes deux voisines donc, exhibant leur cynisme et leur indifférence comme une médaille, méprisant l’émotion des autres qui n’ont probablement pas compris ce qu’elles ont visiblement compris. Je me laisse emporter par mes émotions, par ce petit moment de magie fugace et délectable, faisant fi des sarcasmes de mes clairvoyantes voisines, me glorifiant de leur mépris, de leur  pseudo snobisme intellectuel, heureuse de n’être pas encore imperméable aux choix du cœur, et d’écouter parfois plus les sentiments que la raison, toute cinématographique soit-elle. Je vous laisse juges, pour voir la vidéo de ce mini concert, cliquez ici -un peu de partience, cette vidéo sera disponible ici demain-: (désolée pour la mauvaise qualité du son et des images…).

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    L’autre film recommandé par « In the mood for cinema" cette semaine : « De l’autre côté » de Fatih Akin, prix du scénario au dernier Festival de Cannes, quête d’identité, double culture, deuil, autant de thèmes forts et fragiles qui sont au centre de ce film  poignant et captivant au scénario d’une densité et d’une précision rares.

    J’attends également avec impatience le déjanté dernier Noémie Lvovsky « Faut que ça danse »  après l’enchanteur « Les sentiments ». Je vous en parle bientôt, ici, ainsi que du dernier film de Francis Ford Coppola « L’homme sans âge ».

    L’actualité box-office de la semaine

     « Les promesses de l’ombre » de David Cronenberg est en tête du box-office cette semaine avec 262572 spectateurs sur 256 salles  alors que Marc Esposito est arrivé à 1236873 spectateurs avec Le cœur des hommes 2.

    L’actualité générale

    -Les caméras subjectives organisées par les étudiants du Master Ciné Création de la Sorbonne reprennent avec, de nouveau, un générique prestigieux et éclectique (Alain Corneau, Luc Besson, Benoît Poelvoorde, Jan Kounen et Jean-Jacques Rousseau, Raoul Ruiz) et pour thème étrange cette année « Qu’est-ce qu’une star? ».

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     C’est toujours au Centre Saint-Charles, 47 rue des Bergers dans le 15ème arrondissement, et c’est toujours le mardi de 19H à 21H, entre le 27 novembre et le 8 janvier 2008. Programme détaillé, ici : http://cinecreation.paris1.free.fr/camera_programme0708.php

    -J’en profite pour signaler la sortie d’un ouvrage consacré aux Caméras subjectives organisées par la 1ère promotion du Master professionnel autour de la question des films à petit budget, avec Alain Cavalier, Pierre Chevalier, Raoul Coutard, Marin Karmitz, Claude Miller, Benoît Peeters et Gilles Sandoz.  Ces Caméras Subjectives sont publiées aux éditions du Rocher, en partenariat avec Arte, Ciné-Cinéma, France Culture, Les Inrockuptibles, Le Monde2. 

    -Les scénaristes de cinéma et de télévision américains poursuivent leur grève réclamant notamment plus de droits d’auteur quand leur œuvre est diffusée sur les téléphones portables ou les baladeurs numériques. Ils souhaitent également un pourcentage plus élevé de leurs droits d’auteurs sur les vidéos DVD et l’extension des tarifs syndicaux et des avantages sociaux. La grève intervient après plus de trois mois de négociations infructueuses. Ces revendications ont été rejetées par le puissant syndicat des producteurs américains. En 1988 les scénaristes s’étaient mis en grève pendant 22 semaines et ce conflit avait coûté environ 500 millions de dollars aux studios (source AFP) A quand une grève en France pour un cinéma moins formaté, pas forcément destiné à une diffusion à 20H30 sur une chaîne généraliste potentiellement frileuse ?

    A la semaine prochaine pour un nouveau numéro d’In the mood for news et en attendant retrouvez de nombreuses critiques inédites, avec demain, « Le rêve de Cassandre » de Woody Allen.

    Sandra.M

  • In the mood for news 8 : l’actualité cinématographique de la semaine du 7 novembre

    Les sorties de la semaine

    Cette semaine du 7 novembre est assez pauvre en sorties cinématographiques, du moins il n'y a pas vraiment de coup de cœur d’ « In the mood for cinema » cette semaine. Je précise néanmoins que je n’ai vu qu’un film dont la sortie est programmée demain, à savoir « Dans la vallée d’Elah » de Paul Haggis, ( le réalisateur du pourtant excellent film choral « Collision » qui avait reçu le grand prix au Festival du Cinéma Américain de Deauville, en 2005) programmé en avant-première au dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville. Voici mon article à ce sujet publié sur « In the mood for Deauville », repris ci-dessous.

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    Chaque jour ou presque des images d’attentats suicides en Irak nous parviennent. Nous parviennent ou ne nous parviennent plus d’ailleurs car trop atroces pour sembler réelles, elles créent parfois une distance, elles nous paraissent parfois chimériques et factices comme les images d’un blockbuster outrancier.  La réalité ressemble parfois dramatiquement à du mauvais cinéma. La difficulté mais aussi la nécessité pour le cinéma de s’en emparer est donc d’autant plus grande. Plusieurs films de ce festival ont ainsi pour cadre le conflit irakien notamment « Dans la vallée d’Elah » de Paul Haggis et « Grace is gone » de James C.Strouse. Le premier était particulièrement attendu, étant le seul oscarisé deux années de suite, pour « Million dollar baby » mais surtout « Collision » qui avait également remporté le grand prix à Deauville en 2005. Ce film portait d’ailleurs déjà sur les répercussions du 11 septembre 2001 et la paranoïa qui s’était alors emparée de l’Amérique. « Dans la vallée d’Elah » raconte la quête d’un père dont le fils, de retour d’Irak pour sa première permission, disparaît mystérieusement et est alors signalé comme déserteur.  Quête de son fils puis de la vérité une fois ce dernier retrouvé mort et atrocement mutilé. Ce père, un ancien membre de la police militaire est interprété par Tommy Lee Jones. Il sera aidé dans ses recherches par Emily Sanders (Charlize Theron), officier de police de la juridiction du Nouveau Mexique où le jeune soldat a été aperçu pour la dernière fois… Paul Haggis avait visiblement un désir profond et violent d’évoquer ce sujet, de lutter et se révolter à sa manière. C’est un peu comme si les émotions, probablement sincères, s’étaient bousculées dans son esprit mais qu’il n’était pas parvenu à les canaliser, paralysé par l’enjeu, dépassant soudain le cinéma, et nous jetant ainsi en pleine figure sa révolte comme un magma incontrôlable et chaotique. Le but est tellement ouvertement affiché par le cinéaste, les moyens sont tellement flagrants qu’ils en perdent presque leur force. Plutôt que de nous montrer les images insoutenables du journal télévisé,  Paul Haggis égrène les images de la guerre par petites touches, par le prisme d’un écran de téléphone avec lequel le jeune soldat avait filmé la guerre. Et puis l’horreur surgit brutalement, s’immisçant dans la réalité américaine apparemment si loin de ces images de guerre, d’un pays pourtant en guerre, si loin, là-bas de l’autre côté de l’écran de télévision et finalement donc si irréelles. La bonne idée est donc d’évoquer les conséquences de la guerre dans la société américaine, de la faire passer de la virtualité à la réalité : chaque américain peut alors s’identifier à ce père qui recherche son fils et le retrouve mutilé… davantage qu’à ces images de massacres pourtant non moins tragiques. Paul Haggis s’est donc intéressé au comportement des soldats une fois de retour du front : leur comportement est anormal et déséquilibré, inhumain (ou justement trop humain ?) et animal. La guerre, les horreurs dont ils ont été témoins et parfois les auteurs les ont déshumanisés….ou peut-être l’inverse , c’est selon…  Ils ont le droit quasi divin de droit et de mort, ce droit qui n’appartenait auparavant qu’à ces fictions qu’ils regardaient probablement avec désinvolture, comme celles d’un ailleurs, d’une illusion impossibles, bref comme une fiction d’où la difficulté pour la fiction de s’emparer de ce qui apparaît déjà comme fictif. Ils ont perdu leurs repères et toute notion de normalité. Elah fut ainsi, selon la bible, le théâtre de l’affrontement de David et Goliath. Le titre évoque ainsi les suites tragiques d’une guerre qui semble perdue d’avance : le traumatisme des soldats de retour à la vie civile. Paul Haggis explique ainsi le titre : « Saül envoya David dans la vallée d’Elah avec seulement cinq pierres pour affronter Goliath. Je pose la question : Qui oserait cela aujourd’hui ? Qui demanderait à un enfant de se battre contre un géant ? Envoyer des jeunes hommes et des jeunes femmes faire la guerre engage notre responsabilité collective ».Si le dessein et le propos sont louables,  le film est selon moi néanmoins raté (mais cela n’engage que moi, le film a été longuement ovationné lors de son projection en avant-première au CID, voir vidéos ) pour les raisons évoquées ci-dessus (l’impossibilité pour Paul Haggis de contenir son émotion et de produire un film « ordonné ») mais aussi parce que certaines situations sont totalement improbables recréant la distance de l’écran de télévision, notamment parce que les personnages secondaires sont caricaturés : ainsi va-t-il de l’épouse et mère évidemment éplorée (Susan Sarandon) mais aussi de la relation entre le père du jeune soldat et l’officier de police (Charlize Theron, remarquable néanmoins) : comment croire qu’on laisse un père ainsi s’immiscer dans une enquête en cours, tout ancien militaire qu’il soit ? Comment peut-on trouver crédible que l’officier de police l’invite chez lui à bavarder autour d’un verre, à raconter une histoire à l’enfant de l’officier de police (un fils évidemment, l’histoire de David contre Goliath évidemment aussi) etc ? Premier des 7 films qui vont sortir prochainement concernant la guerre en Irak, l’intérêt  de ce film est donc son sujet davantage que le traitement de celui-ci. Reste l’image finale : celle d’un drapeau américain déchiquetée flottant dans l’air. Celle d’une Amérique blessée, coupable et victime, mais oui, blessée en tout cas, qui continue à se battre, aveugle ou aveuglée, malgré les stigmates de la guerre. Le combat de David contre Goliath. Mais ce n’est pas la vallée d’Elah.  Mais ce ne sont pas que des images, juste que des images, surtout atroces chaque soir, entre l’entrée et le plat de résistance. C’est l’Irak. Un combat  jusqu’à quand et jusqu’où… ?

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    L'avant-première de "Dans la vallée d'Elah" au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007. Photo: Sandra.M

    Pour lire l’intégralité de cet article et voir mes vidéos exclusives de la présentation du film en avant-première au Festival du Cinéma Américain de Deauville, cliquez sur le lien suivant :

    http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com/archive/2007/09/06/dans-la-vallee-d-elah-de-paul-haggis-et-grace-is-gone-de-ja.html

    En bonus, pour ne pas rester sur une note négative, ma critique de « Collision » publié lors de mon récit du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2005, ici : http://www.inthemoodforcinema.com/festival_du_cinema_americain_de_deauville_2005/

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     Crash  (Collision) réalisé par Paul Haggis,  également auteur du dernier film de Clint Eastwood  Million dollar baby. Avant d’être celle des véhicules de ses protagonistes, cette collision est d’abord celle de destins qui s’entremêlent, s’entrechoquent : une femme au foyer et son mari procureur, deux inspecteurs de police, un réalisateur de télévision et sa femme, un serrurier mexicain, un voleur de voitures, une nouvelle recrue de la police, un couple de coréens.  En 36 heures, tous ces destins vont basculer. Vers l’ombre ou la lumière. L’effroi souvent, avant. A priori leur seul point commun est de vivre à Los Angeles, d’être confrontés à la même incommunicabilité, à la même angoisse dans cette ville tentaculaire, cité des Anges aux allures diaboliques. Le film choral est un genre périlleux, son scénario se doit donc d’être particulièrement ciselé pour que ce soit une réussite et « Crash » en est une, indéniablement, magistralement. Tous ces destins se croisent, se mêlent, se frôlent, se heurtent, se fracassent sans que cela ne semble improbable ou artificiel grâce à la virtuosité de la mise en scène et du scénario. Dès les premières secondes du film, le spectateur se retrouve plongé dans l’obscurité menaçante et impersonnelle d’une Los Angeles effrayée plus qu’effrayante ou effrayante parce qu’effrayée, dans un crash qui fait exploser les limites que chacun s’était fixées, les vitres symboliques de ces véhiculent qui les isolent, les enferment dans leur monde dont ils ne veulent surtout pas sortir. Frénésie de bruits, d’images, de nationalités, de lumières scintillantes et aveuglantes, regards perdus, angoissés, menaçants : dès les premières secondes la tension est palpable. Los Angeles : ville affolée, cosmopolite, paranoïaque,  en proie aux préjugés, ville emblématique des tensions exacerbées par l’après 11 septembre.  La collision est ici celle de l’étrangeté qui s’immisce dans chaque existence, qui conduit chaque personnage à quitter sa bulle protectrice, parfois ses préjugés, un heurt impromptu dont aucun ne peut ressortir indemne. Cette collision est celle d’univers qui n’auraient jamais dû se croiser et est aussi engendrée par la collision de ces univers qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Collision entre les principes et leur application, les préjugés et leurs dérives. Cette collision est intelligemment mise en scène, parfois soulignée par une « collision musicale » : leitmotiv, musique dissonante etc. L’intelligence réside aussi dans la caractérisation des personnages, a priori manichéens, se révélant finalement beaucoup plus ambigus, humains donc, que ce qu’ils auraient pu paraître de prime abord (au premier rang desquels Matt Dillon qui interprète d’une manière époustouflante un personnage de policier a priori foncièrement antipathique), beaucoup plus ambigus que ce qu’ils sont trop souvent dans le cinéma américain, un cinéma parfois trop consensuel. Lors de la conférence de presse Paul Haggis déclare avoir été lui-même victime d’un car-jacking à L.A et s’être vu braquer un revolver sur la tempe, évènement déterminant pour le début de l’écriture du scénario, d’où peut-être cette impression de réalisme malgré les nombreux effets stylistiques auxquels il recourt. Chacun des personnages de « Crash » est à la frontière du gouffre, des larmes, du « crash », d’une inéluctable et fatale collision. En résulte un film bouleversant, poétique aussi, comme ces face-à-face se faisant étrangement écho du père avec sa petite fille, ou du policier sauvant la vie à celle qu’il avait humiliée. Sans tomber dans le pathos, cette scène reste judicieusement elliptique  et non moins intense. C’est encore un film intelligemment provocateur qui débusque les faux-semblants, l’absurdité de la peur irrationnelle de l’autre. Je ne vous en dis pas davantage pour qu’avec vous aussi la magie opère, pour que vous vous laissiez happer par les couloirs labyrinthiques et non moins limpides de ce film mosaïque et de ses hasards et coïncidences. Dans une société où l’on catégorise, classifie, range les individus à la vitesse de la lumière ou d’un simple regard, ce film devient salutaire. Peut-être pourrait-on reprocher à Paul Haggis des ralentis superflus mais son film n’en reste pas moins fascinant, fascination et poésie que ne suscitaient et ne possédaient pas les deux films desquels on peut rapprocher Crash : Magnolia  de Paul Anderson et Short cuts de Robert Altman. Il vous heurtera très certainement, un choc nécessaire … L’instant magique du festival, très certainement.

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    Je n’ai pas encore vu le dernier Woody Allen « Le rêve de Cassandre » sorti la semaine dernière et que je ne manquerai pas de critiquer ici  dès que ce sera fait ainsi que le dernier film de David Cronenberg, « Les promesses de l’ombre » qui sort demain que je ne manquerai également pas d’aller voir.

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    L’actualité bloguesque de la semaine

    A moins d’avoir été totalement isolés du monde (bloguesque), vous avez certainement entendu parler de Facebook, la nouvelle plate-forme incontournable qui permet de créer des groupes et des réseaux sur internet, et sur laquelle les politiques, notamment, s’empressent de figurer dans la perspective des élections municipales, mais aussi les groupes et les idées les plus farfelus, et parfois intéressants.

    « In the mood for cinema » ne pouvait pas ne pas y être, parce que c'est farfelu ou intéressant, à vous de choisir:-). J’ai donc créé 3 groupes, je vous invite à vous y inscrire…

    Le premier est destiné aux lecteurs et lectrices d’ « In the mood for cinema » et/ou d’ « In the mood for Deauville » et « In the mood for Cannes ».

    Le deuxième est destiné aux inconditionnels du Festival du Cinéma Américain de Deauville . 

     Le troisième s’intitule « Pour la création d’un festival de cinéma digne de ce nom à Paris » et, comme son nom l’indique partiellement, vise à récolter soutiens et idées pour la création d’un festival de cinéma à Paris, en profitant de l’approche des Municipales pour transmettre ensuite ces idées soit à la mairie du 6ème où je souhaitais initialement suggérer la création de ce festival, soit à la mairie de Paris.  Nous avions déjà débattu de ce sujet sur "In the mood for cinema", ici: http://www.inthemoodforcinema.com/saint_germain_des_pres_creation_d_un_festival_/ .

    Par ailleurs, si vous avez un blog cinématographique, je vous recommande également de vous inscrire sur le groupe créé par Florian Lapotre du blog FilmGeek, intitulé « Blogs et cinéma » .

    A la semaine prochaine pour de nouvelles informations cinématographiques et en attendant retrouvez de nouvelles critiques sur « In the mood for cinema » et comme chaque semaine n’oubliez pas de « plonger in the mood for cinema »... sans modération!

    Sandra.M

  • Le deuxième souffle : Alain Corneau insuffle un « nouveau » souffle au cinéma policier

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    Le deuxième souffle. De vie. De liberté. Celui de Gustave Minda (dit Gu), interprété par Daniel Auteuil, condamné à la prison à vie pour grand banditisme, qui parvient à s’évader. Traqué par la police, il prévoit de s’enfuir à l’étranger avec Manouche (Monica Bellucci) la femme qu’il l’aime, qui l’aime. Pour financer leur départ, il accepte de participer à un braquage, normalement le dernier…

    Quel défi de réaliser une nouvelle adaptation du roman de José Giovanni, quarante et un an après celle de Jean-Pierre Melville, le maître du polar à la française. Quel défi pour Daniel Auteuil, Michel Blanc, Monica Bellucci, Eric Cantona, Jacques Dutronc de succéder à Lino Ventura, Paul Meurisse, Christine Fabréga, Michel Constantin, Pierre Zimmer…

    La comparaison est inéluctable. Dès le début Alain Corneau impose un nouveau style, se distingue de la première adaptation : par l’utilisation du ralenti, par le recours aux couleurs vives, magnétiques, poétiques, hypnotiques, fascinantes. Dès le début aussi, Alain Corneau nous replonge dans les codes des polars des années 60 : code d’honneur, borsalinos, silhouettes inimitables et gémellaires de flics et voyous, gueules « d’atmosphère »  jouant et se déjouant à la fois de la nostalgie des  films de ces années-là.

     D’abord on tâtonne, on peine à entrer dans cet univers théâtral, théâtralisé, coloré, grandiloquent, connu et inconnu, égarés entre nos repères du cinéma d’hier et ceux du cinéma d’aujourd’hui et, pourtant, peu à peu on se fond dans cet univers hybride et étrange : cet univers de rouge et vert clinquant, cet univers où chaque acteur judicieusement choisi incarne magnifiquement une typologie de personnage du film noir (Jacques Dutronc, le dandy, d’une sobriété et justesse irréprochables,  Nicolas Duvauchelle, le petit truand arrogant d’une insolence parfaitement dosée, Gilbert Melki, le tenancier à la gâchette facile et à la respectabilité douteuse etc) cet univers où Jean-Pierre Melville rencontre John Woo, Johnnie To et Wong Kar Waï (sublime photographie d’inspiration asiatique d’Yves Angelo), en embarquant Tarantino au passage, en chorégraphiant et stylisant  la violence. Un mélange détonant. De cinéma d’hier et d’aujourd’hui. De codes classiques (narratifs, de choix des acteurs, que Corneau avait d’ailleurs porté à leur paroxysme dans le très melvillien « Police python 357 ») et d’une esthétique moderne. Des codes du film noir, français et américain, des années 60 et ceux du film policier asiatique des années 2000.

     Il n’y a pas vraiment de suspense, le souffle est ici tragique et on sait qu’il n’en restera que de la poussière. Non, l’intérêt se situe ailleurs.  Dans la fragilité qui affleure de l’inspecteur Blot, interprété par Michel Blanc dont l’interprétation bluffante et nuancée rappelle celle de l’acteur dans "Monsieur Hire", qui nous fait aussi penser à Bourvil dans « Le cercle rouge », qui dans un plan séquence du début d’emblée s’impose et impose un personnage. Magistralement. Dans la droiture morale de Gu, Daniel Auteuil à la fois nous fait oublier Ventura et nous le rappelle dans un mimétisme physique sidérant.

     Entre Pigalle en vert et rouge et Marseille en couleur ocre on se laisse peu à peu embarquer dans ce deuxième souffle, ces personnages s’humanisent malgré l’inhumanité de leurs actes, et nous prenons fait et cause pour Gu, aussi fascinés que celui qui le traque, par cet homme obsédé et guidé par son sens sacré de l’honneur.

    Alors oui, parfois on ne comprend pas ce que disent Monica Bellucci, l’incontournable femme fatale du film noir (une actrice comme Emmanuelle Béart n’aurait-elle pas mieux convenu ?) ou Eric Cantona (qui disparaît d’ailleurs mystérieusement du scénario dans la seconde partie du film). Alors oui, on repense au chef d’œuvre de Melville, si hiératique, si implicite, là où celui de Corneau est si bavard au point parfois de ne pas sonner juste… mais voilà la nostalgie du cinéma d’hier qu’il nous rappelle malgré tout l’emporte finalement, surtout qu’Alain Corneau donne en même temps un nouveau souffle, lyrique, au roman noir de  José Giovanni, lui insufflant  aussi de la poésie, de la modernité, sa modernité.

     Avec "Gangsters" et "36 Quai des Orfèvres" Olivier Marshall avait inventé le polar français des années 2000,  Alain Corneau, lui, a le courage et l’audace cinématographique de lui donner un deuxième souffle, stylisé, déroutant mais progressivement envoûtant, en s’inspirant de son premier : celui, inégalable, du cinéma français des années 60 et 70.

     Avec cet exercice de style surprenant et néanmoins réussi, Alain Corneau prouve une  nouvelle fois l’étendue de sa palette dans de nombreux genres ( de « Tous les matins du monde » à « Stupeur et tremblements », de « La menace » à « Fort Saganne », en passant par « Le choix des armes ») mais surtout dans le genre dans lequel il excelle, le cinéma policier, un genre dont le cinéma français  qui l’a pourtant porté au plus haut est malheureusement avare et dans lequel il est désormais mal à l’aise, sans doute impressionné par son prestigieux passé, et maladroit. Merci M.Corneau pour cette madeleine de Proust. Savoureuse... quoiqu’on en dise.

    Sandra.M

  • In the mood for news 6: l'actualité de la semaine du 24 octobre

    Les films à l’affiche

    Les films de la semaines recommandés par "In the mood for cinema"

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    Cette semaine du 24 octobre est particulièrement chargée en sorties cinématographiques de qualité ou du moins très attendues. Je vous recommande tout d’abord “Never forever” de Gina Kim, mon coup de cœur de la compétition officielle du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007. Voici ma critique publiée lors du festival :

    Vient ensuite « Never Forever » mon grand favori de cette compétition 2007, très « in the mood for love », très « Wong Kar Waiesque »,  qui se démarque des deux comédies romantiques de cette compétition que j’évoquerai ensuite brièvement. Gina Kim parvient à instaurer une tension passionnelle par des détails et des gestes qui deviennent essentiels et déterminants, par la manière dont elle filme et magnifie Vera Farmiga (les nuances de son jeu sont remarquables) en proie aux doutes, écartelée entre deux hommes si semblables physiquement, si dissemblables dans leur histoire,  écartelée entre raison et passion, son altruisme et l'égoïsme de ses désirs, par l’intensité et presque la ferveur qu’elle met dans chaque plan. Le spectateur est hypnotisé, captivé et enserré  dans cette histoire apparemment insoluble.   La passion charnelle qui envahit les deux personnages principaux transpire et émane de l’écran. Le film aurait pu être scabreux (Afin de sauver à tout prix son couple son mari coréen ne pouvant pas avoir d’enfants, Sophie va payer un travailleur clandestin venu de Corée pour qu’il lui fasse un enfant…), il est envoûtant. Avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, Gina Kim filme le malaise qui se transforme en désir puis en amour et dresse un magnifique portrait de femme amoureuse guidée par ses sentiments et en proie aux affres de la passion irrépressible. Dans un cinéma qui filme de plus en plus la vie en noir et blanc, ou simplement en rose, ce film d’un rouge éclatant est bouleversant, malgré (et à cause de) sa lumière crépusculaire, il   dépasse de loin les autres films la compétition. Gina Kim filme l’ambiguïté des sentiments, le désir amoureux -et le désir d’enfant-,  avec en toile de fond l’immigration clandestine. Son film est un « thriller amoureux ».  Gina Kim c’est le mariage de Truffaut et Wong Kar Wai.  Je vous invite donc à voir ce « Never forever » qui nous immerge dans la fragilité des sentiments. A jamais ou pour toujours. Never ou forever. Si on ne peut jamais dire toujours, l’important  c’est d’aimer… « Never forever » a reçu le prix du jury de ce 33ème Festival du Cinéma Américain pour son « mystère » et son « audace » qui a « touché » le jury comme l’a souligné André Téchiné.

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    Vera Farmiga et Gina Kim lors de la cérémonie de clôture du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007 (Voir mon blog: http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com )

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur mon blog consacré au Festival du Cinéma Américain de Deauville : http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com .

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     Je vous recommande également  « Paranoïd park » de Gus Van Sant, une adaptation du roman de Blake Nelson projetée en compétition au dernier Festival de Cannes à l’occasion duquel le cinéaste a reçu le prix du 60ème anniversaire pour l’ensemble de son œuvre.( Je vous renvoie ainsi à mon blog consacré à ce festival : http://inthemoodforcannes.hautetfort.com). Gus Van Sant signe là une œuvre poétique sur la culpabilité qui nous immerge dans les pensées d’Alex, un adolescent fou de skate impliqué dans l’accident mortel d’un agent de sécurité. Un film à voir absolument pour les inconditionnels de Gus Van Sant (dont je suis) au sommet de son art et avec ses figures stylistiques et thèmes récurrents : thème de l’adolescence et sa fragilité, une bande son particulièrement réussi, un acteur amateur comme souvent chez Gus Van Sant –une vraie révélation, Gabe Nevins , découvert suite à l’annonce laissée par le cinéaste sur My space- aurait mérité le prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes,  délitement et déconstruction du temps, ralentis, narration déstructurée, photographie particulièrement soignée grâce à Christopher Doyle, le chef opérateur de Wong Kar Waï, plans séquences, flash-backs et envoûtement du spectateur, mélange de 8 et 35 mm pour refléter le désordre mental. La magie opère, encore et toujours.  Pour les inconditionnels et ceux qui voudraient découvrir ce cinéaste majeur.

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     Les lauréats du Festival de Cannes 2007 dont Gus Van Sant qui a reçu le prix du 60ème anniversaire pour l'ensemble de son oeuvre (voir mon blog: http://inthemoodforcannes.hautetfort.com )
    Les autres films à l'affiche cette semaine
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    Demain sortent également deux films très attendus (que je n’ai pas encore vus) « Le deuxième souffle », l’adaptation du livre de José Giovanni par Alain Corneau, plus de 40 ans après celle de Jean-Pierre Melville, une adaptation dans laquelle Daniel Auteuil reprend le rôle marquant de Lino Ventura.

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    Demain sort également « Le cœur des hommes 2 », de Marc Esposito. Le premier avait engrangé 1, 5 millions d’entrées. Le second renouvellera-t-il l’exploit ?

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    Demain sort également « La part animale » de Sébastien Jaudeau auquel notre jury avait décerné son prix (du jury donc) lors du Festival International du Premier Film d’Annonay 2007. Voici la critique que j’avais alors publiée :

    Deux autres films radicalement différents mais non moins intéressants ont émergé de cette compétition dont le niveau était d’ailleurs étonnamment élevé pour des premiers films n’ayant pas de distributeurs. C’est tout d’abord La part animale, le film français de Sébastien Jaudeau qui a obtenu le Prix spécial du jury, une adaptation du roman d’Yves Bichet. Etienne vient d’être embauché comme ouvrier dans une exploitation avicole moderne. Il est en charge de la reproduction des dindons. Peu à peu, au contact des bêtes, le regard qu’il porte sur l’humanité évolue. La part animale est une œuvre. Avec tout ce que cela peut impliquer. De radicalité. De point de vue. D’étrangeté. D’audace. Elle décontenance et malgré et à cause de cela force notre admiration. Le thème de l’animalité s’insinue dans le moindre fragment du film (jusqu’à l’excès : plans de sangliers, excès de références, notamment picturales, comme L’origine du monde de Courbet qui lui font frôler le didactisme et toujours en éviter l’écueil), se reflète dans le jeu des comédiens, dans leurs excès et leurs dérives. Tel le Rhinocéros de Ionesco, le dindon s’immisce partout.  L’animalité s’empare des comportements et les travestit, déteint sur l’existence et en fait ressortir la noirceur inavouable. En filigrane, un discours intéressant sur l’aliénation du travail, sur les effets pervers de la technique qui, si on n’y adhère pas forcément, n’en demeure pas moins intelligemment mise en scène malgré sa démonstration ostentatoire et revendicatrice. Une réalisation et un montage très maîtrisés, la photographie de Pierre Cottereau, des images qui vous hantent longtemps après la dernière minute du film contribuent à faire de cette part animale un film salutairement dérangeant. Pour ceux qui ne craignent pas de ne plus jamais voir les dindons et les petits pains de la même manière et de faire surgir la part animale qui est en eux.  A noter : Niels Arestrup, parfait en patron bourru et inquiétant, de même que Sava Lolov en employé effacé qui se laisse peu à peu envahir et submerger par sa part animale.

    (Pour en savoir plus sur le Festival d’Annonay 2007, voir ici : http://www.inthemoodforcinema.com/festival_international_du_1er_film_d_annonay/ ) .

    L’info Festivals de la semaine : 

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    Le BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac) vient d’annoncer qu’il ne financerait pas le Festival du Film Policier de Cognac 2008, faute de « retour sur investissement, » un festival dont il représentait… 70% du budget ! Le Festival du Film Policier de Cognac 2008 est donc plus que compromis alors que le festival 2007 avait déjà failli ne pas avoir lieu, reporté d’avril à juin 2007. Dommage… Une sélection de qualité. Un festival convivial. Et accessoirement de si beaux souvenirs du  20ème  anniversaire, année où je faisais partie du jury Première…  Le Festival 2008 aura-t-il lieu ? Aura-t-il lieu à Nice comme il en fut déjà un moment question pour l’édition 2007 ? A suivre…

                                                           L’info rétrospective de la semaine :

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    La Cinémathèque depuis le 17 octobre, rend hommage à Sacha Guitry (expositions, visites guidées, rétrospective intégrale, table ronde, conférences, lectures…), pour les 50 ans de sa mort. A cette occasion, hier soir, à la mairie du 6ème arrondissement de Paris,  Pierre Arditi a lu quelques textes de Guitry qu’il avait lui-même choisis, le terme lire convient d’ailleurs mal tant cette « lecture » était vivante, une foule de personnages ayant ainsi pris vie sous mes yeux captivés qui découvrirent avec stupeur à l’issue d’une heure trente qu’il y avait juste sur scène, un bureau, quelques textes, et un acteur passionné tant l’enthousiasme qu’il mettait à lire m’a donné l’impression d'avoir vu défiler une galerie de personnages, de multiples décors, de traverser les vies, les époques. Le cynisme savoureux, l’esprit ironique et aiguisé de Guitry s’est animé sous nos yeux si bien qu’il semblait être là, dans cette salle à l’atmosphère tamisée, soudain plongée plus de cinquante ans en arrière par la simple voix d’un acteur aux multiples et subtiles nuances, à la fois admiratif et faussement choqué du cynisme jouissif, mais aussi la modernité de l’auteur, guettant la complicité du public ou de sa compagne. Un beau moment qui donne envie de redécouvrir Guitry…  Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Cinémathèque : http://www.cinematheque.fr . En guise de conclusion,

                                                   petit florilège de citations de Sacha Guitry:

    "Être parisien, ce n'est pas être né à Paris, c'est y renaître.

    On a dit de la beauté que c'était une promesse de bonheur. On n'a pas dit qu'elle fût tenue.

    Deux personnes mariées peuvent fort bien s'aimer, à condition de ne pas être mariées ensemble.

    Nous avons beau dire : "Mon temps... je perds mon temps... je prends mon temps..." - ce possessif est dérisoire : c'est toujours lui qui nous possède.

    En cherchant bien, l'on trouverait à la plupart des bonnes actions des circonstances atténuantes.

    Le monde est mal fait, certains deviennent cibles pour avoir été trop points de mire.

    Je n'ai vraiment l'impression que je suis libre que lorsque je suis enfermé. Lorsque je fais tourner la clef ce n'est pas moi qui suis bouclé ce sont les autres que j'enferme.

    Si vous êtes un jour traité de parvenu, tenez pour bien certain que vous serez arrivé.

    Il n'y a pas de gens modestes. Il y a des ratés qui ont la prétention d'être modestes et qui font les modestes pour faire croire qu'ils ne sont pas des ratés.

    Les femmes désirent ce qu'elles aiment, les hommes aiment ce qu'ils désirent." Sacha Guitry

    Sandra.M