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  • Cérémonie de remise des prix 2010 du festival Faire un Film en 48h en direct

    quarante.jpg...maintenant et en direct sur internet. Une très courte note donc pour vous inciter à suivre cette cérémonie qui devrait débuter dans les prochaines minutes, en suivant le lien.

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  • Devenez membre du jury « Dialogue en perspective » au Festival International du Film de Berlin

    berlinale3.jpgJe vous proposais hier de participer au concours permettant de faire partie du jury du Festival International du Premier Film d'Annonay, regrettant que les concours m'ayant permis d'être maintes fois membre de jurys n'existent plus. Justement donc, voici une nouvelle opportunité pour vous d'intégrer un jury et non des moindres.

    L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), partenaire officiel du 61ème Festival International du Film de Berlin, offre la possibilité à de jeunes cinéphiles de faire partie du jury pour le prix « Dialogue en perspective ».
     
    Afin de composer le jury de la 8ème édition du prix indépendant « Dialogue en perspective », l’OFAJ recherche trois jeunes Français et trois jeunes Allemands, âgés de 18 à 29 ans, et amoureux du 7ème art. Pour la première fois de son histoire, ce programme donne également la possibilité à un(e) jeune Bosniaque de faire partie de l’aventure.
    Invités à Berlin durant tout le festival (10-20 février 2011), les jurés assisteront à l’ensemble des projections des films de la sélection Perspektive Deusches Kino (Perspective du cinéma allemand)et distingueront, avec ce prix, leur film favori.
    Cette année, le président du jury est le réalisateur et producteur Romuald Karmakar.
     
    Etudiants en cinéma, jeunes réalisateurs, vidéastes ou simplement cinéphiles, tous les amateurs de rencontres et d’échanges autour du 7ème art, capables de mener une discussion en français et en allemand, peuvent déposer leur candidature et se retrouveront peut être au cœur de la Berlinale en février prochain.
     
    Date limite de candidature : vendredi 7 janvier 2011.
     
    A travers cette opération, l’OFAJ souhaite encourager le dialogue cinématographique entre jeunes Français et jeunes Allemands et faciliter l’accès au cinéma allemand. Le prix « Dialogue en perspective », initié et soutenu par l’OFAJ, récompense un film qui parvient à toucher des cinéphiles venus d’horizons différents.
    L’année dernière, c’est le film Lebendkontrolle de Florian Schewe qui a été primé. On retient des éditions antérieures, des films comme La piscine des princesses de Bettina Blümner (2007), Der Lebensversicherer de Bülent Akinci (2006) et Tout ira bien de Robert Thalheim (2005), récompensés par le prix « Dialogue en perspective », et qui ont connu un franc succès en Allemagne.
     
    Conditions de participation : www.dialogue-en-perspective.org et www.ofaj.org

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  • Mon top 10 (temporaire) de l’année cinéma 2010 : une année mitigée ?

    Modification du 31 décembre 2009: mon bilan complet de l'année 2010 vient d'être publié. Cliquez ici pour y accéder.

    Comme dans mon article précèdent je critiquais sévèrement l’année cinéma 2010, je me suis amusée à faire le top 10 de cette année 2010 (un top qui sera évidemment remis à jour à la fin du mois de décembre et duquel certains films pourraient donc disparaître, et dans lequel certains pourraient changer de place ou faire leur apparition). Finalement, je suis arrivée aux 10 films en sélectionnant sans réfléchir ceux qui m’ont laissée la plus forte empreinte même si celle-ci fut moins forte que les années passées, parfois le contexte particulier dans lequel j'ai vu certains d'entre eux ayant influé sur mes impressions, néanmoins « Shutter island », « Les amours imaginaires » et « Copie conforme » , "Inception" dominent pour moi cette année 2010.

     Etonnamment aucun film asiatique n'y figure, moins de films français que dans mes tops habituels et beaucoup moins étonnamment aucun film d'aninmation, genre auquel je demeure réfractaire, "Valse avec Bachir" étant le seul à avoir figuré dans un de mes tops.

      Bien entendu, comme chaque année je vous ferai un bilan de l’année cinéma complet et détaillé à l’image de ce que j’avais écrit pour le journal de l’ENA ces deux dernières années mais il reste encore quelques semaines et quelques films à découvrir pour cela… Et vous, quel est votre top de l’année ?

    Cliquez sur les titres des films pour accéder à mes critiques de ceux-ci :

    1.        « Shutter island » de Martin Scorsese
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    2.       « Les Amours imaginaires » de Xavier Dolan

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     3.    « Copie Conforme » d’Abbas Kiarostami

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         4. Inception » de Christopher Nolan

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    5.  « Tournée » de Mathieu Amalric

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    6.  « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois

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    7.    « Gainsbourg »(vie héroïque)de Joann Sfar

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    8.     « The Ghost-writer » de Roman Polanski

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    9.     « A single man » de Tom Ford

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    10.  « Amore » de Luca Guadagnino

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    Et comme je ne voudrais pas qu'il y ait des jaloux, je vous ferai prochainement un "top" des pires films de cette année 2010...

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  • Avant-première - Critique de « Mon Pote » de Marc Esposito avec Edouard Baer et Benoît Magimel

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    Avec  « Mon pote », Marc Esposito signe son cinquième film après « Le cœur des hommes », « Toute la beauté du monde », « Le cœur des hommes 2 » et un documentaire sur Patrick Dewaere.

    Victor (Edouard Baer) est le patron d’un magazine automobiles. Un jour, il va parler de son travail dans une prison. Un ancien voleur de voitures, Bruno (Benoît Magimel), inconditionnel de son magazine, glisse un papier dans sa poche lui demandant de l’embaucher afin qu’il puisse bénéficier d’une liberté conditionnelle. Victor accepte. Une amitié naît entre les deux hommes.

    Mon pote est à l’image de ses personnages.  Fort sympathique. A l’image de cette année cinéma aussi. Jalonnée de films sympathiques mais pas de chefs d’œuvre qui vous chavirent le cœur, vous estomaquent, vous bouleversent, vous époustouflent. Un seul film, peut-être deux,  cette année pourrait à mon avis entrer dans cette catégorie et je pense que venu le moment du bilan de cette année, il me sera bien difficile de trouver 10 films incontournables alors que les années passées c’était un crève-cœur de n’en choisir que 10. Le résultat d’un cinéma de plus en plus frileux, formaté, soumis aux diktats des chaînes de télévision ? Peut-être mais je m’égare…

    Revenons à ce « pote » très sympathique donc. Marc Esposito s’est donc inspiré d’une histoire vécue, sa rencontre, alors qu’il était critique pour le magazine « Première », avec Jean-Luc Levesque, ancien détenu, qui lui avait également demandé de l’embaucher lorsqu’il était intervenu dans sa prison. D’abord maquettiste à Première, ce dernier est ensuite devenu directeur artistique de Studio Magazine.

    Marc Esposito aime les acteurs et les amitiés viriles et mettre en valeur les uns et les autres, sonder le cœur des hommes, et chaque seconde de son film en témoigne. Le plaisir, la jubilation même, avec lesquels il les filme transpire dans chaque plan, d’ailleurs souvent des plans séquences, souvent des plans frontaux pour donner le sentiment de la vie d’après son auteur. Si le film est certes très vivant, ses personnages TOUS aussi sympathiques les uns que les autres (les truands ressemblent à des enfants de chœur) sont en revanche très éloignés de la vraie vie autant que du cinéma de Claude Sautet (vous le savez, ou pas, ma référence) que cite souvent Marc Esposito. Peut-être aurait-il d’ailleurs été plus intéressant que la toile de fond soit un journal de cinéma et non un journal automobiles, afin que son regard sur le milieu qui l’entoure soit plus acéré, moins complaisant et admiratif ?

    Pour que nous ayons l’impression de voir se dérouler sous nos yeux des choses de la vie, il aurait sans doute fallu plus de nuances, d’aspérités et que les deux compères connaissent plus d’obstacles…mais après tout c’est un parti pris. Et surtout les deux acteurs principaux sont tellement réjouissants et parfaits dans leurs rôles qu’ils empêchent l’ennui de s’installer : Edouard Baer enfin dans un rôle plus mature –du moins au début- et autoritaire et Benoît Magimel dans un personnage plus fragile. Les personnages féminins, plus effacés, ne sont là que pour les mettre en valeur, Marc Esposito a néanmoins eu la judicieuse idée de faire appel à deux actrices inconnues du grand public : Léonie Simaga et Diane Bonnot. Sans doute en prévision du deuxième « volet » intitulé « Ma copine » où les femmes auront les rôles principaux et les hommes un rôle secondaire.

    Notons que la musique (signée Calogero quand il ne s’agit pas de reprises comme Marc Esposito y est accoutumé afin d’inscrire le film dans notre époque comme « This is the life » d’Amy Mc Donald) est parfois un peu trop présente.

    Si vous avez envie d’un film bienveillant, tendre, sympathique, plein d’empathie, vivant (mais pas forcément très ancré dans la « vraie vie »), d’une nouvelle histoire de potes (décidément à la mode, et gageons sans prendre trop de risques que celle-ci aussi connaîtra un franc succès) décrite et filmée comme une histoire d'amour et d’un homme qui lui aussi voulait vivre sa vie et pour qui le chemin du bonheur n’est pas forcément moral mais quelque part entre le respect des routes tracées et le franchissement des lignes blanches, alors ce « pote » devrait vous ravir.

    BONUS: Critique de "Toute la beauté du monde" de Marc Esposito

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    Toute la beauté du monde nous promet Marc Esposito, en nous précisant dès la bande annonce qu’il s’agit d’une « histoire d’amour » qu’il a écrite et réalisée. Ambitieux programme, mais de la part du réalisateur qui avait si bien su sonder le "cœur des hommes" dans le film homonyme, je m’autorise à penser qu’il n’est pas si présomptueux et pas totalement irréaliste. Un film qui ose se revendiquer romantique et refléter toute la beauté du monde est paradoxalement audacieusement à contre courant et attise déjà ma curiosité d’esthète et d’utopiste invétérées. La beauté, « la promesse du bonheur » pour Stendhal. C’est donc le cœur battant que je pars à la découverte de toute la promesse du bonheur du monde, un peu comme je partirais Sur la route de Madison, perfection du genre.

    Le film débute sur un ciel azuré, sans nuages, qui ne vont néanmoins pas tarder à apparaître et à l’obscurcir temporairement… En effet, les protagonistes de l’histoire ne sont pas ici quatre hommes liés par une indéfectible et réconfortante amitié comme dans Le Cœur des hommes, mais une femme (Tina interprétée par Zoé Félix qui jouait déjà dans Le Cœur des hommes de même que Marc Lavoine qui y interprétait par ailleurs un personnage aux antipodes de celui qu’il interprète ici) dont le mari vient de mourir dans un accident de voiture, et un homme Franck (Marc Lavoine) qui va s’évertuer à lui redonner le goût de la vie, et de l’amour. Franck est un ami de son frère qui avant même de la connaître va lui conseiller de partir à Bali, troisième protagoniste de l’histoire, symbole de toute cette beauté du monde en laquelle elle ne croit plus. Franck qui a eu un véritable coup de foudre pour Tina, va donc la retrouver là-bas d’abord pour la guider à travers cette île à la beauté incandescente, tout en mettant de côté ses sentiments qu’elle se refuse à partager, persuadée que son mari restera l’unique amour de sa vie.

    Marc Esposito semble tellement subjugué par Bali que cet amour-là étouffe celui qu’il veut nous raconter, et toute cette beauté du monde au lieu de faire émerger ou de cristalliser les sentiments les submerge plutôt. Son film qui a le louable objectif d’être une comédie romantique (louable car finalement plutôt politiquement incorrect) se rapproche alors malheureusement davantage du roman photo que du film romantique avec une redondance de plans de lunes, de ciels, d’étoiles, qui frôlent le ridicule car au lieu de sublimer et reflèter la relation  et l'intériorité tourmentée de Franck et Tina comme ils auraient pu le faire, ils créent une distanciation et une rupture. Redondance de plans tout court d’ailleurs, Marc Esposito n’étant apparemment pas parvenu à choisir entre tous les plans d’ensemble de l’île qu’il vénère, et tous les plans des pérégrinations à moto de ses personnages à travers les rizières, si bien que cela disperse l’attention, et empêche l’émotion de s’installer, et le spectateur d’être en empathie pour ces personnages à fleur de peau auquel nous aurions tellement aimé nous attacher tant ils savent être touchants quand la caméra se pose sur eux et oublie son aveuglement admiratif pour Bali. D’ailleurs la dernière partie du film qui se déroule en Provence est plus intéressante car vraiment recentrée sur les deux personnages et le dilemme de Tina. Redondance enfin de la musique qui masque au lieu de révéler.

    Si le film frôle seulement le ridicule sans jamais l’atteindre c’est parce que en émane une telle sincérité, malgré la justesse parfois aléatoire du jeu de Zoé Félix, que, malgré tous ses défauts, je ne parviens pas à ne pas l’aimer. (A propos notez que Jean-Pierre Darroussin est encore une fois d’une justesse remarquable et ses répliques d’une saveur jubilatoire.) Défauts d’une touchante maladresse donc. Touchante maladresse comme celle de ce personnage si attachant interprété par Marc Lavoine, sorte de bon samaritain, d’une douceur, d’une patience, d’un altruisme et d’un amour désintéressés qui forcent l’admiration, l’incrédulité diront certains. Les dialogues eux aussi sont parfois d’une maladroite simplicité, à l’image du personnage principal étouffé par cet amour qui s'impose à lui comme une évidence, et à cause duquel il paraît avoir soudain "huit mots de vocabulaire et deux de QI". Après tout peut-être n'existe-t-il tout simplement pas de mots pour "dire" la beauté, la beauté de ces paysages idylliques ou de ces sentiments suffocants, ineffables émotions? La beauté se ressent. Un sourire impromptu. Un paysage sublime. Un moment d’abandon. Une main se laissant frôler et prendre. L’aveu impossible de l’évidence alors. Cela peut paraître mièvre ou naïf. Peut-être…Marc Esposito aura au moins eu le courage de sa naïveté, le courage d’aller à contre-courant du cynisme ambiant et finalement plus facile. Tout simplement probablement a-t-il été submergé par cette intransmissible beauté qu’il voulait tout à la fois suggérer, montrer, sublimer, sans avoir malheureusement su choisir. Submergé aussi probablement par la magnifique expérience que fut ce tournage (à tel point qu'il a tenu à le souligner dans le générique) et qu'il a peut-être inconsciemment davantage réussi à nous faire partager que le cheminement de ses personnages. Réaliser c'est malheureusement aussi et surtout choisir, choix certes cornélien.

    Alors aura-t-il été à la hauteur de son utopique promesse ? Peut-être pas. Il aura cependant au moins eu le courage de la formuler…et rien que pour cela, sa promesse est déjà une esquisse de toute la beauté du monde qu’il aspirait à nous faire partager, une promesse en laquelle il nous donne envie de croire -et c’est déjà beaucoup- et que je vous engage à découvrir, même si vous lui préfèrerez forcément la sublime, inoubliable et inégalable route de Madison.

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  • Dossier spécial "Harry Potter et les reliques de la mort": critique, avant-premières, bande-annonce, extraits

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    Pour célèbrer la sortie évènement de cette semaine, à savoir l'opus n°7 des aventures d'Harry Potter, je vous propose un article récapitulatif avec: ma critique du film, toutes les informations sur les avant-premières, la bande-annonce et des extraits. Je vous rappelle par ailleurs que je vous offre actuellement un exemplaire de Studio CinéLive consacré à Harry Potter, ici. (Ajout de juillet 2011: Cliquez ici pour accéder à ma critique de "Harry Potter et les reliques de la mort" - 2ème partie)

    Critique d' "Harry Potter et les reliques de la mort" de David Yates: la magie opère toujours et plus que jamais

    Quoi de mieux qu’une matinée parisienne un peu grise, un peu lasse, prématurément hivernale, pour se plonger dans l’univers d’Harry Potter, tels des enfants emmitouflés sous leurs draps écoutant le récit d’un conte sombrement enchanteur et que la magie des mots embarquerait dans un ailleurs fantastique, à la fois magique, délicieusement sombre et paradoxalement rassurant tel une fenêtre ouverte sur l’imaginaire. J’étais donc ravie de retrouver le « petit » Sorcier pour ce septième et dernier volet de la saga scindé en deux (le deuxième volet sortira en juillet 2011). Le dernier rendez-vous cinématographique potterien remontait à juillet 2009, et c’est un peu comme une madeleine de Proust de retrouver un héros qui nous a accompagnés tant d’années et dont on accompagne l’apprentissage, de ses jeunes années d’apprenti sorcier à l’entrée prématurée dans le monde des adultes qui le fait se confronter à la mort... De « L’apprenti sorcier » aux « Reliques de la mort » : deux titres qui, du premier au dernier volet, résument le long et riche chemin parcouru.

    Cette fois, le petit sorcier a donc bien grandi et la menace qui l’entoure n’a jamais été aussi prégnante. Ainsi, de Poudlard au Ministère de la magie, le pouvoir de Voldemort et des Mangemorts s’est étendu. Harry (Daniel Radcliffe), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) décident de terminer le travail initié par Dumbledore mort dans « Harry Potter et le Prince de sang-mêlé » et de retrouver les derniers Horcruxes, des fragments de l’âme diabolique de Voldemort (Ralph Fiennes), nécessaires pour vaincre le Seigneur des Ténèbres dont ces fragments sont la clé de l’immortalité. Au cours de leur quête, ils découvrent aussi une légende, celle des Reliques de la mort (racontée par le biais d’une séquence d’animation joliment sombre et elliptique), selon laquelle Voldemort peut acquérir le pouvoir absolu. C’est le début de la bataille ultime contre Voldemort et une course contre le temps et la mort.

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    Si vous suivez ce blog, vous le savez sans doute, je ne suis pas une adepte du cinéma (d’animation ou non) qui joue sur les réminiscences enfantines, et si j’apprécie autant Harry Potter c’est justement parce que son univers n’est nullement régressif mais au contraire parce que la quête du héros le fait prématurément se conduire en adulte et se confronter avec LA peur, celle de la mort, thème clé d’Harry Potter et de la quête du bien nommé Voldemort, celle de l’immortalité, ici porté à son paroxysme. A fortiori dans ce 7ème opus, Harry Potter se retrouve confronté à de nombreux drames qui l’éloignent un peu plus de l’enfance (la mort de sa chouette notamment ou celles d’autres personnages que je vous laisse découvrir). C’est d’autant plus intéressant que si ce premier degré de lecture est déjà assez « mature », un deuxième avec ses « indésirables », ses « rafleurs » et l’extermination souhaitée par Voldemort des « Sang-de-bourbe » (sorciers nés de moldus, donc des non-sorciers, donc rejetés en raison de leurs différences) donne à voir une lecture historique nous ramenant une soixantaine d’années en arrière et non dénuée d’intérêt.

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    Cet Harry Potter 7 où l’enfance et le monde d’Hermione, Ron et Harry périclitent est donc sans aucun doute le plus sombre, ténébreux, adulte et cette noirceur s’avère au moins aussi fascinante que l’univers enchanteur de Poudlard des tout débuts. Non seulement nos trois héros ne sont plus dans l’univers sécurisé de Poudlard mais en plus ils se retrouvent dans un univers hostile. La menace se trouve donc à l’extérieur mais aussi en eux-mêmes, puisqu’ils doivent faire face aux doutes qui les assaillent et y faire face seuls, comme ceux d’Harry Potter sur le passé de son mentor Dumbledore qui n’est plus là pour le rassurer et démentir les rumeurs et calomnies le concernant. L’affiche ci-dessous est d’ailleurs à mon sens la plus réussie et celle qui reflète le mieux cet opus : les deux amis qui accompagnent Harry quoiqu’il leur en coûte, les gouttes de sang qui les éclaboussent, cette menace constante, ce mélange de ténèbres et de lumière, de magie et de réalisme, et cette course en avant non pour fuir mais pour affronter le danger et leur destin.

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    Aux couloirs mystérieux de Poudlard totalement absents de cette première partie des « Reliques de la mort » succèdent ici notamment des grands espaces déserts (forêts, présentes sur l’affiche ci-dessus) où la menace peut surgir à tout instant. Des grands espaces symboliques de ce nouveau monde auquel ils doivent se confronter, comme perdus au sein d’un univers trop grand pour eux, comme des enfants plongés dans un univers adulte fait d’incertitudes. Au lieu de fuir, ils choisissent de se confronter, au danger, à la mort et donc à la vie. Bref, de grandir, de terminer leur apprentissage. Le spectaculaire ne se fait par ailleurs jamais au détriment de l’intime mais au contraire sert l’évolution des personnages.

    L’univers qui les entoure n’a par ailleurs jamais été aussi austère mais également aussi réaliste comme pour nous faire, nous aussi, sortir en douceur de l’univers imaginaire, tout comme eux doivent s’affranchir de leur enfance. Nous les retrouvons ainsi à Piccadilly Circus où la magie réapparait néanmoins rapidement pour nous rassurer quand même et nous dire que le voyage n’est pas encore tout à fait terminé, que n’est pas encore venu tout à fait pour nous le temps d’abandonner cet univers sombrement envoûtant et magique.

    Mieux que jamais ce nouvel opus sait alterner les scènes d’émotion (comme cette scène où Hermione efface les souvenirs de ses parents, où cette tendre danse entre Harry Potter et cette dernière) et les scènes trépidantes, sans oublier quelques  touches d’humour notamment avec l’irrésistible Elfe Dobby plus vrai que nature !

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    Passée la déception d’être éloigné de Poudlard, je vous le garantis vous serez à nouveau totalement embarqués par cet univers sombre où rien ne vous paraîtra plus naturel que d’être « transplané », de prendre l’apparence de quelqu’un d’autre grâce au « Polynectar », surtout grâce à la magie, pour moi le plus belle d’entre toutes, celle du cinéma qui agit ici du début à la fin…même si cet atout est en corrélation avec un défaut : sans doute un spectateur qui n’a pas vu ni lu les précédents Harry Potter aura-t-il plus de mal à saisir le rôle ou l’intérêt  ou l’importance de différents lieux ou éléments.

    Déjà réalisateur de « Harry Potter et l’ordre du Phénix » et « Harry Potter et le Prince du sang-mêlé » David Yates qui, avant Harry Potter n’avait guère fait parler de lui s’immisce et nous immisce une nouvelle fois parfaitement dans l’univers d’Harry Potter. Certes il est plus appliqué qu’audacieux aidé par des décors d’une somptueuse noirceur, par la musique d’Alexandre Desplat qui apporte aussi sa touche magique, d’émotion ou de suspense, et des acteurs désormais indissociables de leurs rôles, bien sûr Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson mais aussi Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange), Ralph Fiennes (terrifiant et méconnaissable Voldemort), ou encore l’ambigu Professeur Rogue interprété par Alan Rickman, aidé par tout cela donc, il parvient à faire illusion.

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    St si on regarde sa montre, ce n’est pas par ennui mais avec le vain espoir de retarder le moment fatidique, et forcément un peu triste, où ce pénultième voyage fantastique et magique (au propre comme au figuré) va devoir s’achever et la réalité reprendre ses droits. Evidemment le (pré)dénouement , comme à chaque fois mais aussi plus que jamais, nous laisse sur notre faim dans l’attente impatiente du retour à Poudlard et peut-être du retour à la lumière après cette plongée dans un univers d’une noirceur ensorcelante et non moins palpitant.

     

    Bande-annonce mêlant les deux parties des "Reliques de la mort":

    L'avant-première d' "Harry Potter 7" à Tours ce 22 novembre

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    Je vous annonçais, ici, dès le 10 novembre, le nom de la ville lauréate, Tours, qui accueillera l'avant-première française officielle d"Harry Potter et les reliques de la mort", 1ère partie, tandis que,le 11 novembre, avait lieu l'avant-première mondiale à Londres. Je vous précise donc aujourd'hui que cette avant-première à Tours aura lieu le lundi 22 novembre. Cette avant-première aura lieu en présence des acteurs suivants:  James et Oliver Phelps (les Jumeaux Weasley), Matthew Lewis (Neville Londubat), Mark Williams (Arthur Weasley), Clémence Poesy (Fleur Delacour),  Evanna Lynch (Luna Lovegood), Warwick Davis (Gripsec). . ville.jpg

    "Harry Potter et les reliques de la mort" dès le 22 novembre en imax dans les salles Gaumont-Pathé

    Dès ce 22 novembre à partir de 19h00, soit 2 jours avant sa sortie officielle (le 24 novembre), les spectateurs des cinémas Gaumont Pathé pourront découvrir en IMAX® « Harry Potter et les reliques de la mort -  1ère partie» en exclusivité aux :

    • Gaumont Disney Village – Marne-la-Vallée (77)
    • Pathé Quai d’Ivry – Ivry-sur-Seine (94)
    • Pathé Carré de Soie – Grand Lyon (69)
    • Gaumont Grand Quevilly – Rouen (76)
    • Gaumont Labège – Toulouse (31)

     Horaires et réservations disponibles dès aujourd’hui sur cinemasgaumont.com ou cinemaspathe.com.

    Bonus: critique d' "Harry Potter et le prince de sang-mêlé" de David Yates

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    Afin de ne pas heurter la sensibilité des « HarryPottermaniaques » je précise au préalable que je ne suis pas une lectrice de J. Rowling et que je n’ai commencé à suivre l’adaptation cinématographique de la saga qu’à partir de l’opus n°3. Et même si dans le 5 (« Harry Potter et l’ordre du Phénix », déjà réalisé par David Yates) l’ennui l’avait emporté, c’est néanmoins avec plaisir que je me suis rendue à l’unique projection presse organisée par la Warner, hier, avide d’évasion d’un Paris grisâtre et désenchanté, fût-ce pour un Poudlard désormais menacé par des forces démoniaques.  Un opus très attendu par les fans d’autant plus que la sortie a été retardée de six mois, et que le livre dont il est adapté est un des plus riches contenant pas moins de 700 pages.

     

    L’étau démoniaque de Voldemort se resserre ainsi sur l’univers des Moldus et le monde de la Sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château… mais Dumbledore (Michael Gambon) est plus décidé que jamais à préparer Harry  Potter (Daniel Radcliffe) à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier  vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Mais à Poudlard d’autres préoccupations occupent également les esprits : Harry Potter est ainsi de plus en plus attiré par Ginny (Bonnie Wright) qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas tandis que Lavande Brown (Jessie Cave) a jeté son dévolu sur Ron (Rupert Grint) alors que Hermione (Emma Watson) est rongé par la jalousie.

     

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    C’est dans un Londres sous un ciel brumeux (qui a dit pléonasme ?) et colérique, sombre et inquiétant, attaqué par les disciples de Voldemort, que débute ce 6ème opus. L’impression est vertigineuse et nous fait immédiatement décoller de la réalité pour nous faire plonger de plein pied (ou balai) dans l’univers ensorcelé et ensorcelant d’Harry Potter qui, s’il nous est devenu familier, n’exerce pas moins une fascination aux réminiscences délicieusement enfantines sur les esprits les plus cartésiens.

     

    Quelles que soient mes réserves émises ultérieurement, je confesse une totale immersion (ce qui me concernant est une véritable gageure sachant que je suis notamment réfractaire au cinéma d’animation), un jouissif oubli de la réalité et des 2H32 passées sans que je m’en aperçoive, les trouvant même trop courtes.

     

    Ce scénario signé Steve Kloves, également scénariste des 4 premiers (et non du 5ème, ce qui explique peut-être sa qualité moindre) dose astucieusement le passé et le présent, les scènes d’une atmosphère ténébreuse et la comédie et même la comédie romantique pour au final donner cette potion magique malgré une relative vacuité de l’enjeu si ce n’est celui de nous faire patienter avant les ultimes épisodes. (En réalité un  film en 2 parties : « Harry Potter et les reliques de la mort »  dont la première partie sortira en novembre 2010, et la seconde à l’été 2011,  deux parties également réalisées par David Yates).

     

    La fin n’est ainsi pas à la hauteur du rythme trépidant et haletant, et n’a finalement  d’autre but que de susciter l’attente avant les deux derniers épisodes, le vrai climax et la réelle confrontation que cet opus nous laissait espérer pour son dénouement, d’où un sentiment d’insatisfaction et d’avoir admirablement été menée en bateau (et à la baguette, au sens concret, cela va de soi) et de nous laisser sur notre faim.

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    harrypotter5.jpgEn même temps que Harry Potter, Daniel Radcliffe a grandi et son jeu s’est affiné. Les personnages ont aussi gagné  en ambivalence. La frontière entre le bien et le mal est de plus en plus floue, de même que celle entre l’enfance et l’âge adulte, la fin de l’innocence que vivent les élèves de Poudlard étant aussi celle d’un monde de plus en plus menacé. A l’inverse, Drago ( Tom Felton) , derrière son insolence et son arrogance laisse transparaître sa fragilité et sa vulnérabilité, donnant aussi une impression de manque d’épaisseur à son personnage et accessoirement (et un court instant) aux scènes dans lesquelles il apparaît. Un nouveau personnage, réjouissant, fait également ici son apparition sous les traits du professeur Slunghorn (Jim Broadbent) , dandy excentrique et snob. Le Professeur Rogue (Alan Rickman) , toujours aussi énigmatique, fait planer une menace constante et délectable.

     

     Certaines scènes sont  lyriques, époustouflantes, voire mystiques à souhait, la scène de la grotte (que je vous laisse découvrir)  faisant songer aux « Dix commandements ».

     

     La photographie  joue savamment de l’ombre et la lumière, à l’image de l’ambivalence grandissante des personnages, une photographie signée Bruno Delbonnel (« Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », « Un long dimanche de fiançailles »).

     

    Maintenant que vous êtes prévenus de cette (petite) réserve  quant à la fin, je peux vous recommander ce divertissement de très grande qualité pour sa potion magique constituée  d’un savant mélange d’humour et de noirceur qui remplit pleinement son rôle à savoir nous faire oublier la réalité, le temps qui passe,  (et l’enjeu ou son absence mais qu’importe) . Ne vous privez surtout pas de cette délicieuse sensation d’être immergés dans un ailleurs irréel devenu probable par la magie. De Poudlard.  Et surtout… du cinéma.

     

    A noter: dès le 15 jullet (date de sortie du film en salles), il sera projeté en IMAX au Gaumont Disney Village, l'unique salle IMAX 3D de France permettant ainsi de profiter de l'incomparable qualité de l'image et du son de l'IMAX Expérience. Les 12 premières minutes bénéficient ainsi de la technologie IMAX 3D.

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    Lien:site internet officiel Harry Potter (en Anglais) et le site officiel (en Français)
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