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  • "Le scaphandre et le papillon": l'hymne à la vie et à l'art de Julian Schnabel

    7d1d83c21b745b382fe152450c363a42.jpgLa fête du cinéma qui a lieu les dimanche 24, lundi 25 et mardi 27 juin 2007, est l'occasion rêvée pour une immersion cinéphilique puisque si la première séance est comptée au prix normal, un passeport vous sera ensuite remis vous donnant ainsi accès à toutes les séances suivantes pour le tarif unique de 2€ la place pendant les 3 jours de l'opération. A cette occasion, je vous conseille donc de (re)voir Les chansons d'amour de Christophe Honoré, Boxes de Jane Birkin, L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder et surtout Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel dont vous trouverez la critique ci-dessous. Vous pourrez également lire mes critiques des films précités en cliquant sur leurs titres.

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    En décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine  Elle et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le «  locked-in syndrome » -littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus parler, bouger, ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un cil bouge. Ce cil devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire oui, deux fois pour dire non. Avec son cil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son cil, il écrit ce livre, le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines il a mémorisé les phrases avant de les dicter…

    b31884d1b43472f6bcca206124b45095.jpgAvec un tel sujet, on pouvait redouter le pire : le pathos et le mélodrame outrancier, la performance ostentatoire et ridicule d’un acteur dans un rôle de composition-à-oscar-césar-prix d’interprétation. C’est donc avec quelques réticences que je suis allée à la projection de ce film présenté en compétition officielle du 60ème Festival de Cannes. Devant le palais des festivals, la valse poétique et multicolore d’un lâcher de papillons gigantesques et somptueux a précédé la projection dans le grand Théâtre Lumière.

     Puis, l’obscurité, le générique…et nous nous retrouvons avec Jean-Dominique Bauby enserrés dans son scaphandre qu’est son corps inerte, puisque la première moitié du film est entièrement filmée en caméra subjective. Dès les premiers plans, nous épousons son regard flou et précis, incisif même, guidés par la voix off de Mathieu Amalric. Véritable métaphore du cinéma, son regard est sa fenêtre sur le monde, sa caméra. Immobile comme l’est le spectateur sur son fauteuil, il s’évade et papillonne par la mémoire et par l’imagination, de son corps et de l’hôpital maritime de Berck où il est soigné, comme le spectateur s’évade de la salle de cinéma par les images projetées sur l’écran. L’identification est donc immédiate, d’autant plus qu’il porte un regard lucide et non moins ironique sur sa situation, sans jamais s’apitoyer sur son sort.

    Auparavant aveugle et sourd à la beauté du monde, il n’a jamais aussi bien vu que d’un seul œil. Vu et ressenti. C’est en effet un film sens-uel et sens-ationnel : tout ce que Jean-Dominique Bauby  ne peut saisir, son regard s’en empare avec gourmandise, rattrapant au vol les moments de bonheur qu’il a auparavant laissés s’envoler. Ce film nous saisit, nous enlace, nous enserre, délicieux enserrement celui-là, nous arrache à sa réalité et à la nôtre, celle de spectateur, pour ne plus nous lâcher. Enserrés nous aussi, dans son regard virevoltant, qui nous fait éprouver et savourer la liberté comme rarement un film y est parvenu. Par ce qu’il voit : le vent qui s’engouffre dans une chevelure, ou par son regard qui glisse sur une peau nue qui se laisse entrevoir. Par ce dont il se souvient : son dernier voyage, en décapotable, et le frémissement des arbres au-dessus de sa tête. Par le souvenir de ses gestes précipités mais précis, lorsqu’il rasait son père, lui aussi prisonnier, alors qu’il était encore libre d’agir, alors qu’il (en) était inconscient, si pressé, trop pressé.  Par ce qu’il imagine surtout, il s’évade de son scaphandre par la puissance de son imagination débridée : il peut alors tout vivre comme même faire un dîner pantagruélique avec la jeune femme qui prend son livre en notes (Anne Consigny, décidément remarquable, à noter qu’elle retrouve ici son partenaire de Je ne suis pas là pour être aimé, Patrick Chesnais, également remarquable en médecin cassant qui suscite des répliques cinglantes de Jean-Dominique Bauby) à laquelle il n’est pas insensible, il peut aussi voir des glaciers s’effondrer puis se reconstruire. Son monde s’effondrer et le reconstruire. Parce que si son corps n’existe plus, par la pensée, il est tour à tour : séduisant, en colère, ironique voire cynique, cruel parfois mais en tout cas VIVANT. Si le scaphandre l’empêche de se mouvoir, le papillon peut l’emmener partout, là où même il n’osait aller quand il était « aveugle et sourd », avant.

    Le scaphandre et le papillon est un vibrant hymne à la vie, à la liberté, à la création surtout. L’art devient pour lui libérateur et même salvateur. Hommage à l’art, à tous les arts : à la peinture (Julian Schnabel est peintre), à l’écriture, au cinéma, à la musique aussi. Les lettres épelées mélodieusement par les différents visiteurs ne sont jamais lassantes et constituent autant de partitions différentes qui nous tiennent en haleine. Le spectateur est alors suspendu aux lèvres de celui ou celle qui parle et qui chante les lettres, à la voix vibrante de vie de Mathieu Amalric.

    A la place d’un livre sur la vengeance au féminin, une sorte de Monte-Christo au féminin qu’il projetait d’écrire avant son accident, Jean-Dominique Bauby va donc écrire sa vie. Celle d’une mort, d’un corps emprisonné à jamais. D’une renaissance aussi, celle de son esprit, si libre et alerte. Sans aucun sentiment de revanche et de vengeance. Seulement contre son orgueil et son aveuglément peut-être.

    Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Emmanuelle Seigner toutes formidablement dirigées sont autant de preuves de  l’existence de cet esprit qui ne cesse pas de penser et séduire.  Malgré tout. A cause de cela justement.

    Julian Schnabel parvient à signer un film résolument optimiste sur une histoire tragique. Tout juste peut-on regretter deux plans trop appuyés, l’un sur son père en larmes, et un dernier plan trop appuyé sur son infirmité physique… ce bouleversant tourbillon de vie emporte néanmoins ces deux plans regrettables sur son passage dévastateur et bouleversant.

    Le scaphandre et le papillon est une déclaration d’amour poignante et ironique, lucide et poétique. A la vie. A l’art. A la mer dont parfois on oublie de savourer la beauté de ses changeants reflets d’argent. Une œuvre d’arts.

    Quelques jours après cette projection, je  retrouvais encore des papillons égarés, affolés, éblouis par les lumières impitoyablement et imperturbablement aveuglantes, agglutinés aux vitrines de la Croisette. La frontière est décidément si fragile entre le sublime et la laideur, entre un papillon et un scaphandre... Ce film nous le rappelle magnifiquement, justifiant ainsi amplement son prix de la mise en scène du 60ème Festival de Cannes.

     Sandra.M

     

  • Cabourg, épisode 2 et épilogue: les instants fragiles d'une histoire vraie

    d44e2771d191e50857ed9bb89bd5be8c.jpgJe vais vous raconter une histoire. Une histoire vraie. Celle d’un festival qui ressemble à un film de David Lynch. Dans mon souvenir en tout cas. Des souvenirs d’images disparates apparemment sans liens les unes avec les autres, des paroles et des musiques aussi qui semblent même se contredire parfois. Encore une fois, je n’ai rien noté, peu photographié. Les souvenirs sont souvent plus fidèles que ces images figées, posées, idéalisées  de la réalité, volées à la réalité. Ne restent que les moments forts, marquants en tout cas, des bribes d’images, paroles, musiques. Cette histoire vraie commence dans le brouhaha de la gare Saint-Lazare. Un festival commence souvent dans une gare, souvent gare Saint-Lazare. Direction Deauville, puis Cabourg. En voiture officielle…évidemment : la rude vie de e2d35aa85f443e0246d0a3d754377346.jpgfestivalière (re)commence. Je me souviens de la pluie aussi. Un petit air de mélancolie plane déjà au-dessus de Cabourg. Un Festival du Film Romantique est peut-être aussi bien sous la pluie, finalement. Soirée d’ouverture. Le hall du Grand Hôtel est bondé. Les tenues légères et de soirée contrastent avec le temps ff38bb5e0dd9b7154340d52852ef813c.jpgexécrable. On dirait un film de Claude Sautet. Dans les films de Claude de Sautet, il y a toujours de la pluie, des personnages qui rient, dont le vague à l’âme passe furtivement dans leurs regards faussement rieurs, derrière la vitre d’un café bondé et chaleureux. Dans un café, d’accord, pas dans le hall d’un grand hôtel. Et puis David Lynch ne doit pas aimer Claude Sautet. David Lynch peut-il aimer Claude Sautet ? C’est un autre débat… Revenons à la soirée d’ouverture, revenons dans le hall du Grand Hôtel. Une actrice pose sur le piano. Des visages connus de tous ou de moi seule, dont je ne sais pas les noms bien souvent, que je croise 85665a591856211e7d75af93f6b6141d.jpgdans chaque festival. Un film à épisodes.  

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    Puis, le dîner a commencé.  Et puis des mots, bleus même m'ont fait tout oublier : le lieu, le temps exécrable, le tintement agaçant des couverts, le vague à l’âme des yeux faussement rieurs. Celui qui l’après-midi titubait, est là, bien là. Bottes et vêtements de cuir et lunettes noires. Le dandy un peu maudit, un peu vieilli avec sa démarche dégingandée. Il nous parle de cinéma avec passion, ce n’est pas toujours compréhensible, c’est normal, c’est un film de David Lynch. La salle l’écoute. Religieusement, non : cinématographiquement plutôt. Et puis les mots, les mots bleus. Instants fragiles qu’on voudrait retenir. Sa voix est assurée, suave, envoûtante, il passe au piano. Masqué derrière ses lunettes. C’est bien de ne pas se dévoiler, de ne pas se galvauder ou de ne pas crier pour avoir le sentiment d’exister. Et puis ce soir, cela me plait de m’entendre murmurer des mots bleus. Cette voix suave m’entraîne dans ses paradis perdus. Lui aussi nous raconte une belle histoire, son cinéma à lui. Moi aussi j’aime bien déambuler morose. Moi aussi, je me souviens de Brando, Vivian Leigh, qu’on a fermé l’Alhambra, d’un tramway nommé désir, je l’aimais beaucoup celui-là, je me souviens de Dean et Marylin, de ma robe de taffetas, ce soir, je me prends pour « Seňorita ». J’écoute moi aussi tous les discours futiles. La futilité me plait ce soir. Chacun a sa petite anecdote sur Proust. A Cabourg, l’anecdote sur Proust est l’accessoire indispensable. J’écoute dans un silence immobile. Pas de phrase inutile qui briserait l’instant fragile. Ca me plait les gens qui ne cherchent pas à être à la mode, qui ne cherchent pas forcément à être aimables avec tout le monde et finalement avec personne, juste pour se donner bonne conscience. Ce n’est pas politiquement correct : j’aime l’atmosphère créée par les chansons de Christophe ce soir-là.

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    Je repense à un court métrage de la compétition qui s’appelait « Même pas mort » de Claudine Natkin. Pas politiquement correct lui non plus. L’histoire d’enfants qui jouent à un jeu dangereux et fatal. L’histoire d’enfants qui éprouvent des émotions prétendument d’adultes. Une histoire sans concessions et bouleversante. Le cinéma doit-il être moral ? Non, je ne crois pas...  

    Revenons  à la soirée d’ouverture. Ensuite, c’est la vente des roses au profit d’une  association caritative, chaque rose étant associée à un numéro tiré au sort et permettant de gagner des cadeaux. La générosité a finalement toujours une contrepartie. La générosité ou pseudo peut vous conduire à la honte de votre vie. Etre généreux ou garder sa dignité, il faut choisir. Je me dis qu’il fallait opter pour la seconde solution en entendant les répliques de Daniel Schick et Henri-Jean Servat, maîtres de cérémonie qui rivalisent de flagornerie devant les acteurs, actrices et réalisateurs qui montent sur scène. Je n’entends pas vraiment. Les mots bleus résonnent encore dans ma tête. J’écoute juste pour m’assurer que mon numéro ne sorte pas. Et puis le dessert. Les choses prosaïques reprennent le dessus. La lumière se tamise. Les mots bleus résonnent toujours dans ma tête. Les premiers invités partent. Je n’en ai pas envie. D’ailleurs, aucun des trois soirs de ce festival je n’en aurai envie. Prolonger ces instants fragiles.  Un petit air imprévu  du djembé de Johan Libéreau, celui qui laissera un souvenir étrange et impérissable à la plupart des festivaliers, qui nous a entraînés dans sa folie (douce ?) et dans sa liberté juvénile. Christophe revient au piano pour l’accompagner. Nous ne sommes plus que quelques irréductibles. La pluie tombe sur Cabourg. Un film de Lynch ou Sautet, peu importe : un beau film.

    Il faut rentrer pourtant, aller voir des films le lendemain, c’est vrai, si douce obligation. Et puis ne pas attendre, ne pas partir en dernier, surtout ne jamais attendre le dernier moment pour partir, je le sais, la frontière est si fragile entre la laideur et la beauté d’un instant, entre cette belle mélancolie et la tristesse qui guette sa moindre faiblesse.

    L’année où mes parents sont partis en vacances. Je ne vous parle pas de ma famille. C’est juste le titre du premier film de la compétition. Un film brésilien de Cao Hamburger. Brésilien et pas Américain vous dis-je. Brésil, 1970. Deux évènements bouleversent le pays : la coupe du monde en préparation et la dictature qui oppresse les Brésiliens. Les parents de Mauro, militants de gauche ; se voient contraints de quitter le pays. Ils laissent le petit garçon de 12 ans chez son grand-père qui meurt d’une crise cardiaque. Mauro est recueilli par le voisin de pallier et va devoir s’adapter à cette nouvelle vie, attendant avec impatience le début de la coupe du monde que ses parents ont promis de célébrer avec lui. La réalité politique est vue à travers le regard enfantin et parfois si lucide, avec en arrière-plan la liesse populaire de la coupe du monde qui contraste avec le climat de tension liée à la situation politique. De ces contrastes et du regard sensible du petit protagoniste, et à travers lui du cinéaste, résulte un film attachant comme ses acteurs et personnages.

    Telle était aussi la promesse d’un autre film présenté en avant-première que je m’abstiendrai de nommer tant il se moquait des spectateurs alignant les clichés les plus grotesques et les failles scénaristiques, véritables insultes à l'intelligence des spectateurs! Ce qu’on appelle un film formaté pour passer à 20H50 sur une chaîne généraliste. Un cercle vicieux : comment les spectateurs peuvent-ils avoir envie d’autre chose quand on leur propose inlassablement le même film  ou du moins le même schéma?    Dommage, le film précèdent du réalisateur était très réussi.

     Mais parlons plutôt de mes coups de cœur de ce festival, le principe de ce blog étant toujours de laisser aux autres le soin de dénigrer, d’exercer leur plume sur des critiques si facilement acerbes voire aigries, le but est toujours de donner envie d’aller au cinéma, de découvrir, sans a priori, sans forcément aller vers la facilité non plus.

    00f705d2b9d170690124fe6555ae7f3f.jpgD’abord Franz + Polina, premier film du réalisateur russe Mikhaïl Segal. Biélorussie, 1943. Des centaines de villages sont brûlés avec leurs habitants dans le cadre du plan de liquidation des peuples slaves. Un détachement SS envoyé dans un village reçoit l’ordre de suspendre les opérations. Ils s’installent chez les habitants, sympathiques et serviables. Le jeune soldat Franz s’éprend de la jolie Polina… Franz ne connaît rien de l’amour ni de la mort…L’un et l’autre vont lui tomber dessus en même temps. En récompensant ce film du grand prix du festival le président du jury A. Zulawski a précisé que, après avoir hésité entre ce film et « Naissance des pieuvres » de Céline Sciamma, récompensé du prix de la jeunesse, ils ont opté pour celui-ci pour « son ampleur, son souffle », et évidemment son romantisme, une histoire d’amour vibrante « comme on n’en fait plus au cinéma ». La musique d’Un jour Lara résonnait dans la salle avant la remise des prix et me rappelle que ce film m’avait fait penser à Docteur Jivago. Franz et Polina est un film remarquable formellement, par ses couleurs d’abord qui épousent l’évolution des personnages, des couleurs presque oniriques, presque irréelles qui évoluent progressivement vers des teintes grises et sombres. Franz et Polina, presque deux enfants innocents égarés dans cette folie meurtrière qui vont se raccrocher l’un à l’autre. Ils ne parlent pas la même langue mais partagent la même innocence, la même consternation devant les horreurs qu’ils traversent, indicibles et incompréhensibles, et surtout le même amour. Un film grave illuminé par la présence et l’histoire de ces deux protagonistes. Un voyage tragique et initiatique : de l’enfance à l’âge adulte, de l’innocence à la gravité, de la luminosité à la noirceur. L’horreur de la guerre est soulignée par l’innocence de leur regard. L’histoire d’un amour a priori impossible qui évoque une réconciliation a priori impossible, elle aussi, celle d’une Europe qui s’est déchirée puis aimée renforcée par les horreurs qu’elle s’est infligée et qu’elle a traversées.  Un film romantique ET romanesque au souffle épique dont le style ne ressemble à aucun autre. Vivement le prochain long métrage de Mikhaïl Segal.

    Figurait également en compétition « Le fils de l’épicier » de Eric Guirrado. C’est l’été et Antoine doit quitter la ville pour aider sa mère qui tient une épicerie dans un village de Haute Provence. Son père, malade, ne conduit plu le petit camion qui va de hameaux en hameaux rencontrer les derniers habitants. Antoine redécouvre, surpris, le charme des villageois, tous têtus, drôles, bons vivants, parfois teigneux. Il va retrouver le lieu de son enfance sur les collines, la joie de vivre et peut-être l’amour… Le fils de l’épicier raconte une histoire simple qui, à la lecture, aurait pu être particulièrement insipide. Or, se dégage de chaque minute, un vrai charme ensorcelant en grande partie grâce aux acteurs tous d’une justesse sidérante. Il donne un visage à la province qui sonne particulièrement et étonnamment juste sans être jamais méprisant, ni trop révérencieux. Le regard du cinéaste rempli de tendresse transparaît dans son film qui nous en inspire autant. Ce fils de l’épicier vaut la peine d’être rencontré.

    bcffc06ad1983bde254190438a566e0b.jpgAvec « Ca rend heureux » de Joachim Lafosse, également en compétition nous suivons la route de Fabrizio, cinéaste sans emploi qui décide, avec l’énergie du désespoir, de tourner un nouveau film fauché, sauvage, inspiré de son quotidien et de l’expérience de ses proches. Son désir de réalité et fiction ne manquera pas de déstabiliser son entourage. Il ressemble à un film du dogme, ce n’en est pas un. Il ressemble à un documentaire, ce n’en est pas un. Certes, Joachim Lafosse manie brillamment l’art de la mise en abyme si bien que sa « folie privée » (titre d’un de ses films précédents et d’un film dans le film) a des allures de documentaire. L’exercice est particulièrement narcissique mais après tout, tout acte créatif ne l’est-il pas toujours ? L’art ne se fait-il pas forcément dans la souffrance ? Est-ce vraiment nécessaire de le montrer ? La fiction n’est-elle pas souvent plus vraie que la réalité ? Cela reste un exercice de style (probablement délibérément) nombriliste qui peut agacer plus qu’il ne nous touche,  qui nous apprend ce que nous savions déjà : le cinéma, malgré toutes les difficultés et obstacles auxquels on se heurte est une formidable –et parfois cruelle- aventure humaine qui rend heureux, ceux qui y vont parfois, ceux qui le font, souvent. Truffaut avec « La nuit  américaine » n’avait-il pas déjà tout et mieux dit ?

     Le film qui a bouleversé tous les festivaliers n’est pas une fiction, n’est pas non plus un film romantique, c’est le documentaire de Sandrine Bonnaire : Elle s’appelle Sabine présenté en séance exceptionnelle. L’actrice, présidente de a8e8ece48f30af251eec586926cde646.jpgl’Association du Festival du Film de Cabourg est particulièrement émue en venant le présenter, et précise qu’elle l’a réalisé sans aucune prétention ni désir de mise en scène mais surtout et avant tout pour alerter l’opinion. Son film est ainsi un portrait sensible de sa sœur Sabine, autiste de 38 ans, c'est le récit de son histoire à travers des archives personnelles, filmées par la comédienne sur une période de 25 ans, et le témoignage de sa vie d’aujourd’hui dans une structure adaptée. Le documentaire évoque une personnalité attachante dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie- même si ses capacités restent altérées-, dans un centre d'accueil en Charente.  Sandrine Bonnaire signe un documentaire poignant ni larmoyant ni complaisant, deux écueils dans lesquels il aurait été si facile de tomber. Véritable plaidoyer pour la mise en place de structures d’accueil pour les handicapés, hommage à ceux qui les encadrent, c’est aussi une véritable déclaration d’amour de Sandrine Bonnaire à sa sœur, un cri du cœur déchirant pour celle que 5 années d’hôpital psychiatrique ont changé à jamais mais qui joue un prélude de Bach avec la même facilité sidérante que des années auparavant. Espérons que ce vibrant cri du cœur sera entendu.

    Le moment fort de ce festival est bien souvent la

     projection des courts métrages en compétition.

    Là aussi des bribes de souvenirs : Nina prisonnière de sa mémoire défaillante, son scaphandre à elle, dans Le bal perdu de Alfredo Diaz Perez, un film qui manque peut-être un peu de papillons malgré ses bonnes intentions.  La chute libre d’Olivier Dorigan et la talent d’Aurore Clément et Jean-François Stévenin, amoureux et ensemble jusqu’à la dernier chute, leur grand voyage, celui de la liberté ultime.  De cette liberté-là il sera également question dans le très beau, juste et sensible Morganez de David Tardé. Là aussi les enfants avec des préoccupations d’adultes, là où par le prisme de leur regard la mort se transforme en sirène...

    Plus ou moins de Guianguido Spinelli, a enthousiasmé les festivaliers, il est vrai que son court métrage était aussi original dans le fond que la forme (Amoureux jusqu’à l’obsession de la voix féminine de sa montre parlante de fabrication japonaise, un quadragénaire solitaire passe le plus clair de son temps à l’écouter. Jusqu’au jour où, à force de faire joujou avec son gadget, celui-ci finit par tomber en panne.) Le réalisateur était d’ailleurs coauteur du scénario très réussi de l’Appartement de Gilles Mimouni. Un court métrage salutaire dans un cinéma de plus en plus formaté, qui ose de moins en moins, qui bride son imagination, ou plutôt dont la télévision (je me répète, je sais...) bride l’imagination dont le court métrage peut heureusement être un des derniers lieux d’expression.

    e51cbb8f9c2b9596efa7ff6c17385e72.jpgLe jury a choisi de récompenser Alice Winocour (ci-contre à la cérémonie de clôture) pour Magic Paris, l’histoire d’une Américaine qui séjourne seule à Paris, une histoire d’amour romantique et réaliste, métaphore de l’état amoureux, de la crainte que la magie ne s’évapore, que le rêve ne s’évanouisse brusquement et parfois qu’il ne tombe dans l’absurdité, et se transforme en cauchemar. Heureusement, un chien peut parfois témoigner de la réalité, même étrange… Le jury a également récompensé la comédienne principale Johanna Ter Steege.

    Le prix d’interprétation masculine a été remis à Jonathan Zaccaï, pour le film De l’amour2e12060e1001691011fec02cae564385.jpg réalisé par Aure Atika (Paul et Vic s’apprêtent à partir en vacances aux Antilles. Au cours d’une discussion Paul apprend qu’il y a quelques années, Vic a fait une vidéo coquine avec Bobby son ex. Très contrarié, il en vient à remettre en cause leur départ  en vacances ! Vic décide alors de récupérer cette vidéo auprès de Bobby). Un court métrage drôle et cinglant où amour, délicatesse et intérêt ne riment pas forcément.

    Je me souviens de tant d’autres choses encore : de chansons susurrées, criées, massacrées, sublimées jusqu’au petit matin de la clôture au piano bar du grand hôtel par la voix cassée de Marion Cotillard, par la voix fragile de Sarah Biasini, par la voix poignante de Biyouna chantant Piaf, par tant d’autres voix connues ou inconnues, de cette cérémonie de clôture  aux allures de festival de Cannes, la bonne humeur en plus à Cabourg,  (bien) menée par Pierre Zeni où, pour une fois, l’émotion et les remerciements paraissaient sincères, de déambulations sur la plage déserte ou bondée, de danses échevelées,  de paroles belles ou étranges ou cinématographiques ou réelles échangées, d’avoir joué à refaire le monde ... du cinéma, d’une envie d’écrire et transcrire, toujours aussi viscérale, de la réalité qui dépasse la fiction, que décidément prétention rime avec vacuité et talent avec simplicité, du djembé de Johan qui résonne encore et partout,  du romantisme désespéré des films présentés, d’un concert d’éventails... Je me souviens que le cinéma, ça rend heureux, oui, indéniablement et cela rend, parfois, certains, aveugles et sourds, comme enserrés dans un scaphandre d'amertume qui aurait oublié les papillons…

    Remerciements et félicitations à l’organisation du Festival de Cabourg pour la qualité des films présentés et la convivialité de son festival… A l’année prochaine !

    PALMARES DU 21ème FESTIVAL DU FILM DE CABOURG -JOURNEES ROMANTIQUES ET EUROPEENES 2007

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    Longs-métrages

    - Swann d'or de la meilleure actrice : Marion Cotillard

    - Swann d'or du meilleur acteur : Guillaume Canet

    - Swann d'or de la révélation féminine : Clémence Poésy

    - Swann d'or de la révélation masculine Fu'ad Ait Aatou

    Dans la sélection long-métrage :

    - Grand Prix du festival : "Franz+Polina" de Mikhaïl Ségal

    - Prix du jury Jeunesse : "Naissance des Pieuvres" de Céline Sciamma

    Dans la sélection court-métrage:

    - Meilleur réalisateur : Alice Winocour pour "Magic Paris"

    - Meilleure actrice : Johanna Ter Steege pour "Magic Paris"

    - Meilleur acteur : Jonathan Zaccaï pour "De l'Amour"

    FILMS DE CE 21ème FESTIVAL RECOMMANDES PAR « IN THE MOOD FOR CINEMA » :

    -Le fils de l’épicier-Eric Guirado

    -Franz et Polina-Mikhaïl Segal

    - L’année où mes parents sont partis en vacances-Cao Hamburger

    -Elle s’appelle Sabine - Sandrine Bonnaire

    Courts-métrages :

    Chute libre-Olivier Dorigan

    Morganez-David Tardé

    Même pas mort-Claudine Natkin

    Plus ou moins- Gianguido Spinelli

    A suivre sur mes blogs : mes critiques de « Chacun son cinéma » et « Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel 00f66889bf7c2d36ee16d8eb53c9f927.jpget « Roman de gare » de Claude Lelouch sur In the mood for Cannes, mon nouveau blog In the mood for Deauville consacré au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007 bientôt enrichi et toutes les informations concernant Paris Cinéma sur In the mood for cinema...

    Sandra.M

    Ps : Je précise que je n’ai pu voir tous les films de la compétition et en avant-première… L’absence de critiques les concernant ne signifie donc pas qu’ils ne sont pas de qualité

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  • Festival de Cabourg- Journées romantiques, Journées Européennes-Episode 1

    7b9e09f86cbae134c8422a25729744f0.jpgAlors qu’il y a quelques jours seulement s’achevait le 60ème Festival de Cannes, le 14 juin prochain débutera un autre festival incontournable, le Festival de Cabourg et ses « Journées Romantiques et Journées Européennes ».

    Après avoir été membre de son jury des courts métrages en 2002, puis après y être retournée en 2005, je serai de nouveau sur la promenade de Proust cette année pour vous faire un compte-rendu « In the mood for Cabourg ».

    Je vous incite vivement à découvrir ce festival particulièrement convivial, qui projette des films de qualité et qui satisfera autant les cinéphiles avertis que les simples amateurs de cinéma de divertissement.

    La compétition de courts métrages est aussi un moment fort de ce festival. Le film que nous avions primé en 2002 « J’attendrai le suivant » de Philippe Orreindy avait ainsi été sélectionné aux Oscars.                     

                        Voici les premières informations concernant cette édition 2007 qui se déroulera du 14 au 17 juin.

    32 films seront projetés dont 8 en compétition.

    4 sont signés par des réalisateurs français : Eric Guirado,  Olivier de Plas, Céline Scammia et Julie Delpy.

    C’est le chanteur Christophe qui animera la soirée d’ouverture, je vous la commenterai bien entendu au retour.

    Andrzej Zulawski présidera le jury des longs métrages qui sera  composé de Sagamore Stévenin et Anne Consigny,( la formidable interprète du Scaphandre et Le Papillon, -ma critique de ce film, prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2007, très bientôt sur In the mood for Cannes et de l’excellent Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brizé) Agnès de Sacy, Yves Marmion, Colo Tavernier, Roxane Mesquida.

    Ce jury décernera le Grand Prix du Festival de Cabourg 2007. 

    Le jury des courts métrages sera présidé par Laure Duthilleul notamment composé d’Aymeric Cormerais (prix d’interprétation masculine pour le très beau, acerbe, mélancolique…et accessoirement romantique court métrage Béa de Romuald Beugnon pour lequel Thérèse Roussel avait également reçu le prix d’interprétation féminine l’an passé), Alice Taglioni, de Nicolas Ronchi, Sarah Biasini...et l'éminente blogueuse-cinéphile de Sur la route du cinéma http://surlarouteducinema.hautetfort.com ), lauréate du concours Studio Magazine.

    Le prix de la jeunesse, quant à lui, sera parrainé par Bérénice Béjo et Johan Libéreau (le jeune et non moins talentueux interprète des Témoins d’André Téchiné).

    Sont notamment attendus cette année:

    Fu'ad Ait Aatou, Aure Atika, Frédérique Bel, Biyouna, Sandrine Bonnaire, Elodie Bouchez, Michel Boujenah, Catherine Breillat, Guillaume Canet, Amira Casar, Antoine de Caunes, Emma de Caunes, Nicolas Cazalé, Christophe, Marion Cotillard, Pol Cruchten,Julie Delpy, Léa Drucker, Daniel Duval, Nicolas Duvauchelle, Vincent Elbaz, Pascal Elbé, Jacques Gamblin, Eric Guirado, Guillaume Laurant, Lio, Virginie Ledoyen, Sara Martins, Georges Moustaki, François Ozon, Olivier de Plas, Clémence Poésy, Céline Sciamma, Mathilde Seigner, Jonathan Zaccaï, …

    Longs métrages en compétition:

    DELIRIOUS, de Tom DiCillo - Etats-Unis

    FRANZ + POLINA, de Mikhail Segal - Russie

    2 DAYS IN PARIS, de Julie Delpy - France

    L'année où mes parents sont partis en vacances, de Cao Hamburger - Brésil

    Ca rend heureux, de Joachim Lafosse - Belgique

    Le fils de l'épicier, d'Eric Guirado - France

    Tel père, telle fille, d'Olivier de Plas - France

    Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma – France

    Longs métrages en avant-première :

    FragileS, de Martin Valente - France

    Proibido ProibiR, de Jorge Duran – Brésil

    L'éventail de Lady Windermere, de Mike Barker - Royaume-Uni

    Courts métrages en compétition:

    Chute libre, d'Olivier Dorigan

    De l'amour, d'Aure Atika

    Infrarouge, de Lionel Mougin

    Le Parloir, de Marie Vernalde

    Magic Paris, d'Alice Winocour

    MorganeZ, de David Tardé

    Plus ou moins, de Gianguido Spinelli

    Valériane va en ville, d'Alban Mench

    Périphérique Blues, de Slony Sow

    Même pas mort, de Claudine Natkin

    Le bal perdu, d'Alfredo Diaz Perez

    LE LIT FROISSE, de Myriam Donasis

    Journées Européennes-Les Films en compétition

    Le Festival du Film de Cabourg devient un tremplin pour de jeunes réalisateurs et acteurs européens.

    Des longs-métrages (première, deuxième ou troisième œuvre) inédits en France , sélectionnés par Pierre-Henri Deleau seront présentés:

    Italie
    In memoria di me de Saverio Costanzo

    Allemagne
    Sehnsucht de Valeska Grisebach

    Irlande
    True North de Steve Hudson

    Hongrie
    White Palms de Szabolcs Hajdu

    Macédoine
    Illusion de Svetozar Ristovski

    Pologne
    Le Maître de Piotr Trzaskalski

    Luxembourg
    Perl oder Pica de Pol Cruchten

    Ciné-plage

    Toujours plus romantique, le Festival du Film de Cabourg, et CINECINEMA présentent au public, installé sur des chaises longues, les “Grands Succès Romantiques de l'année” …
    À la nuit tombée, sur un écran géant sur la plage entre la mer et le Grand Hôtel. Cette année, ouverture au public de l'espace “Ciné-Plage” à 22h30 avec la projection des longs métrages (sélection en cours)

    Une Vieille Maîtresse de Catherine Breillat

     Avec Asia Argento, Fu'ad Ait Aattou, Roxane Mesquida, Claude Sarraute,
    Yolande Moreau, Amira Casar, Lio, Michael Lonsdale …

    Ensemble c'est tout de Claude Berri
    Avec Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker, Françoise Bertin,
    Alain Sachs, Firmine Richard …

    La Môme d'Olivier Dahan
    Avec Marion Cotillard, Sylvie Testud, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu, Clotilde Courau, Jean-Pierre Martins …

    Le Grand Meaulnes de Jean-Daniel Verhaeghe
    Avec Nicolas Duvauchelle, Jean-Baptiste Maunier, Clémence Poésy, Jean-Pierre Marielle, Philippe Torreton, Emilie Dequenne, Malik Zidi…

    3be5073f26b645a47714f0aa5a3741f8.jpg

    La Cérémonie des Swann d’Or récompensera,

    lors de la soirée de Clôture et de Remise des Prix,le samedi 16 juin, au Grand Casino de Cabourg-Groupe Partouche :     

      Dans la section Courts Métrages en compétition

      le meilleur réalisateur

    le meilleur acteur

    la meilleure actrice  

      Les Révélations du Cinéma en 2007 :

      la révélation masculine de l’année,

    la révélation féminine de l’année

      Le meilleur réalisateur de long métrage de l’année,

    Le meilleur acteur de l’année,

    La meilleure actrice de l’année    

      Dans la section Longs Métrages en compétition :

    Le Grand Prix du Festival de Cabourg

    Le Prix de la Jeunesse

    Complément de programmation du 11.06.2007

    Le documentaire de Sandrine Bonnaire "Je m'appelle Sabine" qui a obtenu le prix Fipresci au dernier Festival de Cannes sera projeté en séance exceptionnelle.

    Sont également prévues deux séances spéciales:

    Un court-métrage de François Ozon, Un lever de rideau,  avec Mathieu Amalric, Louis Garerl, Vahina Giocante

    Delice Paloma de Nadir Moknèche (France) Avec Biyouna, Nadia Kaci, Daniel Lundh, Abbes Zahmani

    Pour en savoir plus :

    Le site officiel du Festival

    Mon compte-rendu du Festival 2005

    Office de tourisme de Cabourg : http://www.cabourg.net ou  02-31-91-20-00

    Informations pratiques :

    Le Festival de Cabourg est un festival très accessible, pour un laissez-passer de 20 euros  vous pouvez assister à 5 séances. Le laissez-passer est en prévente d’abord au nouvel office du tourisme les 26 et 27 Mai, les 2 et 3 juin et du 9 au 13 juin. Durant le festival il sera en vente à l'ancien Office de Tourisme situé dans les Jardins du Casino du 14 au 17 juin. 

    Très bientôt de plus amples informations sur ce festival… En attendant, rendez-vous sur In the mood for Cannes sur lequel vous pourrez chaque jour encore lire de nouvelles critiques, de nouvelles vidéos et photos concernant le 60ème Festival de Cannes.

    Sandra.M

  • Les films incontournables de la semaine

    310658df2a32e3e660737a9e93d57a98.jpgEn attendant le Festival de Cabourg, voici les deux films sortis cette semaine que je vous ce9a866bb4e980d4764081f09bd812e7.jpgrecommande vivement:

    « Boxes » de Jane Birkin, dont vous pourrez lire ma critique  sur In the mood for Cannes, et voir des vidéos de sa présentation au festival, et de l'hommage du Festival à Jane Birkin.

    « L’avocat de la terreur » de Barbet Schroeder, également présenté au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard dont vous pourrez aussi lire ma critique sur « In the mood for Cannes », ici.

    Toujours à l'affiche, je vous recommande également:

    dda9f1625d36ec1800cac181ad388465.jpgLe Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel, prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes (critique bientôt en ligne).

    Les chansons d’amour de Christophe Honoré (voir ma critique ici) également en compétition 4bb2200c374ec68fb34e3763a18f73b8.jpgofficielle du dernier Festival de Cannes.

    Sandra.M

  • "In the mood for cinema" parmi les 70 blogs français qui comptent

    Le Guide des Relations Presse et de la Communication 2007 vient d'établir la liste des 70 blogs français qui comptent, toutes catégories confondues (une liste reprise également ici).

    "In the mood for cinema" fait partie des rares blogs cinématographiques qui y figurent ( dont certains référencés sur ce blog et notamment le prolifique et de qualité "Sur la route du cinéma").

    7b7c400d41266130f90e795718c93361.jpgJe suis naturellement consciente de l'aspect purement subjectif voire arbitraire d'un tel 6418edce86803ee9079c86cc27658ec8.jpgclassement, c'est néanmoins un encouragement à poursuivre l'écriture de ce blog commencé en novembre 2004.  Un encouragement à continuer à le décliner, aussi, après le blog cannois "In the mood for Cannes" sur lequel vous pouvez ainsi lire des critiques de films actuellement à l'affiche présentés au Festival de Cannes comme  "Zodiac" de David Fincher, " Les chansons d'amour" de Christophe Honoré, des critiques de films prochainement à l'affiche comme "L'avocat de la terreur" de Barbet Schroeder, "Boxes" de Jane Birkin ..., un blog qui continuera d'être quotidiennement enrichi.

    In the mood for cinema dans sa version originelle ne dépérira pas pour autant,  bien au contraire,c1e30ff1187f4a41274dc6fab4c0cab6.jpg vous pourrez bientôt y lire mes comptes-rendus du Festival du Film Romantique de Cabourg qui aura lieu du 14 au 17 juin prochain, et du Festival Paris Cinéma qui aura lieu du 3 au 14 juillet

    f2668ce468ffb35e1014643d2a5d455e.jpg2007 , ainsi que toutes les informations pratiques concernant ces deux festivals...

    Je vous annonce également la création d'une nouvelle déclinaison d'In the mood for cinema : "In the mood for Deauville" dont l'adresse sera http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com qui sera consacré 772ac27963cb3083f27ea78fa74420aa.jpgau Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007 où je serai comme chaque année.

    Sandra.M