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  • "Sin nombre" de Cary Joji Fukunaga: le prix du jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009 en salles aujourd'hui

     

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    Cary Joji Fukunaga, réalisateur de "Sin nombre"' entouré du jury palmarès du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009 présidé par Jean-Pierre Jeunet
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    Si, aujourd'hui, je vous recommande d'abord et avant tout, la palme d'or du Festival de Cannes 2009 ("Le ruban blanc" de Michael Haneke, cliquez ici pour lire ma critique), je vous recommande également un autre lauréat d'un Festival de cinéma en 2009: "Sin nombre" de Cary Joji Fukunaga qui a reçu le prix du jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009.(Cliquez ici pour en savoir plus)

  • Concours: gagnez vos places pour "Sin nombre" de Cary Joji Fukunaga

    Inthemoodforcinema.com, grâce à Cinefriends (un site autant pour cinéphiles que simple amateurs de cinéma, ludique, complet, interactif, diversifié, participatif dirigé par une équipe de choc que je vous encourage vivement à découvrir si vous ne le connaissez pas encore) a la possibilité de vous faire gagner 5 places pour 2 pour découvrir "Sin nombre" de Cary Joji Fukunaga en salles (sortie du film en salles: le 21 octobre prochain).
    Je vous ai déjà parlé de ce film lors du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, un film choc qui ne vous laissera certainement pas indifférent et qui m'a laissée une forte empreinte malgré les réserves émises dans ma critique publiée à lors de la projection deauvillaise, ci-dessous.
    Pour remporter ces places, étant donné qu'il reste peu de temps jusqu'à la fin du concours (lundi 19 octobre), une question très simple : il vous suffit de figurer dans les 5 premiers à me dire quel film a reçu, en 2008, le prix identique à celui reçu par "Sin nombre" au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009. Réponse et coordonnées à envoyer à inthemoodforcinema@gmail.com .
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    Cary Joji Fukunaga, réalisateur de "Sin nombre"' entouré du jury palmarès du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009 présidé par Jean-Pierre Jeunet
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    Dans « Sin nombre » de  Cary Joji Fukunaga suit Sayra, une jeune hondurienne qui, après des années de séparation, retrouve son père qui lui propose d'émigrer avec lui aux Etats-Unis où il a refait sa vie. Une nuit, ils embarquent avec son oncle et d'autres émigrants  à bord d'un train de marchandises américain. C'est au cours de ce voyage que Sayra va rencontrer Casper, un jeune mexicain qui fuit sa ville et la Mara, le gang auquel il appartient mais qu'il vient de trahir... Produit par Gael Garcia Bernal et Amy Kaufman « Sin nombre » avait déjà été primé du prix du meilleur réalisateur et de la meilleure direction photo à Sundance. Malgré certaines faiblesses, et notamment un manque d'épaisseur des deux personnages principaux qui leur fait aussi perdre en crédibilité, il faut là aussi reconnaître la force du propos appuyé par une style documentaire, une caméra à l'épaule qui épouse l'impression de rage, de violence, de risque, d'urgence que connaissent les personnages principaux en lesquels combattent innocence et violence, rage de vivre et de tuer pour vivre.  Fuir ou tuer semblent être les deux seules issues face à une réalité âpre. Si le sujet principal, d'après son réalisateur lors de sa conférence de presse deauvillaise, reste l'immigration c'est aussi un éclairage édifiant sur la sombre et impitoyable réalité des gangs (qui ici imposent des « taxes » aux passeurs), après « La vida loca », le documentaire de Christian Poveda qui y a laissé la vie. Cette âpreté est atténuée par la beauté de la photographie et des paysages que nous fait traverser et découvrir cet intense road movie ferroviaire.  S'il se termine sur un acte de rédemption et sur une note d'espoir il nous laisse avec l'image glaciale d'enfants condamnés à un terrifiant avenir, condamnés à cet insoluble cycle de violence pour sauver leurs vies, si fragiles et méprisées par ceux qui les exploitent sans le moindre scrupule.  Lors de sa conférence de presse, Cary Joji Fukunaga est notamment revenu sur la difficulté de tournage des scènes dans le train pour lesquelles il n'ont de surcroît eu que 5 jours de tournage et sur son prochain projet... : une comédie musicale...  loin de l'horreur des gangs.

    Site Officiel de "Sin nombre": http://www.sinnombre-lefilm.com/
    Page Officiel Facebook de "Sin nombre": http://www.facebook.com/SinNombre.fr

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  • Bilan des films de la compétition officielle du 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

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    Cary Joji Fukunaga, réalisateur de "Sin nombre"', lauréat du prix du jury ex-aequo, entouré du jury palmarès présidé par Jean-Pierre Jeunet
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    Le jury "Révèlation" présidé par Maïwenn

    Comme je vous le disais dans mon premier bilan de ce 35ème Festival du Cinéma Américain, Deauville s'est cette année essentiellement positionné en vitrine du cinéma indépendant américain, mettant au second plan les hommages ( avec néanmoins quatre hommages cette année : à Robin Wright Penn, à Andy Garcia, à Harrison Ford et aux « ZAZ ») et les avant-premières évènementielles qui ont contribué à sa renommée. Depuis que la compétition a été instituée en 1995, je crois n'avoir manqué presque aucun film de cette section (deux cette année « The killing room » et « Precious ») devenue pour moi un rendez-vous incontournable. Comme l'est la compétition cannoise au niveau mondial, la compétition deauvillaise est à la fois un reflet des blessures, des espoirs et des audaces de la société américaine, à cette différence près que Deauville met l'accent sur les premiers films : quatre cette année rien qu'en compétition.

    Parmi les grands prix des années précédentes figurent ainsi : « ça tourne à Manhattan », de Tom Di Cillo, « Sunday » de Jonathan Nossiter, « Being John Malkovich » de Spike Jonze, « Girlfight » de Karyn Kusama, « Maria full of grace » de Joshua Marston, « The Visitor » de Tom Mc Carthy  sans oublier des films comme « Memento » de Christopher Nolan  (prix du jury).

    Témoignage de la vitalité et de la diversité du cinéma indépendant américain, cette année, Deauville nous a montré une Amérique angoissée et engluée dans des problèmes existentiels : « Cold souls » de Sophie Barthes (un acteur américain en pleine crise existentielle) et le peu convaincant et peu plausible « Shrink » de Jonas Pate (ou les affres d'un psychiatre dépressif) dont les protagonistes gravitent d'ailleurs dans le milieu cinématographique et si l'un y perd son âme l'autre y trouvera son salut. L'adolescence, comme toujours, était un des thèmes phares de cette compétition notamment dans l'insipide « Youth in revolt » (absence totale de scénario, et suite de saynètes, prétextes à la mise en scène d'un personnage paraît-il culte et de son double imaginaire) ou dans « World's greatest dad » même si le vrai héros est ici le père de l'adolescent, dans cette comédie immorale réussie et mordante au dénouement malheureusement bâclé et gâché par une inutile pirouette finale (comme si une comédie ne pouvait se permettre d'être corrosive et immorale jusqu'au bout) et un symbolisme ridicule (le greatest dad en question se jette nu dans l'eau d'une piscine pour signifier sa renaissance). Dans « Sin nombre », même si l'adolescence n'est pas le thème central ce sont de nouveau des adolescents qui sont mis en scène de même  que dans « Precious ». Et si la comédie était présente cette année, le rire était jaune et cynique que ce soit dans « Word's greatest dad » ou dans « Humpday » avec son ambiguïté savamment orchestrée derrière le masque du rire.

    Mais ce qui ressortait avant tout de cette compétition 2009, c'était le besoin de souffle, d'évasion, de respiration dans un monde étouffant, une quête d'espoir et d'ailleurs, une envie de fuir la réalité : s'évader en se soulageant de son âme (« Cold souls »), s'évader par l'art, en l'occurrence le dessin (« Harrison Montgomery »), s'évader en mettant en scène ses désirs latents (« Humpday »),  s'évader par des paradis artificiels puis par le cinéma (« Shrink »), s'évader au sens propre (« Sin nombre », ), s'évader et connaître un nouveau souffle en changeant de cœur (« The good heart »), s'évader de son devoir et de ses souvenirs (« The messenger »), s'évader en réinventant la réalité (« World's greatest dad, « Youth in revolt »).

     L'espoir suscité par Obama ne se reflète pas encore totalement dans le cinéma qui perçoit néanmoins la lueur, la plupart de ces films s'achevant en laissant entrevoir une porte de sortie, à défaut d'une fin totalement heureuse.

    Les deux films marquants de cette compétition restent « The messenger » et « Sin nombre »,  deux premiers films, respectivement grand prix et prix du jury ex-aequo même si je vous recommande également « Wolrd greatest dad » et le prix de la révélation 2009 « Humpday », à la fois pour son remarquable interprétation et sa savoureuse ambiguïté même si à l'un et l'autre je reprocherais un scénario inabouti.

    En primant « Sin nombre » et « The Messenger », Deauville s'affirme plus que jamais  comme un festival aux partis pris engagé montrant et dénonçant la face sombre de l'Amérique, notamment les difficultés que connaissent les immigrés, déjà au centre de « The Visitor », grand prix du Festival 2008. Ces deux films,  « Sin nombre » et « The Messenger » ont aussi en commun de se terminer sur une salutaire note d'espoir.

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    C'est à ce premier film sans distributeur, « The Messenger » d'Oren Moverman, déjà couronné de l'Ours d'argent au dernier festival de Berlin qu'est donc allé le Grand Prix du Festival 2009 ainsi que le prix de la critique internationale. Si j'avais préféré, l'an passé, « American son », également en compétition, traitant également des conséquences de la guerre en Irak il faut reconnaître la force du propos servi par deux acteurs remarquables, Ben Foster et Woody Harrelson qui interprètent ici deux militaires ayant la lourde charge d'annoncer le décès de soldats morts à la guerre à leurs proches. Peu à peu les êtres ravagés par la guerre, la culpabilité, se révèlent derrière les masques d'impassibilité  de ces militaires à qui l'on impose froideur et sang froid devant cette tâche ingrate et face aux familles meurtries. La réalité que leurs fonctions les avait contraint à occulter va leur exploser en pleine face de même  que cette effroyable sensation que la vie continue, impitoyable face à leurs malheurs, aveugle devant ce qui se passe là-bas et devant cette horreur impalpable qui, par leur biais, ressurgit sur le territoire américain. Un film émouvant sans être larmoyant ou outrancièrement mélodramatique sur les conséquences effroyables d'une guerre et ses douleurs et horreurs indicibles et parfois niées, une guerre qui n'a pas fini de panser ses plaies encore béantes.

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    Dans « Sin nombre » de  Cary Joji Fukunaga suit Sayra, une jeune hondurienne qui, après des années de séparation, retrouve son père qui lui propose d'émigrer avec lui aux Etats-Unis où il a refait sa vie. Une nuit, ils embarquent avec son oncle et d'autres émigrants  à bord d'un train de marchandises américain. C'est au cours de ce voyage que Sayra va rencontrer Casper, un jeune mexicain qui fuit sa ville et la Mara, le gang auquel il appartient mais qu'il vient de trahir... Produit par Gael Garcia Bernal et Amy Kaufman « Sin nombre » avait déjà été primé du prix du meilleur réalisateur et de la meilleure direction photo à Sundance. Malgré certaines faiblesses, et notamment un manque d'épaisseur des deux personnages principaux qui leur fait aussi perdre en crédibilité, il faut là aussi reconnaître la force du propos appuyé par une style documentaire, une caméra à l'épaule qui épouse l'impression de rage, de violence, de risque, d'urgence que connaissent les personnages principaux en lesquels combattent innocence et violence, rage de vivre et de tuer pour vivre.  Fuir ou tuer semblent être les deux seules issues face à une réalité âpre. Si le sujet principal, d'après son réalisateur lors de sa conférence de presse deauvillaise, reste l'immigration c'est aussi un éclairage édifiant sur la sombre et impitoyable réalité des gangs (qui ici imposent des « taxes » aux passeurs), après « La vida loca », le documentaire de Christian Poveda qui y a laissé la vie. Cette âpreté est atténuée par la beauté de la photographie et des paysages que nous fait traverser découvrir cet intense road movie ferroviaire.  S'il se termine sur un acte de rédemption et sur une note d'espoir il nous laisse avec l'image glaciale d'enfants condamnés à un terrifiant avenir, condamnés à cet insoluble cycle de violence pour sauver leurs vies, si fragiles et méprisées par ceux qui les exploitent sans le moindre scrupule.  Lors de sa conférence de presse, Cary Joji Fukunaga est notamment revenu sur la difficulté de tournage des scènes dans le train pour lesquelles il n'ont de surcroît eu que 5 jours de tournage et sur son prochain projet... : une comédie musicale...  loin de l'horreur des gangs.

  • Le palmarès du 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

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    A partir d'aujourd'hui, Inthemoodforcinema.com va reprendre son rythme de publication quotidienne.

     En attendant de vous livrer sur ce blog et sur inthemoodfordeauville.com tous mes articles, photos, vidéos de ce 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville (compétition, avant-premières, hommages, conférences de presse d'Harrison Ford, Andy Garcia etc), ces jours prochains et tout au long de la semaine, en voici le palmarès (que je commentaire bien entendu également, ayant vu 9 films en compétition sur 11):

    PALMARES

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    Le Jury Palmarès de la 35e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, présidé par Jean-Pierre Jeunet, entouré de Hiam Abbas, Emilie Dequenne, Deborah François, Sandrine Kiberlain, Géraldine Pailhas, Dany Boon, Jean-Loup Dabadie, Patrice Leconte et Bruno Podalydès, a décerné les prix suivants:

    GRAND PRIX

    THE MESSENGER de Oren Moverman

    PRIX DU JURY ex aequo

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    PRECIOUS de Lee Daniels & SIN NOMBRE de Cary Joji Fukunaga

    Le Jury de la Révélation de la 35e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, présidé par Maïwenn, entourée de Romane Bohringer, Aïssa Maïga, Louise Monot, Nicolas Fargues et Raphaël, a décerné son Prix de la Révélation Cartier à:

    PRIX DE LA REVELATION CARTIER

    HUMPDAY de Lynn Shelton

    Le Jury de la Critique Internationale, composé de journalistes internationaux, a décerné le prix suivant :

    PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE

    THE MESSENGER de Oren Moverman

    PRIX LITTERAIRE Lucien Barrière

    Colum McCann pour son roman

    “ET QUE LE VASTE MONDE POURSUIVE SA COURSE FOLLE”

    PRIX MICHEL D’ORNANO

    QU’UN SEUL TIENNE ET LES AUTRES SUIVRONT de Léa Fehner