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l'etranger de françois ozon

  • Paris Film Critics Awards 2026 : les nominations

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    Ce mardi ont été annoncées les nominations aux Paris Film Critics Awards 2026.

    Les Paris Film Critics Awards ont été créés en 2022. Ils récompensent chaque année les œuvres (ainsi que les artistes qui y ont contribués), françaises comme internationales, sorties en salles ou diffusées sur les chaînes et plateformes au cours de l’année précédente.

    Le jury des Paris Film Critics Awards est constitué d’un collège de votants composé de critiques et journalistes professionnels de cinéma et culture basés à Paris (l’académie des Paris Film Critics) dont j’ai le plaisir de faire partie depuis la première édition

    Créés à l’initiative de Sam Bobino (fondateur et co-président du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule -vous pouvez retrouver ici mon compte-rendu de la dernière édition de ce festival qui célébrait ses 10 ans-, délégué général de la Semaine du Cinéma Positif à Cannes),  à l’image des New York Film Critics Circle Awards, Los Angeles Film Critics Association Awards ou London Critics Film Awards, les Paris Film Critics Awards récompensent chaque année le meilleur du cinéma mondial.

    Le palmarès de la première édition des Paris Film Critics Awards avait couronné beaucoup de films français et avait ainsi témoigné de la diversité de la production cinématographique française. En 2022, c’est le long-métrage de Xavier Giannoli, Illusions perdues, qui avait reçu le Paris Film Critics Awards du meilleur film tandis que son acteur Vincent Lacoste recevait celui du meilleur second rôle masculin pour cette adaptation magistrale du chef-d’œuvre de Balzac. Vous pouvez retrouver mon compte-rendu complet de cette première édition des Paris Film Critics Awards ainsi que le palmarès, dans mon article, ici. 

    En 2023, La Nuit du 12 avait été élu meilleur film de l’année. Le film de Dominik Moll avait également reçu le prix de la meilleure adaptation et du meilleur second rôle féminin pour Anouk Grinberg. Nous retrouvons de nouveau cette année Dominik Moll parmi les nommés pour Dossier 137. Je vous invite à lire mon récit complet de la cérémonie 2023 et le détail du palmarès ici.

    En 2024, c'était à nouveau un film français qui avait reçu le Paris Film Critics Award du film de l'année (retrouvez ici mon compte-rendu et le palmarès complet des Paris Film Critics Awards 2024, ici). Cette cérémonie avait également rendu hommage à deux figures marquantes du cinéma international en attribuant un prix d’honneur à Vincent Lindon et un prix pour l’ensemble d’une carrière à Jerry Schatzberg (à l’issue de la cérémonie avait été également diffusé le documentaire de Pierre FilmonJerry Schatzberg portrait paysage). Un prix de la contribution exceptionnelle au cinéma avait également été attribué au critique de cinéma récemment disparu, Michel Ciment.

    L’an passé, l’Académie des Paris Film Critics Awards avait particulièrement distingué le film de Jacques Audiard Emilia Perez avec 4 awards : meilleur film, meilleur montage,  meilleur second rôle féminin et meilleure musique. The Substance était reparti avec 2 awards (meilleure réalisatrice pour Coralie Fargeat et meilleure actrice pour Demi Moore) tout comme Le Comte de Monte-Cristo (meilleurs décors et meilleurs costumes). Un prix de la contribution exceptionnelle au cinéma avait été décerné à Gilles Jacob. Retrouvez mon compte-rendu détaillé et le palmarès des Paris Film Critics Awards 2025, ici.

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    Cette édition 2026 est dominée par The Brutalist de Brady Corbet et Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson, qui figurent en tête des nominations et se distinguent par leur présence dans plusieurs catégories majeures, artistiques et techniques. À leurs côtés, La Petite Dernière de Hafsia Herzi, Sirât d’Oliver Laxe, Valeur sentimentale de Joachim Trier, L’Attachement de Carine Tardieu, comptent parmi les autres films les plus cités de cette sélection, illustrant la diversité des écritures et des propositions cinématographiques retenues cette année. D’autres films viennent compléter ce classement de tête, notamment, Dossier 137 de Dominik Moll, L’Agent Secret de Kleber Mendonça Filho, Nouvelle Vague de Richard Linklater, L’Étranger de François Ozon, La Femme la plus riche du monde de Thierry Klifa, Sinners de Ryan Coogler, Wicked : Partie 2 de John M. Chu, Nino de Pauline Loquès ou Cassandre d’Hélène Merlin.

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    Je vous avais fait part ici de mon enthousiasme pour un certain nombre des films nommés :

    - Un simple accident de Jafar Panahi (nommé comme meilleur, meilleur scénario original) – Extrait de critique :

    « Pour la première fois depuis quinze ans, Jafar Panahi était présent à Cannes pour défendre son film.  « Faire un film engagé n’a pas été facile » a-t-il expliqué. Si son film est un acte politique et un acte de courage (Jafar Panahi, malgré cette dénonciation frontale du régime, de ses oppresseurs mais aussi de sa corruption, est retourné en Iran après le festival), il est aussi une vraie œuvre de cinéma. Le film lui-même est ainsi une vengeance, ou du moins une revanche sur ses oppresseurs. Ils n’auront pas atteint sa liberté de dire, de filmer, de dénoncer, ni son humanité.[…] Grâce à un sens de la mise en scène toujours aussi aiguisé, un courage admirable, des comédiens parfaits, un ton tragi-comique, une portée morale, politique et philosophique, qui interroge aussi notre propre rapport à la vengeance et notre propre humanité, une fin glaçante d’une force indéniable, cette  farce savoureuse, quête de vérité rocambolesque méritait amplement cette Palme d’or. - Lire la critique complète ici -

    - Dossier 137 de Dominik Moll (meilleur film, meilleure actrice, meilleur scénario original) – Extrait de critique :

    « En compétition dans le cadre du Festival de Cannes 2025, ce film se penche sur un cas de bavure policière lors des manifestations des Gilets jaunes. Comme l’enquêtrice de l’IGPN qu’elle interprète dont les certitudes vacillent, le regard de Léa Drucker tremble légèrement, marque un doute et une fragilité à peine perceptibles, si savamment joués. Elle tient bon malgré l’incompréhension de ses anciens collègues face à la voie qu’elle a choisie (elle travaillait auparavant aux stups), à la colère de la famille de la victime (originaire du même endroit qu’elle), à la haine que suscite la police que son propre fils ne cesse de lui rappeler. Ce Dossier 137 n’est pas un dossier comme un autre pour elle. Il sera (peut-être) classé mais quelque chose dans ses convictions aura vacillé. La générosité du personnage de Léa Drucker inonde tout le film, qu’elle prenne soin d’un petit chat égaré qu’elle adopte ou qu’elle essaie d’oublier la réalité en regardant des vidéos de chats. Et quand, en visionnant ces vidéos, son rire, soudain enfantin, cesse d’un coup, c’est toute son impuissance et sa fragilité que cette femme intègre et combattive a tenté de masquer tant bien que mal qui ressurgissent. Le portrait passionnant d’une femme, d’une policière, et d’une époque en proie aux fractures. »

    - Valeur sentimentale de Joachim Trier (meilleur réalisateur, meilleure actrice dans un second rôle, meilleur scénario original) – Extrait de critique :

    « Valeur sentimentale ausculte cependant avant tout les méandres des blessures familiales, les fantômes qui planent sur cette maison, la transmission douloureuse qu’elle représente comme le signifie cette séquence onirique avec les visages empreints de tristesse du père et de ses deux filles qui se (con)fondent. Une histoire universelle et d’une grande sensibilité sur le manque d’amour ou le mal-amour, sur les ombres du passé et du cœur avec des personnages attachants, dans leurs failles comme dans leurs combats. Ces fondus au noir qui séparent les séquences sont comme le masque ou le mur qui sépare les membres de la famille et que le décor reconstitué abattra. Une mise en abyme ingénieuse entre la vie et le cinéma, sur l’art qui guérit les maux de la vie. Joachim Trier dénoue avec beaucoup de pudeur la complexité des rapports familiaux et des blessures intimes, distillant tout doucement l’émotion tout du long, pour susciter la nôtre à la fin. Allez savoir si le décor ne va pas exploser, les fissures se réparer, et la valeur sentimentale l’emporter… Pour cela, il vous faudra vous plonger dans cette Valeur sentimentale subtile et poignante. (Quel beau titre d'ailleurs qui désigne autant ce que représente la maison, que ce qui unit les membres de la famille qu'elle réunit). » - Lire la critique complète ici - 

    -La Femme la plus riche du monde de Thierry Klifa (meilleure actrice, meilleur acteur, meilleur acteur dans un second rôle) – Extrait de critique :

    « De cette histoire dont on aurait pu penser a priori que l’univers qu’elle dépeint nous aurait tenus à distance, Klifa et ses scénaristes ont extrait un récit universel, le portrait d’un petit monde théâtral, qui n’en est pas moins cinégénique et réjouissant à suivre, avec ses personnages monstrueux et fragiles, excessifs et fascinants, entourés et désespérément seuls. Un chaos réjouissant. Une tendresse, aussi féroce soit-elle, qui était comme une respiration dans ce monde compassé qui en est tant dépourvu. Une parenthèse au milieu de l’ennui et de la solitude. Comme une sortie au théâtre pour découvrir une pièce avec un protagoniste avec une personnalité et une présence telles que sa disparition de la scène fait apparaître la vie plus terne encore, surtout pour Marianne qui se retrouve face à elle-même, dégrisée après cette ivresse ébouriffante. On se souvient alors de cette réponse à une question de sa fille : « Tu veux savoir si je t’aime ? Je ne sais pas si je t’aime. » Les portes de la prison dorée viennent de se refermer. Comme un boomerang. Jubilatoire, vous dis-je ! » - Lire la critique complète ici - 

    - La chambre d’à côté de Pedro Almodovar (meilleure actrice) – Extrait de critique :

    « Le jury de la Mostra de Venise présidé par Isabelle Huppert a décerné son Lion d’or à ce film magnifique : « Je crois que dire adieu à ce monde proprement et dignement est un droit fondamental de tout être humain » a déclaré le cinéaste en recevant son prix. Ce long-métrage s’éloigne de ses films transgressifs, flamboyants, mélodramatiques, et exubérants (dans lesquels la mort étant cependant souvent présente) pour livrer un film poignant à la beauté funèbre. Un tableau vert, rouge et jaune d’une force poétique renversante sublimé par deux actrices magistrales. Un plaidoyer convaincant pour la liberté de choisir : la liberté de choisir la route qu'emprunte notre vie, jusqu'aux derniers instants, et donc la mort. La fin du film reconstitue les « étreintes brisées ». Ne vous disais-je pas à propos du film éponyme que le cinéma, paré de toutes les vertus, même celle de l’immortalité, survit à la mort, reconstitue les étreintes brisées ? C’est ce qui vous attend dans cette Chambre d’à côté dont je vous recommande de pousser la porte rouge pour affronter la mort et célébrer la vie. » - Lire la critique complète ici -

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    - L’Etranger de François Ozon (meilleur acteur, meilleure adaptation, meilleure photographie) – Extrait de critique :

    « Tout en étant particulièrement fidèle au texte de Camus, Ozon a aussi su y apporter son univers et sa vision, en développant les deux personnages féminins, et par quelques références à la situation coloniale (discrètes comme ce panneau « interdit aux indigènes » au cinéma), par cette tombe qui redonne un nom à celui qui est nommé seulement « L’Arabe » dans le livre …tout en gardant pour derniers mots de Meursault les dernières lignes du roman. Il prouve aussi la force intemporelle du roman qui en parlant d’un jeune homme d’hier peut refléter la jeunesse d’aujourd’hui, désarçonnée, dont les émotions sont parfois tellement sollicitées et indifférenciées qu’elles sont mises à distance. Comme des étrangers au monde et à eux-mêmes. Le « Nous sommes tous coupables et nous sommes tous condamnés » de L’Étranger m’a rappelé le « tous coupables » du Cercle Rouge de Melville. Et cette inéluctabilité. Cette fatalité. Cette absurdité de la mort qui finit par tous nous réunir dans un même cercle. La beauté étincelante et captivante des images reflète la force des mots de Camus. Meursault demeure une étrangeté saisissante et la vanité de l’existence une constatation implacable et déroutante. L’audace de cette adaptation sensorielle est de n’avoir pas cherché à susciter de l’identification et d’avoir pris ce personnage dénué d’émotions tel qu’il est dans le roman. Et de nous laisser avec nos questions sur ce personnage insondable et cette sensation paradoxale d’un film qui irradie d’une fièvre glacée. On se souvient alors de ce plan dans lequel apparaît Meursault pour la première fois : un être flou, un mirage peut-être… « Vivre, c’est faire vivre l’absurde. Le faire vivre, c’est avant tout le regarder. » Albert Camus » - Lire la critique complète ici

    -Partir un jour de Amélie Bonnin (meilleur premier film, meilleure révélation féminine) – Extrait de critique :

    « Si ce film n’atteint pas la perfection de On connaît la chanson d’Alain Resnais (pour moi un des films les plus brillants et profonds de l’Histoire du cinéma malgré sa légèreté apparente, un mélange subtile –à l’image de la vie – de mélancolie et de légèreté, d’enchantement et de désenchantement, un film à la frontière des émotions et des genres qui témoigne de la grande élégance de son réalisateur, du regard tendre et incisif de ses auteurs et qui nous laisse avec un air à la fois joyeux et nostalgique dans la tête. Un film qui semble entrer dans les cadres et qui justement nous démontre que la vie est plus nuancée et que chacun est forcément plus complexe que la case à laquelle on souhaite le réduire, moins lisse et jovial que l’image « enchantée » qu’il veut se donner) avec lequel certains l’ont comparé, n’oublions pas qu’il s’agit là d’un premier film. Ce film musical était décidément parfait pour l’ouverture de ce 78ème Festival de Cannes, nous enjoignant à chanter et danser sous la pluie (Alors, on danse ?), donc malgré les maux du monde sur lesquels les films de ce festival seront, comme chaque année, une « fenêtre ouverte ». Une fête du cinéma lucide et engagée, et tant pis si certains y voient là un paradoxe répréhensible. Une danse mélancolique.  » - Lire la critique complète ici

    - Jouer avec le feu de Delphine Coulin et Muriel Coulin (meilleur acteur dans un second rôle) – Extrait de critique :

    « À la fin, par le simple plan d’une table que Pierre réduit dans la cuisine, tout est dit. Et c’est absolument poignant. C’est un film à la fois intemporel et le portrait d’une époque. C’est l’histoire d’une dérive. La démonstration des mécanismes pervers des discours haineux, du cycle irréversible de leur violence, qu’à jouer avec le feu on n’en ressort pas indemne, de deux vies gâchées et d’une lueur d’espoir (ailleurs). Mais aussi l’impuissance d’un père (magnifique personnage) à travers les yeux duquel nous suivons cette histoire, comme lui, abasourdis. Une histoire tragique, d’une force rare, suffocante et traversée d’inoubliables éclats de lumière. Un trio de personnages et d’acteurs que vous n’oublierez pas. » - Lire la critique complète ici -

    - La Venue de l’avenir de Cédric Klapisch (meilleur scénario original) – Extrait de critique :

    « Klapisch entremêle brillamment fantaisie et mélancolie, tendresse et nostalgie. Par ce dialogue inventif entre les générations, il brosse le portrait de ce qui nous lie, l’amour et l’art. C’est reposant, coloré, festif, et gaiement nostalgique comme une promenade à Giverny, comme une avenue de l’Opéra qui s’illumine et trace le chemin au milieu d’un Paris plongé dans l’obscurité, comme un tableau de Monet, comme une rencontre sur un bateau qui mène vers le passé. Une fresque qui relève de la fable savoureuse, teintée de nostalgie. Woody Allen, avec son conte jubilatoire, Minuit à Paris, d’une autre manière, avait réenchanté le présent, en montrant qu’on peut s’enrichir du passé pour en saisir l’étendue de la beauté. Klapisch, lui, veut réenchanter le présent et l’avenir, sous l’éclairage du passé, et nous enjoint à ne jamais délaisser l’éblouissement auquel invitent l'amour et surtout l'art, que ce soit la photographie, la peinture...ou le cinéma, et même à les réinventer. Ce film en suscite aussi un, réjouissant. » - Lire la critique complète ici

    -L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier (meilleur scénario original) - Extrait de critique :

    "Demoustier reconstitue avec autant de minutie ce chantier phare des années 1980 qu’il avait dépeint avec soin la prison corse de Borgo. La réussite de l’ensemble doit beaucoup au casting : Claes Bang qui interprète l’opiniâtre, présomptueux, tempétueux et parfois exaspérant Otto. Sidse Babett Knudsen, qui joue le rôle de sa femme, prête à le suivre dans tous ses caprices…jusqu’à un certain point, toujours d’une sobriété et d’une justesse remarquables (le film s’inspire notamment des lettres qu’a laissées l’épouse de l’architecte). Michel Fau qui campe un François Mitterrand lui aussi têtu dont l’obstination aveugle frôle aussi le ridicule. Swann Arlaud, toujours impeccable. Xavier Dolan, absolument irrésistible en conseiller pointilleux un peu dépassé par les exigences de l’architecte, et cherchant à les modérer. Derrière les ambitions de chacun, il y a l’argent public dépensé à tout-va pour satisfaire des ambitions, voire caprices(s), et si le film se déroule dans les années 1980, en cela il est aussi intemporel. L’Inconnu de la Grande Arche est un film passionnant sur cet inconnu dont la trajectoire révèle avec une ironie réjouissante les dépenses inconsidérées et les aberrations administratives de l’État français.  Tout cela aboutira à un projet très éloigné de ce à quoi aspirait Otto von Spreckelsen, peu à peu rongé par les désillusions. Et à un film passionnant, parfait pour clore en beauté ce formidable festival."

    - Lire la critique complète ici

    - Bardot de Nicolas Bary et Alain Berliner (meilleur documentaire) - Extrait de critique

    « D’elle et de ce documentaire, on retient bien sûr les impressionnantes avancées obtenues pour les animaux par la Fondation  (listées à la fin du film), le cri de passion et de révolte. Mais aussi sa noble innocence et sa douce impertinence. L’éloge de la liberté (d’être et de dire) et le refus de la tiédeur, tellement salutaires et inspirants à une époque où la prudence étouffe.  Le portrait d’une femme touchante, rongée par la solitude, qui ne regrette rien et qui, dans une époque agitée et carnassière, éprise de voyeurisme et de transparence, a su répondre avec la plus grande des élégances, si rare aujourd’hui : le mystère. Le mystère et le silence. Nous laissant avec ces quelques mots qu’elle griffonne en bleu : « Le silence est chargé de merveilleux messages. » Il y aura toujours la beauté du silence face à la laideur tapageuse des rumeurs. Il y aura toujours Delon. Il y aura toujours Bardot. Étoiles éternelles. Ne manquez pas ce documentaire foisonnant et passionnant, le plus beau des hommages à celle qui est partie rejoindre l'autre « soleil noir ». » - Lire la critique complète ici

    - Lumière, l’aventure continue ! de Thierry Frémaux (meilleur documentaire) – Extrait de critique :

    « Le 19 mars 2025, amoureux du cinéma, partez pour la plus enthousiasmante des aventures qui dure depuis 130 ans ! Enivrez-vous d’images, de mots et de musique. Une valse émotionnelle qui vous fera chavirer de bonheur, d’émotion et d’émerveillement vous attend. En résumé : la magie du cinéma. Celle qui repousse « l’absolu de la mort ». Celle qui nous laisse les yeux écarquillés comme des enfants qui découvrent le monde, un monde (et qui, à la fin, taperaient des pieds pour en réclamer "encore, encore !"). Comme les premiers spectateurs du 28 décembre 1895. Si vous aimez le cinéma, vous ne pourrez qu’être éblouis par ce film qui montre que, dès ses origines, il était un jeu avec la vérité, une écriture en mouvement et un art à part entière. Du grand art, comme ce film passionnant qui lui rend le plus vibrant et émouvant des hommages. » - Lire la critique complète ici

    La liste complète des nominations est à découvrir ci-dessous. Les lauréats seront révélés lors de la cérémonie de remise des 5e Paris Film Critics Awards, qui se tiendra au Royal Monceau-Raffles Paris le 8 février prochain.

    LISTE DES NOMINATIONS DES PARIS FILM CRITICS AWARDS 2026 :

     MEILLEUR FILM

    Dossier 137, Dominik Moll

    L'Agent secret, Kleber Mendonça Filho

    La Petite Dernière, Hafsia Herzi

    L’Attachement, Carine Tardieu

    Sirât, Oliver Laxe

    The Brutalist, Brady Corbet

    Un Simple Accident, Jafar Panahi

    Une bataille après l’autre, Paul Thomas Anderson

     

    MEILLEUR PREMIER FILM

    Cassandre, Hélène Merlin

    La Pampa, Antoine Chevrollier

    L’Épreuve du feu, Aurélien Peyre

    Nino, Pauline Loquès

    Partir un jour, Amélie Bonnin

    Qui brille au combat, Joséphine Japy

    Sorry Baby, Eva Victor

    The Chronology of Water, Kristen Stewart

     

    MEILLEUR.E RÉALISATEUR.TRICE

    Brady Corbet, The Brutalist

    Hafsia Herzi, La Petite Dernière

    Joachim Trier, Valeur sentimentale

    Kleber Mendonça Filho, L'Agent Secret

    Olivier Laxe, Sirât

    Paul Thomas Anderson, Une bataille après l’autre

     

    MEILLEURE ACTRICE

    Isabelle Huppert, La Femme la plus riche du monde

    Jodie Foster, Vie privée

    Julianne Moore, La chambre d’à côté

    Léa Drucker, Dossier 137

    Valeria Bruni Tedeschi, L’Attachement

    Vicky Krieps, Love Me Tender

     

    MEILLEUR ACTEUR

    Adrian Brody, The Brutalist

    Benjamin Voisin, L’Étranger

    Laurent Lafitte, La Femme la plus riche du monde

    Leonardo DiCaprio, Une bataille après l’autre

    Pio Marmaï, L’Attachement

    Wagner Moura, L'Agent secret

     

    MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

    Ariana Grande, Wicked : Partie 2

    Elle Fanning, Valeur sentimentale

    Emily Blunt, The Smashing Machine

    Leila Bekhti, Ma mère Dieu et Sylvie Vartan

    Monia Chokri, Des Preuves d’amour

    Zabou Breitman, Cassandre

     

    MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

    Benicio Del Toro, Une bataille après l’autre

    Guy Pierce, The Brutalist

    Raphaël Personnaz, La Femme la plus riche du Monde

    Sean Penn, Une bataille après l’autre

    Stefan Crepon, Jouer avec le feu

    Stellan Skarsgård, Valeur Sentimentale

     

    MEILLEURE RÉVÉLATION FÉMININE

    Anja Verderosa, L’Épreuve du feu

    Billie Blain, Cassandre

    Chase Infiniti, Une bataille après l’autre

    Juliette Armanet, Partir un jour

    Manon Clavel, Kika

    Nadia Melliti, La Petite Dernière

     

    MEILLEURE RÉVÉLATION MASCULINE

    Alfie Williams, 28 ans plus tard

    Eloy Pohu, Enzo

    Guillaume Marbeck, Nouvelle Vague

    Idir Azougli, Météors

    Miles Caton, Sinners

    Théodore Pellerin, Nino

     

    MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL

    Dossier 137, Dominik Moll & Gilles Marchand

    La Venue de l’avenir, Cédric Klapisch & Santiago Amigorena

    Nouvelle Vague, Holly Gent, Vince Palmo & Michèle Halberstadt

    Sinners, Ryan Coogler

    The Brutalist, Brady Corbet & Mona Fastvold

    Un simple accident, Jafar Panahi

    Valeur sentimentale, Joachim Trier & Eskil Vogt

     

    MEILLEURE ADAPTATION

    La Petite Dernière, Hafsia Herzi

    L’Attachement, Carine Tardieu, Agnès Feuvre & Raphaële Moussafir

    L’Étranger, François Ozon & Philippe Piazzo

    L’Inconnu de la Grande Arche, Stéphane Demoustier

    Love Me Tender, Anna Cazenave Cambet

    Une bataille après l’autre, Paul Thomas Anderson

     

    MEILLEURE PHOTOGRAPHIE

    La Jeune fille à l’aiguille, Michal Dymek

    L’Étranger, Manuel Dacosse

    Nouvelle Vague, David Chambille

    Sirât, Mauro Herce

    The Brutalist, Lol Crawley

    Une bataille après l’autre, Michael Bauman

     

    MEILLEUR MONTAGE

    F1 - le film, Stephen Mirrione

    Mektoub, My Love : Canto Due, Alexis Goyard & Luc Seugé

    Nino, Clémence Diard

    Sirât, Cristobal Fernandez

    The Brutalist, David Jancsô

    Une bataille après l’autre, Andy Jurgensen

     

    MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

    Frankenstein, Alexandre Desplat

    La Petite Dernière, Amine Bouhafa

    Sinners, Ludwig Göransson

    Sirât, Kangding Ray

    The Brutalist, Daniel Blumberg

    Une bataille après l’autre, Jonny Greenwood

     

    MEILLEURS DÉCORS

    Avatar : De feu et de cendres, Dylan Cole, Vanessa Cole & Ben Procter

    Frankenstein, Tamara Deverell

    L’Inconnu de la Grande Arche, Catherine Cosme

    Mickey 17, Fiona Crombie

    Sirât, Laia Ateca

    The Brutalist, Judy Becker

    Wicked : Partie 2, Nathan Crowley

     

    MEILLEURS COSTUMES

    Hedda, Lindsay Pugh

    La Condition, Céline Guignard-Rajot

    La venue de l’avenir, Pierre-Yves Gayraud

    Mickey 17, Catherine George

    The Brutalist, Kate Forbes

    Wicked : Partie 2, Paul Tazewell

     

    MEILLEUR DOCUMENTAIRE

    À 2000 mètres d’Andriivka, Mstyslav Chernov

    Bardot, Alain Berliner & Elora Thevenet

    Elle entend pas la moto, Dominique Fischbach

    Le Chant des fôrets, Vincent Munier

    Le Garçon, Zabou Breitman & Florent Vassault

    Lumière ! L’Aventure continue, Thierry Frémaux

    Put Your Soul on Your Hand and Walk, Sepideh Farsi & Fatma Hassona

     

    MEILLEUR FILM D’ANIMATION

    Amélie et la métaphysique des tubes, Maïlys Vallade & Liane-Cho Han

    Arco, Ugo Bienvenu

    La vie de château, mon enfance à Versailles, Nathaniel H’Limi & Clémence Madeleine-Perdrillat

    Marcel et monsieur Pagnol, Sylvain Chomet

    Mémoire d’un escargot, Adam Elliot

    Slocum et moi, Jean-François Laguionie

    Zootopie 2, Byron Howard & Jared Bush

     

    MEILLEURE SÉRIE (ou Mini-Série)

    Adolescence

    Carême

    Culte : 2Be3

    Pluribus

    Severance (Saison 2)

    The Studio