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  • Festival Paris cinéma 2010- « La poursuite impitoyable » ( The Chase) d’Arthur Penn (1966) avec Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda…

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    A l’occasion du Festival Paris Cinéma 2010 dont Jane Fonda sera l’invitée d’honneur, je vous propose de découvrir un des films incontournables projeté en son hommage dans le cadre du festival.  Il s’agit donc d’un film de 1966 réalisé par Arthur Penn (« Bonnie and Clyde », « Little big man », « Georgia »…).

    Synopsis : Bobby Reeves (Robert Reford) s’évade du pénitencier avec un dangereux criminel quelques mois avant sa libération et se retrouve dans sa ville natale, une petite ville du Texas, alors qu’il souhaitait initialement fuir vers le Mexique. Entre le shérif  Calder (Marlon Brando) qui souhaite le protéger des autres habitants, sa femme (Jane Fonda) et son amant qui est à la fois un ami d’enfance de Bobby et le fils de Val Rodgers, un richissime propriétaire, sans compter d’autres habitants qui n’ont pas la conscience tranquille, l’annonce de son évasion et son retour imminent mettent toute la population en émoi…

    Un an avant « Bonnie and Clyde », Arthur Penn pose les premiers jalons du renouveau du cinéma américain. « La poursuite impitoyable » est certes en apparence relativement classique dans sa forme mais l’atmosphère de décadence dans lequel il baigne dès le début et qui ira crescendo tout au long du film est déjà annonciatrice d’un changement qui se matérialise par une scène de lynchage d’une violence et d’un réalisme radicaux pour l’époque.

     Lors d’une soirée de fête interminable, Bobby devient la proie d’une population paranoïaque et haineuse. A ces figures d’une classe moyenne et d’une bourgeoise sur lesquelles il porte un regard sans concessions, Arthur Penn oppose  le shérif incorruptible qui cherche avant tout à protéger  Bobby, et ce dernier que cette société semble avoir enfanté, écorché vif malchanceux voué à un triste sort.

    Dans cette ville enivrée par l’alcool et par la haine, des passions et des rancœurs vont éclater au grand jour. La tension monte progressivement jusqu’au paroxysme final lors duquel la ville s’embrase comme prise d’une folie meurtrière face à laquelle Bobby, pourtant visiblement instable, semble finalement incarner une forme de raison.

    « La poursuite impitoyabe » dresse un tableau peu glorieux de la classe moyenne et de la bourgeoisie de cette petite ville du Texas. Racistes, menteurs, lâches, cyniques. Tel est le portrait de ces habitants sans parler de cet argent avec lequel Val Rodgers imagine tout pouvoir acheter. La peur et l’alcool mais aussi l’ennui font tomber les masques et laissent apparaître de pitoyables visages. Bobby va devenir une bête traquée et sa fuite désespérée la macabre attraction des ces Texans oisifs. Arthur Penn dénonce ainsi la violence aveugle d’une foule grégaire. Face à elle le shérif représente l’intégrité, la tolérance, l’humanité et la justice que la population en furie essaiera très significativement de défigurer. Pour ne plus voir la noblesse de ce visage qui s’oppose à la médiocrité du sien ?

    Au milieu de ce triste tableau, les personnages de Robert Redford et Jane Fonda émergent comme les êtres les plus purs et naïfs alors que la société corrompue, sinistrement cynique les marginalise et les condamne.

    Un film pessimiste qui à travers cette petite ville du Texas décadente dresse un tableau tristement universel et intemporel d’une ville de province, néanmoins illuminé par les présences de ses acteurs principaux qui y apportent leur beauté mélancolique, aussi fascinante que ce film fièvreux étrangement envoûtant d’une noirceur cruelle et hypnotique. Un film qui s’achève par le plan d’un visage anéanti saisissant de désespoir et que vous n’êtes pas prêts d’oublier…

    Les temps forts du Festival Paris Cinéma avec Jane Fonda :

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    . Rétrospective d'une quinzaine de films à la Filmothèque du Quartier du Latin

    . Masterclass Jane Fonda le samedi 3 juillet à 17h30 à la Filmothèque, modérée par Fabrice Leclerc (rédacteur en chef de Studio CinéLive) - Réservation obligatoire et limitée à 2 places par personne, à partir du mardi 29 juin, 19h, à la Filmothèque du Quartier Latin. Entrée : 5 euros, entrée libre pour les porteurs du Paris CinéPass, sur présentation du  Paris CinéPass et dans la limite des places disponibles.

    . Projection en sa présence de On achève bien les chevaux de Sydney Pollack le samedi 3 juillet  juillet à 19h30 à la Filmothèque du Quartier Latin

    . Projection en sa présence de Klute d'Alan J. Pakula  le dimanche 4 juillet à 19h30 au MK2 Bibliothèque

    Projections de « La Poursuite impitoyable » d’Arthur Penn

    Mardi 6 juillet 2010

      17h45, Filmothèque du Quartier latin (5e), présenté par Sophie Bénamon, journaliste à Studio Ciné Live

    Vendredi 9 juillet 2010

      16h, Filmothèque du Quartier latin (5e)

    Samedi 10 juillet 2010

      21h50, Filmothèque du Quartier latin (5e)

    Les autres films avec Jane Fonda projetés dans le cadre du festival

    - Barbarella, Roger Vadim
    - Le Cavalier électrique, Sydney Pollack
    - Les Félins, René Clément
    - Julia, Fred Zinnemann
    - Klute, Alan J. Pakula
    - La Maison du lac, Mark Rydell
    - On achève bien les chevaux, Sydney Pollack
    - Les Poupées de l’espoir, Daniel Petrie
    - La Poursuite impitoyable, Arthur Penn
    - Le Retour, Hal Ashby
    - La Rue chaude, Edward Dmytryk
    - Le Syndrome chinois, James Bridges
    - Tout va bien, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin
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    Cliquez ici pour lire mes autres articles consacrés au Festival Paris Cinéma 2010

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  • Télévision: "Je vais te manquer" d'Amanda Sthers, ce soir, sur Canal+

    Avant d'en venir à la critique "Je vais te manquer" qui sera diffusé, ce soir, à 20H45, sur Canal+, je voulais vous recommander un western incontournable diffusé ce soir sur TCM, à 20H40:

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    Critique: "Je vais te manquer" d'Amanda Sthers

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    Un aéroport. Là  où tant de destins se frôlent, s’esquivent, fuient, se retrouvent, échouent, s’envolent, se cherchent,  s’égarent. Là où finiront par se croiser six destinées : celles d'Olivier (Patrick Mille) et Lila (Anne Marivin),  Julia (Carole Bouquet) et Marcel (Pierre Arditi), Fanny (Monique Chomette) et Max (Michael Lonsdale). Soit un père célibataire et une jeune femme en quête du prince charmant. Une femme qui part mourir de l’autre côté de l’Atlantique et un écrivain irascible en mal d’inspiration. Et enfin un vieux psy et son amour de jeunesse.

     Un aéroport donc.  Là où nous finirons par nous égarer nous aussi… Là où s’achève le film (ou presque) et où il aurait pu commencer. Non, il commence bien avant, avec un enfant qui joue avec un ballon comme dans « M.Le Maudit » mais Amanda Sthers n’est pas Fritz Lang et on ne lui demande pas non plus. J’avais d’ailleurs beaucoup aimé son roman « Chicken street ». Sans doute ma déception est-elle à la hauteur de mon attente même s’il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un premier film avec ses inéluctables maladresses et ses excès ( de sujets qu’on veut brasser à tout prix, de personnages, de bons mots que l’on souhaite placer, d’effets, d’intentions ). La vie, la mort, l’amour, la maladie, les petits plaisirs de l’existence, la maternité, l’immigration, les rêves, les regrets, le destin, la création... Beaucoup trop pour un seul film. Pour un seul film et pour trois tons.

     Amanda Sthers oscille ainsi constamment entre comédie outrancière, comédie romantique mièvre et drame. C’est à mon avis dans le troisième qu’elle est la meilleure et dans les deux premiers qu’elle s’est complètement fourvoyée. Comment concilier un film où les commissariats ressemblent à des clubs de vacances avec l’histoire d’une femme qui part  se suicider à l’étranger parce qu’elle ne veut pas affronter son cancer ? Comment concilier l’histoire fleur bleue d’une rencontre improbable dans un aéroport et celle d’un clandestin qui lutte pour sa vie ? C’est quasiment impossible… à moins d’être Woody Allen. C’est en tout cas beaucoup pour un premier film qui frôle malgré lui l’indécence, malgré les bonnes intentions de son auteur que je ne mets pas en cause mais qui clignotent comme les panneaux d’un hall d’aéroport. Ou comment contenir le journal intime de toute une vie dans un mince carnet de quelques pages ? C’est un détail me direz-vous… Mais c’est dans les détails qu’on reconnaît les grands films et que se révèlent les failles dévastratrices des autres.

     L’histoire d’Olivier et Lila, sa fraîcheur et sa fantaisie auraient pu la rendre drôle et touchante, elle est malheureusement d’une naïveté confondante. Il faut saisir sa chance, donner une chance à ses rêves nous dit-on.  Certes, encore faut-il qu’ils soient ancrés dans leur époque, dans une réalité et qu’ils ne soient pas portés par des personnages aussi stéréotypés qui édictent des vérités.

     Pourquoi ne pas avoir osé le drame ou carrément, à l’inverse, la comédie romantique à la Richard  Curtis ?

     Restent les personnages de Julia et Marcel interprétés par Carole Bouquet et Pierre Arditi, sauvés par leurs deux acteurs, et dont l’histoire aurait pu m’emporter si elle n'avait explosé en plein vol. Il faudra m’expliquer pourquoi elle choisit le Québec pour mettre fin à ses jours et malheureusement la musique (signée Sinclair), rend pathétique ce qui aurait permis à l'émotion d'affleurer sans elle.

     J’aurais aimé être emballée par ce premier film, j’aurai aimé croire en ces deuxièmes chances, ces rencontres improbables et magiques, mais la magie n’opère pas, entravée de surcroît par de nombreuses invraisemblances (dont on peut s’accommoder dans la comédie mais pas dans le drame, d’où le caractère inconciliable des différents tons). J’étais déjà prête à défendre férocement ce film face aux cyniques habituels qui ne croient ni aux destins ni aux rêves ni que le cinéma peut leur donner  des ailes mais malheureusement je suis constamment restée à distance de ces personnages insaisissables, de leurs trajectoires invraisemblables.

     Le film choral est à la mode, mais sa réussite implique un travail d’orfèvre pour que tout s’imbrique. L’été dernier, Rémi Bezançon nous avait touchés avec « Le premier jour du reste de ta vie ». Pour Amanda Sthers qui pourtant manie les mots avec habileté  c’est sans doute le premier jour du reste de sa vie de cinéaste, elle a encore le temps de faire du cinéma et de nous toucher  comme elle l’avait fait  en tant qu’auteur. Au suivant donc.

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  • Festival Paris Cinéma 2010 : ma sélection de films à voir

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    A quatre jours de l’ouverture du Festival Paris Cinéma 2010, il est temps de faire son programme et de s’organiser tant l’offre est riche. En attendant de vous livrer mes comptes rendus en direct du festival, avec au jour le jour le programme des films à ne pas manquer, voici déjà quelques films que je vous recommande avec leurs critiques pour la plupart d’entre eux. N’hésitez pas non plus à me recommander des films dans les commentaires !

    Films en compétition :

    Evidemment, je commence par les 8 films de la compétition ( "Alamar" de Pedro Gonzales-Rubio, "Le Braqueur" de Benjamin Heisenberg", "Cleveland contre Wall Street" de Jean-Stéphane Bron, "If I want to whistle, I whistle" de Florin Serban, "Mundane history" d'Anocha Suwichakornpong" , "La rivière Tumen" de Zhang Lu, "Sawako decides" de Yuya Ishii, "Sweet little lies" de Hitoshi Yazaki) que j’aurai la très douce obligation de voir. Quel que soit le festival, c’est toujours la section la plus intéressante, celle qui permet de découvrir les premiers pas de futurs grands cinéastes et souvent des œuvres différentes, singulières, novatrices et,  à lire les très prometteurs synopsis des films en compétition, ce festival ne devrait pas déroger à la règle. Chacun de ces films passe deux fois, vous n’aurez donc aucune excuse pour les manquer. Je vous livrerai mes impressions quotidiennement sur ces films en n’essayant de ne rien dévoiler des délibérations du jury.

    Films du Festival de Cannes 2010

    Viennent ensuite les films du Festival de Cannes, très nombreux à être projetés dans le cadre du Festival. Voici ceux que je vous recommande :

    -« Tournée » de Mathieu Amalric (compétition officielle du Festival de Cannes 2010- Prix de la mise en scène) -Ma critique –

    -« Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois (compétition officielle du Festival de Cannes 2010- Grand Prix) –Ma critique-

    -« L’autre monde » de Gilles Marchand (séance spéciale du Festival de Cannes 2010) – Ma critique-

    -« Poetry »de Lee Chang-dong (compétition officielle du Festival de Cannes 2010- Prix du scénario) – Ma critique

    -« L’Arbre » de Julie Bertucelli (Film de clôture du Festival de Cannes 2010) – Ma critique –

    -« Copacabana de Marc Fitoussi (Séance spéciale de la Semaine de la Critique 2010) – Ma critique-

    J’ai également entendu le plus grand bien du film de clôture « Tamara Drewe » de Stephen Frears  présenté hors compétition dans le cadre du Festival de Cannes 2010 .

    Si vous avez envie d’une expérience hypnotique, déconcertante, parfois, agaçante, et il faut le dire ennuyeuse (j’emploie pourtant très rarement ce terme pour un film, très relatif…) alors à vos risques et périls vous pourrez également aller voir la palme d’or 2010 « Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) » d’Apichatpong Weerasethakul.

    Rétrospectives et classiques :

    Le Festival programme aussi de nombreux classiques ou films plus récents déjà sortis en salles. Voici ma sélection de ceux que j’ai déjà vus et que je vous recommande :

    -« Babel » d’Alejandro Gonzalez Inarritu –Ma critique du film-

    -« Les chansons d’amour » de Christophe Honoré

    -« Dans Paris » de Christophe Honoré.

    -« On achève bien les chevaux » de Sydney Pollack (Dans le cadre de l’hommage à Jane Fonda)

    -« La Frontière de l’aube » de Philippe Garel –Ma Critique du film-

    -« La Poursuite impitoyable » d’Arthur Penn (dans le cadre de l’hommage à Jane Fonda)

    -« Lost in translation » de Sofia Coppola

    -“Hiroshima mon amour” d’Alain Resnais

    -“Stupeurs et tremblements” d’Alain Corneau

    -« Les Félins » de René Clément

    L’avant-première du festival à ne pas manquer :

    « Le Dernier maître de l’air » de M.Night Shyamalan même si le choix sera cornélien puisque le même jour à la même heure 3 autres films que je souhaite voir sont également programmés.

    Les master class:

    Ne manquez pas non plus les master class de M.Night Shyamalan, à 18h, le 9 juillet ni celle de Jane Fonda, à 17H30 le 3 juillet :

    Les films que je souhaite voir (en plus de ceux cités ci-dessus) :

     « Amore » de Luca Guadagnino, « Les Amours imaginaires » de Xavier Dolan, « L’Age de raison » de Yann Samuel, « Ondine » de Neil Jordan, « Des filles en noir » de Jean-Paul Civeyrac, « The Killer inside me » de Michael Winterbottom, « Belle épine » de Rebecca Zlotowski, « Rhapsodie en août » d’Akira Kurosawa, « Le Pont des arts » d’Eugène Greeen, « Le nom des gens » de Michel Leclerc, « D’amour et d’eau fraîche » d’Isabelle Czajka, « Commissariat »d’Ilan Klipper et Virgil Vernier, « Un homme qui crie » de Mahamat Saleh-Hanoun, « La vie au ranch » de Sophie Letourneur, « Le cavalier électrique » de Sydney Pollack, « Orly » d’Angela Shanelec.

    Pour en savoir plus sur le Festival et pour avoir tous les renseignements pratiques :

    Tous les articles consacrés à Paris Cinéma sur Inthemoodforcinema.com

    Le site officiel du Festival

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  • "Breathless" de Yang Ik-June: lotus du meilleur film du Festival du Film Asiatique de Deauville 2009

    breathless.jpgActuellement encore à l'affiche dans certaines salles (vous pourrez ainsi le voir pour "La Fête du cinéma), "Breathless" de Yang Ik-June avait reçu le lotus du meilleur film du Festival du Film Asiatique de Deauville 2009 ainsi que le prix de la critique internationale. Retrouvez en cliquant ici mes commentaires sur ce film. Ci-dessous, ma vidéo de la présentation du Film à l'occasion de sa projection dans le cadre du festival.

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