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  • "In the mood for Cannes" lauréat du concours de blogs du Festival de Cannes 2008

    Majestic 006.JPGPour la deuxième année consécutive, L'Oréal, partenaire officiel du Festival de Cannes depuis 11 ans organisait un concours de blogs consacrés au Festival de Cannes.

    Après avoir été élu blog du jour les 15, 16, 21 et 23 Mai 2008, mon blog "In the mood for Cannes" consacré aux Festivals de Cannes 2007 et 2008 vient d'être élu meilleur blog du Festival de Cannes par le jury.

     Je serai donc invitée au Festival de Cannes 2009 dans des conditions forcément ludiques et singulières et même "féériques" selon la gagnante de la première édition du concours Linda Chea.

    Je suis ravie que ma passion, dévorante, pour le cinéma ait séduit le jury et me permette de revenir au Festival pour la 9ème année consécutive, dans des conditions exceptionnelles, en tout cas inédites, 9 ans après ma sélection au prix de la jeunesse.

     A suivre sur "In the mood for Cannes" dans 11 petits mois! Pour en savoir plus sur ce concours, rendez-vous sur le site de L'Oréal Cannes (http://www.loréalcannes.fr , rubrique "blogreporters").

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  • Etienne Daho à l’Olympia pour "Obsession tour" : irrésistible « invitation » sur le « Boulevard des Capucines »

    C'était hier soir l'avant-dernier concert d'Etienne Daho à l'Olympia pour "Obsession tour", avant la suite de sa tournée. Récit d'un concert élégant et sensuel, fiévreux et électrique, poétique et magnétique: inoubliable...

     olympia.jpgC’était un samedi soir sur la terre comme le chante Cabrel. Un samedi soir Boulevard des Capucines, à l’Olympia. Un soir de juin. Hier soir.  Il pleuvait tristement, inlassablement.

    C’était il y a 9 ans, quatre jours d'octobre, j’avais été sélectionnée sur lettre sur le cinéma Britannique pour intégrer le jury du Festival du Film Britannique de Dinard 1999 dont Etienne Daho était également membre se distinguant par une discrétion, une affabilité et une sensibilité, rares et émouvantes. J’ai ensuite commencé à écouter sa musique que je connaissais si peu, à vraiment l’écouter, à l'apprécier vraiment aussi.   

    « Il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous. Pas de coïncidence. »,  chante-t-il dans « Ouverture » de  son album Corps et Armes, véritable ode au public et allégorie amoureuse, dont il a dit hier soir que c’était sa chanson préférée, lui rendant subtilement hommage. Non, il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous. Pas de coïncidence. Et sans ce rendez-vous du destin à Dinard, probablement ne serais-je jamais allée à l’Olympia hier soir, ni il y a quelques années lors de son précédent passage dans la mythique salle du Boulevard des Capucines, ni à Rennes lorsque j’y étudiais encore, la ville de ses débuts.

    Alors, certes il pleuvait tristement et inlassablement mais quand je suis entrée dans les couloirs solennels de l’Olympia, noirs et rouges, couleurs d’une sobriété mystérieuse et passionnée, c’était déjà une promesse paradoxale d’une obscurité lumineuse et ensoleillée, à l’image de ce concert et de son interprète.

    L’embellie a commencé avec les « Ukulélé girls » qui assuraient (oui, elles assuraient) sa première partie, un groupe de quatre filles qui revisitent la musique pop au Ukulélé et avec une belle allégresse et originalité comme avec  cette reprise réussie de « Gangsta Paradise » de Coolio (www.myspace.com/ukulelegirls ).

    Puis la lumière s’est rallumée, la tension est montée d’un cran. J’ai constaté qu’un certain nombre de spectateurs arrivaient pendant voire après la première partie (messieurs de l’Olympia si vous pouviez bloquer l’accès lorsque débute la première partie par respect pour vos artistes ! Et aussi éviter la vente de pop corn qui donne un air vulgaire de multiplexe à ce lieu pourtant mythique). L’arrivée incongrue d’une Ministre a bien échauffé quelques esprits (non je ne répéterai ni ce que j’ai entendu ni le nom de la Ministre, ni qu’elle a dû manquer une bonne partie du concert, assise le plus souvent alors que la salle était debout, se disant sans doute que c’était plus seyant-adjectif utilisé à dessein la concernant- avec son poste, non, non, je ne dirai rien de tout cela), de même qu'une actrice (dont je tairai aussi le nom :-)), discutant debout pendant que les Ukulélé girls chantaient et qui s’est vue interpellée par un spectateur  d’un très subtile et plein d’aigreur gratuite « vous les vip déjà que vous payez pas asseyez-vous » auquel elle a aussi subtilement répondu  « ce n’est pas encore commencé » ,   mais quand la salle s’est obscurcie à nouveau, quand Etienne Daho a entonné les premières notes de « L’invitation » (Victoire de la musique 2008 du meilleur album pop rock), alors plus rien d’autre n’existait et la foule s’est unanimement levée, galvanisée déjà.

    linvitation2.jpgIl est apparu sur scène juste vêtu d’un costume noir à même la peau, à la fois à fleur de peau et à  nu, dans tous les sens du terme, ainsi aussi vêtu de mystère magnétique. Je crois, je suis certaine même, de ne jamais avoir assisté à un concert où l’atmosphère, dès les premières notes, était aussi électrique et festive. Ses premiers mots ont été de dire que nous « ferions la fête ensemble », « ce soir un peu spécial » incluant immédiatement le public, pourtant déjà conquis.

    Enfiévré, s’épongeant régulièrement et langoureusement le front, dansant tout aussi langoureusement, d’une élégance sensuelle, d’une passion communicative, il a ensuite alterné entre morceaux de son dernier album « L’invitation » et titres plus anciens sans que jamais cette énergie électrique ne quitte la scène ni la salle. De son adaptation du poème de Genet « Le condamné à mort » dans la chanson « Sur le cou », poème « sulfureux et poignant » comme il l’a décrit,  à l’image de ce concert, à « Paris, Le Flore » extrait du mythique album « Pop Satori » dit fondateur de la Pop française aux « Heures hindoues » en passant par « Mon manège à moi » reprise d’Edith Piaf ou par le charnel et poétique « Les Fleurs de l’ interdit » inspiré de ses  trépidantes nuits sans fin à Barcelone. («  La notte, la notte » qu’il évoque d’ailleurs souvent nous entraînant en mots et musiques enivrantes dans ses dérives salutaires.) Et même s’il dit que « La chanson est le seul langage qu’il maîtrise », d’ailleurs magnifiquement, il était hier soir plutôt bavard, poétiquement drôle et drôlement poétique.

    Bien sûr quand il a chanté « Boulevard des Capucines », une chanson sur le pardon inspirée d’une lettre que lui a écrite son père peu de temps avant sa mort, une émotion silencieuse et palpable s’est emparée de la salle du Boulevard des Capucines, étrange résonance entre les mots chantés et la réalité. Il a eu la pudeur d’insérer  cette chanson entre deux autres, de ne rien en dire, évidemment tout était dit…

    Le concert s’est achevé par « Cap Falcon » qui évoque cet endroit à 20 kilomètres d’Oran, en Algérie, où il a passé ses premières années, un endroit  auquel « il pensait particulièrement ces derniers jours » parce qu’ils y avaient pour voisin un certain Yves Saint-Laurent…

    Daho sait écrire et interpréter la passion avec une intensité rare dont semblait vibrer toute la salle de l’Olympia hier soir,  une intensité qui sait vous donner viscéralement ce sentiment qu’aujourd’hui est « le premier jour du reste de [notre] vie » et que nous « aurons toute la mort pour vivre avec des remords, des regrets », sublime « étreinte de la liberté ».

    Sur scène et en chanson (dans « Un air étrange ») il sait faire rimer  et danser « cimes » et « abîme », en un tango rock périlleusement passionnel, il vacille (et emploie d’ailleurs souvent ce mot) et sait nous faire vaciller. Le trio de cordes et "les sanglots longs des violons", la sobriété scénique, accroissaient encore la mélancolie joyeuse et poétique de cet instant dont on aurait aimé qu’il dure encore plus longtemps malgré ses plus de deux heures sur scène.

     C’est seul et à genoux qu’il a achevé ce concert. Nous aussi. A genoux. D’émotion. De gratitude. Puis il est réapparu, un court instant, seul devant le rideau rouge. Discret, presque effacé (j’ai repensé à Dinard, que talent et discrétion démesurés riment si bien ensemble), ému surtout sans doute.  Puis la lumière s’est rallumée, violemment. Dénouement abrupte après ce spectacle tumultueux et inoubliable, fiévreux, intensément vivant, nous donnant aussi, encore plus, l’inestimable sentiment de l’être : un « brasier » incandescent.

    Non, décidément, il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous. Pas de coïncidence. C'était un samedi soir pluvieusement ensoleillé sur la terre, une irrésistible "invitation" "Boulevard  des Capucines"...

    Dehors, quand j’ai laissé derrière moi ce Boulevard des Capucines avec son « nom qui tout là haut scintille » peut-être pleuvait-il encore.  Je l’ignore. Je n’avais qu’un sentiment, celui qu’ « Il est des rendez-vous,

    Pas de coïncidence,

    Allez vers son destin,

    L'amour au creux des mains,

    La démarche paisible,

    Porter au fond de soi,

    L'intuition qui flamboie,

    L'aventure belle et pure,

    Celle qui nous révèle,

    Superbes et enfantins,

    Au plus profond de l'âme.

    Portée par l'allégresse,

    Et la douceur de vivre,

    De l'été qui commence,

    La rumeur de Paris,

    Comme une symphonie,

     Comme la mer qui balance. »*

    Il reste peut-être encore quelques places pour le concert de ce soir, à 18H,  à l’Olympia, le dernier concert exceptionnel de cette tournée « Obsession Tour » dans la salle du Boulevard des Capucines, c’est ici :  http://www.olympiahall.com/web/spectacles.asp   . Je vous le recommande, sans la moindre réserve. Il est impossible que vous le regrettiez.  Pour les renseignements sur les dates de la tournée qui continue ensuite, je vous renvoie au site officiel : http://www.etiennedaho.com .

    *Extrait de l'" Ouverture" de l'allbum Corps et Armes d'Etienne Daho.

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    Ci-dessus, 9 ans déjà...: le jury du Festival du Film Britannique de Dinard 1999 avec  notamment Etienne Daho

    Sandra.M 

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  • Avant-première: "Sans Sarah, rien ne va" de Nichollas Stoller,...?!...

    806839730.jpgEn voyant le titre de cette note, ou plutôt le titre du film qui sert de titre interrogatif, exclamatif, suspensionnel (cela ne se dit pas je sais, mais je suis d’humeur inventive aujourd’hui) à cette note, vous vous demanderez sans doute si le soleil cannois ne m’a pas trop tapé sur la tête (ce serait difficile, encore aurait-il fallu que soleil vraiment il y eut) ou si une overdose de films sinistres, réalistes n’a pas eu raison de mon discernement cinématographique. Que nenni ! Rien de tout cela. Seulement vous le savez, je ne recule devant aucun sacrifice pour informer mon éminent lectorat, et quand la Paramount m’a gentiment (gentiment même si je ne suis pas naïve et sais bien qu’il ne s’agit pas là de philanthropie, gentiment écrivais-je parce que lors de leur précédente invitation pour « Jeux de dupes » de George Clooney, je n’avais pas été particulièrement élogieuse) invitée et proposé de m’alanguir  à nouveau dans les moelleux fauteuils rouges de sa salle de projection privée, n’étant sans doute pas aussi incorruptible que j’aimerais l’être, je n’ai pas su résister malgré le titre du film qui n’était pas vraiment une promesse de bonheur cinéphilique, mais le cinéphile se doit d’être curieux et de passer outre les préjugés…. Tout cela pour reculer le moment d’en venir à ce qui devrait être le sujet de cette note. Alors, le synopsis :

    Peter Bretter (Jason Segel) va de galère en galère... Non seulement, il n'arrive pas à percer comme musicien, mais sa petite amie Sarah Marshall (Kristen Bell) (Russell Brand), star du petit écran, vient de le larguer. Désespéré, il décide de se rendre à Hawaï pour se changer les idées. Mais une fois sur place, il est plongé en plein cauchemar : son ex est descendue dans le même hôtel que lui... accompagnée de son nouveau petit ami, chanteur de rock à succès.
    Peter tentera de noyer son chagrin dans les cocktails et de se consoler auprès de Rachel (Mila Kunis), une ravissante employée de l'hôtel...

    Dans l’une des premières scènes du film, Sarah annonce à Peter (Jason Segel qui joue le désappointement avec une outrance consternante ou qui force l’admiration) qu’elle va le quitter alors que ce dernier est dans le plus simple appareil. Le ton, plutôt graveleux, est donné même si qualifié d’humour noir dans le dossier de presse (ses auteurs ne doivent pas connaître Edouard Baer, vous avez raison, il faut que je revienne de Cannes, enfin). Les frères Farrelly sont les maîtres du genre, mordant, et d’ailleurs ce film présente quelques similitudes avec leur dernier (« Les femmes de ses rêves ») qui, s’il n’est pas leur meilleur, reste au-dessus de cette Sarah sans qui rien ne va.

    Son réalisateur annonce très modestement avoir voulu réaliser « la première comédie sentimentale catastrophe ». De catastrophe à catastrophique il n’y a que quelques lettres que ma conscience artistique m’empêche de franchir. Il est facile d’être sarcastique me direz-vous mais comme dans toute personne (mais si) dans tout film il doit bien en ressortir quelque chose de bon (mais si, si) : la dérision sur l’univers de la télé ( on se moque ici notamment de séries comme Les Experts) sans doute dont le film qui n’est pas à une contradiction près adopte le style formel ( le non style formel) et le jeu caricatural (à dessein, j’avais compris merci), la gageure de rendre Hawaï moins belle que dans un épisode de Magnum (quoi, j’ai le droit d’aimer Magnum !), son idée vertigineuse d’utiliser la métaphore de se jeter à l’eau, au sens propre comme au sens figuré donc ( le carpe diem de ce poète de Jason Segel-également auteur du scénario et des musiques du film- disparu avant d’exister) , son idée lumineuse de se dire que tout le monde a eu un jour le cœur brisé et devrait se reconnaître dans son regard de cocker battu, la bonne idée d’un spectacle sur Dracula interprété par des marionnettes, le personnage déjanté de rockeur ridicule et quelques scènes où pointe une touche de mélancolie salvatrice, le flash-back qui souligne le contraste entre l’idéalisation et la réalité. Vous voyez, on trouve toujours et  on finirait même par trouver quelques bonnes idées et ce film attachant, parfois, à l’image de ses personnages… Et puis après tout ce n’est qu’un premier film…

    Une comédie sentimentale catastrophe ou catastrophique pour les amateurs de séries télé (Magnum excepté) à l’humour potache au cœur brisé au regard de cocker (a)battu qui ne connaissent pas encore les films des frères Farrelly. Pour les autres, sans Sarah tout ira très bien…

    Sortie en salles : le 18 Juin 2008

    Sandra.M

    Lien permanent Imprimer Catégories : AVANT-PREMIERES Pin it! 3 commentaires
  • "In the mood for cinema" sur Public Sénat

    1826224342.jpg792522463.jpgAprès L'Oréal,   Le Monde.fr, Radio France Bleu Ile-de-France et quelques autres, c'est la très sérieuse chaîne Public Sénat qui a choisi de mettre "In the mood for Cannes" à l'honneur (mais aussi mes deux autres blogs "In the mood for cinema" et "In the mood for Deauville") avec le prestigieux voisinage du site des Cahiers du Cinéma et du très complet site de référence Allociné, deux sites que j'apprécie par ailleurs.

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    L'interview a eu lieu dans les salons du cinéma du Panthéon,  dans le 5ème arrondissement de Paris, un de mes cinémas fétiches,( lesquels salons à l'ambiance tamisée et propice aux divagations et rêveries cinématographiques, ont été décorés par Catherine Deneuve et sont parsemés de livres sur le cinéma ), sous l'oeil intrigué de Xavier Beauvois qui se trouvait là par hasard, de nouveau en pleine immersion cinématographique donc, ou bien peut-être encore dans l'irréalité cannoise, là où la frontière entre fiction et réalité est si fragile.

     L'exercice est parfois réducteur comme sur la radio précitée où j'ai dû raconter cette anecdote sans grand intérêt sur les Ch'tis alors que j'aurais aimé parler de films plus "pointus" comme "Je veux voir" qui m'avaient enthousiasmée mais l'expérience demeure toujours instructive...

    L'émission a été diffusée ce lundi à 18H35 et le sera de nouveau ce soir à 23H20, demain mardi à 1H55 et à 8H20, vendredi 6 à 2OH55, samedi 7 à 1H40 et 7H50 etc . Vous pourrez également la retrouver sur la page de l'émission "Parlons blogs" de Public Sénat.