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  • Concours - 10 invitations pour la 19ème cérémonie des Prix Lumières le lundi 20 janvier 2014 à Paris

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    Chaque année, je vous parle de cette cérémonie qui eut lieu pendant plusieurs années à la Mairie de Paris et qui se déroulera cette année à l’Espace Pierre Cardin, à 21H, le 20 janvier 2014 et qui récompense les meilleurs films français et francophones de l’année, des récompenses décernées par la presse étrangère et qui préfigurent souvent les résultats des César qui ont lieu un mois plus tard, devenant au fil des années un évènement incontournable et la première remise de prix majeure de la nouvelle année en France. Je suis donc particulièrement ravie de pouvoir permettre à dix (chanceux) d'entre vous de remporter leurs invitations (valables pour une personne).

    Organisés par l’Académie des Lumières qui a vu le jour en 1995 à l'initiative de Daniel Toscan du Plantier et du journaliste américain Edward Behr, les Prix Lumières récompensent le cinéma français et francophone. 
    À l'image des Golden Globe Awards décernés chaque année par l'Association de la presse étrangère de Hollywood, l'Académie des Lumières veut souligner le grand intérêt que porte au cinéma français la presse internationale largement représentée à Paris.

    « Quai d’Orsay » de Bertrand Tavernier est en tête des nominations avec 5 nominations devant « La vie d’Adèle » et « 9 mois ferme » avec 4 nominations.

     C'est Carole Bouquet qui présidera cette année la cérémonie.

     La cérémonie rendra hommage aux cinéastes Georges Lautner et Patrice Chéreau.

     Les cinémas belge et tunisien seront également à l'honneur de cette 19ème cérémonie.

    C'est "Amour" de Michael Haneke qui, l'an passé avait reçu le prix du meilleur film.  Il nous faut donc patienter dix jours avant de savoir qui aura l'honneur de lui succéder entre  "9 mois ferme" d'Albert Dupontel, "Grand Central" de Rebecca Zlotowski, "La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2" d'Abdellatif Kechiche, "L’ Ecume des jours" de Michel Gondry, "Quai d’Orsay" de Bertrand Tavernier, "Renoir" de Gilles Bourdos.

    Je vous ferai vivre cette cérémonie en direct (twitter : @moodforcinema , hashtag : #PDL2014, #PrixLumieres ) et bien entendu vous pourrez retrouver ici mon compte rendu complet et le palmarès détaillé ainsi que sur mes sites http://inthemoodlemag.com et http://inthemoodforfilmfestivals.com . Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter le site officiel ou retrouver mes récits des cérémonies des années précédentes.

    Cérémonies précédentes:

    Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie 2011 des prix Lumières.

    Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie 2012 des prix Lumières.

    Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie 2013 des prix Lumières.

     

    Je vous propose également quelques critiques de films en lice:

     

    « Grand Central » de Rebecca Zlotowski

    « Renoir » de Gilles Bourdos

    « Le Passé » d’Asghar Farhadi

    « La Vénus à la fourrure » de Roman Polanski

    « Elle s’en va » d’Emmanuelle Bercot

    « Les Garçons et Guillaume, à table! » de Guillaume Gallienne

     

    CONCOURS

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    Règlement: Cette année,  j'ai le grand plaisir de pouvoir vous faire gagner dix invitations individuelles pour la 19ème cérémonie des prix Lumières du 20 janvier 2014, à l'Espace Pierre Cardin (ouverture des portes à 20H, début de la cérémonie à 21H). Pour faire partie des heureux élus qui profiteront de cette belle soirée en présence de tous ceux qui ont contribué de manière remarquable au cinéma français et au cinéma francophone l'an passé (le générique est chaque année impressionnant avec, toujours, de beaux moments de cinéma), soyez parmi les 10 premiers à envoyer vos réponses aux questions suivantes à inthemoodforcinema@gmail.com avec, pour intitulé de votre email, "Concours Lumières". Seuls les gagnants seront contactés. Vous trouverez les réponses aux questions dans mes articles précités sur les éditions précédentes.

     

    1. Quel est le titre de ce (très beau film) dont est extrait ce (sublime) plan d'un cinéaste à qui la cérémonie des Lumières 2011 a rendu hommage?

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    2. Qui a obtenu le prix Lumières de la Révélation masculine en 2013?

     

    3. Où se déroulait la cérémonie des Lumières 2013?

    4. Quel évènement historique s'est déroulé il y a trois ans à l'heure même à laquelle avait lieu la cérémonie des Lumières?

    5. Comment s'appelait le court-métrage d'un grand cinéaste projeté lors de l'édition 2011 et de quel grand cinéaste s'agissait-il?

     

     

    NOMINATIONS

    MEILLEUR FILM

    9 mois ferme de Albert Dupontel

    Grand Central de Rebecca Zlotowski

    La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche

    L’ Ecume des jours de Michel Gondry

    Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

    Renoir de Gilles Bourdos

     

    MEILLEUR REALISATEUR

    Gilles Bourdos

    Albert Dupontel

    Michel Gondry

    Abdellatif Kechiche

    Bertrand Tavernier

    Rebecca Zlotowski

     

    MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL OU ADAPTATION

    Le Passé de Asghar Farhadi

    Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

    9 mois ferme Albert Dupontel

    La Marche de Nabil Ben Yadir

    La Vénus à la fourrure de Roman Polanski

    Arrêtez-moi de Jean-Paul Lilienfeld

     

    MEILLEURE ACTRICE

    Juliette Binoche dans Camille Claudel, 1915 de Bruno Dumont

    Catherine Deneuve dans Elle s’en va d’Emmanuelle Bercot

    Sandrine Kiberlain dans 9 mois ferme de Albert Dupontel

    Emmanuelle Seigner dans La Vénus à la fourrure de Roman Polanski

    Christa Theret dans Renoir de Gilles Bourdos

    Léa Seydoux dans Grand Central de Rebecca Zlotowski et La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche

     

    MEILLEUR ACTEUR

    Michel Bouquet dans Renoir de Gilles Bourdos

    Guillaume Canet dans Jappeloup de Christian Duguay

    Romain Duris dans L’ Ecume des jours de Michel Gondry

    Guillaume Gallienne dans Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

    Thierry Lhermitte dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

    Tahar Rahim dans Grand Central de Rebecca Zlotowski

     

    REVELATION FEMININE DE L’ANNEE

    Pauline Etienne dans La Religieuse de Guillaume Nicloux

    Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche

    Alice de Lencquesaing dans La Tête la première d’Amélie van Elmbt

    Miss Ming dans Henri de Yolande Moreau

    Vimala Pons dans La fille du 14 juillet de Antonin Peretjatko

    Marine Vacth dans Jeune & Jolie de François Ozon

     

    REVELATION MASCULINE DE L’ANNEE

    Pierre Deladonchamps dans L’ inconnu du lac de Alain Guiraudie

    Paul Hamy dans Suzanne de Katell Quillévéré

    Tewfik Jallab dans La Marche de Nabil Ben Yadir

    Vincent Macaigne dans La fille du 14 juillet de Antonin Peretjatko

    Raphaël Personnaz dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier et Marius de Daniel Auteuil

    Niels Schneider dans Désordres d’ Etienne Faure

     

    PRIX Heike Hurst du MEILLEUR PREMIER FILM

    Au-Delà Du Sang de Guillaume Tauveron

    Comme un lion de Samuel Collardey

    En Solitaire de Christophe Offenstein

    Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

    La Tête la première d’Amélie van Elmbt

    Nous irons vivre ailleurs de Nicolas Karolszyk

     

    MEILLEUR FILM FRANCOPHONE HORS DE FRANCE

    Aujourd’hui de Alain Gomis (France, Sénégal)

    Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (France, Maroc, Belgique)

    Le Démantèlement de Sébastien Pilote (Québec)

    Dead Man Talking de Patrick Ridremont (Belgique, France, Luxembourg)

    Gabrielle de Louise Archambault (Québec)

    Le Repenti de Merzak Allouach (Algérie)

     
     Liens:
     
    - Site officiel des Prix Lumières : http://www.academielumieres.com/bienvenue.ws 
    -Page Facebook des prix Lumières : https://www.facebook.com/lesprix.lumieres

     

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  • Critique de L'ODYSSEE DE PI d'Ang Lee à 20H55 sur Canal plus

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    Le 26 novembre 2012, j’ai eu le plaisir d’assister à l’avant-première de « L’Odyssée de Pi », le dernier film du cinéaste Ang Lee en salles le 19 décembre prochain. Cette projection au Gaumont-Marignan a été suivie d’une Master class du cinéaste (cf vidéo ci-dessus).

    L’Odyssée de Pi est l’adaptation du roman fantastique éponyme de Yann Martel maintes fois primé, traduit en 42 langues et surtout réputé pour être totalement inadaptable au cinéma, transformant potentiellement l’aventure en odyssée cinématographique. D’autres cinéastes, avant Ang Lee, furent intéressés ou pressentis pour adapter le roman : Shyamalan, Cuaron, Jeunet avant que le projet ne soit confié au cinéaste taïwanais qui n’en était pas à son premier défi.

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    Après « Hôtel Woodstock », il y a trois ans, et auparavant des films aussi différents que « Tigre et dragon », « Raison et sentiments », « Le Secret de Brokeback Mountain », « Lust, Caution »…, Ang Lee s’est donc attelé à l’adaptation de cette Odyssée qui débute à Pondichéry, en Inde, là où vit Pi Patel (Suraj Sharma), avec sa famille qui s’occupe d’un zoo. A l’âge de 17 ans, il embarque avec sa famille pour le Canada avec tous les animaux du zoo destinés à y être vendus. Son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il est alors le seul survivant à bord d'un canot de sauvetage, enfin…presque seul. Avec lui : Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale comme son nom ne l’indique pas. Pi, pour survivre va alors devoir faire preuve d’ingéniosité, de courage…et surtout de beaucoup d’imagination.

    Voilà ce qu’est en effet avant tout « L’Odyssée de Pi » : un hommage à l’imaginaire, salvateur ou trompeur, un hymne à son pouvoir qui permet d’affronter les vagues et les tumultes de l’existence. Une splendide allégorie sous la forme d’un conte cruel et enchanteur. C’est avant tout l’histoire d’une croyance (en la religion, en l’illusion que crée cette dernière) qui permet de survivre. C’est là que le film d’Ang Lee se révèle brillant : derrière ce qui pourrait n’être qu’un voyage initiatique (qu’il est aussi) il interroge nos croyances, leur fondement, leur but.

    Le tigre qui évoque l’énergie, la puissance et la férocité est aussi, dans la religion bouddhiste, le symbole de la foi et de l’effort spirituel. Il n’est pas ici doté de pouvoirs surnaturels, et c’est ce qui fait tout l’intérêt du film. Le surnaturel ne réside que dans l’âme de Pi. A nous de voir si le tigre ou même l’existence du tigre n’est que le reflet de la sienne ou celle qu’il possède vraiment, à vous de choisir ce en quoi vous voudrez croire, si son compagnon est son imaginaire ou un splendide tigre du bengale, féroce et fascinant.

     

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    Détrompez-vous, si la bande-annonce vous a donné l’impression (l’illusion, encore une) d’assister à une histoire pour enfants, c’est avant tout sa double lecture qui rend cette odyssée passionnante. Elle commence par des images idéalisées de la vie de Pi en Inde avec ses animaux d’une beauté et d’un réalisme troublants que la 3D nous donne l’impression d’approcher réellement (impression qui culminera lors du vol d’une nuée de poissons, Ang Lee a même changé de format pour l’occasion). Puis, vient le temps du naufrage…et du face-à-face entre Pi et Richard Parker, Pi et son imaginaire, Pi et les éléments, Pi et sa foi donc surtout Pi face à lui-même, la manière dont il choisi d’affronter le drame tout comme nous d’affronter l’existence : en croyant le plus souvent (au cinéma, à l’illusion, en un Dieu).

    Le conte ne s’avère ainsi pas seulement cruel parce que le zèbre et l'orang-outang naufragés avec Pi doivent subir les assauts d’une hyène mais aussi parce que tout ce que nous voyons n’existe peut-être pas, n’est potentiellement que la construction de l’esprit pour supporter une version beaucoup plus cruelle, voire insupportable de ce qui s’est réellement produit (comme, peut-être, la propre animalité de Pi dont le tigre serait alors la métaphore), à l’image de cette île perdue où débarque Pi, en apparence enchanteresse et en réalité carnivore. Tout n’est qu’affaire de perception, de point de vue… à l’image du cinéma, une autre « croyance » ou en tout cas une autre illusion dont le film est aussi l’allégorie.

    LA 3D et la photographie « fabuleuse » de Claudio Miranda (« L’étrange histoire de Benjamin Button »…) nous immergent dans un univers poétique et onirique grâce à des images d’une beauté féérique et irréelle (et à dessein, la forme rejoignant ainsi le fond) qui nous procurent l’illusion de flotter dans les cieux. Ang Lee se révèle alors aussi doué dans les scènes intimistes que dans celles plus spectaculaires entre lesquelles sa filmographie lui a souvent permis d’alterner et qu’il réunit ici dans un seul film. L’émotion atteint son paroxysme et nous fait retenir notre souffle lorsqu’une tempête contraint Pi à se blottir au fond du bateau à portée du tigre abandonnant alors toute défense, peut-être toute raison et s’abandonnant (à l’illusion ?).

    Le film d’Ang Lee regorge de qualités indéniables : alliance entre l’intime et le spectaculaire, beauté vertigineuse des images (comme celle de cette baleine phosphorescente qui surgit des flots comme un songe évanescent, furtif et inoubliable), et surtout double lecture passionnante, pourtant quelques bémols font que je n’emploierai pas le terme de chef d’œuvre par lequel James Cameron a salué le film d’Ang Lee : le scénario inégal avec même quelques longueurs –j’avoue même avoir regardé ma montre- (une arrivée trop brusque au Mexique, un récit enchâssé vieille recette hollywoodienne, et un surjeu à la Bollywood du jeune interprète) même si, concernant ce dernier reproche, Ang Lee, après avoir rencontré l'écrivain Steve Callahan, rescapé d'un naufrage ayant survécu 76 jours sur un radeau dans l'océan Atlantique, lui a demandé de participer à l’écriture, puis de rencontrer Suraj Sharma. Celui-ci lui a ainsi raconté que les émotions étaient amplifiées dans de telles circonstances, ce qui explique sans doute en partie son jeu qui manque de nuances.

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    Ang Lee a néanmoins relevé le défi de raconter l’histoire d’un homme « Seul au monde » avec une forme qui n’a rien à voir avec celle du film éponyme mais lorgne plutôt du côté d’ « Avatar », discours sur l’environnement y compris. Un conte fondamentalement cruel sous une apparence enchanteresse. Un voyage épique et poétique, un vertige sensoriel éblouissant à la narration imparfaite mais qui vaut le détour, ne serait-ce que pour la sensation jouissive de flotter sur les cieux ou encore parce qu’il nous montre qu’il faut apprivoiser l’autre, la nature, son imaginaire allant à l’encontre d’une société dans l’urgence et l’immédiateté. Au-delà de son aspect formel, c’est la polysémie de l’interprétation qui procure son originalité à ce film : le contraste passionnant entre la forme majestueuse et noble (comme un tigre) et le fond très cruel.

    Je vous recommande certes ce film, malgré mes réserves, vous l’aurez compris, mais si, vraiment, vous voulez voir une fable étourdissante et bouleversante, alors allez voir « Les Bêtes du sud sauvage » de Benh Zeitlin, film d’une beauté âpre et flamboyante qui est aussi un vibrant hommage au doux refuge de l’imaginaire. L’un n’empêche d’ailleurs pas l’autre mais le second possède ce supplément d’âme, justement de magie, d’insaisissable qui fait parfois défaut au premier et si « L’Odyssée de Pi » m’a charmée et intéressée, « Les Bêtes du Sud sauvage »  est un film qui m’a transportée, envoûtée, bouleversée.

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