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  • "Gatsby le magnifique" de Baz Luhrmann en ouverture du Festival de Cannes 2013 ?

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    Le très attendu "Gatsby le magnifique" de Baz Luhrmann sortira en France le 15 mai 2013... date de l'ouverture du 66ème Festival de Cannes, voilà qui, pour certains, renforcerait l'idée de sa présence en ouverture du 66ème Festival de Cannes, une information que je vous confirmerai ou infirmerai ici, bien entendu, dès l'annonce officielle du film d'ouverture.

    Le talent de Leonardo Di Caprio n'est plus à prouver : que ce soit dans "Les Noces rebelles", "Inception" ou "Shutter Island", il crève l'écran, c'est pourtant un vrai challenge que de reprendre le rôle de Gatsby, l'inoubliable personnage du roman de Fitzgerald déjà interprété à l'écran par Robert Redford duquel il est indissociable. C'est Baz Luhrmann qui se charge de cette nouvelle adaptation. Tobey Maguire et Amanda Seyfried incarneront respectivement Nick Carraway et Daisy Buchanan. En attendant de découvrir cette nouvelle adaptation, retrouvez, ci-dessous, ma critique de "Gatsby le magnifique" de Jack Clayton avec Robert Redford et Mia Farrow.

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    gatsby3.jpgAdapté en 1974 du chef d'œuvre de Fizgerald, le film (comme le roman) se déroule dans la haute aristocratie américaine. Une vraie gageure d'adapter ce sublime roman( sans doute un de ceux que j'ai le plus relus) qui évite toujours soigneusement la mièvrerie et assume le romantisme effréné et exalté (mais condamné) de son personnage principal.

    Eté 1920. Nick Carraway (Sam Waterston), jeune homme du Middlewest américain se rend à New York pour travailler comme agent de change. C'est dans la zone huppée de Long Island qu'il trouve une maison, juste à côté de la somptueuse demeure du mystérieux Gatsby (Robert Redford) et avec une vue imprenable sur East Egg où vivent sa cousine Daisy (Mia Farrow) et son mari Tom Buchanan (Bruce Dern) . Daisy s'ennuie avec son mari bourru qui la trompe ouvertement et elle tue le temps avec son amie la golfeuse professionnelle Jordan Baker. Tom présente même à Nick sa maîtresse Myrtle Wilson (Karen Black), la femme du garagiste. Tous s'étonnent que Nick ne connaisse pas son voisin Jay Gatsby qui donne des réceptions somptueuses avec des centaines d'invités et sur le compte de qui courent les rumeurs les plus folles. C'est en répondant à une des invitations de son mystérieux voisin que Nick va faire ressurgir le passé liant sa cousine Daisy à l'étrange et séduisant Jay Gatsby.

    Dès les premières minutes, ce film exerce la même fascination sur le spectateur que le personnage de Jay Gatsby sur ceux qui le côtoient ou l'imaginent. La magnificence crépusculaire de la photographie et la langueur fiévreuse qui étreint les personnages nous laissent entendre que tout cela s'achèvera dans le drame mais comme Nick nous sommes fascinés par le spectacle auquel nous souhaitons assister jusqu'au dénouement. Jay Gatsby n'apparaît qu'au bout de vingt minutes, nous nous trouvons alors dans la même situation que Nick qui ne le connaît que par sa réputation : on dit qu'il « a tué un homme » et qu'il n'apparaît jamais aux fêtes somptueuses qu'il donne dans une joyeuse décadence.

    Comme dans le roman de Fitzgerald, le film de Jack Clayton dépeint brillamment l'ennui de la haute aristocratie américaine grâce à plusieurs éléments : l'élégance romantique et le jeu de Robert Redford ( difficile après avoir vu le film d'imaginer autrement le personnage de Gatsby qu'il incarne à la perfection), le scénario impeccable signé Francis Ford Coppola, une photographie éblouissante qui évoque à la fois la nostalgie et la chaleur éblouissantes, une interprétation de Mia Farrow entre cruauté, ennui, insouciance et même folie, l'atmosphère nostalgique et fiévreuse (la sueur perle en permanence sur le front des personnages comme une menace constante), et puis bien sûr l'adaptation du magnifique texte de Fitzgerald : « La poussière empoisonnée flottant sur ses rêves » ou cette expression de « nuages roses » qui définit si bien le ton du roman et du film. Avec l'amertume dissimulée derrière l'apparente légèreté. La mélancolie et le désenchantement derrière la désinvolture. Il faut aussi souligner l'excellence des seconds rôles et notamment de Karen Black aussi bien dans la futilité que lorsqu'elle raconte sa rencontre avec Tom Buchanan.

    « Gatsby le magnifique » est à la fois une critique de l'insouciance cruelle et de la superficialité de l'aristocratie que symbolise Daisy, c'est aussi le portrait fascinant d'un homme au passé troublant, voire trouble et à l'aura romantique dont la seule obsession est de ressusciter le passé et qui ne vit que pour satisfaire son amour inconditionnel et aveugle. (Ah la magnifique scène où Jay et Daisy dansent dans une pièce vide éclairée à la bougie !) Face à lui Daisy, frivole et lâche, qui préfère sa réputation et sa richesse à Gatsby dont la réussite sociale n'avait d'autre but que de l'étonner et de poursuivre son rêve qui pour lui n'avait pas de prix. Gatsby dont par bribes la personnalité se dessine : par sa manie d'appeler tout le monde « vieux frère », par ses relations peu recommandables, par le portrait qu'en dresse son père après sa mort, un père qu'il disait riche et mort. Pour Daisy, la richesse est un but. Pour Jay, un moyen (de la reconquérir). Elle qui ne sait que faire des 30 années à venir où il va falloir tuer le temps.

    Les deux êtres pour qui l'argent n'étaient qu'un moyen et non une fin et capables d'éprouver des sentiments seront condamnés par une société pervertie et coupable de désinvolture et d'insouciance. Un film de contrastes. Entre le goût de l'éphémère de Daisy et celui de l'éternité de Gatsby. Entre la réputation sulfureuse de Gatsby et la pureté de ses sentiments. Entre la fragilité apparente de Daisy et sa cruauté. Entre la douce lumière d'été et la violence des sentiments. Entre le luxe dans lequel vit Gatsby et son désarroi. Entre son extravagance apparente et sa simplicité réelle. Entre la magnificence de Gatsby et sa naïveté. Et tant d'autres encore. Des contrastes d'une douloureuse beauté.

    C'est à travers le regard sensible et lucide de Nick qui seul semble voir toute l'amertume, la vanité, et la beauté tragique de l'amour, mélancolique, pur et désenchanté, que Gatsby porte à Daisy que nous découvrons cette histoire tragique dont la prégnante sensation ne nous quitte pas et qui nous laisse avec l'irrésistible envie de relire encore et encore le chef d'œuvre de Fitzgerald et de nous laisser dangereusement griser par l'atmosphère de chaleur écrasante, d'extravagance et d'ennui étrangement mêlés dans une confusion finalement criminelle. Un film empreint de la fugace beauté de l'éphémère et de la nostalgie désenchantée qui portent le fascinant et romanesque Gatsby. A (re)voir absolument.

  • Trophée César et techniques 2013

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    Le Comité Industrie Techniques de l’Académie a choisi ce 17 décembre 2012 les cinq entreprises françaises de prestations techniques de la filière cinéma qui vont concourir pour le Trophée César & Techniques 2013.

    Noms des sociétés pré sélectionnées:

    •ACS France

    • Binocle

    • Mikros image

    • Technicolor Entertainment Services France

    • TSF

    Ce Trophée sera remis lors dela Soirée César& Techniques, qui auralieu le lundi7 janvier 2013  organisée parl’Académie des César en partenariat avec la FICAM et grâce au soutien du groupe AUDIENS. L’entreprise lauréate sera élue par l’ensemble des 956 personnes éligibles aux César Techniques 2013, par vote en ligne sécurisé, à bulletin secret sous contrôle d’huissier. Le vote sera ouvert le 21décembre 2012 et clôturé le 7 janvier 2013 à 21h durant la soirée.

    Retrouvez toute l'actualité des César 2013 sur http://www.inthemoodforcinema.com mais aussi sur mon nouveau site entièrement consacré aux festivals de cinéma et évènements cinématographiques http://inthemoodforfilmfestivals.com .

    Lien permanent Imprimer Catégories : CESAR 2013 Pin it! 0 commentaire
  • Le 25 décembre, aidez Les Toiles enchantées et les enfants hospitalisés en allant au cinéma: quelques suggestions de films...

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    Je vous parle de cette excellente initiative depuis 2010 parce que j'aime beaucoup cette association (qui amène le cinéma aux enfants malades) mais aussi parce que je trouve que c'est un moyen d'autant plus agréable (et particulièrement simple) de faire une bonne action.

    En effet, le mardi 25 décembre, en vous rendant dans une salle de cinéma, vous soutiendrez l'association Les Toiles Enchantées. Uniquement le 25 décembre, sur chaque billet d'entrée, quel que soit le film, la salle ou la séance, ou le mode de paiement, une partie du billet sera reversée aux Toiles enchantées. 

     Cela ne change donc rien pour le spectateur mais évidemment si vous hésitiez quant à la date à choisir pour aller au cinéma, choisissez le 25 décembre!

    Pour plus de renseignements, vous avez aussi le site internet des Toiles enchantéesleur page Facebook et leur compte twitter. 

    Voici quelques films que je vous recommande pour l'occasion. Cliquez sur le titre du film qui vous intéresse pour en lire ma critique.

    "L'Odyssée de Pi" d'Ang Lee

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    "Les Bêtes du Sud Sauvage" de Benh Zeitlin

    "L'Homme qui rit" de Jean-Pierre Améris ( en salles seulement mercredi mais avant-première mardi dans certaines salles)

     

     

     

    "Skyfall" de SAm Mendes

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    "Royal Affair" de Nikolaj Arcel

    "Amour" de Michael Haneke

    "Dans la maison" de François Ozon

    "Comme des frères" de Hugo Gélin

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    "Au-delà des collines" de Cristian Mungiu