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  • Programme et jury des 13èmes Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes de Saint-Tropez, du 10 au 16 octobre 2011

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    Parfaite et complexe alliance entre cinéma de divertissement et un cinéma plus social, le Festival du cinéma des Antipodes dont ce sera cette année la 13ème édition, se déroulera à Saint-Tropez, du 10 au 16 octobre.

     Inthemoodforcinema.com a le plaisir d’en être partenaire (le concours pour gagner des invitations pour l’ouverture est prolongé, cliquez ici pour savoir comment gagner vos places).

     Un festival encore malheureusement méconnu à la programmation pourtant particulièrement riche et qui remplit pleinement l'objectif qui doit être celui d'un festival de cinéma: nous faire voyager, découvrir d'autres horizons, d'autres cinématographies, d'autres univers et talents, sans oublier de nous faire découvrir une réalité sociale parfois plus âpre.

     Vous pourrez ainsi effet y découvrir le meilleur des films australiens et néo-zélandais, du 10 au 16 octobre 2011, un cinéma qui, d’après son président Bernard Bories, rimera « avec diversité, singularité, dureté, poésie, humour, sensibilité, découverte et grands espaces. »

    Je vous propose de découvrir la programmation complète et le jury ci-dessous.

    Film d’ouverture :

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    THE TENDER HOOK

    Australie / 2007 / 98 min / 35 mm / couleur / VOSTF / Historique

    Réalisation : Jonathan Ogilvie

    Interprétation : Rose Byrne, Hugo Weaving, Matthew Le Nevez, Pia Miranda, Luke Carroll

    En présence de Jonathan Ogilvie

    The Tender Hook est l'histoire d'Iris, une ravissante jeune femme, prise au piège d'un triangle amoureux dangereux dans les années 20 à Sydney. Iris refuse de s'impliquer dans les affaires de son amant anglais, McHeath, mais tombe amoureuse d'Art, un jeune boxeur et le nouveau protégé de McHeath. Jaloux, McHeath devient violent tandis qu’Art reste fidèle à lui-même. Le désir d'Iris va les conduire vers un destin inattendu et destructif.

    Film de clôture

     

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    LOVE BIRDS

    Nouvelle Zélande / 2011 / 101 min / 35 mm / couleur / VOSTF / comédie

    Réalisation : Paul Murphy

    Interprétation : Rhys Darby, Sally Hawkins, Bryan Brown, Emily Barclay

    La vie heureuse et sans histoire de Doug s'effondre quand sa fiancée Susan le laisse

    tomber sans explication après des années de vie commune. Effondré, il n'envisage pas de vivre sans elle mais, quand un canard sauvage s'écrase sur son toit, il doit oublier ses problèmes pour soigner l'oiseau blessé, une aventure inattendue qui va lui faire découvrir l'amour de sa vie. Pour aider son protégé, Doug s'adresse à Holly, vétérinaire et mère célibataire. La vie de Doug est transformée, plus riche et satisfaisante, mais aussi plus compliquée car il doit emmener le Canard partout avec lui !

     La compétition officielle

    La compétition officielle est composée de six films australiens et/ou néo-zélandais. Les projections ont lieu à partir du jeudi 13 octobre, en présence du jury officiel.

     HERE I AM

    Australie / 2011 / 91 min / 35 mm / couleur / VOSTF / Drame

    Réalisation : Beck Cole

    Interprétation : Shai Pittman, Marcia Langton, Quinaiha Scott, Bruce Carter, Pauline Whyman

    En présence de Beck Cole & Kath Shelper (sous réserve)

    Karen est une belle jeune femme au passé douloureux. Récemment sortie de prison, elle se retrouve à la rue, livrée à elle-même. Elle est décidée à prendre sa revanche sur la vie, mais elle ne sait vers qui se tourner. Elle finit par trouver refuge dans un foyer pour femmes. Grâce au soutien de ses nouvelles amies, Karen va entreprendre de se reconstruire et renouer le contact avec sa mère et sa fille. Elle devra affronter des vérités dérangeantes, mais elle n’abandonnera pas.

     LOU

    Australie / 2010 / 82 min/ 35 mm / couleur / VOSTF / Comédie Dramatique

    Réalisation : Belinda Chayko

    Interprétation : John Hurt, Lily Bell-Tindley, Emily Barclay, Jay Ryan, Damien Garvey

    En présence de Belinda Chayko

    Aussi rapidement que le père de Lou sort de sa vie, son grand-père, y fait irruption en semant le désordre dans la petite maison que Lou partage avec sa jeune maman et ses deux soeurs. Doyle, le grand-père atteint de la maladie d’Alzheimer, confond Lou avec sa propre femme. En entrant dans son drôle de jeu, Lou croit pouvoir utiliser Doyle contre sa mère. Sans s’y attendre, elle découvre ce que c’est qu’être aimée.

    MAD BASTARDS

    Australie / 2011 / 97 min / 35 mm / couleur / VOSTF / Road Movie

    Réalisation : Brendan Fletcher

    Scénario : Brendan Fletcher avec Greg Tait, Dean Daley-Jones, John Watson

    Interprétation : Dean Daley-Jones, Lucas Yeeda, Greg Tait, Ngaire Pigram, John Watson

    Sélection Officielle Festival de Sundance 2011

    TJ n’est pas un type vraiment fréquentable et Bullet, son fils de 13 ans, qu’il n’a jamais vu, semble vouloir suivre la même voie. Torturé par une colère qu’il ne parvient pas à maîtriser, TJ quitte les dérives et le chaos de la ville et part pour le Kimberley, dans le nord-ouest de l’Australie, dans l’espoir de découvrir qui il est et d’être un père pour son fils. Tex, le grand-père, n’a pas non plus eu une vie facile. A présent, policier respecté dans la localité isolée de Five Rivers, il oeuvre pour que les hommes de sa communauté n’aient pas à endurer ce qu'il a vécu. A travers l’histoire de trois générations d’hommes, « Mad Bastards » est un regard sans concession sur ce que devenir un homme signifie. Tourné avec la collaboration de communautés aborigènes, le film puise dans la riche tradition orale de la culture et de la vie aborigènes. Utilisant la musique du groupe The Pigram Brothers, originaire de Broome, véritable légende du Kimberley, Brendan Fletcher a réalisé un film à la fois âpre et poétique sur la force destructrice de la violence et le pouvoir rédempteur de la famille.

     MATCHING JACK

    Australie / 2010 / 103 min / 35 mm / couleur / VOSTF / Comédie Dramatique

    Réalisation : Nadia Tass

    Interprétation : Jacinda Barrett, Richard Roxburgh, James Nesbitt, Tom Russell, Kodi Smit- McPhee, Colin Friels

    Prix du Bel Age Cannes Cinéphiles 2011, Meilleur Film, Scénario, Réalisatrice au Festival International de Milan 2011

    En présence de Nadia Tass

    Une femme se bat contre la maladie de son fils et l'infidélité de son mari; mais après une rencontre lumineuse avec un marin Irlandais et son fils, sa vie s'en trouve chamboulée et l'emporte dans le tourbillon d'une histoire d'amour qui défie toutes les règles et explications.

    PREDICAMENT

    Nouvelle Zélande / 2010 / 98 min / 35 mm / couleur /VOSTF / Comédie

    Réalisation : Jason Stutter

    Interprétation : Jemaine Clement, Heath Franklin, Hayden Frost, Tim Finn

    Trois jeunes gens quelque peu inadaptés mettent en place un stratagème pour photographier et faire chanter de riches couples pris en flagrant délit d’adultère. Cedric, qui veut se venger des Bramwell (les promoteurs immobiliers ayant dépouillé sa famille) et troublé par la folie de son père qui construit une étrange tour devant leur maison, est prêt à passer à l’action. Lorsqu’ils se rendent compte qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter l’appareil photo indispensable, Cedric suggère la simple utilisation d’une ampoule flash afin de donner l’impression qu'un cliché a été pris. Mais les choses se compliquent : les garçons « photographient » par mégarde Maybelle, l’objet de ses fantasmes adolescents, et l’anxiété du jeune homme augmente à mesure qu’il découvre les sombres desseins de ses acolytes. Et lorsque le trio se trompe de victime, Cedric, tenaillé par le désir, contraint au chantage et peut-être même au meurtre, se retrouve dans une situation… très délicate.

     TOOMELAH

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    Australie / 2010 / 98 min / BetaSp / couleur / VOSTF / Drame

    Réalisation : Ivan Sen

    Interprétation : Daniel Connors, Christopher Edwards, Michael Conners, Dean Daley-Jones

    Sélection Un Certain Regard, Festival de Cannes 2011

    Dans une communauté Aborigène retirée, Daniel, 10 ans, aspire a devenir un "gangster". Un peu comme tous ces hommes qui lui servent de modèles. Il sèche les cours, provoque des bagarres et rend des petits services pour Linden, dealer et chef du gang local. Daniel devient petit à petit ce qu’il désire. Tout change lorsqu’un dealer rival sort de prison et que de violents affrontements s’en suivent. Linden et son gang se retrouvent en prison, Daniel, lui, soudainement seul et vulnérable. Fera-t-il le choix d’un meilleur futur?

     Le jury remettra le samedi 15 octobre les prix suivants :

    Le Grand Prix du jury des Antipodes

    Le prix révélation féminine des Antipodes

    Le prix révélation masculine des Antipodes

    Aux prix du jury s’ajoute le Prix du public, décerné au meilleur film.

    Le jury 2011

    Le jury sera présidé par la comédienne australienne Helen Buday.

    A ses côtés :

    Julie de Bona – comédienne

    Deborah Grall - comédienne

    Mathieu Delarive – comédien

    Isabelle Doval – réalisatrice

    Philip Mac Laren – écrivain

    Les courts métrages en compétition

    16 courts métrages répartis en 2 programmes seront présentés le mardi 11 octobre à

    9h30 et à 14h30.

    Un jury de lycéens de la région, dont le lycée du Golfe de Saint Tropez, sera chargé de décerner le prix Nicolas Baudin du court métrage qui sera remis le samedi 16 octobre lors de la cérémonie de clôture.

    - PROGRAMME 1 - 79 min / VOSTF

    08’ - The winter boy de Rachel House – 2010 (NZ)

    15’ - Choice Night de Christopher Dudman 2010 (NZ)

    08’ - Vostok Station de Dylan Pharazyn – 2010 (NZ)

    20’ - Deeper Than Yesterday de Ariel Kleiman 2010 (AUS)

    15’ - Go the dogs de Jackie van Beek 2011 (NZ)

    13’ - Ebony Society de Tammy Davis 2011 (NZ)

    - PROGRAMME 2 - 103 min / VOSTF

    20’ - Drowning de Craig Boreham 2010 (AUS)

    12’ - Kiss d’Alex Murawski 2011 (AUS)

    13’ - Pig de Tom McKeith - 2011 (AUS)

    15’ - Crystal Jam de Leonie Savvides 2011 (AUS)

    09’ - Meniscus de Maria-Elena Doyle 2010 (NZ)

    15’ - Ostia, La Notte Final de Craig Boreham 2008 (AUS)

    08’ - At the Formal de Andrew Cavanagh 2010 (AUS)

    11’ - Bear de Nash Edgerton 2011 (AUS)

    COURT MÉTRAGE D'OUVERTURE (HORS COMPETITION)

    Kitchen Sink d’Alison MacLean 1989 – 14’ – 35 mm (NZ)

    Des profondeurs de l'évier surgit un amour sombre et tendre.

    From the bowels of the kitchen sink, comes a dark and tender love.

    Les documentaires hors compétition

    KURU, THE SCIENCE AND THE SORCERY de Rob Bygott

    Australie / 2010 / 52 min / Vidéo / VOSTF

    Sélection Officielle FIFO 2011

    LA PREMIERE INTERVIEW de Dennis Tupicoff

    Australie / 2011 / 15 min / Vidéo / VF

    SOLO de David Michôd & Jennifer Peedom

    Australie - Nouvelle Zélande / 2008 / 60 min / Vidéo / VOSTF

    SOUS LE VENT DE L'USINE d’Anne Ptoiset & Laurent Cibien

    France / 2010 / 52 min / Vidéo / VF

    Sélection Officielle FIFO 2011

    THIS WAY OF LIFE de Thomas Burstyn

    Nouvelle Zélande / 2009 / 52 min / Vidéo / VOSTF

    Sélection Festival International du Film de Boulogne Billancourt 2011

    Les avant premières hors compétition

    ALEXANDRA’S PROJECT

    BENEATH HILL 60

    BLACK AND WHITE

    DR PLONK

    FACE TO FACE

    LES CONTES DES ANIMAUX

    LOVE BIRDS

    RUSSIAN SNARK

    SURVIVING GEORGIA

    THE TENDER HOOK

    TRIANGLE

     -Le festival s’ouvre aussi pour la première fois à la musique, en proposant pour l’ouverture un show case du groupe Belle Roscoe, duo frère-sœur originaire de Melbourne qui donneront le coup d’envoi au son de leurs mélodies rock-folk.

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    Pour clore cette semaine aux Antipodes, le groupe australien Koritni proposera un show case acoustique lors de la soirée de clôture.

    Le samedi 15 octobre à partir de 23h- Live en guitares acoustiques, avec des reprises de grands groupes australiens : Rose

    Tattoo, AC/DC, INXS…

    Infos pratiques :

    Bureau du festival

    Salle Jean Despas

    Place des Lices

    83990 Saint-Tropez

    Ouvert à partir du lundi 10 octobre à 10h

    Cinéma La Renaissance

    Place des Lices

    83990 Saint-Tropez

    L’accès en salles est gratuit et ouvert à tous publics, sauf indication particulière qui sera indiquée dans la grille des programmes. Les films d’ouverture et de clôture sont sur invitation uniquement.

    Distribution éventuelle en fonction des disponibilités

    Toutes les infos sur www.festivaldesantipodes.org

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    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DU CINEMA DES ANTIPODES DE SAINT-TROPEZ 2 Pin it! 0 commentaire
  • Programme du 16ème Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean de Luz (2011)

     

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    En Octobre, le choix sera large pour les cinéphiles amateurs de festival entre Lyon, Dinard, Saint-Tropez mais aussi Saint-Jean de Luz qui, d'années en années, s'impose comme un rendez-vous incontournable. Avec notamment cette année au programme: le premier film réalisé par Mélanie Laurent (en ouverture) "Les Adoptés", "Forces spéciales" avec Diane Krüger et Benoît Magimel en clôture, et une programmation particulièrement riche que je vous invite à découvrir, ci-dessous. Un festival très accessible qui permet de découvrir les premiers et deuxièmes longs-métrages de réalisateurs.

     Mardi 11 octobre

     19h30  Cérémonie d'ouverture suivie du film "Les adoptés" de Mélanie LAURENT

     22h30  "Les adoptés" de Mélanie LAURENT

     Mercredi 12 octobre

     11h     "En secret" de Maryam KERSHAWAZ

     15h      "Bullhead" de Mikael ROSKAM

     17h15  "En secret" de Maryam KERSHAWAZ (rediffusion)

     20h      "Louise Wimmer" de Cyril MENNEGUN

     22h      "JC comme Jésus Christ" de Jonathan ZACAI

     Jeudi 13 octobre

     11h     "L'amour et rien d'autre" de Jan SCHOMBURG

     15h     "Oslo, 31 août" de Joachim TRIER

     17h15  "Bullhead" de Mikael ROSKAM (rediffusion)

     17h15  "Louise Wimmer" de Cyril MENNEGUN (rediffusion)

     20h      "Poulet aux prunes" de Vincent PARONNAUD et Marjane SATRAPI

     22h      "L'amour et rien d'autre" de Jan SCHOMBURG (rediffusion)

     Vendredi 14 octobre

     11h      "On the ice" de Andrew O MAC LEAN

    15h      "Une bouteille à la mer" de Thierry BINISTI

     17h15   "Oslo, 31 août" de Joachim TRIER (rediffusion)

     17h15   "Poulet aux prunes" de Vincent PARONNAUD et Marjane SATRAPI(rediffusion)

     20h       "De force" de Franck HENRY

     22h       "On the ice" de Andrew O MAC LEAN (rediffusion)

     Samedi 15 octobre

     11h       "Emilie jolie" de Philippe CHATEL et Francis NIELSEN

     11h       "De force" de Franck HENRY (rediffusion)

     11h       "Une bouteille à la mer" de Thierry BINISTI (rediffusion)

     14h30    Projection des courts métrages

    19h30    Cérémonie de clôture suivie du film "Forces spéciales" de Stéphane RYBOJAD

    Le jury du festival

     Présidente : 

      Catherine Jacob

     (Comédienne : Tatie Danielle, le bonheur est dans le pré...)

    Les réalisateurs :  

     - Stéphane BRIZE 

    (Je ne suis pas là pour être aimé, Mademoiselle Chambon)

    - Christian CARION

     (Joyeux Noël, l'Affaire Farewell...)

     Les comédiens :   

     - Virginie EFIRA

     (Comédienne de théâtre puis animatrice de télévision ...)

     - Myriam BOYER

     (Comédienne...)

     - Ludmila MIKAEL

     (Comédienne...)

     - Jimmy Jean Louis

     (Heroes, un baiser papillon...)

     Site officiel du festival: http://www.fijr-sj.com/

    Découvrez également mon article sur le Grand Hôtel Loreamar de Saint-Jean de Luz sur inthemoodforluxe.com.

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  • Concours - 10x2 places pour "Les Hommes libres" d'Ismaël Ferroukhi

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    Comme j’ai envie de défendre ce film qui sort en salles mercredi et dont vous pouvez retrouver ma critique, en cliquant ici, je vous propose de remporter 10x2 places pour le découvrir en salles. Pour faire partie des heureux gagnants, soyez parmi les 10 premiers à m’envoyer vos coordonnées à inthemoodforcinema@gmail.com, avec pour intitulé de votre email « Concours Les Hommes libres », et à me dire en une phrase quel est pour vous le meilleur film sur la résistance et pourquoi.

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  • Critique - « Les Hommes libres » d’Ismaël Ferroukhi avec Tahar Rahim, Michael Lonsdale, Lubna Azabal, Mahmoud Shalaby

     

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    1942. Paris occupé (outragé, brisé, martyrisé).  Younes (Tahar Rahim), jeune émigré algérien vit du marché noir. Arrêté par la police française, il est contraint d’espionner la Mosquée de Paris dont les responsables et notamment le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit (Michael Lonsdale), sont soupçonnés de délivrer de faux-papiers à  des Juifs et à des résistants.  Sa rencontre avec le chanteur juif d’origine algérienne Salim Halali (Mahmoud Shalaby) dont la voix et la personnalité vont le toucher mais aussi avec la troublante résistante Leila (Lubna Azabal) vont le conduire à choisir son camp, au péril de sa vie. Younes va peu à peu s’éveiller au combat, celui de la liberté.

    En 2006, Rachid Bouchareb rendait hommage aux « Indigènes », soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique. En 2009, avec « L’Armée du crime », Robert Guédiguian avait choisi de rendre hommage aux immigrés morts pour la France en relatant les destinées tragiques d'un groupe de jeunes juifs résistants et communistes (Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italien, Arméniens) déterminés à combattre pour libérer la France.  Des films de qualités peut-être inégales mais en tout cas pareillement nécessaires à l’image du film d’Ismaël Ferroukhi qui se base sur des faits réels et rend lui aussi hommage à des combattants de la liberté et à cet aspect méconnu de la résistance au sein de la Mosquée de Paris.

    Les grands films sur la résistance ne sont finalement pas si nombreux et le cinéma n’a sans aucun doute pas fini de chercher à mettre en lumière cette période sombre de l’Histoire et ceux qui ont contribué à son dénouement. Si je devais vous en recommander un seul, ce serait sans doute « L’Armée des ombres » de Jean-Pierre Melville (cliquez ici pour lire mon article de « L’Armée des ombres » à « L’Armée du crime »)…même si des films comme ceux précités ou celui-ci apportent leur pierre à l’édifice. Bien que leur intérêt cinématographique soit discutable, leur intérêt historique est incontestable (ce fut aussi le cas de « La Rafle » de Rose Bosch dont les qualités cinématographiques étaient contestables mais qui n'en étaient pas moins un film nécessaire). D’autant plus incontestable dans une période d’exacerbation des communautarismes quand un film comme celui-ci montre des hommes qui les ont dépassés pour un combat plus grand : celui de la liberté.

    C’est aussi la rencontre entre deux générations d’acteurs (très belle idée que de confronter Michael Lonsdale et Tahar Rahim) portés par la même sincérité, le même enthousiasme et le même effacement devant le message que délivrent leurs personnages. Un message fort porté par un casting de choix. Mahmoud Shalaby au regard d’une intensité troublante. Tahar Rahim dont le jeu et le corps incarnent brillamment  ce jeune homme qui passe d’une relative inconscience au combat, qui dit que cette guerre n’est pas la sienne et fait son entrée en résistance et qui s’éveille, à la conscience, à l’amour, à la politique, à la liberté. Lubna Azabal (inoubliable dans « Incendies ») parfaite pour incarner cette « ombre » grave et mystérieuse. Michael Lonsdale au jeu ambigu à souhait mais dont se dégage toujours cette belle humanité, personnage complexe à l’image de cette période trouble, fréquentant des ministres de Vichy et des officiers allemands et dans le même temps délivrant de faux-papiers à des Juifs et des résistants.

    « Les hommes libres » n’est pas un film qui assène ou qui cherche à capturer le spectateur et à provoquer son émotion. Non, à l’image de ces hommes de l’ombre, il délivre son message tout en retenue évoquant tout aussi bien des évènements historiques comme la Rafle du Vel d’Hiv (scène forte qui montre toute la cruauté absurde et obscène où des papiers prouvant que vous êtes « Mahométans » vous font échapper à la mort, où des papiers classent des hommes dans une case qui les destine à la vie ou à la mort comme de vulgaires dossiers) que les sentiments sans vraiment les démontrer ou nommer.

    Sans doute pour des raisons budgétaires, mais aussi pour montrer cette vie invisible, le film ne quitte pratiquement pas la Mosquée et le Cabaret Oriental où vivent et résistent ces hommes de l’ombre.

    Qu’est-ce qu’être un homme libre ? Sans doute celui qui choisit son combat, celui de la liberté, fut-ce au péril de sa vie à l’image de ces « Hommes libres » auxquels le film rend un bel hommage. Un sujet en or, un film fait avec sincérité, porté par un casting de choix et une musique arabo-andalouse envoûtante, à l’intérêt historique incontestable. Dommage qu’il y ait parfois un problème de rythme et que la fin soit aussi brusque et que le scénario s’efface à ce point devant le sujet et le combat auxquels il rend hommage, mais finalement une belle manière de faire coïncider la forme et le fond que cette sobriété et cette modestie...devenues de plus en plus rare quand la mode est à un cinéma qui cherche à en mettre plein la vue pour masquer la vacuité du message. Je songe à un film récemment primé d’un prix de la mise en scène …mais il s’agit là d’un autre sujet.

    Et comme j’ai envie de défendre ce film, je vous propose de remporter 10x2 places pour le découvrir en salles. Pour faire partie des heureux gagnants, soyez parmi les 10 premiers à m’envoyer vos coordonnées à inthemoodforcinema@gmail.com, avec pour intitulé de votre email « Concours Les Hommes libres », et à me dire en une phrase quel est pour vous le meilleur film sur la résistance et pourquoi.

    Sortie en salles : le  28 septembre

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  • Critique de "Public Enemies" de Michael Mann, ce soir, sur cinécinéma Premier, à 20H40

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    Sorti en 2009, "Public Enemies" était un film attendu : pour son sujet,  l’utilisation de la caméra numérique HD, mais évidemment surtout pour ses acteurs principaux (Johnny Depp et Marion Cotillard dans son premier grand rôle américain, auréolée de son Oscar de la meilleure actrice pour « La Môme ») et pour son réalisateur, Michael Mann, qui a multiplié les nominations aux Oscars ces dernières années (notamment celles du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario pour « Révélations »).

     

    « Public Enemies » est le onzième long-métrage de Michael Mann et  l’adaptation du roman éponyme de Bryan Burrough inspiré de l’histoire de John Dillinger (Johnny Depp), un braqueur de banques qui a réellement existé et qui a déjà inspiré de nombreux cinéastes (Johnny Depp est ainsi le dixième acteur à l’incarner) et a fortiori l’époque dans laquelle il évolua, celle de la Grande Dépression. Considéré comme « l’ennemi public n°1 » par le patron du FBI, John Edgar Hoover (Billy Crudup), il sera traqué inlassablement par l’agent fédéral Melvin Purvis (Christian Bale).

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    Ce qui marque d’abord c’est le dépouillement, l’élégance et la noirceur : de la mise en scène, du personnage principal, de l’atmosphère.  En résulte une sensation immédiate d’immersion, de réalisme et d’intemporalité, cette dernière étant renforcée par le sujet terriblement actuel : des citoyens dépouillés par les banques, victimes de la Grande Dépression. Un braqueur va, en dévalisant ces banques, d’une certaine manière, les venger.  Ce braqueur c’est donc John Dillinger, mélange de dureté et d’audace,  d’élégance et d’insolence, incarné par Johnny Depp dont cela va devenir un pléonasme de dire qu’il est parfait dans un rôle, mais il l’est ,encore, dans celui de  ce charismatique personnage.

     

    Ce dépouillement et ce réalisme (essentiellement lié à l’utilisation de la caméra numérique HD, et du recours aux longues focales) s’ils décontenancent d’abord contribuent à l’originalité de ce nouveau long-métrage de Michael Mann, à impliquer le spectateur et à accroître son empathie pour John Dillinger que le film s’attache essentiellement à suivre, délaissant un peu les personnages secondaires (mais les esquissant suffisamment pour que l’intrigue soit limpide). Se crée alors une sorte de miroir entre l’acteur, mythe cinématographique, et celui qu’il incarne, devenu un héros  pour une population en quête de vengeance et de repères.

     

    John Dillinger s’érige et est érigé en héros, et nargue les autorités avec une audace jouissive pour le spectateur, un aspect jubilatoire renforcé par une musique trépidante et réjouissante (signée Elliot Goldenthal) et des scènes lyriques filmées avec emphase et virtuosité et comme celles d’un western.

     

     Dans une société, la nôtre, avide de modèles et de renommée, à tout prix, un tel héros pourrait évidemment émerger, et la sensation d’intemporalité, de réalisme que crée la mise en scène est encore renforcée par cette idée finalement très contemporaine.  En 13 mois, le vrai John Dillinger parvint à fasciner les Américains, à tel point qu’il se montrait sans crainte en public.

     

    L’ambitieuse Billie Frechette (Marion Cotillard), Indienne d’origine française, elle aussi, est fascinée, par cet homme qui veut tout, tout de suite, par ce personnage d’une troublante et séduisante insolence, épris de liberté, de célébrité. Elle aussi a une revanche à prendre. Du couple qu’elle forme avec John Dillinger émane un romantisme fatal et ténébreux qui renforce la mélancolie, mais aussi la force et la beauté sombre de l’ensemble.  Là encore, elle n’est  pas filmée comme une femme fatale et lointaine comme c’est souvent le cas dans les films noirs qui relatent cette période, mais avec réalisme, renforçant la sensation de contemporanéité.

     

    Et puis comme dans tout western il faut un duel, une confrontation obstinée,  ici c’est celle qui oppose Dillinger à Purvis (et à travers ce dernier à Hoover). C’est d’ailleurs pour vaincre des gangsters tels que Dillinger que sera créée la première police fédérale aux Etats-Unis : un certain… FBI. C’est un duel impitoyable qui, évidemment, ne peut que se terminer dans la tragédie, je vous laisse découvrir pour qui.

     

    Et pour ceux qui, comme moi, trouveraient que la fin est exagérée en coïncidences troublantes, sachez que l’anecdote du film « Ennemi public n°1 »  ( « Manhattan Melodrama ») que va voir Dillinger est réelle. C’est aussi l’occasion d’un nouveau duel, entre l’image qui figure sur l’écran (de Clark Gable) et celle de Dillinger qui la regarde avec fierté, voyant en ce dernier son propre reflet, son incarnation mythique.

     

    Je vous laisse juge de la fin, peut-être un peu expéditive (à l’image de la psychologie des personnages) au regard de ce film qui nous tient en haleine et crée une tension sans cesse croissante et nous laissait espérer un final paroxystique mais après tout c’est aussi à l’image de ce personnage pour qui tout devait aller vite, et donc finir vite.

     

    Un divertissement de haute qualité dans lequel la singularité de la forme enrichit le fond, contribuant au plaisir et à l’immersion du spectateur :  vous auriez donc tort de vous priver de ces « Public Enemies »  à la rencontre explosive desquels Inthemoodforcinema.com vous recommande vivement d’aller… 

     
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