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vincent cassel - Page 2

  • Avant-première- Critique de « Black swan » de Darren Aronofsky avec Natalie Portman, Vincent Cassel, Mila Kunis…

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    Avant-hier soir, au mk2 Bibliothèque était projeté en avant-première le nouveau film de Darren Aronofsky « Black swan », une projection suivie d’un débat avec le cinéaste. Après une année cinématographique 2010 plutôt tiède (vous pourrez retrouver mon bilan de l’année ces jours prochains), autant le dire tout de suite, l’année cinéma 2011 (« Black swan » sortira en salles le 9 février) débutera par un vrai choc cinématographique, un tourbillon fiévreux dont vous ne ressortirez pas indemnes.

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    Nina (Natalie Portman) est ballerine au sein du très prestigieux New York City Ballet. Elle (dé)voue sa vie à la danse et partage son existence entre la danse et sa vie avec sa mère Erica (Barbara Hershey), une ancienne danseuse. Lorsque Thomas Leroy (Vincent Cassel), le directeur artistique de la troupe, décide de remplacer la danseuse étoile Beth Mcintyre (Winona Ryder) pour leur nouveau spectacle « Le Lac des cygnes », Nina se bat pour obtenir le rôle. Le choix de Thomas s’oriente vers Nina même si une autre danseuse, Lily, l’impressionne également beaucoup, Nina aussi sur qui elle exerce à la fois répulsion et fascination.  Pour « Le Lac des cygnes », il faut  une danseuse qui puisse jouer le Cygne blanc, symbole d’innocence et de grâce, et le Cygne noir, qui symbolise la ruse et la sensualité. Nina en plus de l’incarner EST le cygne blanc mais le cygne noir va peu à peu déteindre sur elle et révéler sa face la plus sombre.

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     « Black swan » n’est pas forcément un film d’emblée aimable (ce qui, pour moi, est une grande qualité quand les synopsis des films ressemblent trop souvent à des arguments marketing) : il se confond ainsi avec son sujet, exerçant tout d’abord sur le spectateur un mélange de répulsion et de fascination, entrelaçant le noir et le blanc, la lumière (de la scène ou de la beauté du spectacle, celle du jour étant quasiment absente) et l’obscurité, le vice et l’innocence mais le talent de cinéaste d’Aronofsky, rusé comme un cygne noir, et de son interprète principale, sont tels que vous êtes peu à peu happés, le souffle suspendu comme devant un pas de danse époustouflant.

    « Black swan » à l’image de l’histoire qu’il conte (le verbe conter n’est d’ailleurs pas ici innocent puisqu’il s’agit ici d’un conte, certes funèbre) est un film gigogne, double et même multiple. Jeu de miroirs entre le ballet que Thomas met en scène et le ballet cinématographique d’Aronofsky. Entre le rôle de Nina dans le lac des cygnes et son existence personnelle. Les personnages sont ainsi à la fois doubles et duals : Nina que sa quête de perfection aliène mais aussi sa mère qui la pousse et la jalouse tout à la fois ou encore Thomas pour qui, tel un Machiavel de l’art, la fin justifie les moyens.

     Aronofsky ne nous « conte » donc pas une seule histoire mais plusieurs histoires dont le but est une quête d’un idéal de beauté et de perfection. La quête de perfection obsessionnelle pour laquelle Nina se donne corps et âme et se consume jusqu’à l’apothéose qui, là encore, se confond avec le film qui s’achève sur un final déchirant de beauté violente et vertigineuse, saisissant d’émotion.

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    Par une sorte de mise en abyme, le combat (qui rappelle celui de « The Wrestler ») de Nina est aussi celui du cinéaste qui nous embarque dans cette danse obscure et majestueuse, dans son art (cinématographique) qui dévore et illumine (certes de sa noirceur) l’écran comme la danse et son rôle dévorent Nina. L’art, du cinéma ou du ballet, qui nécessite l'un et l'autre des sacrifices. Le fond et la forme s’enlacent alors pour donner cette fin enivrante d’une force poignante à l’image du combat que se livrent la maîtrise et l’abandon, l’innocence et le vice.

    Quel talent fallait-il pour se montrer à la hauteur de la musique de Tchaïkovski (qui décidément inspire ces derniers temps les plus belles scènes du cinéma après « Des hommes et des dieux ») pour nous faire oublier que nous sommes au cinéma, dans une sorte de confusion fascinante entre les deux spectacles, entre le ballet cinématographique et celui dans lequel joue Nina. Confusion encore, cette fois d’une ironie cruelle, entre l'actrice Winona Ryder et son rôle de danseuse qui a fait son temps.  Tout comme, aussi, Nina confond sa réalité et la réalité, l’art sur scène et sur l’écran se confondent et brouillent brillamment nos repères. Cinéma et danse perdent leur identité pour en former une nouvelle. Tout comme aussi la musique de Clint Mansell se mêle à celle de Tchaïkovski pour forger une nouvelle identité musicale.

    La caméra à l’épaule nous propulse dans ce voyage intérieur au plus près de Nina et nous emporte dans son tourbillon. L’art va révéler une nouvelle Nina, la faire grandir, mais surtout réveiller ses (res)sentiments et transformer la petite fille vêtue de rose et de blanc en un vrai cygne noir incarné par une Natalie Portman absolument incroyable, successivement touchante et effrayante, innocente et sensuelle, qui réalise là non seulement une véritable prouesse physique (surtout sachant qu’elle a réalisé 90% des scènes dansées !) mais surtout la prouesse d’incarner deux personnes (au moins...) en une seule et qui mérite indéniablement un Oscar.

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     Un film aux multiples reflets et d’une beauté folle, au propre comme au figuré, grâce à la virtuosité de la mise en scène et de l’interprétation et d’un jeu de miroirs et mise(s) en abyme. Une expérience sensorielle, une danse funèbre et lyrique, un conte obscur redoutablement grisant et fascinant, sensuel et oppressant dont la beauté hypnotique nous fait perdre (à nous aussi) un instant le contact avec la réalité pour atteindre la grâce et le vertige.

    Plus qu’un film, une expérience à voir et à vivre impérativement (et qui en cela m’a fait penser à un film certes a priori très différent mais similaire dans ses effets : « L’Enfer » d’Henri-Georges Clouzot) et à côté duquel le « Somewhere » de Sofia Coppola qui lui a ravi le lion d’or à Venise apparaît pourtant bien fade et consensuel...

    Ci-dessous ma vidéo du débat après la projection : Darren Aronofsky y explique notamment la genèse du film.

    Bande-annonce du film:

     

     

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  • César 2009, vidéos et bilan: "Séraphine" de Martin Provost, grand vainqueur avec 7 récompenses

    séraphine.jpgVous avez été plus de 4000 à vous connecter pour suivre les César commentés en direct sur "In the mood for cinema", hier soir (bienvenue donc aux nouveaux lecteurs qui auraient découvert le blog à cette occasion), une cérémonie sur laquelle je vais donc revenir brièvement.

     Ce palmarès 2009, sans grande surprise, a néanmoins démontré la diversité et la bonne santé du cinéma français (avec plus de 86 millions de spectateurs sur le marché intérieur et près de 77 millions à l'étranger en 2008: un record) dans son palmarès comme dans ses nominations avec comme grand vainqueur un film à petit budget, surprise de cette année 2008, qui avait déjà connu  un succès auprès de la critique et du public lui permettant d'être encore à l'affiche 22 semaines après sa sortie (Je n'ai donc plus aucune excuse, très bientôt, vous pourrez retrouver ma critique sur "In the mood for cinema"). Ce film, c'est bien sûr "Séraphine" de Martin Provost qui a obtenu 7 César  (meilleur film, meilleure actrice pour Yolande Moreau en guise de cadeau d'anniversaire, meilleur scénario original, meilleure musique, meilleur décor, meilleure photo, meilleures costumes).

    mesrinef.jpg Le biopic de Jean-François Richet, "Mesrine", a reçu 3  César dont celui du meilleur réalisateur, du meilleur acteur pour Vincent Cassel qui à l'image d'Elsa Zyleberstein, Déborah François ou même Dustin Hoffman s'est laissé envahir par l'émotion (lequel Vincent CAssel semblait pourtant bien certain d'obtenir cette récompense que j'aurais préfèré voir dévolue à François-Xavier Demaison ou Albert Dupontel, ou Guillaume Depardieu à qui l'hommage de cette cérémonie a été quelque peu expéditif) et du meilleur son.

    "Le premier jour du reste de ta vie" de Rémi Bezançon est également reparti avec 3 récompenses: meilleur espoir féminin pour Déborah François, meilleur montage pour Sophie Reine, meilleur espoir masculin pour Marc-André Grondin.

    "Il y a longtemps que je t'aime", le premier film de l'écrivain Philippe Claudel a reçu quant à lui 2 César: celui du meilleur premier film et de la meileure actrice dans un second rôle pour Elsa Zylberstein.

    premier.jpg"Un conte de noël" d'Arnaud Desplechin et "Entre les murs" de Laurent Cantet sont chacun repartis avec un César: celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Jean-Paul Roussillon pour le premier, celui de la meilleur adaptation pour le second.

    Enfin Agnès Varda a obtenu le César du meilleur documentaire pour "Les plages d'Agnès" et Ari Folman celui du meilleur film étranger pour "Valse avec Bachir".

    Dustin Hoffman, Emma Thompson, Sean Penn ont apporté classe, humilité, émotion à la cérémonie rattrapant les quelques maladresses de la soirée (notamment la prestation de Julie Ferrier en actrice ingénue, un peu drôle au début, vraiment lourde à la fin lorsque la salle s'esclaffait à ses pitreries pendant que le réalisateur Pierre Pinaud ayant obtenu le César du meilleur court métrage pour "Les miettes" s'exprimait). Dommage que la touchante intervention de Dustin Hoffman ait été interrompue par Antoine de Caunes qui lui a fait comprendre un peu maladroitement qu'il fallait qu'il abrège, de même que Lambert Wilson, écourtant ainsi les moments un peu plus spontanés de la soirée.

    Retrouvez le palmarès complet de cette 34ème cérémonie des César et l'ensemble de mes commentaires détaillés en direct, en cliquant ici.

    Prochain évènement à suivre en direct sur "In the mood for cinema": Festival du Film Asiatique de Deauville 2009, du 11 au 15 mars prochain et d'ici là, d'autres avant-premières...

    Ci-dessous, quelques vidéos de cette 34ème Cérémonie des César pour ceux qui l'auraient manquée avec en vrac le best of en 1 minute 40, Elie Seimoun en "Tootsie", l'intervention inachevée de Dustin Hoffman, Florence Foresti,  Vincent Cassel: (Vous pouvez aussi la revoir sur le blog des César de Canal plus, ici)


    www.Tu.tv


    www.Tu.tv

    Lien permanent Imprimer Catégories : CESAR (2005 à 2009) Pin it! 0 commentaire
  • Le palmarès des Globes de Cristal 2009 et l'étonnant retour d'Isabelle Adjani

    globes.jpgLes mois de janvier et février sont ceux des prix et diverses récompenses avec bientôt les cérémonies du prix Jacques Prévert, des Etoiles d'Or, des Jeunes Talents auxquelles "In the mood for cinema" sera présent.

    En attendant, aujourd'hui, je vous livre le palmarès des Globes de Cristal 2009 avec en bonus, en bas de cet article, la vidéo de la très rare Isabelle Adjani (pour le moins surprenante) recevant la pépite de cristal attribuée à "La journée de la jupe" de Jean-Paul Lillenfeld.

     Les Globes de Cristal  sont les prix de la presse française pour les arts et la culture. Les votants sont les journalistes des rubriques culturelles. Un jury d'une vingtaine de journalistes, présidé par une personnalité de la presse, établit une liste de 5 pressentis dans 12 catégories. Compte tenu du nombre de votants, et surtout de leur disparité géographique, cette manifestation donnera une palette artistique et culturelle nationale. Le président du jury était cette année Jacques Attali.

    Jacques ATTALI, Président du jury a remis un Globe d’honneur à Roberto ALLAGNA et à Dominique MEYER Directeur du théâtre des Champs-Élysées et directeur désigné de l’opéra de Vienne.

    CINEMA

    Meilleur film

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    « Mesrine, l’instinct de mort » de Jean-François Richet

    Meilleure Actrice

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    Sylvie TESTUD (pour « Sagan » de Diane Kurys)

    Meilleur Acteur

    Vincent CASSEL (pour« Mesrine, l’instinct de mort » de Jean-François

    Richet)

    Mention spéciale du jury à Guillaume Depardieu

    MEILLEURE PIECE DE THEATRE

    « La vie devant soi » de Romain Gary mise en scène de Didier Long

    (Théâtre de l’oeuvre)

    ONE MAN SHOW

    « Valérie LEMERCIER au Palace ! »

    COMEDIE MUSICALE

    « Le soldat Rose » de Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud, mise en scène de Corinne et Gilles Bénizio (au Palais des Congrès)

    OPERA OU DANSE

    « Blanche Neige » d’Angelin Preljocaj (Théâtre Nationale de Chaillot)

    LITTERATURE (Roman- essai)

    « Où on va papa ? » de Jean-Louis Fournier (Editions Stock)

    MEILLEURE BANDE DESSINEE

    « Une vie de chat » de Philippe Geluck (Editions Casterman)

    MUSIQUE

    Meilleure interprète féminine

    Anaïs

    Meilleur interprète masculin

    Julien Doré

    TELEFILMS OU SERIES TELEVISEES

    « Sagan » de Diane Kurys (France 2)

    DOCUMENTAIRES DE TELEVISION

    9/3 mémoire d’un territoire de Yamina BENGUIGUI (Canal Plus)

    EXPOSITIONS

    Picasso et les Maîtres (Grand Palais)

    DESIGN-ARCHITECTURE

    Andrée PUTMAN

    CREATEUR DE MODE

    Isabel MARANT

    Pépite de Cristal à « La journée de la jupe » de Jean Paul Lillenfeld

    Site internet des Etoiles d'or

    Isabelle Adjani recevant la Pépite de cristal pour "La journée de la jupe" de Jean-Paul Lillenfeld:

  • Le palmarès des Prix Lumière 2009

    enre.jpgAvant-hier, lors de la cérémonie de remise des prix Lumière 2009, présidée par l’actrice et chanteuse Jeanne Balibar, la presse étrangère basée à Paris a révélé sa liste de lauréats.

     

    La palme d’or au festival de Cannes 2008, "Entre les murs" de Laurent Cantet a remporté le prix du meilleur film 2008, tandis que François Dupeyron (qui vient de reprendre la mise en scène de "Trésor" de Claude Berri , suite au décès de ce dernier) a été sacré meilleur réalisateur pour "Aide-toi le ciel t'aidera". 

     

     Yolande Moreau a été récompensée du prix de la meilleur actrice pour "Séraphine" et Vincent Cassel de celui de meilleur acteur pour le diptyque  "Mesrine" de Jean-François Richet.

     

    Prochaine remise de prix: Les Etoiles d'or du cinéma français (prix décernés par la presse française). "In the mood for cinema" sera présent à la remise des prix pour vous en faire ensuite un compte rendu détaillé.

     

     

    Le palmarès des Lumières 2009 :

     

     

    Meilleur film :

    ENTRE LES MURS de Laurent Cantet

    Cliquez ici pour lire ma critique du film

     

    Meilleur réalisateur :

    François Dupeyron pour AIDE-TOI LE CIEL T’AIDERA

     

    Meilleur scénariste :

    Samuel Benchetrit pour J'AI TOUJOURS REVE D’ETRE UN GANGSTER

     

    Meilleure actrice :

    Yolande Moreau pour SERAPHINE deMartin Provost

     

    Meilleur acteur :

    Vincent Cassel  pour MESRINE de Jean-François Richet

     

    Meilleur espoir féminin :

    Nora Arnezeder pour FAUBOURG 36 de Christophe Barratier

     

    Meilleur espoir masculin :

    Mohamed Bouchaïb pour MASCARADES de Lyes Salem

     

    Meilleur film francophone :

    LE SILENCE DE LORNA de Luc et Jean-Pierre Dardenne