12/01/2009

Claude Berri (1934-2009): Tchao pantin...

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Sans commentaires...
(France 3 diffusera "Lucie Aubrac", jeudi, à 20H35, en hommage à Claude Berri.)

LA FILMOGRAPHIE DE CLAUDE BERRI

En tant qu’acteur: 

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Le Fantôme d'Henri Langlois (2005), de Jacques Richard

 Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants (2004), de Yvan Attal

 Les Clefs de bagnole (2003), de Laurent Baffie

 Va savoir + (2002), de Jacques Rivette

 Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2002), de Alain Chabat

 Les Rois mages (2001), de Didier Bourdon  

Va savoir (2001), de Jacques Rivette  

Dernières nouvelles des étoiles (2000), de Babeth Si Ramdane

La Débandade (1999), de Claude Berri

 Un Grand cri d'amour (1998), de Josiane Balasko

 Les Trois frères (1995), de Bernard Campan

 L'Univers de Jacques Demy (1995), de Agnès Varda

La Machine (1994), de François Dupeyron

 Stan the Flasher (1990), de Serge Gainsbourg

 L'Homme blessé (1983), de Patrice Chéreau

 Le Roi des cons (1981), de Claude Confortès

 Le Mâle du siècle (1974), de Claude Berri  

 Le Cinéma de papa (1971), de Claude Berri

 Sex-shop (1971), de Claude Berri

 Mazel Tov ou le mariage (1969), de Claude Berri

 La Ligne de démarcation (1966), de Claude Chabrol

Compartiment tueurs (1965), de Costa-Gavras

 Et vint le jour de la vengeance (1964), de Fred Zinnemann

 Les Sept Péchés capitaux (1962), de Claude Chabrol

 Janine (1962), de Maurice Pialat

 La Bride sur le cou (1961), de Roger Vadim

 La Vérité (1960), de Henri-Georges Clouzot

 Les Bonnes femmes (1960), de Claude Chabrol

 J'irai cracher sur vos tombes (1959), de Michel Gast

 Les Jeux dangereux (1958), de Pierre Chenal

 French Cancan (1955), de Jean Renoir

 Le Bon Dieu sans confession (1953), de Claude Autant-Lara

 Le Blé en herbe (1953), de Claude Autant-Lara

 Rue de l'Estrapade (1952), de Jacques Becker  

 En tant que réalisateur :

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Ensemble, c'est tout (2007)

 L'Un reste, l'autre part (2005)  

Une femme de ménage (2002)  

La Débandade (1999)  

Lucie Aubrac (1997)  

Germinal (1993)  

Uranus (1990)

 Manon des Sources (1986)

 Jean de Florette (1986)

 Tchao pantin (1983)

 Le Maitre d'école (1981)

 Je vous aime (1980)

Un moment d'égarement (1977)

 La Première fois (1976)

 Le Mâle du siècle (1974)

 Le Cinéma de papa (1971)

 Sex-shop (1971)

 Le Pistonné (1970)

 Mazel Tov ou le mariage (1969)

 Le Vieil homme et l'enfant (1966)

La Chance et l'amour (1964)

 Les Baisers (1963)

 Le Poulet (1963)

En tant que scénariste : 

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Trésor (Prochainement), de François Dupeyron  

Ensemble, c'est tout (2007), de Claude Berri  

L'Un reste, l'autre part (2005), de Claude Berri

 Une femme de ménage (2002), de Claude Berri

 La Débandade (1999), de Claude Berri

 Lucie Aubrac (1997), de Claude Berri

 Germinal (1993), de Claude Berri

 Uranus (1990), de Claude Berri

 Manon des Sources (1986), de Claude Berri

 Jean de Florette (1986), de Claude Berri  

Tchao pantin (1983), de Claude Berri

 Le Maitre d'école (1981), de Claude Berri  

Je vous aime (1980), de Claude Berri

Un moment d'égarement (1977), de Claude Berri

 La Première fois (1976), de Claude Berri

 Le Mâle du siècle (1974), de Claude Berri  

L'Oeuf (1972), de Jean Herman

 Le Cinéma de papa (1971), de Claude Berri

 Sex-shop (1971), de Claude Berri

 Le Pistonné (1970), de Claude Berri

 Mazel Tov ou le mariage (1969), de Claude Berri

 Le Vieil homme et l'enfant (1966), de Claude Berri

Le Poulet (1963), de Claude Berri

 Janine (1962), de Maurice Pialat

En tant que producteur : 

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Trésor (Prochainement), de François Dupeyron

 Bienvenue chez les Ch'tis (2008), de Dany Boon

Le Scaphandre et le papillon (2007), de Julian Schnabel

 Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants (2004), de Yvan Attal

 San Antonio (2004), de Frédéric Auburtin

 Les Sentiments (2003), de Noémie Lvovsky

 Le Bison (et sa voisine Dorine) (2003), de Isabelle Nanty

 Une femme de ménage (2002), de Claude Berri

 Amen (2002), de Costa-Gavras

 Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2002), de Alain Chabat  

Les Rois mages (2001), de Didier Bourdon

 Ma femme est une actrice (2001), de Yvan Attal  

La Boîte (2001), de Claude Zidi  

Mauvaise passe (1999), de Michel Blanc  

Astérix et Obélix contre César (1999), de Claude Zidi

 Le Pari (1997), de Didier Bourdon

 Arlette (1997), de Claude Zidi

 Lucie Aubrac (1997), de Claude Berri

 Didier (1997), de Alain Chabat

 Le Roi des Aulnes (1996), de Volker Schlöndorff

 Les Trois frères (1995), de Bernard Campan

 La Reine Margot (1994), de Patrice Chéreau

 La Séparation (1994), de Christian Vincent

 Germinal (1993), de Claude Berri

 Une Journée chez ma mère (1993), de Dominique Cheminal

 L'Amant (1992), de Jean-Jacques Annaud

 Uranus (1990), de Claude Berri

 Valmont (1989), de Milos Forman

 Trois places pour le 26 (1988), de Jacques Demy

 L'Ours (1988), de Jean-Jacques Annaud

 A gauche en sortant de l'ascenseur (1988), de Edouard Molinaro

 La Petite Voleuse (1988), de Claude Miller

 Hôtel de France (1987), de Patrice Chéreau

 Le Fou de guerre (1985), de Dino Risi

 Les Enragés (1984), de Pierre-William Glenn

 Tchao pantin (1983), de Claude Berri

 L'Africain (1983), de Philippe de Broca

 La Femme de mon pote (1983), de Bertrand Blier

 Banzaï (1983), de Claude Zidi

 Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982), de Jean Yanne

 Je vous aime (1980), de Claude Berri

 Inspecteur la bavure (1980), de Claude Zidi

 Tess (1979), de Roman Polanski

 Un moment d'égarement (1977), de Claude Berri  

La Première fois (1976), de Claude Berri

 Le Mâle du siècle (1974), de Claude Berri

 Pleure pas la bouche pleine (1973), de Pascal Thomas

 Le Cinéma de papa (1971), de Claude Berri

 L'Enfance nue (1970), de Maurice Pialat

 Le Pistonné (1970), de Claude Berri

 Mazel Tov ou le mariage (1969), de Claude Berri

 

22:32 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, claude berri | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

23/02/2008

Palmarès des César 2008 :l’hommage à la diversité culturelle

8a5f72b996ab9a625e4e51897eb3e09c.jpgAprès un hommage à Michel Serrault (avec un extrait de « Garde à vue » de Claude Miller), à Jean-Claude Brialy (avec un extrait du film  « Les Innocents » de Téchiné), à Jean-Pierre Cassel (avec un extrait des « Jeux de l’amour » de Philippe de Broca), Jean Rochefort, président de cette édition 2008 esquissait quelques pas de danse suivis de son inimitable rire tonitruant, non sans évoquer, au passage, pudiquement et sans les nommer, les trois monstres sacrés précités disparus au cours de l’année passée, mais aussi Ingrid Betancourt, donnant le ton de cette cérémonie, à la fois légère et sérieuse, décalée et élégante, saupoudrée de l’humour caustique  et savoureux d’Antoine de Caunes, de sa dérision et de son auto-dérision ainsi que de celles du président de cérémonie,  qui n’ont malheureusement pas toujours réussi à dérider l’assistance.

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Cette 33ème cérémonie a été une belle démonstration de la diversité générationnelle mais surtout culturelle française c0c565657842c5385fb8376a25b42a4c.jpgsur laquelle Jeanne Moreau a d’ailleurs insisté (remettant  ainsi comme un flambeau le César d’honneur  que son partenaire du « Temps qui reste » de François Ozon, Melvil Poupaud, lui a remis, à Céline Sciamma, réalisatrice de « Naissance des pieuvres » lui donnant pour mission de le transmettre l’année suivante à un autre réalisateur d’un premier film), récompensant ainsi autant le cinéma plutôt dit d’auteur  avec « La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche qui a reçu 4 César dits majeurs-un film dont je vous ai longuement parlé, ici - et un cinéma plus "populaire" et académique avec « La Môme » d’Olivier Dahan (qui a reçu 5 César dont surtout des César dits techniques –meilleur son, meilleur costume, meilleur décor, meilleure photo- et, sans surprise, le César d’interprétation féminine pour Marion Cotillard).

En recevant son César d’honneur des mains de Fanny Ardant, et après l’avoir remerciée avec son enthousiasme et son exubérance habituels, Roberto Benigni rappelait que les Français ont inventé le cinéma, la « parole lumineuse », et rappelait notre devoir de « faire le plus grand cinéma du monde ». Il a dédié son César à Bergman et Antonioni disparus cette année et a réclamé une minute de silence en leur honneur, le silence réclamé par le bavard Roberto Benigni étant d’autant plus précieux…

Jeanne Moreau a donc souligné la nécessité de la diversité culturelle et son amour du cinéma, « doux et amer, à l’image de la vie », et qui « nous entraîne bien loin de nous », elle a aussi insisté sur la baisse des subventions aux festivals, des aides aux salles de cinéma, et sur leur nécessité.

 L’éclectisme étant un des maîtres mots de cette cérémonie, c’est Michel Houellebecq qui, après quelques propos difficilement audibles et acerbes  sur les adaptations de ses propres romans,  a remis le César de la meilleure adaptation à « Persépolis ».

L’émotion en retenue et élégance, comme à la cérémonie de clôture du Festival de Cannes 2007, est venue d’Alain Delon, et de son hommage à Romy Schneider, comme à Cannes, aussi,  Alain Delon qui a également remis le César d’interprétation féminine à Marion Cotillard saluant son talent tout en lui disant  malicieusement « s’y connaître en actrices ».

C’est donc de nouveau Abdellatif Kechiche qui a reçu le César du meilleur film et du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original pour « La graine et le mulet », des César qu’il avait déjà obtenus pour « L’esquive » en 2005. Hafsia Herzi a également obtenu le très mérité César du meilleur espoir féminin pour le même film (un César que Sara Forestier avait également obtenu pour « L’Esquive »). Abdellatif Kechiche a souligné le « sentiment de légitimité » que lui procuraient ces César, pour « un cinéma qui se risque à sa propre liberté ». Il a également remercié Claude Berri (tradition des César…), producteur de « La graine et le mulet » selon qui aucun metteur en scène n’a égalé Abdellatif Kechiche depuis Pialat.

 Je regrette que le sublime film de Claude Miller « Un secret » n’ait obtenu qu’un seul César, celui du meilleur second rôle féminin pour Julie Depardieu, laquelle avait déjà été récompensée du César du meilleur espoir et du meilleur second rôle en 2004.

6d0876d6e1716a87065157f11bf57d3b.jpgSans surprise, Mathieu Amalric a reçu le César d’interprétation masculine face à des acteurs de nombreuses fois nommés et toujours repartis bredouille : Vincent Lindon, Jean-Pierre Marielle notamment. « Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel a également été récompensé du César du meilleur montage.

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Le remarquable documentaire de Barbet Schroeder dont je vous avais longuement parlé lors du dernier Festival de Cannes où il était présenté dans la section «Un Certain Regard, « L’avocat de la terreur » a été récompensé du César du meilleur documentaire. Barbet Schroeder a remercié celui qui l’appelle son « cher ennemi », Me Jacques Vergès « acteur et victime » de son film.

43750051f2c043c29ece6ab11a34d30a.jpgDans un français impeccable, Florian Henckel Von Donnersmarck a remercié l’Académie pour son César du meilleur film étranger pour « La vie des autres » évoquant ses références françaises : Truffaut, Balzac, Racine, Molière, évoquant aussi son acteur principal « Ulrich Mühe » décédé depuis, affirmant que les bonnes critiques françaises l’ont apaisé.

Le César du meilleur acteur dans un second rôle a été attribué à Sami Bouajila pour son rôle dans « Les Témoins » de Téchiné, Sami Bouajila déjà récompensé du prix d’interprétation à Cannes pour son rôle dans « Indigènes » de Rachid Bouchareb.

C’est Laurent Stocker qui a obtenu le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans « Ensemble c’est tout » (…de Claude Berri) face aux prometteurs Nicolas Cazalé, Grégoire Leprince-Ringuet, Johan Libéreau et Jocelyn Quivrin.

Le César du meilleur premier film est revenu  à un film d’animation « Persépolis » et enfin celui  de la meilleure d51affd8492b4f149b62c43f5afbdfe6.jpgmusique aux « Chansons d’amour », seul César obtenu par le film de Christophe Honoré.

Demain aura lieu la cérémonie des Oscars où le cinéma français pourrait bien de nouveau être à l’honneur non seulement avec les nominations de « La Môme » mais aussi celle du « Mozart des pickpockets» de Philippe Pollet-Villard, César du meilleur court-métrage également nommé aux Oscars. A suivre…

Récapitulatif :

Meilleur film : « La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche

Meilleur réalisateur : Abdellatif Kechiche

Meilleure actrice : Marion Cotillard pour « La Môme »

Meilleur acteur :Mathieu Amalric pour « Le scaphandre et le papillon »

Meilleur second rôle féminin : « Julie Depardieu » pour « Un secret »

Meilleure musique : « Les chansons d’amour »

Meilleur photo : « La Môme »

Meilleur son : « La Môme »

Meilleurs costumes : « La Môme »

Meilleur décor : « La Môme »

Meilleur premier film : « Persépolis » de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi

Meilleure adaptation : « Persépolis »

Meilleur film étranger : « La vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck

Meilleur documentaire : « L’avocat de la terreur » de Barbet Schroeder

Meilleur montage : « Le scaphandre et le papillon »

Meilleur second rôle masculin : Sami Bouajila (« Les Témoins »)

Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker pour « Ensemble c’est tout »

Meilleur scénario original : « La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche

Meilleur court-métrage : Le Mozart des pickpockets » de Philippe Pollet Villard

César d’honneur : Jeanne Moreau et Roberto Benigni

César d’honneur posthume : Romy Schneider

Sandra.M