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  • Molières 2010 : les nominations

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    La 24ème Nuit des Molières aura cette année lieu à la Maison des arts et de la culture de Créteil, le dimanche 25 avril 2010 et elle sera retransmise, à 20H35, en direct, sur France 2 et présentée par Marie Drucker et Michel Drucker. Line Renaud en sera la présidente d'honneur.

    Molière du Théâtre Public

    «La Cerisaie», Anton Tchékhov / Alain Françon - Théâtre National de la Colline

    «Les Naufragés du Fol Espoir», Hélène Cixous, Ariane Mnouchkine / Ariane Mnouchkine -Théâtre du Soleil       

    «Notre Terreur», D'ores et Déjà / Sylvain Creuzevault - Cie D'Ores et Déjà   

    «Ode Maritime», Fernando Pessoa / Claude Régy - Les Ateliers contemporains 

    Molière du Théâtre Privé

    «L'Habilleur», Ronald Harwood / Laurent Terzieff - Théâtre Rive Gauche

    «L'Illusion Conjugale», Eric Assous / Jean-Luc Moreau - Théâtre de l'Oeuvre, Théâtre Tristan Bernard

    «La Nuit des Rois», William Shakespeare / Nicolas Briançon, Théâtre Comédia

    «La Serva Amorosa»,    Carlo Goldoni Christophe Lidon - Théâtre Hébertot

    Molière des Compagnies

    «Cercles / Fictions», Joël Pommerat : Compagnie Louis Brouillard

    «Les Estivants», Eric Lacascade : Compagnie Eric Lacascade

    «La Ménagerie de verre», Jacques Nichet : Compagnie de l'Inattendu

    «Le Père Tralalère», Sylvain Creuzevault : Compagnie D'Ores et Déjà  

    Molière de la pièce comique

    «Les 39 marches», John Buchan, Alfred Hitchcock / Eric Métayer - Théâtre La Bruyère

    «La Cage aux Folles», Jean Poiret / Didier Caron - Théâtre de la Porte Saint-Martin

    «Miam Miam», Edouard Baer - Théâtre Marigny

    «Mission Florimont», Sacha Danino / Sébastien Azzopardi -  Théâtre Tristan Bernard

    «Thé à la menthe ou t'es citron ?» Danielle Navarro-Haudecoeur, Patrick Haudecoeur / P. Haudecoeur - Théâtre Fontaine 

    Molière du Théâtre Musical

    «Les Douze Pianos d'Hercule» - Jean-Paul Farré / Jean-Claude Cotillard - Cie des Claviers

    «Tatouage», Alfredo Arias - Groupe TSE - Théâtre du Rond-Point

    «Une Diva à Sarcelles», Virginie Lemoine - Théâtre de la Huchette

    «La Vie parisienne», Jacques Offenbach / Alain Sachs - Théâtre Antoine - Simone Berriau - Héléna Bossis 

    Molière du Comédien

    Jean-Quentin Châtelain dans «Ode Maritime»

    Jean-Claude Dreyfus dans «Le Mardi à Monoprix»

    Robert Hirsch dans «La Serva Amorosa»

    Daniel Russo dans «Les Autres»

    Laurent Terzieff dans «l'Habilleur» et «Philoctète» 

    Molière de la Comédienne

    Dominique Blanc dans «La Douleur»

    Anny Duperey dans «Colombe»

    Isabelle Gélinas dans «L'Illusion Conjugale»

    Anouk Grinberg dans «Les Fausses Confidences»

    Norah Krief dans «La Dame de chez Maxim»

    Hélène Vincent dans «Alexandra David-Néel»

    Molière du Comédien dans un Second Rôle

    Henri Courseaux dans «La Nuit des Rois»

    Xavier Gallais dans «Ordet»

    José Paul dans «L'Illusion Conjugale»

    Yves Pignot dans «La Nuit des Rois»

    Gilles Privat dans «La Dame de chez Maxim»

    Hugues Quester dans «Casimir et Caroline»  

    Molière de la Comédienne dans un Second Rôle

    Fabienne Chaudat dans «Colombe»

    Claire Nadeau dans «La Serva Amorosa»

    Julie Pilod dans «La Cerisaie»

    Isabelle Sadoyan dans «Les Fausses Confidences»

    Josiane Stoleru dans «Le Démon de Hannah»

    Dominique Valadié dans «La Nuit des Rois»  

    Molière de la Révélation théâtrale féminine

    Alice Belaïdi dans «Confidences à Allah»

    Andrea Bescond dans «Les 39 marches»

    Mélanie Laurent dans «Promenade de santé»

    Agnès Pontier dans «Yaacobi et Leidental» 

    Nominations Révélation théâtrale masculine

    Maxime d'Aboville dans «Journal d'un curé de campagne»

    Sylvain Creuzevault dans «Notre Terreur»

    Guillaume Gallienne dans «Les garçons et Guillaume, à table!»

    Alexandre Zambeaux dans «Parole et guérison» 

    Molière du Metteur en Scène

    Nicolas Briançon pour «La Nuit des Rois»

    Alain Françon pour «La Cerisaie»

    Eric Métayer pour «Les 39 marches»

    Jean-Luc Moreau pour «L'Illusion Conjugale»

    Claude Régy pour «Ode Maritime»

    Jean-François Sivadier pour «La Dame de chez Maxim»

    Molière de l'Auteur Francophone Vivant

    Eric Assous pour «L'Illusion Conjugale»

    Daniel Danis pour «Terre Océane»

    Emmanuel Darley pour «Le Mardi à Monoprix»

    Pierre Notte pour «Les Couteaux dans le dos»

    Joël Pommerat pour «Cercles / Fictions»

    Sébastien Thiéry pour «Qui est monsieur Schmitt ?» 

    Molière de l'Adaptateur

    François Berreur pour «Ebauche d'un portrait»

    Huguette Hatem pour «La Grande Magie»

    Dominique Hollier pour «L'Habilleur»

    Gérald Sibleyras pour «Les 39 marches»

    Molière du Créateur Costumes

    Pascale Bordet pour «Colombe»

    Nathalie Thomas / Marie-Hélène Bouvet / Annie Tran pour «Les Naufragés du Fol Espoir»

    Patrice Cauchetier pour «La Cerisaie»

    Michel Dussarrat pour «La Nuit des Rois» 

    Molière du Créateur Lumière

    Laurent Béal pour «Colombe»

    Joël Hourbeigt pour «La Cerisaie»

    Gaëlle de Malglaive pour «La Nuit des Rois»

    Eric Soyer / Jean-Gabriel Valot pour «Cercles / Fictions»     

    Molière du Décorateur - Scénographe

    Catherine Bluwal pour «La Serva Amorosa»

    Pierre-Yves Leprince pour «La Nuit des Rois»

    Philippe Quesne pour «La Mélancolie des Dragons»

    Eric Soyer pour «Cercles / Fictions»

    Lien permanent Imprimer Catégories : IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) Pin it! 4 commentaires
  • Critique - « Soul Kitchen » de Fatih Akin

     

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    Un film signé Fatih Akin est déjà une bonne raison d'aller le voir,  d'autant plus qu'avec « Soul Kitchen » ce dernier se lance pour la première fois dans la comédie.

    Zinos (Adam Bousoukos) est un jeune restaurateur d'origine grecque à Hambourg.  Il traverse une période difficile : sa copine Nadine (Pheline Roggan) est partie s'installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le Soul Kitchen, boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, aussi talentueux que caractériel, et des problèmes de dos viennent couronner le tout! Malgré tout, Zinos souhaite rejoindre Nadine en Chine, il confie donc son restaurant à son frère Illias (Moritz Bleibtreu)  , tout juste sorti de prison. Mais rien ne se passera comme prévu surtout qu'un promoteur immobilier (Birol Ünel) est prêt à tout pour acquérir le « Soul Kitchen ».

    Est-ce bien là un film signé par celui qui a écrit « De l'autre côté » ? On se le demande tant ce film, dans son écriture, en est à l'opposé, ce qui n'est certes pas un défaut en soi...

    Si l'idée d'un film à la forme désordonnée qui profite et nous fait profiter de l'instant sans se soucier de la scène suivante est en accord avec le caractère hédoniste du sujet et des personnages, ce caractère justement est censé impliquer que cela procure un certain plaisir au spectateur. Or, je me suis rarement autant ennuyée à l'exception de quelques scènes joyeusement loufoques qui franchissent néanmoins souvent la frontière du ridicule (scène du cimetière).

     Pourtant un film avec de la musique grecque, quand on connaît ma passion inconditionnelle pour ce pays partait avec un apriori plus que positif. Il faut d'ailleurs reconnaître que la bande originale est particulièrement réussie, ce qui parvient à raviver l'intérêt par intermittence. Heureusement, ce qui est rare dans les comédies : la réalisation est plutôt dynamique et inspirée, ce qui permet aussi d'oublier provisoirement les faiblesses, voir l'absence (certes assumée) de scénario (un comble pour celui qui avait obtenu le prix du scénario à Cannes en 2007). Un goût soudain pour la légèreté qui manque réellement de saveur même si on retrouve les thèmes habituels du cinéaste (ici survolés) comme l'intégration ou l'exil.

    Suite de saynètes certes déridant  par moments les zygomatiques, Soul Kitchen possédait en effet tous les ingrédients d'une bonne comédie mais malheureusement la sauce ne prend pas malgré la générosité qui émane de l'ensemble mais qui manque néanmoins de consistance et de ce petit supplément d'âme pour que la recette prenne réellement. Vivement que Fatih Akin revienne au drame!

    Si vous avez envie d'une comédie allez plutôt voir celle-ci.

    « Soul Kitchen » a reçu le prix du jury de la 66ème Mostra de Venise.

    Le reste de l'actualité sur les autres blogs « in the mood » : « In the mood for Cannes », « In the mood for Deauville », « In the mood for luxe ».

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  • Dernière chance de remporter vos pass permanents pour le Festival International du Film Policier de Beaune 2010

    beaune.jpgIl me reste deux pass permanents pour le Festival International du Film Policier de Beaune que je peux vous faire gagner, en partenariat avec Orange.

    Je félicite au passage ceux qui ont pris le temps de rédiger des critiques.

    Pour remporter ces deux derniers pass permanents, soyez parmi les deux premiers à me dire à quel cinéaste le Festival rendra hommage cette année, en m'envoyant votre réponse à inthemoodforcinema@gmail.com avec comme intitulé de l'email "Concours Beaune" et en n'oubliant surtout pas de joindre vos coordonnées postales.

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  • Ce soir, ne manquez pas "César et Rosalie" de Claude Sautet, à 20H40 sur Direct 8: critique du film

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    Si vous avez Direct 8 alors ne cherchez plus, ce soir, à 20H40, regardez (ou rereregardez) "César et Rosalie" de Claude Sautet. La critique du film ci-dessous en espérant vous convaincre si vous n'avez pas encore vu ce sublime film de 1972.

    "César et Rosalie" n'est peut-être pas le film celui que je préfère du cinéaste, Un cœur en hiver ayant à jamais décroché ma palme d’or, mais un film qui n’a néanmoins pas pris une ride, et arrive toujours à me dérider justement. Claude Beylie parlait de « drame gai » à propos de César et Rosalie, terme en général adopté pour la Règle du jeu de Renoir, qui lui sied également parfaitement. Derrière l’exubérance et la truculence de César, on ressent en effet la mélancolie sous-jacente. César donc c’est Yves Montand, un ferrailleur qui a réussi, mariée à Rosalie (Romy Schneider) divorcée d’Antoine (Umberto Orsini), et qui aime toujours David (Sami Frey), un dessinateur de bandes dessinées, sans cesser d’aimer César. Ce dernier se fâche puis réfléchit et abandonne Rosalie à David. Des liens de complicité et même d’amitié se tissent entre les deux hommes si bien que Rosalie, qui veut être aimée séparément par l’un et par l’autre, va tenter de s’interposer entre eux, puis va partir...

    Dans ce film de 1972, qui fut souvent comparé à Jules et Jim de Truffaut, on retrouve ce qui caractérise les films de Claude Sautet : les scènes de café, de groupe et la solitude dans le groupe, la fugacité du bonheur immortalisée, l’implicite dans ce qui n’est pas- les ellipses- comme dans ce qui est-les regards- (Ah, ces derniers regards entre les trois personnages principaux! Ah, le regard de David lorsque l’enfant passe des bras de Rosalie à ceux de César, scène triangulaire parfaitement construite!).

     « Les films de Claude Sautet touchent tous ceux qui privilégient les personnages par rapport aux situations, tous ceux qui pensent que les hommes sont plus importants que ce qu’ils font (..). Claude Sautet c’est la vitalité. », disait Truffaut. Ainsi, personne mieux que Claude Sautet ne savait  et n’a su dépeindre des personnages attachants, fragiles mais si vivants (à l’exception de Stephan interprété par Daniel Auteuil dans Un cœur en hiver, personnage aux émotions anesthésiées quoique...,). Ici au contraire ce n’est pas un cœur en hiver, mais un cœur qui bat la chamade et qui hésite, celui de Rosalie, qui virevolte avec sincérité, et qui emporte le spectateur dans ses battements effrénés. Et effectivement on retrouve cette vitalité, celle de la mise en scène qui épouse le rythme trépidant de César face au taciturne David. César qui pourrait agacer, flambeur, gouailleur, lâche parfois face à la fragilité et la discrétion de l’artiste David. Deux hommes si différents, voire opposés, dans leur caractérisation comme dans leur relation à Rosalie que Sautet dépeint avec tendresse, parfois plutôt une tendre cruauté concernant César. Là se trouve la fantaisie, dans ce personnage interprété magistralement par Yves Montand, ou dans la relation singulière des trois personnages, si moderne.

     

    Un film qui n’est pas conventionnel jusque dans sa magnifique fin, ambiguë à souhait. Sans effets spéciaux. Simplement par la caractérisation ciselée de personnages avec leurs fêlures et leur déraison si humaines.

     

    Un film à l’image de son personnage principal qui insuffle ce rythme précis et exalté : truculent et émouvant, mélancolique et joyeux, exubérant et secret. Un film intemporel et libre, qui oscille entre le rire et les larmes, dans lequel tout est grave et rien n’est sérieux (devise crétoise, un peu la mienne aussi). Un film délicieusement amoral que vous devez absolument voir ou revoir…

     

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