19/10/2010
Suivez Regards de Russie, 8ème Semaine du Nouveau Cinéma Russe à l'Arlequin en direct sur ce blog
Comme je vous le disais récemment dans mon bilan du Festival du Film Britannique de Dinard, j'ai décidé de partir à la découverte de nouveaux festivals, outre les habituels rendez-vous que sont Cannes, Deauville, Dinard, et Cabourg, et je commence donc par la Semaine du Cinéma Russe à l'Arlequin que vous pourrez suivre en direct sur ce blog, dès l'ouverture le 2 novembre (avec Aleksei Fedorchenko et "Le Dernier voyage de Tania") et jusqu'au 9 novembre. En attendant de vous en dire davantage sur ce festival, rendez-vous sur le site officiel pour en savoir plus.
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21/09/2010
Programme de la 8ème édition de la "Semaine du cinéma russe: regards de Russie" à l'Arlequin
Comme il s'agit d'un cinéma que j'apprécie tout particulièrement et d'un festival que je ne connais pas encore mais dont j'ai eu des échos positifs, je vous propose ci-dessous d'en découvrir le programme:
SEMAINE DU CINEMA RUSSE : REGARDS DE RUSSIE.
La 8e edition se déroulera du 2 au 9 novembre 2010 à l'Arlequin dans le cadre de l’Année France-Russie.
Rendez-vous attendu des cinéphiles, « Regards de Russie » permet chaque année, de découvrir, en exclusivité à Paris, une sélection de films inédits en France, dernières productions russes 20009/2010.
C'est aussi l’occasion de rencontrer et de débattre avec les grands réalisateurs du moment.
PROGRAMMATION 2010 : une douzaine de films inédits (sous réserve de modification)
· L’IRONIE DE L’AMOUR de A. Cherniaev
· FISTON de L. Sadilova. Un drame social qui s’attache au conflit père fils dans la Russie moderne.
· L'HOMME PRES DE LA FENETRE de D. Meskhiev
· LE JUS D’ORANGE de A. Prochkine, déjà présent en 2009 avec « Le miracle »
· LES PETITES TRAGEDIES et LE CLOWN de I. Evteeva
Mini rétrospective autour de cette réalisatrice de films d’animation .« Les petites tragédies » est une adaptation de l’œuvre éponyme de Pouchkine.
· VIVRE de Y. Bykov
· JE NE DIRAI RIEN de I.Kopylov
· UN STYLE JAZZ de S. Govorukhine, déjà présent en 2009 avec « Passagère »
· LA TREVE de S.Proskourina Récompensé par les critiques russes, ce film à pour sujet central la violence sociale dans la province russe
· ROME VUE DES COLLINES OU L’HISTOIRE DE MON ESPACE de Y.Poliarouch
· OVSYANKI de A.Fedorchenko Récompensé à Venise cette année par le Prix Osella pour la meilleure contribution technique (sous réserve)
· KRAI de A.Ouchitel (sous réserve)
17:39 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, russie, festival, l'arlequin |
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23/09/2007
Ciné-club Claude-Jean Philippe : « Quand la ville dort » (The Asphalt jungle) de John Huston
Tous les dimanches à 11H, le Cinéma l’Arlequin (76 rue de Rennes-75006 Paris) propose une séance de ciné-club présentée depuis…1991 par Claude-Jean Philippe qui anime également les débats après la projection. Saint-Germain des-Prés reste l’antre des cinémas d’art et essai parisiens au premier rang desquels l’Arlequin. Des séances que je vous recommande…
Prochaines projections : Avant-première de « Retour en Normandie » de Nicolas Philibert le 30 septembre, « La déesse » de Satyajit Ray le dimanche 7 octobre, « La fièvre dans le sang » de Elia Kazan le dimanche 14 octobre et « Le plein de super » de Alain Cavalier le 21 octobre.
Ce matin le film projeté était : « Quand la ville dort » (The Asphalt jungle) de John Huston
Film de 1950- Durée : 1H52
D’après le roman de William R.Bennett
Avec Sterling Hayden (Dix), Louis Calhern ( Emmerich), Jean Hagen (Doll) ; James Whitmore(Gus), Sam Jaffe (Riedenschneider), Mark Laurence (Cobby), Marilyn Monroe (Angela)Un malfaiteur distingué évadé de prison, Doc Riedenschneider, prépare un nouveau cambriolage dans une bijouterie dont le butin s’élèverait à un demi-million de dollars. Il réunit la somme nécessaire à l'opération puis une équipe (Louis ; briseur de coffres, le chauffeur-barman bossu Gus, le taciturne Dix Handley comme homme de main, et Emmerich le financier avocat de bonne société marié à une femme maladive et amoureux de l’insouciante Angela) .
Dès les premiers plans, John Huston instaure une atmosphère obscure et nocturne: des rues désertes et oppressantes, marquées par le temps, sombres, menaçantes, des immeubles délabrés, comme un écho aux physiques accidentés de ceux qui y déambulent et s’y égarent. Une jungle fatale. La jungle de la ville, quand la ville, l’autre, dort. La fatalité du film noir.
Huston comme souvent est fasciné par le milieu des gangsters et notamment par les romans de Bennett et la précision de sa peinture de l’humanité, par la présence des personnages qu’il décrit. Il dépeint en effet des personnages dont le destin tragique est inscrit, inéluctable, victimes de leurs passions et leurs obsessions qui les condamnent. Huston s’intéresse avant tout aux fêlures des personnages qui les conduiront à leurs pertes, qui les rendent si humains et induisent l’identification du spectateur. Chaque esquisse est brillante, un simple geste ou une simple parole suffisent souvent à définir un personnage, à déceler leur part d’humanité et de fragilité ordinaires : le bookmaker que l’argent fait transpirer, le barman bossu et accessoirement chauffeur lors du cambriolage défenseur ds chats, le spécialiste des coffres qui évoque la fièvre de ses enfants comme un honnête père de famille tout en volant des bijoux. Ces gestes sont aussi emblématiques de ce qui conduira chacun à sa perte. Dans une scène célèbre Riedenschneider sera ainsi victime de son amour des femmes : hypnotisé par la danse lascive d’une jeune femme, il ne verra pas les policiers qui le guettent. La scène n’est pas dénuée d’ironie. L’ironie du désespoir ou plutôt ici, des désespérés. Le personnage de Dix interprété par Sterling Hayden est à la fois violent, orgueilleux, solitaire mais aussi touchant et son allure à la fois dégingandée et brutale campe magnifiquement ce personnage ambivalent et emblématique du film noir, condamné à mourir. Qu’elles soient prêtes à mourir par amour (Doll) ou à aimer aussi vite qu’à dénoncer par opportunisme (formidable personnage d’Angela, apparition lumineuse de Marilyn Monroe, innocemment cynique), les femmes, quant à elles, sont ici moins aveugles et victimes qu’il n’y paraît, même si elles ne sont qu’un rouage dans la machine infernale de la fatalité.
Si le film, un polar noir et dense, sorte de radiographie implacable de l’échec , est avant tout un classique du septième art pour la richesse de ses personnages, la précision de leurs motivations, la mise en scène et le décor étouffant qui semble encercler les personnages comme leur destin fatal les asphyxie, sont aussi remarquables, et le son des sirènes qui s’apparentent à des « cris d’âmes en enfer » renforcent cette impression de tragédie inéluctable et suffocante. Pour que surgisse la lumière, il faudra attendre l’ultime seconde, la seule scène à se dérouler de jour et hors de la ville, au milieu de chevaux aussi carnassiers que libres… Ultime seconde hors de la jungle. Ultime et fatale seconde : tel est le destin des protagonistes d’un film noir dont « Quand la ville dort » est un modèle du genre à ne pas manquer et que copièrent ou dont s’inspirèrent ensuite de nombreux cinéastes.
-Filmographie de John Huston en tant que réalisateur :
Les Gens de Dublin (1987)
L'Honneur des Prizzi (1986)
Au-dessous du volcan (1984)
Annie (1982)
A nous la victoire (1981)
Phobia (1980)
Le Malin (1979)
Avec les compliments de Charlie (1979)
L'Homme qui voulut être roi (1975)
Fat city (1973)
Le Piege (1973)
Juge et Hors-la-loi (1972)
Les Complices de la dernière chance (1972)
La Lettre du Kremlin (1969)
Promenade avec l'amour et la mort (1969)
Davey des grands chemins (1969)
Casino Royale (1967)
Reflets dans un oeil d'or (1967)
La Bible (1966)
La Nuit de l'iguane (1964)
Freud, passions secrètes (1962)
Le Dernier de la liste (1962)
Les Désaxés (1961)
Ce film est projeté dans 1 salle(s)
Le Vent de la plaine (1960)
Les Racines du ciel (1958)
Le Barbare et la geisha (1958)
Dieu seul le sait (1957)
Moby Dick (1956)
Plus fort que le Diable (1954)
Moulin Rouge (1953)
The African Queen (1951)
La Charge victorieuse (1951)
Quand la ville dort (1950)
Ce film est projeté dans 1 salle(s)
Les Insurgés (1949)
Key Largo (1948)
Le Trésor de la Sierra Madre (1947)
Let there be light (1946)
La Bataille de San Pietro (1945)
Griffes jaunes (1942)
Le Faucon maltais (1941)
Sandra.M
21:05 Écrit par Sandra Mézière dans GROS PLAN SUR DES CLASSIQUES DU SEPTIEME ART | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, l'arlequin, saint germain des prés, john huston, marilyn monroe |
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