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  • Gagnez vos places pour une projection privée des "Virtuoses" de Mark Herman, mercredi, à 19H, chez Diaphana

    diaphana.jpgComme je vous le disais il y a quelques jours: pour fêter les 20 ans de Diaphana Distribution, un coffret collector contenant 80 de leurs films les plus cultes a été fabriqué en édition limitée. A cette occasion, j'ai le plaisir de vous proposer une projection privée  d'un film, finalement il s'agira des "Virtuoses" de Mark Herman.

    Vous savez (ou pas) à quel point j'aime le cinéma britannique et j'avais très envie de vous faire découvrir cette pépite cinématographique, grand prix de feu Festival du Film de Paris, en 1997.  Faîtes-moi confiance: vous ne le regretterez pas!

    Cette projection privée aura lieu dans une salle aménagée dans les locaux de Diaphana Distribution à Paris. La salle sera réservée uniquement pour vous, Mercredi 15 décembre à 19H. Comme il reste peu de temps et que j'ai envie de faire plaisir aux fidèles lecteurs de ce blog, les 10 premiers gagneront une place pour cette projection. Pour que je réserve votre place, envoyez-moi votre nom à inthemoodforcinema@gmail.com avec pour intitulé de votre email "projection privée Diaphana".

     

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    Synopsis des "Virtuoses": Pour la Direction des charbonnages britanniques, l’exploitation des mines appartient au passé. Pour les mineurs de Grimley, charbon se conjugue toujours au présent. Un présent pour lequel, ils se battent avec l’énergie du désespoir sans savoir que l’issue du combat a déjà été écrite sans eux.
    Danny a fait son temps au fond du puits. Aujourd’hui et après bien des années de labeur, il n’y a plus qu’une seule chose qui compte pour lui : la musique. L’ancien mineur se consacre corps et âme à la direction de la fanfare de Grimley.
    La fanfare, c’est Harry, Jim, Ernie, Phil et tous les autres; jusqu’à l’arrivée de la ravissante Gloria…

     http://diaphana.fr/film/coffret-diaphana-20-ans

  • Lequel de ces 5 films Diaphana voudriez-vous voir en projection privée?

    vcm_s_kf_m160_160x160.jpgPour fêter les 20 ans de Diaphana Distribution, un coffret collector contenant 80 de leurs films les plus cultes a été fabriqué en édition limitée. A cette occasion, chers lecteurs, j'ai le plaisir de vous proposer une projection privée du film de votre choix, uniquement pour les lecteurs d'inthemoodforcinema.com.  Cette projection privée aurait lieu dans une salle aménagée dans les locaux de Diaphana Distribution à Paris. La salle sera réservée uniquement pour vous durant la journée.

    Parmi les 80 films de la liste, j'en ai choisi 5, les cinq que je préfère parmi les 80 de la liste suivante: http://diaphana.fr/film/coffret-diaphana-20-ans . Et c'est maintenant à vous de donner votre avis et de voter dans les commentaires pour celui de ces 5 films que vous souhaiteriez (re)découvrir. Bien entendu ceux qui participeront seront d'office invités à la projection.

    1. "Les Virtuoses" de Mark Herrman

    Synopsis de ce bijou du cinéma britannique: L'histoire des membres de la fanfare d'une petite ville miniere, Grimlet, dont le chef Danny reve de participer aux finales du championnat national des fanfares au Royal Albert Hall. Les virtuoses de la fanfare de Grimley joueront-ils a Londres ? Et quand bien meme vivraient-ils une journee de gloire passagere, quelle medaille la Direction des charbonnages britanniques leur reserve-t-elle a leur retour ?

    2."Harry, un ami qui vous veut du bien" de Dominik Moll

    3. "L'enfant" de Jean-Pierre et Luc Dardenne

     

     

    4."Le vent se lève" de Ken Loach

     

     

    5."La vie rêvée des anges" d'Erick Zonca

  • Interview de Bong Joon-ho ( réalisateur de « The Host », « Memories of murder », « Mother »)

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    Première (enrichissante) expérience d'intervieweuse "en live" avec le charmant et très loquace Bong Joon-Ho (réalisateur de « The Host », « Memories of Murder »...) hier soir, dans le cadre tamisé et chaleureux d'un hôtel du 6ème arrondissement. 

    Le film « Mother » dont il nous a essentiellement parlé sort en salles le 27 janvier 2010. Je vous le recommande vivement et vous pouvez lire ma critique en cliquant ici. « Mother » a été présenté dans la section « Un Certain Regard » du Festival de Cannes 2009 et vient d'être élu meilleur film au 30ème trophée « The Blue Dragon Awards » à Séoul (équivalent de nos César) . En 4 films, Bong Joon-Ho, au même titre par exemple que Park Chan-wook, a réussi à s'imposer comme une référence incontournable de cette nouvelle vague coréenne particulièrement inventive. Il connaîtra ainsi son premier succès (auprès du public comme de la critique et au-delà des frontières coréennes) avec "Memories of murder". "The Host" sera présenté à la Quizaine des Réalisateurs et récoltera une estime internationale. En 2008, il participe au triptyque "Tokyo" avec Leos Carax et Michel Gondry. Il adapte actuellement la bd "La Transperceneige" avec Park Chan-wook comme producteur.

    Merci à Diaphana ainsi qu'à Florian et à Jérôme de Cinefriends d'avoir instigué cette passionnante et instructive rencontre. En attendant la vidéo, voici un résumé de ses réponses. 

     Ma première question concernait la critique de la société coréenne, un aspect commun à ses différents films, celui-ci stigmatisant ainsi ici l'inefficacité de la police et la corruption de la justice, déjà brocardées de manière plus ou moins métaphorique dans ses précédents films. Je lui ai ainsi demandé dans quelle mesure réaliser était pour lui un acte politique.

    Selon lui en tant qu'être humain il est évidemment, par essence, amené à avoir une conscience politique mais il ne le fait pas forcément exprès. Pour Bong Joon-Ho, dans ce film en particulier, les policiers sont plus « mignons » qu'incompétents et s'ils commettent des fautes irréparables, ils le font comme tout être humain peut en commettre.

    Il a ajouté aimer "montrer des gens ordinaires dans des situations exceptionnelles".

    Pour lui « The Host » est une vitrine de la satire et dans « Mother », il voulait ainsi prendre le contrepied avec un film « plus intimiste ». Il voulait ainsi « mettre les individus dans une situation extrême pour montrer l'instinct de l'être humain » et voulait ainsi faire l'autoportrait de la société coréenne à travers eux.

    Je lui ai ensuite parlé de Kim Hye-Ja qui interprète brillamment le rôle de la mère, sidérante dans l'intensité de son jeu et sa diversité d'expressions. Je lui ai demandé si elle  avait été à la base du projet, si elle avait dicté son choix du sujet principal ou s'il avait dès le départ envie de traiter de cet amour fusionnel et obsessionnel et dans ce cas pour quelle raison il avait choisi ce sujet.

    Bong Joon-Ho a répondu qu'elle avait été à l'origine du film. En Corée c'est une sorte d'icône mais il voyait en elle presque une « sorte de folie dans son jeu », une « sorte de psychopathe » alors qu'elle incarne toujours les mères vertueuses et généreuses. Avec beaucoup d'humour il a répondu qu'elle était aussi folle dans la vie que dans le film.

    Je lui ai ensuite demandé s'il souhaitait renouveler l'expérience de « Tokyo » et tourner ainsi à l'étranger, pourquoi pas en France.

    Pourquoi pas a-t-il répondu à condition de pouvoir garder le contrôle à 100%, et d'avoir le final cut comme c'est le cas pour lui en Corée.  L'expérience à Tokyo a ainsi été pour lui « très satisfaisante ». Quant au cinéma français, sa rencontre avec Laurent Cantet la veille de cette interview avec lequel il a évoqué vaguement un projet lui a apparemment donné quelques idées. 

    Bong  Joon-ho est ensuite revenu sur le personnage de la mère, sur lequel il voulait « vraiment se concentrer », la « regarder en gros plan. » Il faisait entièrement confiance à son interprète. Dans certains plans, très larges, elle ressemble ainsi à un grain de sable afin de montrer le caractère « acharné » de sa lutte.

    Concernant le caractère très soigné de sa réalisation, Bong Joon-Ho a précisé avoir écrit le scénario et le storyboard et avoir toujours une idée précise des plans quand il va sur le tournage  tout en se demandant ensuite comment se détacher du story-board une fois sur le tournage. Tout ce qui est technique respecte ainsi le story-board.

    Je lui ai enfin demandé de parler du  thème de la culpabilité autour duquel son film s'articule notamment. Ainsi « Memories of murder » traitait déjà du thème d'un serial killer qui ne fut jamais arrêté, dans « Mother », Do-joon sera finalement aussi relâché, et sa mère jamais jugé pour le meurtre qu'elle a commis, ma question consistait donc à savoir s'il avait une tendresse particulière pour les coupables innocentés ou s'il s'agissait pour lui avant tout d'un moyen de traiter du thème de la culpabilité.

     Bong Joon-Ho a répondu que pour lui le sentiment de culpabilité était très important, ainsi que la notion de châtiment, se demandant ainsi si on est toujours condamné pour un crime qu'on a commis, trop d'innocents étaient jugés coupables. La mère se retrouve ainsi confrontée à un dilemme moral face à un innocent accusé.

    J'aurais eu encore beaucoup de questions à lui poser... une demi-heure étant forcément trop courte pour aborder tous les aspects  d'un film aussi hybride, d'une réjouissante complexité, à la fois teinté d'humour noir, de poésie, mais créant aussi un véritable suspense pour aboutir à un film indéfinissable mêlant les genres (policier, mélodrame, comédie...)  avec énormément d'habileté.

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