06/01/2010
"Slumdog millionaire" de Danny Boyle, ce soir, sur Canal+
Ce soir, à20H50, Canal+ diffuse "Slumdog millionaire" de Danny Boyle, un des grands succès de cette année 2010 qui figurait d'ailleurs dans mon top 10 de l'année cinéma 2009. Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous le recommande. Vous trouverez ma critique ci-dessous.
Jamal Malik (Dev Patel), 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai (Bombay), est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête, celui-ci étant soupçonné de tricherie, dénoncé par le présentateur du jeu qui le méprise parce que son ascension et ses origines le renvoient aux siennes et surtout parce qu’il lui vole peu à peu la vedette. Devant alors justifier chacune de ses bonnes réponses, Jamal raconte son histoire, chacune des bonnes réponses étant liée à un souvenir, le plus souvent à un drame de son existence : de son enfance errante avec son frère en passant par sa rencontre avec cette petite fille dont il tombera amoureux et qu’il a perdue de vue… Les images de son interrogatoire alternent alors avec celles des flash-backs sur le jeu et sur son enfance…
« Slumdog millionaire » est l’adaptation britannique du roman indien de Vikas Swarup intitulé « Les Fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaire. »
Ce 20 janvier historique et porteur de tant d’espoirs est le jour idéal pour évoquer ce film qui en déborde et nous le transmet avec talent. C’est probablement ce qui explique le succès actuel de ce film (public et critique sans compter les nombreux prix qu’il a reçus comme les prix du meilleurs film, meilleur réalisateur et meilleur second rôle au British Film Award sans compter les Golden Globes dont il est ressorti grand vainqueur en remportant 4 prix : meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur scénario, meilleur musique ) : son optimisme forcené et sa morale selon laquelle « tout est écrit » et selon laquelle les évènements les plus désespérés et désespérants de l’existence peuvent trouver une explication, une issue, et même contribuer à la chance et à l’espoir. Dans « Slumdog millionaire » rien n’est inexorable même d’accoler ces deux mots antinomiques (slumdog signifie littéralement chien des taudis).
Ce film est en effet à l’image de l’oxymore qui lui sert de titre, plein de contrastes et de contradictions, qui, au lieu de nous agacer, nous charment et nous embarquent dans ce conte de fée hommage au cinéma de Bollywood.
Dany Boyle, qui démontre une nouvelle fois son éclectisme, par une mise en scène, une musique, un montage nerveux, rythmés et même frénétiques transforme ce qui aurait pu être une guimauve bollywoodienne (et cela, il faut l’avouer, malgré la psychologie parfois simpliste des personnages, les ellipses et les revirements de situation abracadabrantesques) en une fable moderne et universelle, énergique et poignante, parfois drôle, qui ne nous laisse pas une seconde de répit et fait passer ces deux heures beaucoup trop vite.
C’est parfois excessivement mélodramatique comme un film bollywoodien (surtout restez pour le générique de fin dans lequel il y est ouvertement rendu hommage) mais cela fonctionne parfaitement grâce au talent de Dany Boyle et à la force d’interprétation de ses jeunes comédiens, et grâce au cadre bouillonnant et coloré de Bombay mais aussi grâce à un scénario trépidant que certains ont trouvé répétitif mais dont la répétition constitue finalement l’originalité initiale qui fait que nous ne relâchons pas notre attention une seule seconde.
Et puis en toile de fond, véritable personnage du récit, il y a l’Inde, l’Inde inique et sublime, l’Inde aux couleurs si chatoyantes et photogéniques et l’Inde parfois si morose, l’Inde si colorée et parfois si sombre, l’Inde de tous les désespoirs et de tous les espoirs, l’Inde intemporelle et l’Inde s’industrialisant à une vitesse phénoménale, les quartiers d’affaires remplaçant les bidonvilles, l’Inde majestueuse et l’Inde où les enfants sont livrés à eux-mêmes et odieusement exploités : l’Inde, terre de contrastes et de contradictions elle aussi. L’Inde dont Dany Boyle met en lumière la magnificence mais aussi les failles et les injustices révoltantes.
Dany Boyle exploite de nouveau les thèmes qui lui sont chers : l’argent et l’amour, le parcours de Jamal étant avant tout guidé par son histoire d’amour avec Latika (Freida Pinto) qui le conduit à vivre toutes ces aventures rocambolesques, à surmonter les obstacles, à croire en la chance et à nous convaincre que rien n’est impossible, que « Yes we can ».
Tant pis pour les aigris que son rythme et son optimisme effrénés, peut-être même sa revigorante naïveté, auront laissé sur le bord de la route. Ce film, malgré ses défauts qui en font finalement aussi les qualités, m’a émue, emmenée dans un voyage époustouflant, touchant, drôle, universel et porteur d’un espoir communicatif et rien que cela, déjà, vaut vraiment le voyage. Un voyage, dont, je vous le promets, vous ressortirez émus et joyeux, en croyant que même deux réalités ou deux mots a priori inconciliables, comme Slumdog et millionaire, peuvent s’assembler.
Bonus: cliquez ici pour voir Amitabh Bachchan, une des réponses au questionnaire de Jamal, véritable Dieu vivant du cinéma Indien (vous allez le voir et l’entendre, c’est impressionnant…) , que j’ai pu filmer lors de l’inauguration de feu Salon du Cinéma, lequel Salon rendait hommage au cinéma indien. Sur ce même article vous trouverez également un extrait de danses bollywoodiennes…
13:39 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, cinéma, slumdog millionaire, danny boyle |
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23/02/2009
Le palmarès de la 81ème cérémonie des Oscars: "Slumdog millionaire" grand vainqueur
La 81ème cérémonie des Oscars a livré son palmarès dont "Slumdog millionaire" de Danny Boyle est reparti grand vainqueur avec 8 récompenses, contre 3 statuettes seulement pour le magnifique film de David Fincher "L'étrange histoire de Benjamin Button".
Contre toute attente c'est Sean Penn et non Mickey Rourke qui a obtenu l'oscar du meilleur acteur.
Penelope Cruz a de nouveau été récompensée (après son Golden Globe) pour son rôle dans "Vicky Cristina Barcelona".
Heath Ledger a de nouveau obtenu une récompense posthume.
Et le cinéma français ("Entre les murs" de Laurent Cantet était pourtant favori pour l'Oscar du meilleur film étranger ) est reparti bredouille...même si, dans la catégorie meilleur documentaire, le gagnant est «Man On Wire», du Britannique James Marsh, avec un héros... français. En effet, le documentaire relate l'exploit du funambule français Philippe Petit, qui avait marché en 1974 entre les tours du World Trade Center à New York. Un exploit insensé, mené en toute illégalité.
Meilleur Film : Slumdog Millionaire
Les autres nominés : Frost / Nixon, l’heure de vérité, Harvey Milk, Le Liseur, L’Etrange histoire de Benjamin Button.
Meilleur Réalisateur : Danny Boyle (Slumdog Millionaire)
Les autres nominés : Ron Howard (Frost/Nixon, l'heure de vérité), Gus Van Sant (Harvey Milk), Stephen Daldry (Le Liseur), David Fincher (L’Etrange histoire de Benjamin Button).
Meilleur Acteur : Sean Penn (Harvey Milk)
Les autres nominés : Frank Langella (Frost / Nixon, l’heure de vérité), Brad Pitt (L’Etrange histoire de Benjamin Button), Richard Jenkins (The Visitor), Mickey Rourke (The Wrestler).
Meilleure Actrice : Kate Winslet (Le Liseur)
Les autres nominées : Meryl Streep (Doute), Melissa Leo (Frozen River), Angelina Jolie (L'Echange), Anne Hathaway (Rachel Getting Married).
Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger (The Dark Knight, le chevalier noir)
Les autres nominés : Philip Seymour Hoffman (Doute), Josh Brolin (Harvey Milk), Michael Shannon (Les noces rebelles), Robert Downey Jr. (Tonnerre sous les tropiques).
Meilleur actrice dans un second rôle : Penélope Cruz (Vicky Cristina Barcelona)
Les autres nominées : Viola Davis (Doute), Amy Adams (Doute), Taraji P.Henson (L’Etrange histoire de Benjamin Button) et Marisa Tomei (The Wrestler).
Meilleur scénario original : Harvey Milk
Les autres nominés : Be Happy, Bons baisers de Bruges, Frozen River, WALL-E
Meilleur scénario adapté : Slumdog Millionaire
Les autres nominés : Doute, Frost / Nixon, l’heure de vérité, Le liseur, L’Etrange histoire de Benjamin Button.
Meilleure photographie : Slumdog Millionaire
Les autres nominés : Le liseur, L’Echange, L’Etrange histoire de Benjamin Button, The Dark Knigh, le chevalier noir.
Meilleur montage : Slumdog Millionaire
Les autres nominés : The Dark Knight, le chevalier noir, L’Etrange histoire de Benjamin Button, Frost / Nixon, l’heure de vérité, Harvey Milk.
Meilleurs décors : L’Etrange histoire de Benjamin Button
Les autres nominés : L’Echange, Les noces rebelles, The Dark Knight, le chevalier noir, The Duchess.
Meilleurs costumes : The Duchess
Les autres nominés : Australia, Harvey Milk, Les Noces rebelles, L’Etrange histoire de Benjamin Button.
Meilleurs maquillages : L’Etrange histoire de Benjamin Button
Les autres nominés : Hellboy II les légions d’or maudites, The Dark Knight, le chevalier noir.
Meilleur son : Slumdog Millionaire
Les autres nominés : L’Etrange histoire de Benjamin Button The Dark Knight, le chevalier noir, WALL-E, Wanted : choisis ton destin.
Meilleur montage sonore : The Dark Knight, le chevalier noir
Les autres nominés : Iron Man, Slumdog Millionaire, WALL-E, Wanted : choisis ton destin.
Meilleurs effets visuels : L’Etrange histoire de Benjamin Button
Les autres nominés : Iron Man, The Dark Knight, le chevalier noir.
Meilleur chanson : "Jai Ho" (Slumdog Millionaire)
Les autres nominés : "O Saya" (Slumdog Millionaire), "Down to earth" (WALL-E)
Meilleure musique : Slumdog Millionaire
Les autres nominés : Harvey Milk, Les Insurgés, L’Etrange histoire de Benjamin Button, WALL-E.
Meilleur film d’animation : WALL-E
Les autres nominés : Kung Fu Panda, Volt, star malgré lui.
Meilleur film Etranger : Departures
Les autres nominés : Entre les murs, La Bande à Baader, Revanche, Valse avec Bachir.
Meilleur film documentaire : Le Funambule
Meilleur court métrage : Spielzeugland
Meilleur court métrage d’animation : La Maison en petits cubes
Meilleur court métrage documentaire : Smile Pinki
11:27 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, sean penn, oscars, kate winsletn, penelope cruz, slumdog millionaire, danny boyle |
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12/02/2009
Palmarès des BAFTA 2009: "Slumdog millionaire" de Danny Boyle, grand vainqueur
C’est « Slumdog millionaire » de Danny Boyle qui, avec 7 récompenses, sort grand vainqueur des 62ème BAFTA, l’équivalent britannique des César et des Oscars.
Mickey Rourke a obtenu le BAFTA du meilleur acteur pour « The Wrestler » (après le Golden Globe dans cette même catégorie) et Kate Winslet a reçu celui de la meilleur actrice (qu’elle avait déjà obtenu aux Golden Globes, également ) pour « Le Liseur ».
Penelope Cruz a, quant à elle, été récompensée pour son rôle dans le film de Woody Allen « Vicky Cristina Barcelona » pour lequel elle est également nommée aux Oscars.
Steve Mc Queen a eu le prix de la meilleur première œuvre pour « Hunger ».
Philippe Claudel a été récompensé pour « Il y a longtemps que je t’aime » comme meilleur film non anglophone face à des « adversaires » redoutables : « Gomorra », « Valse avec Bachir », « Persepolis », « La Bande à Baader ».
« L’Etrange histoire de Benjamin Button » a obtenu le BAFTA du meilleur décor ainsi que celui des meilleurs effets visuels.
Je vous laisse découvrir le reste du palmarès ci-dessous :
PALMARES COMPLET DES BAFTA 2009
Meilleur film
Slumdog Millionaire
Meilleur acteur
Mickey Rourke (The Wrestler)
Meilleure actrice
Kate Winslet (Le Liseur)
David Lean Award du Meilleur réalisateur
Danny Boyle (Slumdog Millionaire)
Meilleur scénario original
Bons Baisers de Bruges (Martin McDonagh)
Meilleur scénario adapté
Slumdog Millionaire (Simon Beaufoy)
Alexander Korda Award du Meilleur film britannique de l'année
Le Funambule
Meilleur acteur dans un second rôle
Heath Ledger (The Dark Knight, Le Chevalier Noir)
Meilleure actrice dans un second rôle
Penélope Cruz (Vicky Cristina Barcelona)
Carl Foreman Award pour la première oeuvre d'un réalisateur, producteur ou scénariste britannique
Steve McQueen (II) (Hunger)
Meilleur film non-anglophone
Il y a longtemps que je t'aime
Meilleur film d'animation
WALL·E
Anthony Asquith Award de la Meilleure musique
Slumdog Millionaire (A.R. Rahman)
Meilleure photographie
Slumdog Millionaire (Anthony Dod Mantle)
Meilleur montage
Slumdog Millionaire (Chris Dickens)
Orange Rising Star Award
Noel Clarke
Meilleurs costumes
The Duchess (Michael O'Connor)
Meilleurs décors
L'Etrange histoire de Benjamin Button (Donald Graham Burt, Victor J. Zolfo)
Meilleur son
Slumdog Millionaire (Glenn Freemantle, Ian Tapp, Resul Pookutty, Richard Pryke, Tom Sayers)
Meilleurs effets visuels
L'Etrange histoire de Benjamin Button (Craig Barron, Edson Williams, Eric Barba, Nathan McGuinness, Colleen Callaghan, Jean Black)
Meilleur court métrage
September
Meilleur court métrage d'animation
Wallace & Gromit : A Matter of Loaf and Death
14:44 Écrit par Sandra Mézière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, bafta, awards, slumdog millionaire, danny boyle |
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20/01/2009
« Slumdog millionaire » de Danny Boyle
Jamal Malik (Dev Patel), 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai (Bombay), est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête, celui-ci étant soupçonné de tricherie, dénoncé par le présentateur du jeu qui le méprise parce que son ascension et ses origines le renvoient aux siennes et surtout parce qu’il lui vole peu à peu la vedette. Devant alors justifier chacune de ses bonnes réponses, Jamal raconte son histoire, chacune des bonnes réponses étant liée à un souvenir, le plus souvent à un drame de son existence : de son enfance errante avec son frère en passant par sa rencontre avec cette petite fille dont il tombera amoureux et qu’il a perdue de vue… Les images de son interrogatoire alternent alors avec celles des flash-backs sur le jeu et sur son enfance…
« Slumdog millionaire » est l’adaptation britannique du roman indien de Vikas Swarup intitulé « Les Fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaire. »
Ce 20 janvier historique et porteur de tant d’espoirs est le jour idéal pour évoquer ce film qui en déborde et nous le transmet avec talent. C’est probablement ce qui explique le succès actuel de ce film (public et critique sans compter les nombreux prix qu’il a reçus comme les prix du meilleurs film, meilleur réalisateur et meilleur second rôle au British Film Award sans compter les Golden Globes dont il est ressorti grand vainqueur en remportant 4 prix : meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur scénario, meilleur musique ) : son optimisme forcené et sa morale selon laquelle « tout est écrit » et selon laquelle les évènements les plus désespérés et désespérants de l’existence peuvent trouver une explication, une issue, et même contribuer à la chance et à l’espoir. Dans « Slumdog millionaire » rien n’est inexorable même d’accoler ces deux mots antinomiques (slumdog signifie littéralement chien des taudis).
Ce film est en effet à l’image de l’oxymore qui lui sert de titre, plein de contrastes et de contradictions, qui, au lieu de nous agacer, nous charment et nous embarquent dans ce conte de fée hommage au cinéma de Bollywood.
Dany Boyle, qui démontre une nouvelle fois son éclectisme, par une mise en scène, une musique, un montage nerveux, rythmés et même frénétiques transforme ce qui aurait pu être une guimauve bollywoodienne (et cela, il faut l’avouer, malgré la psychologie parfois simpliste des personnages, les ellipses et les revirements de situation abracadabrantesques) en une fable moderne et universelle, énergique et poignante, parfois drôle, qui ne nous laisse pas une seconde de répit et fait passer ces deux heures beaucoup trop vite.
C’est parfois excessivement mélodramatique comme un film bollywoodien (surtout restez pour le générique de fin dans lequel il y est ouvertement rendu hommage) mais cela fonctionne parfaitement grâce au talent de Dany Boyle et à la force d’interprétation de ses jeunes comédiens, et grâce au cadre bouillonnant et coloré de Bombay mais aussi grâce à un scénario trépidant que certains ont trouvé répétitif mais dont la répétition constitue finalement l’originalité initiale qui fait que nous ne relâchons pas notre attention une seule seconde.
Et puis en toile de fond, véritable personnage du récit, il y a l’Inde, l’Inde inique et sublime, l’Inde aux couleurs si chatoyantes et photogéniques et l’Inde parfois si morose, l’Inde si colorée et parfois si sombre, l’Inde de tous les désespoirs et de tous les espoirs, l’Inde intemporelle et l’Inde s’industrialisant à une vitesse phénoménale, les quartiers d’affaires remplaçant les bidonvilles, l’Inde majestueuse et l’Inde où les enfants sont livrés à eux-mêmes et odieusement exploités : l’Inde, terre de contrastes et de contradictions elle aussi. L’Inde dont Dany Boyle met en lumière la magnificence mais aussi les failles et les injustices révoltantes.
Dany Boyle exploite de nouveau les thèmes qui lui sont chers : l’argent et l’amour, le parcours de Jamal étant avant tout guidé par son histoire d’amour avec Latika (Freida Pinto) qui le conduit à vivre toutes ces aventures rocambolesques, à surmonter les obstacles, à croire en la chance et à nous convaincre que rien n’est impossible, que « Yes we can ».
Tant pis pour les aigris que son rythme et son optimisme effrénés, peut-être même sa revigorante naïveté, auront laissé sur le bord de la route. Ce film, malgré ses défauts qui en font finalement aussi les qualités, m’a émue, emmenée dans un voyage époustouflant, touchant, drôle, universel et porteur d’un espoir communicatif et rien que cela, déjà, vaut vraiment le voyage. Un voyage, dont, je vous le promets, vous ressortirez émus et joyeux, en croyant que même deux réalités ou deux mots a priori inconciliables, comme Slumdog et millionaire, peuvent s’assembler.
Dans l’article ci-dessous, retrouvez la bande-annonce du film et, en bonus, cliquez ici pour voir Amitabh Bachchan, une des réponses au questionnaire de Jamal, véritable Dieu vivant du cinéma Indien (vous allez le voir et l’entendre, c’est impressionnant…) , que j’ai pu filmer lors de l’inauguration du Salon du Cinéma, jeudi dernier, lequel Salon rendait hommage au cinéma indien. Sur ce même article vous trouverez également un extrait de danses bollywoodiennes…
Sandra.M
Photo ci-dessus: Amitabh Bachchan et Jean-Pierre Jeunet au Salon du cinéma 2009, inthemoodforcinema.com
11:45 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2008 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinema, danny boyle, slumdo millionaire, inde, amitabh bachchan, dev patel, salon du cinéma |
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19/01/2009
La bande-annonce du film de la semaine recommandé par "In the mood for cinema": "Slumdog millionaire" de Danny Boyle
En attendant ma critique à venir (ci-dessus) du film de la semaine recommandé par "In the mood for cinema", "Slumdog millionaire" de Danny Boyle, je vous laisse en regarder la bande-annonce, ci-dessous:
20:04 Écrit par Sandra Mézière dans BANDES ANNONCES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, slumdog millionaire, danny boyle |
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12/01/2009
Le palmarès cinéma des 66ème Golden Globes 2009
Hier soir avait lieu la cérémonie des 66ème Golden Globes (dont on dit souvent que son palmarès préfigure celui des Oscars) dont le film "Slumdog Millionaire" réalisé par Danny Boyle est sorti grand vainqueur avec 4 récompenses. (Sortie en salles en France: le 14 janvier 2009)
Contre toute attente, les deux favoris "Benjamin Button" et "Frost/Nixon" sont repartis bredouille, pourtant cités 5 fois chacun.
Kate Winslet a remporté deux Golden Globes: meilleure actrice dans un drame dans "Les Noces Rebelles" et
meilleure actrice dans un second rôle pour "Le liseur".
Heath Ledger a obtenu un Golden Globe posthume pour son rôle de Joker dans "The Dark Knight".
Woody Allen a obtenu le Golden Globe du meilleur film, catégorie comédie pour "Vicky Cristina Barcelona".
"Valse avec Bachir" a obtenu le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère.
Je vous laisse découvrir ci-dessous le reste du palmarès...
MEILLEUR FILM - CATEGORIE DRAME : Slumdog Millionaire
Autres nominés :
L'Etrange Affaire de Benjamin Button
Frost/Nixon
Le Liseur
Les Noces Rebelles
MEILLEURE ACTRICE DANS UN DRAME : Kate Winslet - Les Noces Rebelles
Autres nominés :
Anne Hathaway - Rachel Getting Married
Angelina Jolie- L'Echange
Meryl Streep - Doute
Kristin Scott Thomas - Il y a longtemps que je t'aime
MEILLEUR ACTEUR DANS UN DRAME : Mickey Rourke - The Wrestler
Autres nominés :
Leonardo DiCaprio - Les Noces Rebelles
Frank Langella - Frost/Nixon
Sean Penn - Harvey Milk
Brad Pitt - L'Etrange Affaire de Benjamin Button
MEILLEUR FILM - CATEGORIE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE : Vicky Cristina Barcelona
Autres nominés :
Burn After Reading
Be Happy
Bons Baisers de Bruges
Mamma Mia!
MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE : Sally Hawkins - Be Happy
Autres nominés :
Rebecca Hall - Vicky Cristina Barcelona
Frances McDormand - Burn After Reading
Meryl Streep - Mamma Mia!
Emma Thompson - Last Chance For Love
MEILLEUR ACTEUR DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE : Colin Farrell - Bons Baisers de Bruges
Autres nominés :
Javier Bardem - Vicky Cristina Barcelona
James Franco - Délire Express
Brendan Gleeson - Bons Baisers de Bruges
Dustin Hoffman - Last Chance For Love
MEILLEUR FILM D'ANIMATION : WALL•E
Autres nominés :
Volt
Kung Fu Panda
MEILLEUR FILM EN LANGUE ETRANGERE : Valse avec Bashir (Israel)
Autres nominés :
La Bande à Baader (Germany)
Everlasting Moments (Sweden/Denmark)
Gomorra (Italy)
Il y a longtemps que je t'aime (France)
MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ : Kate Winslet - The Reader
Autres nominés :
Amy Adams - Doute
Penelope Cruz - Vicky Cristina Barcelona
Viola Davis - Doute
Marisa Tomei- The Wrestler
MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN : Heath Ledger - The Dark Knight
Autres nominés :
Tom Cruise - Tropic Thunder
Robert Downey Jr. - Tropic Thunder
Ralph Fiennes - The Duchess
Philip Seymour Hoffman - Doute
MEILLEUR REALISATEUR : Danny Boyle - Slumdog Millionaire
Autres nominés :
Stephen Daldry - Le Liseur
David Fincher - The Curious Case of Benjamin Button
Ron Howard - Frost/Nixon
Sam Mendes - Revolutionary Road
MEILLEUR SCENARIO : Simon Beaufoy - Slumdog Millionaire
Autres nominés :
David Hare - Le Liseur
Peter Morgan - Frost/Nixon
Eric Roth - L'Etrange Affaire de Benjamin Button
John Patrick Shanley - Doute
MEILLEUR MUSIQUE : A.R. Rahman - Slumdog Millionaire
Autres nominés :
Alexandre Desplate - L'Etrange Affaire de Benjamin Button
Clint Eastwood - L'Echange
James Newton Howard - Les Insurgés
Hans Zimmer - Frost/Nixon
BEST ORIGINAL SONG - MOTION PICTURE : "The Wrestler - The Wrestler
11:00 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, golden globes, hollywood, kate winslet, slumdog millionaire, danny boyle, woody allen |
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