Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2025 - Page 2

  • 51e Festival du Cinéma Américain de Deauville (compétition) - Critique de ELEONOR THE GREAT de Scarlett Johansson

    Eleanor the great.png

    Ce film fut présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025 et en compétition de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2025 dans le cadre duquel je l’ai découvert. 

    Deux actrices présentaient ainsi leur premier long-métrage en compétition à Deauville cette année : Kristen Stewart (The Chronology of water) et Scarlett Johansson. Ces deux films, certes très différents, l’un étant aussi visuellement inventif que l’autre est policé, évoquent cependant tous deux le poids de chagrins (là aussi très dissemblables) condamnés au silence.

    Dans Eleanor The Great, Eleanor va être victime de son imagination qui, dans un premier temps, va en effet l’aider à endormir sa souffrance.

    Si Eleanor The Great est le premier long-métrage réalisé par la comédienne Scarlett Johansson, elle avait déjà réalisé un court-métrage, These vagabond shoes (2009), dans lequel elle jouait également.

    Si son film est une fiction, elle l’a cependant dédié à sa grand-mère, Dorothy Sloan.

    Eleanor Morgenstein (formidable June Squibb) est une femme de 94 ans pleine de vivacité. Après une perte bouleversante, elle raconte une histoire qui prend un tournant dangereux…

    Espiègle et joviale, Eleanor attire d’emblée notre empathie. Cela commence dans une chambre d’un appartement en Floride, bercée par la douce lumière du jour levant. Là où Eleanor partage son quotidien avec son amie Bessie avec qui elle entretient une relation tendre et complice depuis la mort de son mari, onze ans plus tôt. Les journées s’écoulent avec sérénité. Mais quand Bessie meurt à son tour, pour la première fois depuis onze ans, la nonagénaire se retrouve seule et démunie face à sa solitude. Elle prend alors la décision de quitter la Floride pour rejoindre sa fille et son petit-fils à New-York. Sa fille, qui ne sait que faire de cette présence encombrante, lui recommande de s’inscrire à une chorale d’un centre communautaire juif. Là, Eleanor se trompe de salle, et se retrouve au milieu d’un groupe de soutien pour rescapés de l’Holocauste dans lequel chacun raconte son histoire. Quand on demande à Eleanor (dont on a auparavant découvert le fort potentiel d’affabulatrice) de se présenter et de raconter la sienne, elle reprend alors celle de son amie Bessie dont la famille fut déportée, et se fait passer pour une survivante de la Shoah. Son histoire bouleverse Nina (Erin Kellyman), une étudiante en journalisme et fille d’un présentateur star. Elle propose à Eleanor de se confier à elle pour qu’elle écrive un article sur cette histoire. Eleanor finit par accepter. La jeune fille ayant aussi perdu sa mère, un lien inattendu se noue entre les deux femmes malgré les décennies qui les séparent, toutes deux étant éprouvées par un deuil et forcées de vivre leur peine en silence face au déni de l’entourage. Que l’on ait 20 ans ou 94 ans, le deuil demeure tabou, et une épreuve…

    Le film a été tourné à New York, sur l’île de Coney Island.  Scarlett Johansson a fait appel à des rescapés de la Shoah (rencontrés grâce au soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et d’autres organisations) pour interpréter les membres du groupe de parole. Elle désirait que son film soit aussi un hommage aux rescapés de la Shoah qui avaient refait leur vie en Amérique après avoir appris, en 2020 seulement, que son arrière-grand-oncle, Mosze Szlamberg, et sa famille avaient péri dans le ghetto de Varsovie.

    Comment supporter l’absence ? Que ne ferait-on pas pour surmonter la solitude ? Comment continuer à vivre quand des blessures ineffables vous rongent ? Si le mensonge d’Eleanor est particulièrement immoral et condamnable, pouvons-nous vraiment la blâmer alors qu’elle souhaitait sans doute avant tout au début faire revivre son amie plus que s’approprier son histoire ? La délicatesse de l’écriture et la tendresse du regard que la réalisatrice porte sur son personnage mythomane fait en sorte que le récit se maintient toujours sur le fil, avec justesse et pudeur. Eleanor a avant tout envie de faire résonner l’histoire de son amie qui n’a jamais pu transmettre son récit. C’est aussi une manière de la faire revivre et exister à travers elle. Si notre raison la désapprouve, elle ne perd jamais notre empathie, alors qu’elle s’enferme pourtant de plus en plus dans son mensonge. Elle est avant tout dévastée par le chagrin. La réalisatrice ne la condamne pas mais brosse au contraire le portrait bouleversant d’une nonagénaire qui est une femme qui souffre et dont la douleur est inaudible et qui vibre de nouveau au contact de cette jeune femme qui la comprend et partage une peine similaire. Scarlett Johansson donne à voir un visage inhabituel, celui d’une femme de 94 ans, et en fait une héroïne attachante à laquelle nous nous identifions. Avec cette audace derrière une réalisation convenue (audace du sujet délicat, audace de choisir une héroïne de cet âge), Scarlett Johansson réalise un film courageux qui est le portrait d’une solitude universelle, avant tout. De cet éclat qui illumine le visage quand elle trouve un écho.

    Les dialogues savoureux du scénario signé Tory Kamen (qui s’est inspirée de sa propre histoire familiale) et les images de la directrice de la photographie française Hélène Louvart contribuent aussi à la délicatesse de ce portrait. De même que la musique de Dustin O’Halloran, douce, mélancolique, avec quelques notes de folie, dominée par le piano, qui accompagne ce regard empathique portée sur Eleanor. Quelques standards viennent compléter la bande originale, standards du jazz comme Is you is or is you ain't my baby de Louis Jordan. La longue liste de musiques inclut également des tubes pop des années 90 comme Save the best for last de Vanessa Williams.

    Le film, éloge de l’empathie et de l’amitié à tout âge, d’une grande simplicité qui sied au sujet, lumineux aussi, touche en plein cœur, en nous parlant de deuil, de chagrin, d’amitié, d’amour et de solitude, et nous fait habilement passer du rire aux larmes. Un film poignant, intense, drôle et tendre, pudique, sur les douleurs indicibles et le pardon, écrite et filmée avec beaucoup de délicatesse, qui nous donne envie de traverser l’écran pour prendre Eleanor dans nos bras, et lui dire que tout ira bien, que nous la comprenons, et que Bessie lui pardonne.

    « Il faut parler des choses qui nous rendent tristes. » « J'avais peur d'admettre que j'ai le cœur brisé ». Ces deux phrases extraites du film illustrent ainsi le « tabou du chagrin ». Il y a parfois des mots, des personnages et des images qui vous donnent envie de respirer plus que jamais le parfum du présent et de savourer la beauté incendiaire de ce qui vous environne, à Deauville en l’occurrence. C’est déjà une excellente raison d’aller voir ce film, non ?

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2025 Pin it! 0 commentaire
  • 51e Festival du Cinéma Américain de Deauville - Documentaire - Critique de HOLDING LIAT de Brandon Kramer

    Holding liat 2.png

    Ce documentaire, coproduit par le réalisateur Darren Aronofsky, est tourné avec la famille de l'otage Liat Beinin Atzili (enlevé au kibboutz Nir Oz) dans les jours, les semaines et les mois qui ont suivi son enlèvement le 7 octobre 2023. C’est avant tout une ode à la paix, le récit poignant et nuancé d’une situation complexe et explosive. Le réalisateur est un proche de la famille Atzili. Lors de sa première visite en Israël, vingt ans auparavant, il avait séjourné chez les parents de Liat, Yehuda et Chaya, dans leur kibboutz. Cette relation étroite lui a permis de les filmer dans les moments les plus tendus, y compris lorsque les membres de la famille ne sont pas d’accord sur la marche à adopter. Liat étant à la fois citoyenne américaine et citoyenne israélienne, son père décide de prendre l’avion pour Washington D.C., afin de plaider en faveur de sa libération. Là, il n’hésite pas à échanger avec un militant palestinien, et à parler des deux États et de paix, quand son petit-fils et son autre fille voudraient aborder seulement la question de la libération des otages. 54 jours. C’est la durée pendant laquelle Liat demeurera détenue. Avec la famille, nous suivons les espoirs, déçus, les listes de noms sur lesquelles Liat n’est pas, la colère et l’attente insoutenable. Et enfin la libération. Malgré tout ce que Liat a traversé (son mari a été tué, des traces de sang sur un mur du Kibboutz suffisent à faire comprendre l’émotion de la famille et son calvaire), elle exprime de l’empathie pour les Palestiniens et la souffrance de ceux, tous ceux qui sont victimes de ce conflit. Un message de paix, de résilience. Et un film qui a bouleversé les festivaliers.

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2025 Pin it! 0 commentaire
  • 51e Festival du Cinéma Américain de Deauville - Critique de SUEURS FROIDES d'Alfred Hitchcock (hommage à Kim Novak)

    Sueurs froides.jpg

    Parmi les évènements incontournables de cette 51ème édition du Festival du Cinéma Américain, il y a la venue de Kim Novak qui a reçu un Icon Award le 6 septembre à 17h au CID avant la projection du documentaire que lui est consacré. Les festivaliers ont également puvoir ou revoir le chef d’œuvre d’Hitchcock Sueurs froides, intitulé en vo Vertigo, le 7 septembre au Morny et le 11 au Casino.


    En 1958, le maître du suspense adapte le roman de Boileau et Narcejac, D’entre les morts. Ce sera la quatrième et dernière collaboration de James Stewart et Alfred Hitchcock. L’acteur incarne ici un personnage moins sympathique et plus trouble que dans ses précédents rôles. Ce film aux multiples visages et interprétations décontenança ainsi le public et la critique lors de sa sortie, ne recevant que deux nominations aux Oscars. Il est aujourd’hui unanimement reconnu comme un chef-d’œuvre, voire comme le plus grand film de l’histoire du cinéma. Un film fascinant et captivant dès son générique en spirale hypnotique qui préfigure celle du fameux chignon de Kim Novak.


    James Stewart incarne ici Scottie, policier, sujet à l’acrophobie, une peur du vide. Rendu responsable de la mort d'un de ses collègues, il décide de quitter la police. Une ancienne relation le contacte afin qu'il suive sa femme, Madeleine, Kim Novak, dont le comportement étrange lui fait redouter qu’elle se suicide. Elle serait possédée par l'esprit de son aïeule, Carlotta Valdès. Scottie s'éprend immédiatement de la jeune femme. D’elle ou d’une image idéalisée. Puis peut-être de son sosie. Vivants et morts, Illusion et réalité, s’enlacent et s’entrelacent en effet dans un étourdissant manège visuel.


    Alfred Hitchcock souhaitait que Vera Miles incarne Madeleine. Celle-ci étant tombée enceinte, il engage Kim Novak. Il déclarera après le tournage que ce changement lui avait fait perdre « tout intérêt pour le personnage et le film en lui-même ». On se demande pourtant qui mieux qu’elle aurait pu incarner la blonde hitchcockienne, douloureusement belle, élégante et mystérieuse, idéalisée par Scottie, une sorte de rêve morbide dans lequel il se laisse emporter. Kim Novak était d’ailleurs déjà une star quand elle tourna Sueurs froides. Elle avait notamment déjà joué dans L'Homme au bras d'or sous la direction d'Otto Preminger.  Alfred Hitchcock a utilisé de nombreux filtres pour les apparitions de l’actrice, ce qui rend son personnage encore plus énigmatique, à la fois éblouissant et fantomatique.

    Sueurs froides marque aussi la quatrième collaboration entre Alfred Hitchcock et son compositeur Bernard Hermann. La beauté énigmatique, romantique et grave de sa musique fait écho à celle de Kim Novak et contribue à l’atmosphère sombrement envoûtante du film. Regardez bien aussi les couleurs avec lesquelles Hitchcock  joue admirablement, du gris des vêtements de Madeleine pour exacerber son étrangeté, au vert, pour évoquer ce qui a trait au passé, et le rouge, pour annoncer la mort.


    Un film insaisissable comme Madeleine avec une atmosphère troublante, qui nous emporte dans son vertige (au sens figuré et au sens propre lors de la magistrale scène de l’escalier du clocher, une des nombreuses scènes d’anthologie que compte le film), qui nous aspire dans son étourdissant mystère. Un thriller en trompe-l’œil sur l’obsession et la culpabilité. Une histoire d’amour bouleversante. Ce film dans lequel tout est faux-semblants nous hypnotise comme le chignon de Madeleine qui signifie aussi l’idée de répétition du drame, comme un cercle de la fatalité inexorable.


    Hitchcock a réalisé là un film dans lequel chacun peut aussi projeter ses rêves ou ses cauchemars. La fin est certainement une des plus marquantes et redoutablement et ironiquement poignante de l’histoire du cinéma. Un film qui a inspiré de nombreux cinéastes comme Brian de Palma. Enfin, ne manquez le cameo d’Alfred Hitchcock qui fait une courte apparition comme dans chacun de ses longs-métrages. Vous l’aurez compris, je vous recommande de voir ou revoir ce chef-d’œuvre aussi intrigant et ensorcelant à la première vision qu’à la dixième.

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2025 Pin it! 0 commentaire
  • 51e Festival du Cinéma Américain de Deauville - Critique de LA CHATTE SUR UN TOIT BRÛLANT de Richard Brooks (hommage à Paul Newman)

    La chatte sur un toit brûlant.jpg

    Une des forces du Festival de Deauville est d’être à la fois un découvreur de talents, notamment avec les films en compétition, mais aussi une vitrine étincelante du cinéma d’hier et du glamour hollywoodien. Ainsi, à 19H30, ce mercredi 10 septembre, au CID, les festivaliers pourront assister à un hommage à Paul Newman en présence de sa fille.


    Dans le cadre de cet hommage étaient programmés plusieurs films dont La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks, ce 6 septembre à 11h au Morny.

    Ce film est adapté de la pièce de Tennessee Williams, Cat on a Hot Tin Roof, qui fut présentée à Broadway en 1955, mise en scène par Elia Kazan et qui eut un grand succès critique, remportant ainsi le Pulitzer Price. On accuse souvent le film d’être plus consensuel que la pièce, l’auteur qui avait pourtant été régulièrement consulté pendant le tournage le qualifiera même de saccage total. Il s’agit ainsi du 13ème long métrage de Richard Brooks qui connut un triomphe au box-office 1958, récolta six nominations aux Oscars 1959 dont celles de meilleure actrice pour Elisabeth Taylor et du meilleur acteur pour Paul Newman. L’intrigue nous plonge dans l’atmosphère moite d’une immense villa du Sud des Etats Unis, une prospère plantation du Mississippi, où se réunit une famille pour fêter le 65ème anniversaire du patriarche, surnommé « Big Daddy» sur le point de mourir, ce qu’il ignore. Sont présents sa belle-fille, Maggie, (Elisabeth Taylor) et son fils, Brick, (Paul Newman), ancien champion de football, terrassé par le suicide de son ami et coéquipier Skipper, après un mystérieux moment passé avec Maggie et un énigmatique coup de téléphone avec ce dernier. Brick se réfugie alors dans l’alcool et repousse sa femme au prétexte qu’il considère comme responsable de la mort de son ami. Elle se compare alors à une « chatte sur un toit brûlant. »  Pendant ce temps, la famille se déchire pour l'héritage de Big Daddy que Cooper, le frère de Brick, et son épouse, assoiffée d’argent et exaspérante, veulent absolument s’accaparer. Ils sont accompagnés de ceux que Maggie qualifie de « monstres sans tête », leurs cinq enfants insolents et pas très malins, que leur mère force à chanter des airs stupides à tout instant, pour flatter leur grand-père.

    C'est Richard Brooks qui insista pour que le Newman tienne le rôle principal, les producteurs étant réticents à cette idée. Le réalisateur disait l’avoir choisi parce « qu'il y a toujours en lui quelque chose qui demeure secret et refuse de se dévoiler facilement (...). Paul Newman livre une prestation habitée et bouleversante, de ce personnage tourmenté mais attachant. « Je suis un vieux gosse de 30 ans. » Ainsi Brick se qualifie-t-il. Il dit ne plus croire en rien et que le dégoût qu’il 'éprouve pour le mensonge est en fait le dégoût de lui-même.  Sa solitude et sa souffrance, emportent d’emblée l’empathie du spectateur, même si le sens de la pièce est ici trahi, censure oblige, et volonté du réalisateur de s’adresser au plus grand nombre, les liens plus affectifs qui l’unissaient à son coéquipier étant ici transformés en simple amitié.

    Face à Paul Newman, Liz Taylor, d’une insolence réjouissante, avec une palette de jeu très étendue, de la tendresse a cynisme, est d’une sensualité animale, d’une vitalité féroce et d’une beauté flamboyante.  Le film était prévu pour être tourné en noir et blanc mais Richard Brooks insista pour tourner en couleurs afin de mettre en valeur des yeux bleus de Paul Newman et ceux d’Elizabeth Taylor, couleur violette. Les couleurs y sont là aussi éblouissantes.


    Il y a une vraie jubilation à entendre ces dialogues délicieusement lucides et cruelles, à assister à l’effondrement de ce petit monde dominé par le mensonge, la duplicité, la cupidité, dans lequel tout le monde ment. La mise en scène est aussi particulièrement inventive, la tension étant rythmée par un orage et des pluies torrentielles qui les cristallisent. L’orage se déchaîne ainsi aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Vous ferez aussi attention décor qui sert de séparation des clans ou qui dément ce que les mots disent. Il faut aussi louer la mise en scène inventive et ce scénario ciselé.


    Qui sait …. Peut-être le calme reviendra-t-il après la tempête, après cette chaleur suffocante, ces mensonges étouffants, mais vous en ressortirez étourdis comme après un voyage aussi palpitant qu’éreintant. Terminons par une phrase du film qui en reflète la cruelle lucidité, et la qualité littéraire : « L'être humain sait qu'il doit mourir et il est le seul à le savoir dans la nature et cela ne le rend ni meilleur ni plus charitable que les autres bêtes. »

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2025 Pin it! 0 commentaire
  • 51e Festival du Cinéma Américain de Deauville - Remise du prix d’honneur à Kim Novak et projection de KIM NOVAK’S VERTIGO d’Alexandre O.Philippe

    20250906_174508.jpg

    Chaque soir, avant la projection s'affiche cette phrase de Jack London : « The proper function of a man is to live, not to exist. » C'est cette impression que procure un festival de cinéma. Vivre. Impression fallacieuse peut-être, mais si douce. Car c'est vivre au rythme de 24 images par seconde, certes. Au rythme d'un réjouissant vertige. Vertigo. Tel le titre du chef-d’œuvre d'Hitchcock sous le signe duquel était placé cette première journée du festival avec la présence de l'éblouissante Madeleine/Judy : Kim Novak. Et la projection du passionnant documentaire que lui consacre Alexandre O.Philippe, Kim Novak's Vertigo dans lequel il est bien sûr question de "Sueurs froides" (dont je vous parle sur Deauville La Radio) qu'elle évoque comme si ses personnages avaient déteint sur elle, dans une troublante et fascinante confusion.

    20250905_193249.jpg

    Elle évoque aussi ce qu'est le jeu pour elle, « reacting » et non « acting » comme le démontre chacun de ses rôles.

    20250905_200552.jpg

    Je vous en parlerai plus longuement ainsi que des autres événements passés : l'ouverture avec l'hommage à Pamela Anderson et son brillant discours, le prix de l'INA remis à la sublime et non moins brillante Golshifteh Farahani, et le nouveau film de Yorgos Lanthimos qui mérite plus que quelques lignes, dérangeant à dessein.

    20250906_205059.jpg

    Il faudrait aussi évoquer un autre vertige étourdissant, celui de la danse de Marie-Agnès Gilot sur la musique de Philip Glass (The Hours de Stephen Daldry), lors de l'ouverture.

    20250905_192426.jpg

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2025 Pin it! 0 commentaire
  • Festival du Cinéma Américain de Deauville 2025 : le programme complet

    Affiche du 51ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.jpg

    Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des annonces concernant le 51ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    En ces jours assombris par une actualité particulièrement anxiogène, le Festival du Cinéma Américain de Deauville, avec l’affiche de sa 51ème édition, nous invite à croire à un horizon plus ensoleillé et à plonger dans le rêve californien. Avant de vous présenter le programme complet de cette édition 2025 annoncé lors de la conférence du 21 août, en direct de l'hôtel Barrière Le Normandy de Deauville, quelques mots sur la 50ème édition qui a entrelacé le cinéma indépendant et la flamboyance d’un cinéma plus grand public. Une alliance magique, source de la singularité de ce festival, si bien symbolisée par les présences de James Gray et Francis Ford Coppola.

    cinéma, Deauville, festival, Festival du Cinéma Américain de Deauville, 51ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2025, CID, Centre International de Deauville, Golshifteh Farahani

    L’édition 2024 fut particulièrement marquante pour les 60000 festivaliers venus célébrer le 50ème anniversaire du festival. Il y eut ainsi :  la passionnante master class de James Gray, un hommage à deux figures du cinéma récemment disparues, indissociables de Deauville, Anouk Aimée et Gena Rowlands, Michael Douglas récipiendaire d’un prix d’honneur, Natalie Portman qui reçut son Deauville Talent Award des mains d’Isabelle Adjani, des « prix du Nouvel Hollywood » décernés à Daisy Ridley, Mikey Madison et Sebastian Stan, des Premières prestigieuses (La plus précieuse des marchandises, Anora, All we imagine as light, Lee Miller, Megalopolis), l’émotion communicative de Coppola, la présence des anciens présidents du jury…

    cinéma, Deauville, festival, Festival du Cinéma Américain de Deauville, 51ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2025, CID, Centre International de Deauville, Golshifteh Farahani

    Comme chaque année, le prix d'Ornano-Valenti fut un des temps forts du festival, attribué à Rabia de Mareike Engel­hardt. Comme chaque année également, la compétition a recelé des petits bijoux, explorant l’incommunicabilité d’une Amérique déboussolée, la violence dans les rapports familiaux et sociaux, et la quête d’un espoir souvent inaccessible. Mon coup de cœur, le délicat et poignant Color Book de David Fortune, a reçu du Prix de la Critique. Dans un élégant noir et blanc, il sublime un voyage père/fils aux accents d’adieu à la mère décédée, pour voir, enfin, étinceler l’avenir.

    cinéma, Deauville, festival, Festival du Cinéma Américain de Deauville, 51ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2025, CID, Centre International de Deauville, Golshifteh Farahani

    « On demande tout le temps aux artistes de résoudre des échecs sociaux ou politiques mais notre rôle est de communiquer la beauté, de transcender la réalité » a déclaré James Gray lors de sa master class. Transcender la réalité et la relater, c’est une symbiose à laquelle parvient magistralement ce festival depuis 50 ans, éclairant ainsi les ombres, les élans et les magnificences des êtres et de la société américaine.

    Une cinquantième édition fabuleuse dont je suis repartie avec cette phrase résonnant tel un air entêtant, à l’image du film dont elle est issue (La plus précieuse des marchandises), d’une force déchirante et d’une beauté renversante : « Voilà la seule chose qui mérite d’exister : l’amour. Le reste est silence ».

    L'édition 2025

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    Cette année, le programme du festival (avec pas moins de 65 films dans 11 catégories) s’annonce une fois plus judicieusement diversifié, mettant en avant les premières œuvres, sans rien oublier du glamour et de la flamboyance avec l’hommage à l’actrice légendaire de Sueurs froides, Kim Novak, qui recevra un « Icon award » mais aussi « l’entrée posthume au panthéon deauvillais de la cinéaste française pionnière des débuts du cinéma en Amérique, Alice Guy » (selon les mots de la directrice du festival, Aude Hesbert), le prix du Nouvel Hollywood à Zoey Deutch qui incarne Jean Seberg dans Nouvelle Vague de Richard Linklater (présenté en première dans le cadre du festival), un Deauville Talent Award à Joel Edgerton ainsi qu’à Pamela Anderson, un focus sur Greg Arraki, des documentaires  sous l’appellation « American doc stories », une carte blanche « Mon cinéma français » à Kristen Stewart qui viendra présenter son premier film en tant que réalisatrice, séléctionné en compétition. Mais aussi les 13 films en compétition que devront départager les deux jurys, l'un présidé par Golshifteh Farahani et le jury de la révélation présidé par Jean-Pascal Zadi, et encore les 14 Premières parmi lesquelles Libre échange de Michael Angelo Covino en ouverture et Vie privée de Rebecca Zlotowski en clôture. Deauville proposera aussi une nouveauté cette année à travers un volet professionnel, Deauville Industry Encounters, « destiné à faire du festival le laboratoire de la coopération artistique et économique entre les deux industries ». La directrice du festival annonce ainsi cette édition 2025 comme une  « promesse de beauté et de pensée, de dialogue et d’amitié, à travers l’éclectisme d’une programmation » « généreuse et audacieuse, dans un syncrétisme de l’expérimentation, du divertissement et du rêve qui définissent si bien les fondements du cinéma américain. »

    Dates du festival 2025

    L’édition 2025 aura lieu du 5 au 14.09.2025.

    Le jury

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    Le jury sera présidé par Golshifteh Farahani. L’Institut National de l’Audiovisuel lui remettra une Distinction numérique

    Elle sera entourée de

    • Thomas Cailley
      Réalisateur et scénariste
    • Eye Haïdara
      Comédienne
    • Katell Quillévéré
      Autrice et réalisatrice
    • Philippine Leroy-Beaulieu
      Comédienne
    • Vincent Macaigne
      Comédien, auteur, metteur en scène & réalisateur
    • Benjamin Millepied
      Chorégraphe et réalisateur
    • Emilie Tronche
      Réalisatrice, scénariste & animatrice

    Le jury de la révélation

    Le jury de la révélation sera présidé par Jean-Pascal Zadi. Le comédien sera entouré de la comédienne Suzy Bemba, du cinéaste Julien Colonna, du chanteur Bilal Hassani, et de la comédienne Anaïde Rozam

    Les films en  compétition

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    Comme chaque année, à n’en pas douter, la compétition nous réservera de belles surprises. Au programme : 13 films dont 10 en Première française et 10 premiers films parmi lesquels ceux des comédiennes  Scarlett Johansson et Kristen Stewart. « Une sélection vibrante et kaléidoscopique, qui dresse le portrait d’une jeunesse américaine composite, en quête de sens et d’identité. » Ainsi la Directrice du Festival, Aude Hesbert, qualifie-t-elle cette compétition 2025. Voilà qui accroît encore notre impatience ! Enfin, nouveauté appréciable cette année : la reprise du palmarès, le dimanche 21 septembre, au cinéma le Grand action, 5 rue des Ecoles, 75005 Paris.

    AFTER THIS DEATH 
    Lucio Castro
    (Première française)

    ELEANOR THE GREAT 
    Scarlett Johansson
    (1er film)

    I LIVE HERE NOW
    Julie Pacino 
    (1er film - Première française)

    IN TRANSIT
    Jaclyn Bethany
    (Première française)

    LURKER
    Alex Russell
    (1er film - Première française)

    OLMO
    Fernando Eimbcke
    (Première française)

    OMAHA
    Cole Webley
    (1er film - Première française)

    REBUILDING
    Max Walker-Silverman
    (1er film - Première française)

    SOVEREIGN
    Christian Swegal
    (1er film - Première européenne)

    THE CHRONOLOGY OF WATER
    Kristen Stewart
    (1er film)

    THE END
    Joshua Oppenheimer
    (1er film - Première française)

    THE NEW WEST 
    Kate Beecroft
    (1er film - Première française)

    THE PLAGUE 
    Charlie Polinger
    (1er film)

    Les Premières

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    14 films seront projetés en avant-première.

    BUGONIA de Yórgos Lánthimos

    FORGE de Jing Ai Ng

    LE SON DES SOUVENIRS de Oliver Hermanus

    LEFT-HANDED GIRL de Shih-Ching Tsou

    LES LUMIÈRES DE NEW YORK de Lloyd Lee Choi

    L'INTERMÉDIAIRE – RELAY de David Mackenzie

    LIBRE ÉCHANGE de Michael Angelo Covino
    (Film d'ouverture)

    NOUVELLE VAGUE de Richard Linklater

    SUPER GRAND PRIX de Waldemar Fast
    (Séance jeune public)

    THE ASTRONAUT de Jess Varley

    THE MASTERMIND de Kelly Reichardt

    THE SUMMER BOOK de Charlie McDowell

    TRAIN DREAMS de Clint Bentley

    VIE PRIVÉE de Rebecca Zlotowski
    (Film de clôture)

    American doc stories

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    8 documentaires seront projetés en avant-première.

    À 2000 MÈTRES D'ANDRIIVKA de Mstyslav Tchernov

    ANDRÉ IS AN IDIOT de Tony Benna

    HOLDING LIAT de Brandon Kramer

    KIM NOVAK'S VERTIGO de Alexandre O. Philippe

    LOWLAND KIDS de Sandra Winther

    ORWELL 2 + 2 = 5 de Raoul Peck

    VIKTOR de Olivier Sarbil

    WHY WE DREAM de Meredith Danluck

    Focus - Gregg Araki : Trilogie Teenage Apocalypse

    Dans les années 90, la trilogie Teenage Apocalypse consacre Gregg Araki comme un cinéaste culte et un chef de fil du “New Queer Cinéma” américain. Les trois longs métrages qui la composent, Totally F***ed Up (1993), The Doom Generation (1995) et Nowhere (1997) font exploser les conventions du cinéma hollywoodien traditionnel par leur flamboyance visuelle et le nihilisme post-moderne de son auteur. Avec pour fils conducteurs la ville de Los Angeles et l’acteur James Duval, ces trois films dressent un portrait halluciné de la jeunesse américaine des années 90 : désenchantée, hypersexualisée, perdue dans un monde saturé d’images, attirée par la drogue et la mort.

    L'affiche

    Communiqué de presse du Festival du Cinéma Américain de Deauville au sujet de l'affiche :

    Derrière le soleil brûlant de la Californie, ses palmiers légendaires, sa nature généreuse et ses grands espaces, son Lifestyle légendaire, c’est l’épitome de l’industrie du cinéma cohabitant avec ses rêves d’avant-garde, c’est l’Amérique tout entière, que nous regardons, que nous rêvons, et que nous admirons.

    Phare encore scintillant de valeurs progressistes, féministes et humanistes, incarnation de l’excellence cinématographique, la Californie - et ses emblèmes que sont Los Angeles et Hollywood - personnifie ce pays de la liberté, de l’innovation, et de la création.

    Avec cette affiche, nous rendons hommage aujourd’hui à sa résilience, sa solidarité, et sa capacité à renaître de ses cendres après les épreuves du Covid, des grèves et des incendies.

    Deauville se veut plus que jamais un espace de conversation et de dialogue avec l’Amérique, à travers son cinéma, véhicule privilégié de ses valeurs et de ses inquiétudes.

    Gageons que cette amitié culturelle aura de longs jours devant elle, et nous serons heureux de la sceller à Deauville.

    Prix du Nouvel Hollywood

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    L’actrice Zoey Deutch recevra un Prix Nouvel Hollywood. Cette distinction honore chaque année une personnalité émergente du cinéma américain dont "le parcours, la justesse de jeu et les choix artistiques incarnent le renouveau du 7ème art."

    À cette occasion sera projeté en Première le dernier film de Richard Linklater, Nouvelle vague, dans lequel l'actrice y incarne le rôle de Jean Seberg. Cette projection aura lieu le vendredi 12 septembre 2025.

    Deauville Talent Award

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    Acteur, scé­na­riste, réa­li­sa­teur et pro­duc­teur, Joel Edger­ton recevra un Deauville Talent Award. On se souvient notamment de son rôle de Tom Buchanan dans Gatsby le magnifique de Baz Lhurmann.

    Après Michelle Williams, Nata­lie Port­man et Michael Dou­glas en 2024, le Fes­ti­val pour­sui­vra cette année son hom­mage aux artistes d’exception en remet­tant un Deau­ville Talent Award à Joel Edger­ton. La céré­mo­nie se tien­dra le jeu­di 11 sep­tembre et sera sui­vie de la pro­jec­tion hors com­pé­ti­tion du film Train Dreams, adap­ta­tion de la nou­velle de Denis John­son réa­li­sée par Clint Bent­ley, dans lequel Joel Edger­ton tient le pre­mier rôle aux côtés de Feli­ci­ty Jones.

    Plu­sieurs de ses films emblé­ma­tiques seront éga­le­ment pro­je­tés au cours du Fes­ti­val, pour per­mettre au public de (re)découvrir son œuvre en salle :

    -Boy Erased de Joel Edgerton

    -Gatsby le magnifique de Baz Luhrmann

    -Loving de Jeff Nichols

    -Master Gardener de Paul Schrader

    -Warrior de Gavin O'connor

    Prix d'Ornano-Valenti

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch

    Cette année, le Prix d’Ornano-Valenti sera remis à Nino de Pauline Loquès lors de la Cérémonie du Palmarès, le 13 septembre.

    Instauré en 1991 par les compagnies membres de la Motion Picture Association (MPA), association regroupant six studios de production et de distribution de films américains, le Prix d’Ornano-Valenti est décerné par un jury de journalistes anglo-saxons sous la présidence de Jean-Guillaume d’Ornano. Il récompense un premier film français, dans le but d’aider à sa reconnaissance, sa promotion et son exportation. Depuis 2009, le Fonds Culturel Franco-Américain soutient cette initiative.

    Nino de Pauline Loquès
    Avec Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar
    Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même.

    En salle le 17 septembre 2025

    Prix Lucien-Barrière du Roman Américain


    L'écrivaine Joyce Maynard sera quant à elle la lauréate du Prix Lucien-Barrière du Roman Américain qui sera également décerné pendant le festival.

    Deauville Industry Encounters

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani

    Cette année, le Festival du Cinéma Américain de Deauville proposera un nouveau programme professionnel qui aura pour ambition de devenir une plateforme d'échange de bonnes pratiques des deux côtés de l'Atlantique et un espace de dialogue pour mieux se comprendre afin de collaborer plus efficacement. Cette journée aura lieu le lundi 8 septembre. La matinée sera consacrée aux enjeux de tournage et de la production. Et l'après-midi au jeu d'acteur en France et aux Etats-Unis. 

    Un hommage à Paul Newman

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy

    Image tirée de La Chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks

    Acteur de légende, réalisateur respecté, pilote passionné et philanthrope infatigable, Paul Newman (1925 - 2008) incarne l’élégance rare de ceux qui ont su conjuguer célébrité et engagement.  À l’occasion du centenaire de sa naissance, le Festival de Deauville rend hommage à cette figure mythique d’Hollywood, dont l’aura magnétique et la profonde humanité continuent d’inspirer les générations.

    Pour célébrer la mémoire d’un homme d’exception, dont l’influence perdure tant dans l’histoire du cinéma que dans les engagements solidaires qu’il a fait naître, le Festival de Deauville organisera une cérémonie en son honneur le mercredi 10 septembre, en présence de sa fille, Clea Newman, ambassadrice de cet héritage humaniste.

    Plusieurs des films ayant jalonné sa carrière seront également présentés à cette occasion pendant le Festival :

    La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks

    La couleur de l’argent de Martin Scorsese

    Le Verdict de Sidney Lumet

    Luke la main froide de Stuart Rosenberg

    Prix d’honneur à Kim Novak

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    Photo issue de Sueurs froides d’Alfred Hitchcock (1958)

    Dernière grande star glamour de l’âge d’or hollywoodien, pionnière libre et artiste complète, Kim Novak incarne une figure légendaire du 7ᵉ art.

    En 1958, elle entre dans la légende avec Sueurs froides d’Alfred Hitchcock. Son interprétation magistrale, aux côtés de James Stewart, est devenue l’une des plus commentées et analysées de l’histoire du cinéma. Elle devient alors l’actrice la plus rentable du box-office mondial. Pionnière des droits des femmes, elle est aussi la première comédienne à fonder sa propre société de production, refusant de se plier aux diktats des studios pour préserver sa liberté artistique. Au sommet de sa notoriété, elle fait le choix de quitter Hollywood pour mener une vie loin des projecteurs. Elle s’installe près de Carmel, en Californie, puis dans l’Oregon. Peintre et poétesse, elle consacre sa vie à la création et voit son œuvre plastique saluée par plusieurs institutions prestigieuses.  
    Kim Novak occupe une place à part dans le panthéon du 7ᵉ art.

    Pour saluer la richesse de son parcours, le Festival de Deauville lui remettra un Prix d’Honneur le samedi 6 septembre. La cérémonie sera suivie de la projection du documentaire inédit Kim Novak’s Vertigo, réalisé par Alexandre O. Philippe, un portrait intime de cette légende hollywoodienne farouchement indépendante.

     Plusieurs de ses films emblématiques seront également projetés au cours du Festival :

    - L'HOMME AU BRAS D'OR de Otto Preminger

    - L'ADORABLE VOISINE de Richard Quine

    - SUEURS FROIDES de Alfred Hitchcock

    Pamela Anderson – Deauville Talent Award

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués,paul newman,alice guy,joel edgerton,pamela anderson,kim novak,kristen stewart

    Photo issue de Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? de Akiva Schaffer (2025)

    Après Michelle Williams et Natalie Portman en 2024, le Festival poursuit cette année son hommage aux artistes d’exception en remettant un Deauville Talent Award à Pamela Anderson à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Festival le vendredi 5 septembre.

    À l’occasion de sa 51ème édition, le Festival de Deauville tient à célébrer la carrière singulière d’une artiste qui a su conjuguer sa carrière de comédienne à un engagement constant, marquant ainsi durablement l’imaginaire collectif. En 2024, elle s’illustre dans The Last Showgirl de Gia Coppola présenté au Festival de Toronto puis au Festival de Saint-Sébastien, où il reçoit le Prix spécial du jury. Le film sera projeté pendant le Festival pour permettre à chacun de (re)découvrir cette performance saluée par la critique qui vaut à Pamela Anderson des nominations aux Golden Globes, aux SAG Awards et aux Gotham Awards.

    Kristen Stewart – Carte Blanche « Mon cinéma français »

    Pour cette 51e édition, le Festival du cinéma américain de Deauville propose au public une rencontre avec une figure majeure du cinéma américain. Le samedi 13 septembre, la comédienne, scénariste et réalisatrice Kristen Stewart échangera sur sa vision du cinéma français en dévoilant sa filmothèque coup de cœur.

    Alice Guy à l'honneur

    cinéma,deauville,festival,festival du cinéma américain de deauville,51ème festival du cinéma américain de deauville,festival du cinéma américain de deauville 2025,cid,centre international de deauville,golshifteh farahani,nouvelle vague,richard linklater,jean-pascal zadi,deauville encounters,zoey deutch,prix d'ornano-valenti,nino de pauline loqués

    Pour la première fois de son histoire, le Festival du Cinéma Américain de Deauville consacre une rétrospective aux films américains d’Alice Guy, en mettant à l’honneur une réalisatrice visionnaire, trop longtemps restée dans l’ombre. En 2025, Le Festival de Deauville fait événement en programmant une sélection exceptionnelle de ses œuvres rares, exclusivement américaines, quelques-unes inédites en France, et récemment restaurées avec le concours de la Library of Congress.

    Pour en savoir plus... :

    Retrouvez mon bilan de l’édition 2024 du Festival du Cinéma Américain de Deauville dans le magazine Normandie Prestige 2025 et tous mes articles sur l'édition 2024, ici, sur Inthemoodforcinema.com et Inthemoodfordeauville.com.

    En complément, retrouvez également le deuxième article de ma nouvelle rubrique "bonnes adresses in the mood for cinema" consacré ce mois-ci à l'Hôtel Barrière Le Normandy de Deauville, ici.

    Retrouvez aussi mes chroniques sur Deauville La Radio : Gatsby le magnifique (hommage à Joel Edgerton), films en compétition, La chatte sur un toit brûlant (hommage à Paul Newman), Sueurs froides (hommage à Kim Novak), Valeur sentimentale (tourné à Deauville, pendant l'édition 2024 du Festival du Cinéma Américain)... et suivez la radio en direct ici (en bas pour la version smartphone, colonne de droite du blog pour la version web).