51e Festival du Cinéma Américain de Deauville - Remise du prix d’honneur à Kim Novak et projection de KIM NOVAK’S VERTIGO d’Alexandre O.Philippe

Chaque soir, avant la projection s'affiche cette phrase de Jack London : « The proper function of a man is to live, not to exist. » C'est cette impression que procure un festival de cinéma. Vivre. Impression fallacieuse peut-être, mais si douce. Car c'est vivre au rythme de 24 images par seconde, certes. Au rythme d'un réjouissant vertige. Vertigo. Tel le titre du chef-d’œuvre d'Hitchcock sous le signe duquel était placé cette première journée du festival avec la présence de l'éblouissante Madeleine/Judy : Kim Novak. Et la projection du passionnant documentaire que lui consacre Alexandre O.Philippe, Kim Novak's Vertigo dans lequel il est bien sûr question de "Sueurs froides" (dont je vous parle sur Deauville La Radio) qu'elle évoque comme si ses personnages avaient déteint sur elle, dans une troublante et fascinante confusion.

Elle évoque aussi ce qu'est le jeu pour elle, « reacting » et non « acting » comme le démontre chacun de ses rôles.

Je vous en parlerai plus longuement ainsi que des autres événements passés : l'ouverture avec l'hommage à Pamela Anderson et son brillant discours, le prix de l'INA remis à la sublime et non moins brillante Golshifteh Farahani, et le nouveau film de Yorgos Lanthimos qui mérite plus que quelques lignes, dérangeant à dessein.

Il faudrait aussi évoquer un autre vertige étourdissant, celui de la danse de Marie-Agnès Gilot sur la musique de Philip Glass (The Hours de Stephen Daldry), lors de l'ouverture.
