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  • Demain : le palmarès du Festival de Cannes 2010 (le cinéma français à l'honneur?)

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    Alors que « Tournée » de Mathieu Amalric vient d'obtenir le prix Fipresci  de la critique internationale du Festival de Cannes 2010 et alors que « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois vient d'obtenir le prix œcuménique du Festival de Cannes 2010, à la veille du palmarès, il est difficile d'envisager qu'aucun film français n'y figurera. Les films français sont pour moi les meilleurs de cette sélection 2010, ils expriment par ailleurs la diversité et la richesse du cinéma hexagonal, les films de Mathieu Amalric, Bertrand Tavarnier et Xavier Beauvois appartenant tous à des genres différents.

     Je dois avouer n'avoir pas eu cette année de coup de cœur comme l'an passé pour « Inglorious basterds » de Quentin Tarantino, « Etreintes brisées » de Pedro Almodovar et « Le ruban blanc » de Michael Haneke. La sélection cannoise reste néanmoins de très haut niveau. Tous les films que j'ai pu voir présentaient de nombreuses qualités mais aucun ne m'a vraiment transportée, éblouie, fascinée comme ces trois films du Festival de Cannes 2009.

    A la veille du palmarès il est bien difficile de savoir quel film obtiendra la palme d'or tant les avis sont divisés et aucun film n'ayant suscité l'enthousiasme unanime (l'unanimité est d'ailleurs rare à Cannes où l'on croit souvent qu'avoir un avis contraire de l'avis général est une nécessité). Tout le monde s'entend néanmoins pour dire que le film de Xavier Beauvois est magistralement mis en scène et interprété. Je vous en ai déjà parlé en ces termes. Il ferait ainsi une excellente palme d'or.

     Je n'ai pas vu un des grands favoris de ce festival qui est « Biutiful » d'Inarritu (je le verrai en séance de rattrapage demain matin) dont le thème me semble particulièrement se prêter à une palme d'or. On parle néanmoins davantage de ce film pour le prix d'interprétation masculine même si je verrais également bien l'équipe de « Des hommes et des dieux » ou Lambert Wilson( excellent à la fois dans le film de Tavernier et celui de Beauvois ) l'obtenir.

    Juliette Binoche mériterait selon moi le prix d'interprétation féminine pour le très beau film de Kiarostami, un titre auquel pourrait également prétendre l'actrice du film « Poetry » qui le porte sur ses épaules.

     Il est impossible de penser que « Tournée » ne figurera pas au palmarès. Je le verrais bien obtenir un prix du scénario.

    Quant à la mise en scène, les prétendants ne manquent pas !

      Réponses et analyse du palmarès dès demain soir puisque je serai à la cérémonie de clôture et bien entendu la semaine prochaine, avec un peu de recul, je vous ferai part de mon bilan de ce Festival de Cannes 2010. Il y a beaucoup de clichés qui ne sont pas encore en ligne et d'événements dont je n'ai pu vous parler faute de temps, les nuits étant souvent très courtes à Cannes et bien souvent j'aurais aimé parler plus et mieux de certains films. J'y reviendrai donc la semaine prochaine avec le recul nécessaire pour appréhender ces 12 jours qui, pour moi, cette année, ont plus que jamais relevé de l'improbable et non moins inoubliable tourbillon.

    Je vous rappelle que les prix sont les suivants :

    La Palme d'or, depuis 1955,  décernée au meilleur film,

    Le Grand Prix qui récompense le film qui manifeste le plus d'originalité ou d'esprit de recherche,

    Le Prix d'interprétation féminine.

    Le Prix d'interprétation masculine.

    Le Prix de la mise en scène est remis au meilleur réalisateur.

    Le Prix du scénario est remis au meilleur scénariste.

    Le Prix du Jury récompense un film apprécié du jury et qui fait preuve d'une certaine originalité.

    La Caméra d'or, depuis 1978, récompense le meilleur premier film de l'ensemble de ces sections

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  • Dans les coulisses du Grand Journal de Canal+ à Cannes

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    La journée d'hier était décidément pour moi rythmée par "Hors-la-loi" puisque après la projection du film, j'ai assisté à l'émission Le Grand Journal dans les coulisses. L'équipe du film de Rachid Bouchareb faisait ainsi partie des invités (avec Diane Krüger, Ludivine Sagnier, Charlotte Gainsbourg et Gossip girl). Enfin la soirée s'est achevée pour moi au patio Canal + où avait lieu la soirée du film.  Je vous reparlerai de ce film puisque ce matin j'ai eu le plaisir d'interviewer Bernard Blancan (un des 5 lauréats du prix d'interprétation 2006 pour "Indigènes") qui y incarne le colonel Faivre.

     

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  • Conférence de presse de « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb

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    La conférence de presse du film de Rachid Bouchareb (« Hors-la-loi ») qui revenait sur la Croisette 4 ans après la présentation d' « Indigènes » en compétition, était sans aucun doute la plus attendue de ce festival en raison de la polémique évoquée dans mon article précédent. C'est pourtant ( et heureusement) le cinéma qui fut davantage évoqué lors de cette conférence. En voici un résumé.

    Rachid Bouchareb  a tout d'abord tenu à remercier Thierry Frémaux. Puis il a précisé que le film n'était « pas fait pour mettre en place un affrontement  mais au contraire pour avoir un débat .» « Que cela suscite une telle violence autour du film » est exagéré a-t-il ajouté. « Il n'y a aucune raison pour que les générations qui arrivent héritent du passé. »

    Jamel Debbouze évoquant son personnage et l'attitude qu'il aurait eu dans les mêmes circonstances : « Mon personnage ne rentre pas complètement dans la révolution. Je pense que c'est ce que j'aurais fait et en même temps ceux qui l'ont fait n'avaient pas d'autre alternative. » Rachid Bouchareb a également démenti la rumeur selon laquelle Matignon aurait fait des pressions pour que le film ne soit pas sous pavillon français au festival.

    Rachid Bouchareb a défini ainsi son film : « Mon film parle de la violence politique. Cette violence politique est liée à tout mouvement révolutionnaire et pas seulement à la révolution algérienne. » « Je voulais aussi que mon film soit un western. » Concernant la réaction parfois virulente des pieds noirs, Rachid Bouchareb a précisé : « Quand j'ai vu « Le coup de Sirocco » j'ai été très ému mais chacun a son histoire dans la grande Histoire. » « Mon film n'est pas un film contre. Il a le même esprit qu' »Indigènes ». Dans ce film chacun a sa place. La douleur c'est l'histoire de toutes les mères. C'est la meilleure réponse qu'on peut donner. »

    Pour Jamel Debbouze, « une polémique n'existe que si elle est en résonance avec le présent. Pour aborder l'avenir il faut bien avoir fait le point sur le passé. » Pour Rachid Bouchareb, le film est « un voyage dans le passé colonial. Pour moi c'est aussi découvrir des choses quand je fais un film, par exemple comment le public et la presse réagissent. »

    A la fin de la conférence Rachid Bouchareb a tenu à déclarer que « les promesses faîtes aux anciens combattants n'ont pas été tenues ». Enfin pour clore la polémique : « Je ne discuterai pas avec les gens qui veulent faire du film un champ de bataille car il y a eu trop de violence dans le passé. On ne va pas remettre ça aujourd'hui. »

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  • Concert privé de Charlie Winston au vip room de Cannes

    Evidemment ce concert privé (donné au vip room pour le lancement de l'Audi A1) mériterait plus que ces quelques vidéos, je vous en parlerai donc à nouveau ultérieurement. En attendant, profitez de ces quelques images. Attention, ça déménage!

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  • Critique de « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb (compétition officielle du Festival de Cannes 2010)

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    "Hors-la-loi", 4 ans après le prix d'interprétation collective reçu par les acteurs d'"Indigènes" dont il est davantage une sorte de prolongement (les personnages interprétés par Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila portent ainsi les mêmes prénoms que dans « Indigènes ») que réellement la suite, faisait  partie des films de cette compétition 2010 qui suscitaient le plus d'attente même si cette année, contrairement à "Indigènes "il y a 4 ans, il représente l'Algérie et non la France. C'est aussi le film qui a suscité la plus vive polémique en raison d'une séquence de 6 minutes consacrée au massacre de Sétif à laquelle on a reproché de mettre davantage l'accent sur le massacre des manifestants algériens par l'armée française que sur celui des colons européens. Une polémique absurde puisque c'est du point de vue de ses trois protagonistes algériens que nous voyons ce film et que par ailleurs le massacre des colons européens n'est nullement nié, là n'est simplement pas le sujet. Il n'empêche que cette polémique aura valu aux festivaliers une sécurité inédite : démineurs, hélicoptères, dizaine de cars de CRS, fouille accrue à l'entrée du palais, interdiction de toute bouteille d'eau dans la salle... Plus de 50 ans après, la guerre d'Algérie reste un sujet extrêmement sensible...

    Synopsis: Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud (Roschdy Zem) s'engage en Indochine. A Paris, Abdelkader (Sami Bouajila) prend la tête du mouvement pour l'Indépendance de l'Algérie et Saïd ( Jamel Debbouze) fait fortune dans les cabarets et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l'amour d'une mère, se mêlera inexorablement à celui d'une nation en lutte pour sa liberté...

    Ce film vaut beaucoup plus et mieux que la polémique à laquelle on tente de le réduire. Ce qui marque d'abord, c'est la qualité de la mise en scène et la somptuosité  de la photographie.

     « Hors-la-loi » n'est par ailleurs pas un manifeste politique mais une sorte de western des temps modernes aux accents parfois melvilliens sur fond de naissance du fln (que Rachid Bouchareb n'épargne d'ailleurs nullement).

    La scène du massacre de Sétif est essentiel pour expliquer l'attachement viscéral à la terre des trois frères, leur besoin de vengeance, leur hargne.

     Bouchareb interroge aussi la question de cause juste ou de guerre juste qui dépasse largement le cadre de la guerre d'Algérie. Jusqu'où aller pour défendre un idéal, une cause que l'on croit juste ? La fin justifie-t-elle les moyens ? La violence est-elle une arme nécessaire pour trouver le chemin de la liberté ?

    La quasi dévotion du personnage de Sami Bouajila  qui sacrifie tout (y compris sa vie) à la cause qu'il défend en est la parfaite illustration. C'est d'ailleurs lui qui domine toute la distribution. Soulignons également la présence d'un autre des cinq lauréats du prix d'interprétation de 2006, Bernard Blancan, injustement absent de la conférence de presse et de l'émission Le Grand Journal à laquelle l'équipe était invitée (présente dans les coulisses de l'émission, je vous en reparlerai demain avec de nombreuses photos) remarquable dans le personnage du Colonel Faivre.

    Une mise en scène ample, lyrique, inspirée, rythmée d'un cinéphile dont on sent les multiples et prestigieuses influences (du "Parrain" de Coppola au cinéma de Scorsese en passant par celui de Melville). Des comédiens une nouvelle fois remarquables. Des questionnements et un sujet passionnants et qui dépassent le cadre de la guerre d'Algérie. Pour moi, un des meilleurs films de cette édition 2010.

    Réactions dans la salle (Grand Théâtre Lumière, séance de 15H) : La séance de 15h, en l'absence de l'équipe du film, suscite plus rarement des applaudissements. Hier, ils étaient pourtant particulièrement enthousiastes.

    Prix que je lui attribuerais : Un prix pour la mise en scène ou pour l'interprétation exceptionnelle de Sami Bouajila.

    Prix potentiels : Si la mise en scène de Rachid Bouchareb s'est encore améliorée depuis « Indigènes », les concurrents dans cette catégorie sont nombreux. Je crains donc malheureusement qu'il ne figure pas au palmarès.

    Quelques images des coulisses du Grand Journal en attendant de vous en dire plus:

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