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  • Emmanuelle Béart présidente du jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2010

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    béart.jpgAvant de vous livrer de nouveaux articles sur le Festival de Cannes 2010, je vous annonce que la présidente du jury du 36ème Festival du Cinéma Américain de Deauville sera la comédienne Emmanuelle Béart qui succèdera ainsi dans ce rôle  à une autre comédienne, Carole Bouquet. Un festival que vous pourrez bien entendu suivre comme chaque année ici et sur In the mood for Deauville et qui se déroulera cette année du 3 au 12 septembre. Plus d'informations: site officiel du festival.

    FILMOGRAPHIE D'EMMANUELLE BEART

    1971 : La Course du lièvre à travers les champs de René Clément

    1975 : Demain les mômes de Jean Pourtalé

    1983 : Premiers désirs de David Hamilton

    1984 : Un amour interdit de Jean-Pierre Dougnac

    1984 : L'Amour en douce d'Édouard Molinaro

    1986 : Manon des sources de Claude Berri

    1987 : Date with an Angel de Tom McLoughlin

    1988 : À gauche en sortant de l'ascenseur d'Édouard Molinaro

    1989 : Les Enfants du désordre de Yannick Bellon

    1990 : Le Bateau de Lu de Christine Citti (court métrage)

    1990 : Le Voyage du capitaine Fracasse d'Ettore Scola

    1990 : La Belle Noiseuse de Jacques Rivette

    1991 : J'embrasse pas d'André Téchiné

    1991 : Contre l'oubli (« Pour Nguyen Chi Thien, Vietnam » de Michel Deville)

    1991 : Un cœur en hiver de Claude Sautet

     1993 : Rupture(s) de Christine Citti

    1994 : L'Enfer de Claude Chabrol

    1995 : Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet

    1995 : Une femme française de Régis Wargnier

    1996 : Mission : Impossible de Brian de Palma

    1996 : Le Dernier Chaperon rouge de Jan Kounen (court métrage)

    1997 : Don Juan de Jacques Weber

    1998 : Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz

    1998 : Voleur de vie d'Yves Angelo

    1999 : Elephant Juice de Sam Miller

    1999 : La Buche de Danièle Thompson

    2000 : Les Destinées sentimentales d'Olivier Assayas

    2000 : Voyance et manigance d'Éric Fourniols

    2001 : La Répétition de Catherine Corsini

    2001 : Huit Femmes de François Ozon

     2002 : Les Égarés d'André Téchiné

    2002 : Searching For Debra Winger de Rosanna Arquette

    2002 : Histoire de Marie et Julien de Jacques Rivette

    2003 : Nathalie... d'Anne Fontaine

    2004 : À boire de Marion Vernoux

    2005 : Un fil à la patte de Michel Deville

    2005 : L'Enfer de Danis Tanovic

    2006 : Un crime de Manuel Pradal

    2006 : Le Héros de la famille de Thierry Klifa

    2007 : Les Témoins d'André Téchiné

    2008 : Disco de Fabien Onteniente

    2008 : Vinyan de Fabrice Du Welz

    2008 : Mes stars et moi de Lætitia Colombani

    2010 : Ça commence par la fin de Michaël Cohen

    2010 : Nous trois de Renaud Bertrand

    2010 : Ma compagne de nuit de Isabelle Brocard et Hélène Laurent

     

  • Palmarès complet du Festival de Cannes 2010 et images en direct de la clôture

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    Au préalable, je précise que mercredi ou jeudi, je reviendrai en détails sur ce festival et sur mes impressions aussi bien personnelles que cinématographiques. Je n'aurai pas trop de 4 jours pour faire le bilan et j'ai besoin de ce nécessaire recul pour appréhender ce festival si riche pour moi, en émotions et en rencontres et sur tout ce que m'inspirent ces 12 jours. Je vous parlerai également de « Biutiful » d'Inarritu vu hier matin, de « The Tree » de Julie Bertuccelli (le très beau film de clôture), de la conférence de presse de « La nostra vita » et bien sûr de la passionnante interview qu'a accepté de me donner Bernard Blancan avec l'assistance de touscoprod (je les remercie d'ores et déjà l'un et l'autre, il y a beaucoup d'autres personnes que j'aimerais remercier, j'y consacrerai donc également une note).

    Plus que jamais j'ai décidé de faire de ce blog l'antitwitter, de laisser le temps au temps, le temps aux mots de refléter avec le plus de justesse possible mes impressions, leur complexité, leurs nuances et ne pas céder à cette course vaine à l'information ou à la phrase la plus lapidaire, le plus souvent caricaturale et caricaturée.  De cela aussi je vous reparlerai. Je prendrai donc mon temps pour que mes mots soient aussi fidèles que possibles à ces émotions à la fois intenses et contradictoires, et à ce festival plus que jamais paradoxal.

    En attendant , voici mes premières impressions sur ce palmarès, un palmarès qui, à l'exception de la palme d'or, me réjouit, « équilibré » et « ouvert à tous les types de cinéma » comme l'a souligné Alexandre Desplat en conférence de presse et qui, comme je vous le prédisais hier, a mis le cinéma français à l'honneur avec le prix de la mise en scène pour « Tournée » de  Mathieu Amalric (un film « plein de vitalité » qui comme pour Tim Burton est « resté avec [moi] pendant tout le festival »), le grand prix pour « Des hommes et des Dieux » de Xavier Beauvois et le prix d'interprétation féminine pour Juliette Binoche dans « Copie conforme » d'Abbas Kiarostami,  dans lequel elle est sensuelle et lumineuse et dont le jeu est si riche et habité qu'il peut se prêter à plusieurs interprétations . Une Juliette Binoche  émouvante, éblouissante et bouleversante lors de la remise des prix. Un prix amplement mérité que j'avais d'ailleurs souhaité dans mon article consacré à ce très beau film. Dire que la sélection de ce film avait suscité une polémique, certains estimant que Juliette Binoche ne pouvait figurer à la fois sur l'affiche du festival et dans un film en compétition ! Le jury a eu l'intelligence de ne pas en tenir compte. Un palmarès à l'image de ce festival qui avant tout mis à l'honneur la diversité, la qualité et la richesse du cinéma français.

    Le jury a par ailleurs innové en décernant deux prix d'interprétation masculine, l'un pour Javier Bardem, sidérant dans « Biutiful » et l'autre pour Elio Germano dans « La nostra vita » réalisé par Daniele Luchetti.

    Pour le prix du scénario, le jury a choisi de récompenser « Poetry » du coréen Lee Chang-dong un film à la fois doux et âpre, sensible et violent.

    Pour la palme d'or, le jury  a fait le choix radical de l'insolite, du mysticisme, de l'étrangeté en primant le film « Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures » réalisé par Apichatpong Weerasethakul, un film qui ne remplira pas les salles dont le seul mérite est d'être la proposition elle aussi radicale d'un cinéaste, le témoignage d'un univers indéniablement singulier, ce qui ne l'empêche pas d'être rébarbatif... En conférence de presse le jury a justifié ce choix avec un peu d'embarras notamment par « sa façon de traiter un des plus grands mystères qui soit, la mort et ce qui se passe après la mort. » « son idée de l'éternité », « une expérience. »

    Si la palme d'or 2010 ne rejoint pas la catégorie des palmes politiques si nombreuses ces dernières années, cette cérémonie de clôture ne l'était pas moins avec ce « fauteuil  resté vide » comme l'a évoqué Kristine Scott Thomas, celui du cinéaste iranien Jafar Panahi qui devait faire partie du jury et qui, emprisonné en Iran, en est à son « 9ème jour de grève de la faim ». Juliette Binoche qui, en conférence de presse, avait cédé à l'émotion en apprenant cette nouvelle » a tenu entre ses mains le nom de Jafar Panahi et a également souhaiter évoquer ce « dur combat que d'être intellectuel » et ce « pays qui a besoin de nous ». L'Iran n'est d'ailleurs pas le seul pays dont la situation politique a été évoquée hier soir puisque  le comédien Elio Germano vivement applaudi a  dédié son  prix à « l'Italie et aux Italiens qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire de l'Italie un pays meilleur malgré la classe dirigeante », l'Italie qui avait d'ailleurs boycotté le festival en raison du documentairede Sabina Guzzanti sur l'Aquila.

    Un festival qui plus que jamais a fait « écho aux bruits du monde » pour paraphraser Kristin Scott Thomas, un monde obscur, en quête de croyances, de mysticisme, de poésie aussi. Un monde qui communique plus et plus mal que jamais. Un monde qui cherche les clés de son Histoire récente ou plus ancienne pour appréhender son présent tourmenté.  Un monde dont la lueur d'espoir est bien souvent si fragile quand elle n'est pas totalement absente. Un monde « qui crie ». Un cri étouffé bien souvent. Un monde désarçonné qui se replie, recroqueville sur la cellule familiale.

    "The Tree" de Julie Bertuccelli, avec Charlotte Gainsbourg, Marton Csokas et Morgana Davies a été projeté à l'issue de la cérémonie. Je vous en parlerai ultérieurement.

    PALMARES COMPLET

    Palme d'Or

    LUNG BOONMEE RALUEK CHAT (Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures) réalisé par Apichatpong WEERASETHAKUL

    Grand Prix

    DES HOMMES ET DES DIEUX réalisé par Xavier BEAUVOIS

    Prix de la mise en scène

    Mathieu AMALRIC pour TOURNÉE

    Prix du Jury

    UN HOMME QUI CRIE réalisé par Mahamat-Saleh HAROUN

    Prix d'interprétation masculine

    Javier BARDEM dans BIUTIFUL réalisé par Alejandro GONZÁLEZ IÑÁRRITU

    Elio GERMANO dans LA NOSTRA VITA réalisé par Daniele LUCHETTI

    Prix d'interprétation féminine

    Juliette BINOCHE dans COPIE CONFORME réalisé par Abbas KIAROSTAMI

    Prix du scénario

    LEE Chang-dong pour POETRY

    COURTS METRAGES EN COMPETITION

    Palme d'Or

    CHIENNE D'HISTOIRE réalisé par Serge AVÉDIKIAN

    Prix du Jury

    MICKY BADER (Micky se baigne) réalisé par Frida KEMPFF

    CAMERA D'OR

    AÑO BISIESTO réalisé par Michael ROWE présenté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs

    UN CERTAIN REGARD

    Prix Un Certain Regard - Fondation Groupama Gan pour le Cinéma

    HAHAHA de HONG Sangsoo

    Prix du Jury

    OCTUBRE (Octobre) de Daniel VEGA & Diego VEGA

    Prix d'interprétation féminine Un Certain Regard

    Adela SANCHEZ , Eva BIANCO, Victoria RAPOSO pour LOS LABIOS (Les Lèvres) de Ivan FUND & Santiago LOZA

    CINEFONDATION

    Premier Prix de la Cinéfondation

    TAULUKAUPPIAAT (Les Marchands de tableaux) de Juho KUOSMANEN

    Deuxième Prix de la Cinéfondation

    COUCOU-LES-NUAGES de Vincent CARDONA

    Troisième Prix de la Cinéfondation ex-aequo

    HINKERORT ZORASUNE deVatche BOULGHOURJIAN

    JA VEC JESAM SVE ONO ŠTO ŽELIM DA IMAM de Dane KOMLJEN

    Le jury de la CST a décidé, de décerner le PRIX VULCAIN DE L'ARTISTE-TECHNICIEN à :

    Leslie SHATZ, pour le son du film BIUTIFUL réalisé par Alejandro GONZÁLEZ IÑÁRRITU.

    Vous pouvez par ailleurs revoir cette clôture, ici http://www.festival-cannes.com/fr/mediaPlayer/10858.html .

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  • Palmarès Un Certain Regard 2010

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    En salle Debussy, avait lieu hier soir la remise des prix de la section « Un Certain Regard » ( dans le cadre de laquelle était notamment projeté « Socialisme » de Jean-Luc Godard dont je vous ai parlé il y a quelques jours), une remise de prix présenté par Thierry Frémaux, le toujours enthousiaste délégué général du festival. Cette année 19 films réalisés par 21 réalisateurs venus de 19 pays différents étaient en compétition. Quatre d'entre eux sont des premiers films.

     Présidé par Claire Denis, le Jury était composé de  Helena Lindblad (Critique - Dagens Nyheter, Suède), Patrick Ferla (Journaliste - Radio télévision suisse, Suisse), Kim Dongho (Directeur du Festival de Pusan), Serge Toubiana (Directeur Général de la Cinémathèque Française).

    La présidente du jury a tout d'abord tenu à préciser que   « L'Etrange Affaire Angélica » de Manoel De OLIVEIRA, qui avait ouvert le Certain Regard le jeudi 13 mai, avait  éclairé toute la Sélection.

    C'est le film « Hahaha » du coréen Hong Sangsoo qui a obtenu le prix Un Certain Regard, un film dans lequel Jo Munk-yung, réalisateur, prévoit de quitter Séoul pour vivre au Canada. Quelques jours avant son départ, il revoit, autour d'un verre, son grand ami Bang Jung-shik, critique de films Lors de ce rendez-vous arrosé, les deux amis découvrent par hasard qu'ils se sont rendus récemment dans la même petite ville en bord de mer, Ton-yung. Ils décident de se raconter leur voyage réciproque à condition de n'en révéler que les moments agréables.

    PALMARES UN CERTAIN REGARD

     PRIX UN CERTAIN REGARD - FONDATION GROUPAMA GAN POUR LE CINEMA

    HAHAHA de HONG Sangsoo

     PRIX DU JURY

    OCTUBRE (Octobre) de Daniel VEGA & Diego VEGA

     PRIX D'INTERPRETATION POUR LES TROIS ACTRICES du film LOS LABIOS (Les Lèvres) de Ivan FUND & Santiago LOZA : Adela SANCHEZ , Eva BIANCO, Victoria RAPOSO

  • Suivez la cérémonie de clôture du 63ème Festival de Cannes au restaurant Les Cinoches

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    Vous pourrez bien entendu suivre la cérémonie de clôture du 63ème Festival de Cannes comme chaque année sur Canal plus mais aussi sur internet (et le récit sur ce blog puisque j'y serai ce soir).

      Je vous propose aujourd'hui un moyen plus original (pour les Parisiens en tout cas) de regarder cette cérémonie puisque le restaurant ciné-club Les Cinoches la diffusera ce soir, un ciné-club dont j'ai le plaisir de choisir la programmation pendant 8 semaines (je vous en parle ici).

    Demain soir, avant le film de la semaine ( "Casablanca" de Michael Curtiz dont vous pouvez lire ma critique en cliquant ici) vous pourrez donc voir la cérémonie.

    Rrenseignements pratiques: www.lescinoches.com .

  • Demain : le palmarès du Festival de Cannes 2010 (le cinéma français à l'honneur?)

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    Alors que « Tournée » de Mathieu Amalric vient d'obtenir le prix Fipresci  de la critique internationale du Festival de Cannes 2010 et alors que « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois vient d'obtenir le prix œcuménique du Festival de Cannes 2010, à la veille du palmarès, il est difficile d'envisager qu'aucun film français n'y figurera. Les films français sont pour moi les meilleurs de cette sélection 2010, ils expriment par ailleurs la diversité et la richesse du cinéma hexagonal, les films de Mathieu Amalric, Bertrand Tavarnier et Xavier Beauvois appartenant tous à des genres différents.

     Je dois avouer n'avoir pas eu cette année de coup de cœur comme l'an passé pour « Inglorious basterds » de Quentin Tarantino, « Etreintes brisées » de Pedro Almodovar et « Le ruban blanc » de Michael Haneke. La sélection cannoise reste néanmoins de très haut niveau. Tous les films que j'ai pu voir présentaient de nombreuses qualités mais aucun ne m'a vraiment transportée, éblouie, fascinée comme ces trois films du Festival de Cannes 2009.

    A la veille du palmarès il est bien difficile de savoir quel film obtiendra la palme d'or tant les avis sont divisés et aucun film n'ayant suscité l'enthousiasme unanime (l'unanimité est d'ailleurs rare à Cannes où l'on croit souvent qu'avoir un avis contraire de l'avis général est une nécessité). Tout le monde s'entend néanmoins pour dire que le film de Xavier Beauvois est magistralement mis en scène et interprété. Je vous en ai déjà parlé en ces termes. Il ferait ainsi une excellente palme d'or.

     Je n'ai pas vu un des grands favoris de ce festival qui est « Biutiful » d'Inarritu (je le verrai en séance de rattrapage demain matin) dont le thème me semble particulièrement se prêter à une palme d'or. On parle néanmoins davantage de ce film pour le prix d'interprétation masculine même si je verrais également bien l'équipe de « Des hommes et des dieux » ou Lambert Wilson( excellent à la fois dans le film de Tavernier et celui de Beauvois ) l'obtenir.

    Juliette Binoche mériterait selon moi le prix d'interprétation féminine pour le très beau film de Kiarostami, un titre auquel pourrait également prétendre l'actrice du film « Poetry » qui le porte sur ses épaules.

     Il est impossible de penser que « Tournée » ne figurera pas au palmarès. Je le verrais bien obtenir un prix du scénario.

    Quant à la mise en scène, les prétendants ne manquent pas !

      Réponses et analyse du palmarès dès demain soir puisque je serai à la cérémonie de clôture et bien entendu la semaine prochaine, avec un peu de recul, je vous ferai part de mon bilan de ce Festival de Cannes 2010. Il y a beaucoup de clichés qui ne sont pas encore en ligne et d'événements dont je n'ai pu vous parler faute de temps, les nuits étant souvent très courtes à Cannes et bien souvent j'aurais aimé parler plus et mieux de certains films. J'y reviendrai donc la semaine prochaine avec le recul nécessaire pour appréhender ces 12 jours qui, pour moi, cette année, ont plus que jamais relevé de l'improbable et non moins inoubliable tourbillon.

    Je vous rappelle que les prix sont les suivants :

    La Palme d'or, depuis 1955,  décernée au meilleur film,

    Le Grand Prix qui récompense le film qui manifeste le plus d'originalité ou d'esprit de recherche,

    Le Prix d'interprétation féminine.

    Le Prix d'interprétation masculine.

    Le Prix de la mise en scène est remis au meilleur réalisateur.

    Le Prix du scénario est remis au meilleur scénariste.

    Le Prix du Jury récompense un film apprécié du jury et qui fait preuve d'une certaine originalité.

    La Caméra d'or, depuis 1978, récompense le meilleur premier film de l'ensemble de ces sections

  • Dans les coulisses du Grand Journal de Canal+ à Cannes

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    La journée d'hier était décidément pour moi rythmée par "Hors-la-loi" puisque après la projection du film, j'ai assisté à l'émission Le Grand Journal dans les coulisses. L'équipe du film de Rachid Bouchareb faisait ainsi partie des invités (avec Diane Krüger, Ludivine Sagnier, Charlotte Gainsbourg et Gossip girl). Enfin la soirée s'est achevée pour moi au patio Canal + où avait lieu la soirée du film.  Je vous reparlerai de ce film puisque ce matin j'ai eu le plaisir d'interviewer Bernard Blancan (un des 5 lauréats du prix d'interprétation 2006 pour "Indigènes") qui y incarne le colonel Faivre.

     

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  • Conférence de presse de « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb

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    La conférence de presse du film de Rachid Bouchareb (« Hors-la-loi ») qui revenait sur la Croisette 4 ans après la présentation d' « Indigènes » en compétition, était sans aucun doute la plus attendue de ce festival en raison de la polémique évoquée dans mon article précédent. C'est pourtant ( et heureusement) le cinéma qui fut davantage évoqué lors de cette conférence. En voici un résumé.

    Rachid Bouchareb  a tout d'abord tenu à remercier Thierry Frémaux. Puis il a précisé que le film n'était « pas fait pour mettre en place un affrontement  mais au contraire pour avoir un débat .» « Que cela suscite une telle violence autour du film » est exagéré a-t-il ajouté. « Il n'y a aucune raison pour que les générations qui arrivent héritent du passé. »

    Jamel Debbouze évoquant son personnage et l'attitude qu'il aurait eu dans les mêmes circonstances : « Mon personnage ne rentre pas complètement dans la révolution. Je pense que c'est ce que j'aurais fait et en même temps ceux qui l'ont fait n'avaient pas d'autre alternative. » Rachid Bouchareb a également démenti la rumeur selon laquelle Matignon aurait fait des pressions pour que le film ne soit pas sous pavillon français au festival.

    Rachid Bouchareb a défini ainsi son film : « Mon film parle de la violence politique. Cette violence politique est liée à tout mouvement révolutionnaire et pas seulement à la révolution algérienne. » « Je voulais aussi que mon film soit un western. » Concernant la réaction parfois virulente des pieds noirs, Rachid Bouchareb a précisé : « Quand j'ai vu « Le coup de Sirocco » j'ai été très ému mais chacun a son histoire dans la grande Histoire. » « Mon film n'est pas un film contre. Il a le même esprit qu' »Indigènes ». Dans ce film chacun a sa place. La douleur c'est l'histoire de toutes les mères. C'est la meilleure réponse qu'on peut donner. »

    Pour Jamel Debbouze, « une polémique n'existe que si elle est en résonance avec le présent. Pour aborder l'avenir il faut bien avoir fait le point sur le passé. » Pour Rachid Bouchareb, le film est « un voyage dans le passé colonial. Pour moi c'est aussi découvrir des choses quand je fais un film, par exemple comment le public et la presse réagissent. »

    A la fin de la conférence Rachid Bouchareb a tenu à déclarer que « les promesses faîtes aux anciens combattants n'ont pas été tenues ». Enfin pour clore la polémique : « Je ne discuterai pas avec les gens qui veulent faire du film un champ de bataille car il y a eu trop de violence dans le passé. On ne va pas remettre ça aujourd'hui. »

  • Concert privé de Charlie Winston au vip room de Cannes

    Evidemment ce concert privé (donné au vip room pour le lancement de l'Audi A1) mériterait plus que ces quelques vidéos, je vous en parlerai donc à nouveau ultérieurement. En attendant, profitez de ces quelques images. Attention, ça déménage!

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