Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • "Clara Sheller, saison 2" ce soir sur France 2: la critique en avant-première sur "In the mood for cinema"

    sheller.jpgCe soir, à 20H50, France 2 diffusera les deux premiers épisodes de Clara Sheller, la saison 2.

    J'ai eu la chance de voir ces deux épisodes dans les locaux de France 2, en avant-première, il y a quelques semaines.

    Pour lire ma critique des deux premiers épisodes de "Clara Sheller, saison 2" dès maintenant et pour voir la bande annonce, cliquez ici.

    N'hésitez pas à venir donner votre avis sur "In the mood for cinema" suite à la diffusion...

  • « In the mood for cinema » a 4 ans…

    face18.jpgJuste une rapide  note aujourd’hui pour célébrer ces  4 ans de blog sur Haut et Fort. Sur mes 3 blogs ( « In the mood for cinema », « In the mood for Cannes », «  In the mood for Deauville »), en 4 ans:  555 notes (vous pouvez retrouver toutes les archives d’In the mood for cinema en cliquant ici, toutes celles d’Int the mood for Deauville en cliquant ici et celles d’In the mood for Cannes en cliquant ici), 1530 commentaires,  des dizaines de festivals parcourus, des milliers d’heures de films dégustées, et autant de moments insolites,  magiques, en tout cas toujours singuliers.  Autant de moments que j’ai essayé de vous faire partager.

    Vous êtes chaque jour plus nombreux à lire ce blog, presque 10 fois plus depuis 2 mois (vous pensez bien : à quatre ans on commence à gambader !), et désormais un nombre conséquent. Vous êtes donc très peu par rapport au nombre de lecteurs à laisser vos commentaires mais c’est toujours un plaisir et un enrichissement que de pouvoir débattre avec vous donc n’hésitez pas à laisser vos messages.

    face12.jpgL’objectif de ce blog reste le même qu’au début : partager ma passion dévorante pour le cinéma, vous faire partager mes expériences et mes découvertes dans les festivals,  comme au Festival du Cinéma Américain de Deauville que je fréquente depuis 15 ans ou au Festival de Cannes auquel j’assiste depuis ma participation au prix de la jeunesse il y a 8 ans mais aussi aux festivals de Dinard, Cabourg, Paris..., à la seule différence près que c’est désormais le blog qui me permet aussi de vivre ces festivals différemment notamment le Festival de Cannes puisque j’y assisterai comme chaque année l’an prochain mais cette fois invitée comme lauréate du concours de blogs L’Oréal-Cannes du Festival de Cannes 2008, mais je pense aussi à tous ces films que j’ai désormais le plaisir de voir en avant-première, hors festivals. Le blog s'enrichit aussi désormais régulièrement de vidéos, photos et de comptes rendus de conférences de presse.

    J’essaie, depuis quelques temps, de trouver le temps d’écrire chaque jour (vous aurez sans doute remarqué que le rythme s’est intensifié) sans que la qualité en pâtisse, et de ne surtout pas écrire juste parce qu’il le faut mais simplement pour le plaisir de  vous faire partager une émotion, un enthousiasme, et surtout de ne pas céder à la  facilité de la critique amère (ainsi, je ne vous parlerai pas d’un film vu hier parce que ce serait trop simple d’être désagréable), sous prétexte qu’il faut écrire chaque jour, en espérant évidemment  vous donner envie d’aller au cinéma, au théâtre, à un concert, de lire un livre, de voir un téléfilm, ou simplement de vous apporter un autre regard sur ceux-ci mais aussi à  profiter de l’espace de liberté incroyable qu’est ce blog , une autre manière de satisfaire mon insatiable soif d’écriture, et évidemment de cinéma (d’ailleurs que ce soit des avant-premières ou des classiques du septième art que vous pouvez trouver dans la rubrique « Gros plans sur des classiques du septième art »), et plus largement de culture (puisque ce blog traite aussi pas mal de théâtre, et plus ponctuellement de musique, de littérature, de téléfilms).

    Les marches de Cannes vues de l'intérieur du palais.jpgC’est un euphémisme que de dire que ce blog me permet (et de plus en plus) de vivre de beaux moments, de belles rencontres, pas seulement virtuelles, et le plaisir de savoir que ce blog est lu autant par des cinéphiles, de simples amateurs de cinéma, et parfois les professionnels (c’est parfois étrange de se savoir lue par ceux dont on parle, en tout cas merci à ceux qui ont eu la gentillesse de m’écrire directement) et donc qu’il s’adresse à tous est aussi un motif de satisfaction.

    Tant que ce blog restera un plaisir aussi viscéral que d’inventer et écrire des histoires alors je continuerai, deux choses que je pensais au départ incompatibles et que je crois aujourd’hui indissociables et qui me sont en tout cas pareillement indispensables, et qui répondent différemment à cette envie d’écriture et de partager une passion.

    En espérant que vous continuerez à être aussi (et pourquoi pas encore plus) nombreux à me suivre. Par cette note, je voulais vous en remercier, et vous inciter à commenter encore davantage, et pourquoi pas à profiter de cette note pour vous présenter et dire depuis quand vous lisez ce blog.

    A venir ces prochaines semaines  notamment  l’unique projection presse d’"Australia" de Baz Luhrmann, la critique de « Frost/ Nixon » de Ron Howard en avant-première, le récit de la rencontre avec Christophe Honoré, Louis Garrel, Emma de Caunes à Sciences Po… et évidemment toujours , en 2009, le Festival du Film Asiatique de Deauville, le Festival de Cannes, le Festival du Cinéma Américain de Deauville et peut-être des nouveautés comme le Festival du Film Policier de Beaune, pourquoi pas de Marrakech, et je l’espère autant de surprises  que cette année bloguesque 2008 m’en a réservées, sans compter celles que, moi, je vous réserve ! 

    Vos suggestions, vos idées de rubriques (je cherche toujours à enrichir ce blog, pourquoi pas d’interviews écrites envoyées à des professionnels, qu’en pensez-vous ?),  vos commentaires, pourquoi pas vos propositions de collaboration (j’en ai accepté quelques unes, amusantes et enrichissantes, dont je vous reparlerai bientôt mais tant qu’écrire demeure un plaisir et un enrichissement et un plus par rapport à ce blog, je suis partante) demeurent les bienvenus, directement sur  les commentaires de ce blog ou par email à inthemoodforcinema@gmail.com .

    Pour être informés régulièrement, je vous rappelle que vous pouvez vous inscrire à la Newsletter ou au flux rss de ce blog (colonne de gauche, en haut) et également vous inscrire aux groupes Facebook associés à ce blog  (voir dans colonne de droite, en haut) mais aussi à la page blognetwork sur Facebook dédiée à mes trois blogs.

    En attendant, je vous invite à plonger « in the mood for cinema » et à suivre la devise de ce blog empruntée à Saint-Augustin : « Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion ».

    Pour en savoir plus sur ce blog et son auteur, vous pouvez consulter la rubrique « A propos » du blog.

    Cinématographiquement vôtre.

    Sandra.M

  • "Two lovers", "J"irai dormir à Hollywood", "Mesrine: l'ennemi public n°1", "Rock'NRolla" en avant-première sur "In the mood for cinema"

    Mercredi prochain, 19 novembre, sortiront en salles 4 films dont vous pouvez d'ores et déjà trouver les critiques, en avant-première, sur In the mood for cinema. Je vous recommande surtout et vivement "Two lovers" de James Gray et "J'irai dormir à Hollywood" d'Antoine de Maximy. 

    Contrairement à la grande majorité des critiques, j'avais largement préféré "Mesrine : l'ennemi public n°1", la deuxième partie du film de Jean-François Richet à la première partie.

    Pour lire les critiques de ces 4 films, cliquez sur les titres sous les affiches.

    two lovers.jpg
  • Avant-première- « Largo Winch » de Jérôme Salle : film d’aventure à l’Européenne ou les tribulations sans répit de l’héritier iconoclaste

     

    largo2.jpg
    2008_1115largo0008.JPG
    Philippe Francq, Tomer Sisley, Jérôme Salle, Julien Rappeneau, hier soir. Photo "In the mood for cinema"

    bd.jpgDans le cadre du Club 300 d’Allociné, avait lieu hier soir l’avant-première de l’adaptation cinématographique de Largo Winch réalisée par Jérôme Salle à la suite de laquelle l’équipe du film (le comédien Tomer Sisley, le réalisateur Jérôme Salle, le scénariste Julien Rappeneau,  le dessinateur Philippe Francq, la productrice Nathalie Gastaldo) a  longuement débattu avec le public, une équipe visiblement aussi fébrile que désireuse de défendre ce film avec enthousiasme et passion.  Une adaptation (essentiellement de l’album intitulé « L’Héritier », mais pas seulement) très attendue des aventures du héros de BD inventé par Jean Van Hamme et dessiné par Philippe Francq alors que le tome XVI de la série, « La Voie et la Vertu », tiré à 450000 exemplaires est actuellement en tête des ventes avec près de 40000 albums vendus en librairie, en 4 jours.

    Contestataire, iconoclaste, bagarreur, Largo  Winch (Tomer Sisley) se retrouve, à 26 ans, à la tête d’un empire de dix milliards de dollars. Son père, le milliardaire Nerio Winch (Miki Manojilovic),  fondateur et principal actionnaire du puissant et tentaculaire groupe W (rien à voir avec un personnage puissant et tentaculaire dont Oliver Stone a tiré un film éponyme…quoique…), vient en effet d’être retrouvé noyé. Qui va hériter de cet empire économique ? Officiellement Nerio n'avait pas de famille. Personne ou presque ne connaissait en effet ce fils adopté dans un orphelinat bosniaque. Seul problème, ce jeune héritier vient d'être jeté dans une prison du fin fond de l'Amazonie. Accusé de trafic de drogue, il clame son innocence. Nerio assassiné, Largo emprisonné : et si ces deux affaires faisaient partie d'un seul et même complot visant à prendre le contrôle de l'empire Winch ?

    Le pari n’était pas gagné d’avance, et finalement plutôt audacieux même si une adaptation s’imposait pour ce personnage intrinsèquement cinématographique : un acteur qui ne ressemble physiquement pas du tout au héros de la BD, de surcroît ne figurant pas encore dans la sacro-sainte liste des acteurs bankable (terme que j’abhorre par ailleurs, mais c’est là la dure loi du marché cinématographique) ;  une BD au succès colossal et ses inconditionnels sans doute aussi impatients que potentiellement sévères ; un réalisateur dont c’était seulement  le second long-métrage (le premier étant « Anthony Zimmer » que j’avais par ailleurs beaucoup apprécié pour son influence hitchcockienne, son rythme soutenu et ses rebondissements, et avec lequel la critique n’avait pourtant pas toujours été très tendre)  forcément attendu au tournant.

    Ne faisant pas partie desdits inconditionnels de la BD c’est donc sans a priori que je me suis plongée dans les mésaventures du milliardaire iconoclaste. Peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle j’ai d’emblée été embarquée par ce personnage dans le rôle duquel Tomer Sisley marie habilement force et fêlures, une dichotomie que l’on retrouve d’ailleurs dans les décors entre noirceur et lumière : ceux de l’Europe d’une luminosité enchanteresse d’un côté (la Serbie dans le scénario, en réalité la Sicile, la Serbie, Malte…), ceux d’une modernité glaciale de Hong Kong de l’autre (le réalisateur a expliqué avoir choisi de remplacer le New York de la BD par Hong Kong, plus en adéquation avec l’actualité économique, le centre névralgique de l’économie mondiale se trouvant aujourd’hui en Asie).  Les premiers sont associés à l’enfance de Largo Winch, à ses racines, les seconds à l’âge adulte et sa dure réalité, au déracinement. Ce sont aussi ces contradictions qui fondent l’intérêt et la dualité du personnage : entre rébellion et acceptation de l’héritage paternel dont un couteau est d’ailleurs le tranchant symbole.  Une existence commencée comme un conte qui se transforme en thriller. Il aurait d’ailleurs peut-être gagné à être encore plus ambivalent, à sembler davantage tiraillé entre ces désirs et mondes contradictoires.

    Dans son premier film déjà, Jérôme Salle avait fait preuve d’une étonnante maîtrise dans sa mise en scène, probablement  est-ce aussi ce qui a rassuré les financiers quant à sa capacité à diriger un film d’un budget de 24 millions d’euros. Le rythme est indéniablement haletant, le montage nerveux (sans être vertigineux et finalement insipide comme dans certains films américains) est l’atout du film avec ses flashbacks savamment dosés, et le personnage principal et celui qui l’incarne ont un charme et une capacité à susciter l’empathie incontestables.

    Me suis-je ennuyée ? Voilà probablement la principale question à se poser suite à la projection de ce genre de film (même si après tout on pourrait aussi y voir une réflexion sur la mondialisation et les multinationales tentaculaires, qu’il aurait d’ailleurs peut-être été intéressant de creuser davantage, mais je suis bien d’accord : ce serait alors là un tout autre type de film). La réponse est non. Non, je ne me suis pas ennuyée. . La multiplicité des décors et des scènes d’action (brillamment menées par  Tomer Sisley qui a lui-même effectué toutes les cascades, une véritable gageure notamment au regard d’une scène de plongeon que je vous laisse découvrir, réellement impressionnante) ne nous laissent guère de répit, et c’est tant mieux. Tomer Sisley, qui a d’ailleurs déclaré hier soir être passé au one man show, faute de scénarii intéressants, avoir refusé de nombreuses comédies (préférant à l’avenir, au théâtre,  jouer un Shakespeare plutôt que du Boulevard…), a bien fait d’être exigeant et de patienter, ce rôle étant sans nul doute pour lui une carte de visite en or pour la carrière internationale à laquelle il semble aspirer…

    Un film ambitieux au rythme incontestablement soutenu dont le seul vrai défaut est peut-être, au-delà de son identité visuelle peut-être moins forte que dans « Anthony Zimmer » (alors que justement cette adaptation aurait pu davantage s’y prêter), de ne pas suffisamment développer les personnages secondaires et de les cantonner à être des stéréotypes finalement là pour servir le personnage principal, et si nous le suivons avec plaisir, la résolution de l’intrigue n’en devient finalement elle aussi que secondaire, voire anecdotique. Dommage : le personnage de la magnétique Mélanie Thierry et son ambiguïté auraient mérité d’être approfondies, de même que celui de la talentueuse Anne Consigny ou de Gilbert Melki (trop balafré pour être tout à fait malhonnête). Sinon, chaque personnage a évidemment le regard (un peu trop) vague, énigmatique, ombrageux qui sied à ce style de film faisant de chacun un potentiel traitre.

    Un film d’aventure à l’Européenne (terme employé par le réalisateur lui-même qui redoute plus que tout que son film soit qualifié de « James Bond à la française », l’idée ne me serait d’ailleurs pas venue…) qui a la vocation et la capacité à pénétrer le marché international : caractère polyglotte, décors internationaux, montage et rythme frénétiques, et sujet dans l’air du temps –OPA et guerre économique avec le traditionnel Russe mystérieux et trouble-, savant dosage entre action et humour. C’est tout le mal que nous pouvons lui souhaiter. Les Américains auraient déjà proposé la réalisation d’un remake, proposition refusée par la production qui préférerait la réalisation d’un Largo Winch 2 pour lequel toute l’équipe présente hier soir semblait partante, et à laquelle la fin nous prépare d’ailleurs. Une suite que j’irais voir sans aucun doute si elle avait lieu : c’est déjà en soi un signe de réussite.

    Précisons enfin que, contrairement à la rumeur, Philippe Francq et Jean Van Hamme sont pleinement satisfaits de cette adaptation cinématographique, le premier en donnant d’ailleurs pour preuve sa présence hier soir. Il a également précisé que jamais Largo Winch ne donnerait lieu à un dessin animé, l’extrême fidélité au personnage étant pour lui dans ce cadre alors primordiale et difficilement réalisable.

    Liens :

    Site officiel du film

    Blog du film

    Dans l’article ci-dessous, sous celui consacré à « Match point », vous pouvez visionner la bande-annonce du film.

     Sandra.M

    Lien permanent Imprimer Catégories : AVANT-PREMIERES Pin it! 2 commentaires