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la princesse de montpensier

  • Avant-première de "La Princesse de Montpensier" à l'UGC des Halles, ce soir, en présence de Bertrand Tavernier

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    Comme je souhaite défendre ardemment ce très beau film qui sera soumis à une rude concurrence demain avec les sorties, notamment de "Fair game", "Buried" et "L'homme qui voulait vivre sa vie", je vous le recommande à nouveau en vous informant qu'aura lieu ce soir, une avant-première, à l'UGC des halles, à 20h15 et en présence de Bertrand Tavernier.

    Cliquez ici pour lire ma critique de "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier.

  • Concours: 10 places pour "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier (sortie en salles: le 3 novembre)

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    C'est le 3 novembre que sortira en salles le nouveau film de Bertrand Tavernier, assez malmené par la critique lors de sa projection cannoise ("La Princesse de Montpensier" était présenté en compétition), un film qui faisait pourtant partie des mes préférés de la sélection, raison pour laquelle je vous en parle dès à présent et suis ravie, en partenariat avec le distributeur du film Studio Canal,  de vous faire gagner des places vous permettant de le découvrir en salles.

    Pour cela soyez parmi les dix premiers à me dire de quels films sont extraites les images suivantes avec, pour intitulé de votre email "Concours Tavernier" envoyé à inthemoodforcinema@gmail.com , en n'oubliant pas de joindre vos coordonnées.

    Cliquez ici pour lire ma critique de "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier"

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  • Avant-première - Critique de "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier

    Avant de vous faire gagner des places pour découvrir le nouveau film de Bertrand Tavernier qui sortira en salles, le 3 novembre prochain, en voici la critique.

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    Après 20 ans d'absence, "La Princesse de Montpensier" marquait le grand retour de Bertrand Tavernier à Cannes et sa quatrième sélection en compétition après « Une semaine de vacances », « Un dimanche à la campagne » et « Daddy Nostalgie ».

    Avec cette adaptation d'une nouvelle éponyme de Madame de Lafayette, après « Dans la brume électrique » Bertrand Tavernier revient en France pour changer une nouvelle fois de registre  et nous raconter la métamorphose d'une jeune fille noble, Marie de Mézières (Mélanie Thierry) dans la France du XVIème siècle, agitée par la guerre entre catholiques et protestants. Autour d'elle, sur fond de guerres de religions, gravitent le  duc de Guise (Gaspard Ulliel), le  prince de Montpensier (Grégoire Leprince-Ringuet) auquel elle est mariée contre son gré,  le comte de Chabannes (Lambert Wilson) et le Duc d'Anjou (Raphaël Personnaz).

    Bertrand Tavernier revient à un genre qui lui a souvent réussi, le film historique (si ce n'est déjà fait, voyez le magnifique « La vie et rien d'autre »). Comme dans « La Princesse de Clèves », le plus célèbre roman de Madame de Lafayette l'amour est ici à nouveau un péril à une époque où les mariages étaient dictés et décidés par l'intérêt.

    Bertrand Tavernier a pris pas mal de liberté avec le texte original pour y apporter sa vision et sa modernité. Sur fond de brutalité et de guerre de religions, c'est le combat d'une jeune femme entre ses désirs, son éducation, ses devoirs.

    Le film est empreint de cette retenue qui seyait à l'époque que certains sans doute auront assimilée à un manque de fièvre mais qui rend au contraire plus bouleversants encore le dénouement et l'émotion qui vous saisit (qui en tout cas m'a saisie) puisque c'est après la mort de celui-ci (je ne vous dirais pas qui) que Marie de Mézières comprend la profondeur de l'amour de celui qu'elle a trop souvent ignoré, prêt pour elle à tous les sacrifices, même à la voir libre et amoureuse d'un autre alors que les autres voulaient uniquement la posséder comme une propriété.

    On retrouve avec plaisir à Cannes ceux dont le talent avait explosé ici même en 2003 pour « Les Egarés », le très beau film d'André Téchiné : Gaspard Ulliel et Grégoire Leprince-Ringuet ; le premier dominant largement la distribution par sa fougue et son impétuosité.

    Avec son coscénariste Jean Cosmos, Bertrand Tavernier a donc fait de ce roman du XVIIème siècle un film intemporel (comme le thème de la perte des illusions et de l'innocence que symbolise cette princesse de Montpensier), lyrique, romantique et romanesque, tout en décrivant la violence d'une époque, destructrice pour les sentiments plus nobles et passionnés qu'elle muselait, et la théâtralité impitoyable de la cour.

     Les chevauchées fantastiques magnifiquement filmées sur la musique envoûtante d'Alain Sarde, la sublime photographie de Bruno de Keyzer, l'élégance des dialogues et de la mise en scène en font un film d'une âpre beauté dont la fièvre contenue explose au dénouement en un paradoxal et tragique silence. Une réussite quand on sait les difficultés connues par Eric Heumann pour produire ce film.