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  • Critique de « Cloclo » de Florent-Emilio Siri avec Jérémie Rénier…

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    Le biopic (film autobiographique qui, par définition, retrace l’existence de personnalités ayant existé) est devenu un genre à la mode sans doute parce que particulièrement en accord avec notre époque dans laquelle règne la quête de notoriété, laquelle apparaît, tristement, comme la réussite ultime. Aussi parce qu’il s’agit le plus souvent de destins tragiques qui permettent au spectateur de se rassurer, de mêler à l’envie et l’admiration, une sorte de pitié consolante, et de se rassurer sur la vanité universelle de l’existence, y compris pour ses idoles. Enfin parce qu’il ne faut pas nier qu’il s’agit, aussi, d’un genre très commercial puisque cela garantit déjà un nombre minimum de spectateurs, ceux qui appréciaient la personnalité disparue, a fortiori quand il s’agit de Claude François autour duquel a été développé pendant son existence, et après sa mort, un commerce basé sur sa personne et son nom (qu’il a d’ailleurs initié). La question était donc de savoir s’il s’agissait d’un projet opportuniste et commercial ou d’un un film avec un vrai regard, un univers, et de vrais partis pris artistiques. Après « La Môme », « Sagan », et tant d’autres,  et alors que viennent de sortir « J.Edgar », « La dame de fer » et en attendant « My week with Marilyn », c’est donc au tour de Claude François de voir son destin passionnant et tragique devenir un film (avant, à n'en pas douter, Mickael Jackson, avec un succès planétaire garanti). Ali. Ray. Marie-Antoinette. Cloclo. Autant de prénoms comme titres de films qui suffisent à résumer la notoriété de ceux qu’ils désignent et leur potentiel empathique et commercial.

    « Cloclo » retrace donc le destin tragique de Claude François, icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans qui, plus de trente ans après sa disparition, continue de fasciner (et faire vendre).

    Tout commence (et tout s’explique) par son enfance et son adolescence en Egypte auprès d’une mère aimante et d’un père irascible et exigeant  dont le travail consiste à contrôler le trafic de la Compagnie du Canal de Suez et qui en, en  1956, lors de la nationalisation du canal de Suez, doit rentrer en France avec sa famille, une humiliation dont il ne se remettra jamais. Une fois la famille, alors désargentée, arrivée en France, Claude fait ensuite ses débuts de musicien au Sporting club de Monaco, ce que désapprouve son père qui souhaite le voir devenir comptable, refusant  alors de lui parler et, jusque sur son lit de mort, il s’y obstinera. Un artiste se construit sur des failles et c’est par celle-ci, ce silence et cette incompréhension douloureux, que ce biopic explique en grande partie la complexité, l’insatisfaction permanente, le perfectionnisme de Claude François mais aussi sa rage de réussir.

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    Décédé en 1978, Claude François pourrait vivre en 2012 tant il semble être le parfait symbole et produit de notre époque : avide de notoriété, cultivant son image à outrance, commercialisant cette image aussi avec un sens aiguisé du marketing. C’est aussi mon premier reproche : donner l’illusion que sa réussite est apparue en un claquement de doigts comme on nous donne trop souvent aujourd’hui l’illusion que talent et notoriété sont des synonymes. Or, la réussite de Claude François était le fruit d’une obstination acharnée mais aussi d’un travail redoutable. Malgré ses 2H28, le film comprend ainsi de nombreuses ellipses, ellipses pas toujours judicieuses, comme celles précédant son premier passage à l’Olympia qui paraît presque miraculeux.

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    A l’image de celui de son existence et de ses chansons, le rythme du film est trépidant et même vertigineux, pour nous en mettre plein la vue comme Claude François le faisait avec ses costumes et ses mises en scène : judicieux parallèle entre le fond et la forme. La mise en scène nous emporte ainsi dans son rythme effréné, comme ces chansons sur lesquelles nous avons tous dansé un jour ou l’autre, avec quelques scènes virtuoses comme celle de l’Albert Hall ou le plan séquence magistral et poignant où Claude François écoute l’interprétation de « My way » par Sinatra (adaptation de son "Comme d'habitude") et imagine la fierté de son père s’il l’avait entendue, mêlant ainsi habilement le sentiment de solitude et de gloire, de réussite et d’échec, de lumière et d’ombre, douloureuses contradictions qui constituent cet artiste, finalement tout artiste. Ses chansons illustrent ainsi constamment son existence que semble si bien résumer l’une d’elles « le mal aimé ». C’est ce qu’a si bien illustré Michel Hazanavicius dans « The Artist », finalement le biopic de tout artiste en qui se mêlent et se confrontent orgueil et solitude, gloire et tragédie.

    Si le film n’omet pas de montrer les défauts de l’artiste, son côté autoritaire, maniaque, maladivement jaloux, ou même la mise en scène de son existence, que ce soit d’un malaise à Marseille à la dissimulation de l’existence de son second fils, le personnage, avec ses failles auxquelles chacun peut s’identifier, reste finalement sympathique ou en tout cas ne cesse jamais d’emporter l’ empathie du spectateur (la mienne, en tout cas). Dommage peut-être qu’à force de ne pas vouloir écorner l’image (ses défauts ne le rendent finalement à aucun moment vraiment antipathique, car constamment contrebalancés par ses failles sur lesquelles on revient constamment, parfois d’ailleurs un peu trop, y compris à la fin du film), le scénario ne s’éloigne jamais de la réalité contrairement à Joann Sfar qui avait eu l'excellente idée de donner à son film « Gainsbourg, vie héroïque », l'appellation de «conte », désamorçant d'avance toutes les polémiques et s'autorisant ainsi une composition libre. Une liberté dont était épris celui dont il retraçait une partie du parcours artistique et des amours souvent célèbres et tumultueux, un film en apparence désordonné et confus comme émergeant des volutes de fumée et des vapeurs d'alcool indissociables de Gainsbourg. Joann Sfar a ainsi brûlé les étapes de son film comme Gainsbourg le faisait avec sa vie, ce qui aurait pu apparaître comme une faille scénaristique devenait alors une trouvaille.

    C’est un peu ce qui fait défaut à ce «Cloclo » très maîtrisé mais à qui il manque ce supplément d’audace, de finesse peut-être aussi parfois. Là encore, nous pouvons néanmoins y voir un parallèle entre la forme et le fond qui se rejoignent, Florent-Emilio Siri ayant réalisé un film « à l’Américaine » comme l’étaient les spectacles de l’artiste, filmé  comme un combat ou un film d'action.

    Quant à Jérémie Rénier, il a eu l’intelligence d’incarner Claude François, dans toute son énergie et sa complexité, sans tomber dans un mimétisme grossier. Son rôle poignant et inoubliable dans « L’Enfant » des Dardenne nous avait déjà prouvé à quel point il était un acteur rare.

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    Plus que ce qu’il dit de Claude François et nous apprend sur l'artiste, ce « Cloclo » est intéressant pour  ce qu’il dit de notre époque éprise d’images, de notoriété, de vitesse grisante et qui, sans doute, se reconnaîtra dans le destin de ce « mal-aimé » finalement très moderne. Un succès assuré d’autant que la fin nous laisse sur l’image bouleversante de cette fin tragique et avec, en tête, ces musiques qui n’ont pas fini de nous accompagner. Un succès dont je ne peux m’empêcher de me réjouir malgré les réserves émises plus haut, malgré l’idée que cela prolonge ce marketing que l’acteur avait initié (et que d’autres continuent d’exploiter), ne serait-ce que parce que ce film sera encensé par ces détenteurs du politiquement correct qui, sans aucun doute,  auraient piétiné de leur condescendance et mépris Claude François et sa popularité s’il avait vécu aujourd’hui. Et puis, comme un clin d’œil ironique du destin, ce film lui fera peut-être connaître un succès Outre-Atlantique alors qu’il est décédé au paroxysme de sa gloire alors qu’il s’apprêtait à partir faire carrière aux Etats-Unis...et à revenir en Egypte, là où tout avait commencé, là où réside les racines de sa personnalité comme le film le souligne et surligne. Eternelle renaissance. L’artiste est mort. Vive l’artiste.

  • Critique de "Gran Torino" de Clint Eastwood (à 20H50, dimanche 11 mars, sur TF1)

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    Walt Kowalski ( oui, Kowalski comme Marlon Brando dans « Un tramway nommé désir » ), Walt Kowalski (Clint Eastwood) donc, ancien vétéran de la guerre de Corée et retraité de l’usine Ford de Détroit, a tout pour plaire : misanthrope, raciste, aigri, violent, cynique, irascible, intolérant. Et très seul. D’autant plus que lorsque débute l’intrigue, il enterre sa femme méprisant autant ses enfants et petits-enfants que ceux-ci le dédaignent. Enfin, seul… ou presque : il est toujours accompagné de la fidèle Daisy, son labrador, de son fusil, de sa voiture de collection, une splendide Gran Torino qu’il ne se lasse pas d’admirer depuis la terrasse de son pavillon de Détroit, de ses bières et ses douloureux souvenirs indicibles. La dernière volonté de sa femme était qu’il aille se confesser mais Walt ne fait confiance à personne ni à un prêtre (Christopher Carley) qui va le poursuivra inlassablement pour réveiller sa bonne (ou mauvaise) conscience pour susciter sa confession, ni à sa famille et encore moins ses voisins, des immigrants asiatiques qu’il méprise et qui lui rappellent de cruelles blessures. Jusqu’au jour où, sous la pression d’un gang, un adolescent Hmong, le fils de ses voisins, le jeune, timide -et lui aussi solitaire et incompris- Thao (Bee Vang), tente de lui voler sa voiture, ce à quoi il tient le plus au monde. Et lorsque le gang s’attaque à Thao, Walt s’attaque au gang non pas pour le défendre mais pour les chasser de son jardin. Sur ce malentendu, ayant ainsi défendu Thao, malgré lui, il devient ainsi le héros du quartier. Sue (Ahney Her), la sœur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Ce dernier va alors lui confier des travaux d’intérêt général. Et peu à peu, en apprenant à se comprendre, le timide adolescent aux prémisses de son existence, et le misanthrope, aux dernières lueurs de la sienne, vont révéler un nouveau visage, et emprunter une nouvelle route…

    « Gran Torino » est un film multiple et fait partie de ces films, rares, qui ne cherchent pas l’esbroufe et à vous en mettre plein la vue mais de ces films qui vous enserrent subrepticement dans leur univers pour vous asséner le coup de grâce au moment où vous y attendiez le moins, ou plutôt alors que vous vous y attendiez. Mais pas de cette manière. Oui la grâce. Coup de grâce dans tous les sens du terme.

    Multiple parce qu’il est aussi drôle que touchant, passant parfois de l’humour à l’émotion, du comique au tragique en un quart de seconde, dans une même scène. La scène où son fils et sa belle-fille viennent fêter son anniversaire est à la fois redoutablement triste et drôle.

    Multiple parce qu’il réunit tous les clichés du film manichéen pour subtilement et mieux s’en départir. Et après le justement très manichéen et excessivement mélodramatique « L’Echange »on pouvait redouter le pire, surtout que ce sujet pouvait donner lieu aux pires excès.

    Multiple parce que derrière cette histoire de vétéran de la guerre de Corée c’est aussi celle d’un mythe du cinéma américain qui fait preuve d’autodérision, répondant à ses détracteurs, exagérant toutes les tares qui lui ont été attribuées et les faisant une à une voler en éclats mais créant aussi un personnage, sorte de condensé de tous ceux qu’il a précédemment interprétés. Souvent des hommes en marge, solitaires, sortes de cowboys intemporels. Et ce Kowalski ressemble un peu à l’entraîneur de « Million Dollar Baby », lui aussi fâché avec sa famille et la religion. Mais aussi à l’inspecteur Harry. Ou même au Robert Kincaid de « Sur la route de Madison » dont il semble pourtant être aux antipodes.

    Multiple parce que c’est à la fois un film réaliste (les acteurs Hmong sont non professionnels, « Gran Torino » est ainsi le premier scénario de Nick Schenk –coécrit avec Dave Johannson- qui a travaillé longtemps dans des usines au milieu d’ouvriers Hmong, peuple d’Asie répartie dans plusieurs pays avec sa propre culture, religion, langue) et utopique dans son sublime dénouement. C’est aussi à la fois un thriller, une comédie, un film intimiste, un drame, un portrait social, et même un western.

    Evidemment nous sommes dans un film de Clint Eastwood. Dans un film américain. Evidemment nous nous doutons que cet homme antipathique va racheter ses fautes, que la Gran Torino en sera l’emblème, qu'il ne pourra rester insensible à cet enfant, à la fois son double et son opposé, sa mauvaise conscience (lui rappelant ses mauvais souvenirs et ses pires forfaits) et sa bonne conscience (lui permettant de se racheter, et réciproquement d'ailleurs), que la morale sera sauve et qu’il finira par nous séduire. Malgré tout. Mais c’est là tout l’immense talent de Clint Eastwood : nous surprendre, saisir, bouleverser avec ce qui est attendu et prévisible, faire un film d’une richesse inouïe et polysémique à partir d’une histoire qui aurait pu se révéler mince, univoque et classique, voire simpliste. D’abord, par une scène de confession qui aurait pu être celle d’un homme face à un prêtre dans une Eglise, scène qui aurait alors été convenue et moralisatrice. Une scène qui n’est qu’un leurre pour que lui succède la véritable scène de confession, derrière d’autres grilles. A un jeune garçon qui pourrait être le fantôme de son passé et sera aussi le symbole de sa rédemption. Scène déchirante, à la fois attendue et surprenante. Ensuite et surtout, avec cette fin qui, en quelques plans, nous parle de transmission, de remords, de vie et de mort, de filiation, de rédemption, de non violence, du sens de la vie. Cette fin sublimée par la photographie crépusculaire de Tom Stern (dont c’est la septième collaboration avec Clint Eastwood, cette photographie incomparable qui, en un plan, vous fait entrevoir la beauté évanescente d'un instant ou la terreur d'un autre) qui illumine tout le film, ou l’obscurcit majestueusement aussi, et par la musique de Kyle Eastwood d’une douceur envoûtante nous assénant le coup fatal.

    Deux bémols : la VF que j’ai malheureusement dû subir est assez catastrophique et le grognement de chien enragé qu’émet inlassablement Walt, probablement excessif dans la VO devient totalement ridicule dans la VF. Et cette scène inutilement explicative face au miroir dans laquelle Walt dit qu’il se sent plus proche de ses voisins asiatiques que de sa famille. Les scènes précédant celle-ci avaient suffi à nous le faire comprendre. Dommage d’avoir ici dérogé à l’implicite et l’économie de dialogue que Clint Eastwood sait aussi bien manier.

    Mais ces deux "défauts" sont bien vite oubliés tant vous quittez ce film encore éblouis par sa drôlerie désenchantée, à la fois terrassés et portés par sa sagesse, sa beauté douloureuse, sa lucidité, sa mélancolie crépusculaire, entre ombre et lumière, noirceur et espoir, mal et rédemption, vie et mort, premières et dernières lueurs de l'existence. Le tout servi par une réalisation irréprochable et par un acteur au sommet de son art qui réconciliera les amateurs de l’inspecteur Harry et les inconditionnels de « Sur la route de Madison » et même ceux qui, comme moi, avaient trouvé « Million dollar baby » et « L’Echange » démesurément grandiloquents et mélodramatiques. Si, les premières minutes ou même la première heure vous laissent, comme moi, parfois sceptiques, attendez…attendez que ce film ait joué sa dernière note, dévoilé sa dernière carte qui éclaireront l’ensemble et qui font de ce film un hymne à la tolérance, la non violence (oui, finalement) et à la vie qui peut rebondir et prendre un autre sens (et même prendre sens!) à chaque instant. Même l'ultime. Même pour un homme seul, irascible, cynique et condamné à mort et a priori à la solitude. Même pour un enfant seul, timide, a priori condamné à une vie terne et violente.

    Un film qui confirme le talent d’un immense artiste capable de tout jouer et réaliser et d’un homme capable de livrer une confession, de faire se répondre et confondre subtilement cinéma et réalité, son personnage et sa vérité, pour nous livrer un visage à nu et déchirant. Une démonstration implacable. Un film irrésistible et poignant. Une belle leçon d’espoir, de vie, d’humilité. Et de cinéma…

    Retrouvez également ma critique de "J.Edgar", le dernier film de Clint Eastwood, en cliquant ici.

    Retrouvez également ma critique de "Au-delà" de Clint Eastwood en cliquant là.

  • Deauville...

    Très exceptionnellement, quelques jours sans articles quotidiens sur mes différents blogs, Festival du Film Asiatique de Deauville et devoir de réserve obligent, avant une nouvelle semaine riche en actualités: la critique de "Cloclo", le compte-rendu complet du Festival du Film Asiatique de Deauville, le début du Salon du livre, la critique de "La ville est belle" de Benigni dans la rubrique rétrospectives, des DVD de "The Artist" à gagner, des informations sur le Festival de Cannes, le Festival du Film de Boulogne-Billancourt où je serai membre du jury...

     Pour ceux qui découvriraient mes blogs suite à l'article de Ouest-France du jour, soyez les bienvenus en attendant la reprise quotidienne des articles...

    Découvrez également mes autres blogs: http://inthemoodlemag.com , http://www.inthemoodforcinema.com , http://www.inthemoodforcannes.com , http://www.inthemoodforluxe.com , mon compte twitter principal et ma page "My Major Company" (http://www.mymajorcompanybooks.com/meziere ).

    A bientôt...

  • Programme détaillé du Festival International du Film de Boulogne-Billancourt 2012

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    « Le festival qui souffle positif ». Tel est le slogan du Festival International du Film de Boulogne-Billancourt. Voilà qui était fait pour moi…et cela tombe d’autant mieux que j’aurai le plaisir de faire partie du jury des blogueurs du Festival présidé par le journaliste Didier Allouch et qui décernera le prix du meilleur réalisateur, de la meilleure actrice, et du meilleur acteur. Encore une participation à un jury me direz-vous…l’agréable paradoxe est que ces blogs créés au départ pour partager mes singulières expériences de jurée dans des festivals de cinéma intégrés sur concours (dix, je crois)…font qu’on me propose aujourd’hui d’être jurée à titre de blogueuse (pour la 3ème fois)…sans passer par la case concours, mais avec toujours la même insatiable soif de découvertes cinématographiques.

    Ces (18…) années de pérégrinations festivalières n’ont rien changé à ma curiosité (et l’ont même aiguisée) ni au principe initial de mes blogs : défendre ardemment le cinéma qui me bouleverse, me touche, me secoue, me surprend et laisser aux autres les facilités de la critique assassine (parfois) gratuite, préférer l’argumentation discrète, l’enthousiasme au cynisme vindicatif.

    « Tourner le dos au cynisme et à la dérision. Mais sans mépris, dédain ou mésestime absurdes, pour ceux faisant un autre choix. Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté ( disait Alain) » souligne ainsi le cinéaste Claude Pinoteau, Président d’honneur du festival, dans son édito, ajoutant « La Philosophie de ce Festival est de privilégier tout ce qui fait aimer la vie. »

    Il aurait tout aussi bien pu citer Claude Sautet dont le cinéma avait pour objectif de « faire aimer la vie » et qui y est magistralement parvenu. Voilà une raison de plus de m’enthousiasmer moi qui cite invariablement « Un cœur en hiver » comme film préféré souvent devant des interlocuteurs interloqués (formulation peu heureuse qui n’en reflète pas moins la réalité)…même si, sans doute « César et Rosalie » conviendrait mieux à cette définition. Pas de Claude Sautet néanmoins au programme qui s’annonce néanmoins réjouissant, en particulier la compétition.

    En quatre jours, du 23 au 26 mars, le festival présente ainsi une vingtaine de films – longs-métrages de fiction et films documentaires – du monde entier pour la plupart « des films jubilatoires, optimistes, inspirants, émouvants, des films qui donnent des ailes» comme les définit sa directrice, Caroline Mitchell. Des films en compétition et hors-compétition, des documentaires et même des « reprises » comme le chef d’oeuvre de Roberto Benigni « La vie est belle » (à cette occasion, je vous proposerai une critique du film, la semaine prochaine).

    Aux côtés du jury de blogueurs, un jury de jeunes comédiennes présidé par Zoé Félix décernera également ses prix.

    Je vous raconterai bien entendu ici cette nouvelle expérience festivalière (après Deauville où je serai comme chaque année dès demain, festival au sujet duquel vous pouvez retrouver mon article , ici) et je vous invite à découvrir ce festival au concept et à la programmation enthousiasmants, un festival très accessible par ailleurs. Vous trouverez toutes les informations pratiques en bas de cet article pour y accéder et y assister.

    Détail de la programmation

    Film d’ouverture

    LE PRÉNOM (Avant-première)

    France – 2011 – 110 mn

    Réalisateur : Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte

    Adapté de leur pièce de théâtre Le Prénom.

    Cast : Patrick Bruel, Charles Berling, Valérie Benguigui

    En salles le 25 avril 2012

    Synopsis : Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse

    Film de clôture

    INDIAN PALACE

    USA – 2011 – 124 mn

    Réalisateur : John Madden

    Cast : Bill Nighy, Maggie Smith, Judi Dench, Tom Wilkinson, Dev Patel

    En salles le 25 avril 2012

    Des retraités britanniques partent en Inde, où la vie est moins chère. Ils arrivent au Marigold Hotel, un palace dont des publicités leur ont vanté les mérites. Quoique le nouvel environnement soit moins luxueux qu’imaginé, ils sont pour toujours transformés par leurs expériences communes, découvrant que la vie et l’amour peuvent recommencer lorsqu’on laisse son passé derrière

    Films en compétition

    NINO, UNE ADOLESCENCE IMAGINAIRE DE NINO FERRER

    France – 2011 – 75 mn

    Réalisateur : Thomas Bardinet

    Cast : Lou de Laage, Sarah Coulaud, David Prat, Benoît Gruel

    Nino a 16 ans, les vacances commencent et son coeur balance entre Natacha, une très belle fille, comédienne au théâtre comme dans la vie, et la délicieuse Nathalie qu’il connaît depuis toujours. Celle-ci refuse que «l’homme de sa vie» s’éloigne d’elle aussi inexorablement que son enfance…

    En présence de l’équipe du film

    LOU

    Australie – 2011 – 82 mn

    Réalisatrice : Belinda Chayko

    Cast : John Hurt, Lily Bell-Tindley, Emily Barclay, Jay Ryan

    Aussi rapidement que le père de Lou sort de sa vie, son grand-père y fait irruption en semant le désordre dans la petite maison que Lou partage avec sa jeune maman et ses deux soeurs. Doyle, le grand-père atteint de la maladie d’Alzheimer, confond Lou avec sa propre femme. En entrant dan son drôle de jeu, Lou croit pouvoir utiliser Doyle contra sa mère. Sans s’y attendre, elle découvre ce que c’est qu’être aimée.

    LE FILS DE L’AUTRE

    France – 2012 – 105 mn

    Réalisatrice : Lorraine Lévy

    Cast : Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi, Areen Omari, Khalifa Natour, Mahmood Shalabi, Bruno Podalydès

    Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service millitaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie.

    La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.

    En présence de l’équipe du film

    CREBINSKY

    Espagne – 2010 – 90 mn

    Réalisateur : Enrique Otero

    Cast : Miguel de Lira, Sergio Zearreta

    Enfants, les deux frères Feodor et Mijail et leur vache Muchka sont emportés par des pluies torrentielles vers un coin perdu de la côte. Isolés du monde, ils grandissent au pied d’un phare.. Aujourd’hui adultes, ils survivent en récupérant les objets venus de la mer, « las crebas » et vivent dans leur propre univers imaginaire.

    En présence du réalisateur

    CHERCHER LE GARÇON

    France – 2011 – 70 mn

    Réalisatrice : Dorothée Sebbagh

    Cast : Sophie Cattani, Moussa Maaskri, Gérard Dubouche, Aurélie Vaneck, Frank Libert, Laurent Lacotte

    En salles le 18 avril 2012

    Emilie, une fille de 35 ans, célibataire depuis trop longtemps, décide de chercher l’amour sur Internet. Avec beaucoup d’espoir, d’acharnement et pas mal de naïveté, elle va découvrir l’univers des sites de rencontres sur Internet et rencontrer plein d’hommes, tous différents: cynique, romantique, excentrique, poétique, pathétique… Elle va finir par trouver l’amour mais pas de la façon dont elle croyait.

    Avant-premières

    SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI

    France – 2011 – 110 mn

    Réalisateur : Alain Chabat

    Cast : Alain Chabat, Jamel Debbouze, Fred Testot, Lambert Wilson, Géraldine Nakache

    Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

    A partir de 6 ans

    En présence de l’équipe du film

    MINCE ALORS !

    France – 2011 – 100 mn

    Réalisatrice : Charlotte de Turckheim

    Cast : Victoria Abril, Lola Dewaere, Catherine Hosmalin, Julia Platon, Mehdi Nebbou, Grégory Fitoussi, Pascal Legitimus, Pauline Lefèvre, Dominique Besnéhard

    Nina est jeune, jolie et ronde. Malheureusement son mari Gaspard n’aime que les femmes très minces… Surtout depuis qu’ils se sont installés à Paris pour monter leur ligne de maillot de bain ultra pointue. Pour tenter de le séduire à nouveau, Nina accepte à contrecoeur le cadeau qu’il lui offre : une cure d’amaigrissement à Brides-les-Bains. Le dernier espoir des gros quand on a tout essayé. %u2028Là bas, elle va faire la connaissance de Sophie une séduisante avocate marseillaise, Emilie, une mère de famille très enveloppée, Thomas et Roxane.%u2028Lorsque toutes ses personnes se confrontent le temps d’un voyage pour aller mieux dans son corps, cela provoque des tempêtes, et c’est peut-être comme cela que chacun trouvera sa porte de sortie…

    En présence de l’équipe du film

    MIRACLE EN ALASKA / BIG MIRACLE

    USA – 2011 – 124 mn – VF

    Réalisateur : Ken Kwapis

    Cast : Kristen Bell, Drew Barrymore, John Krasinski, Dermot Mulroney

    En salles le 9 mai 2012

    Octobre 1988. Pour sauver trois baleines grises de Californie, piégées dans les glaces du Cercle arctique, un journaliste recrute son ancienne petite amie, une volontaire de Greenpeace.

    Hors-compétition

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Documentaires

    « To Educate a girl »

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Y’a pire ailleurs »

     

     

     

     

     

     

     

     

    INFORMATIONS PRATIQUES

    LIEU
    Cinéma Pathé de Boulogne-Billancourt

    26 Rue Le Corbusier

    92100 Boulogne-Billancourt

    Tél. : 08 92 69 66 96

    Métro: Jean-Jaurès

    DATES

    Du vendredi 23 mars au lundi 26 mars 2012, de 11h30 à minuit.

    BILLETTERIE

    Pass tout accès : ce pass donne accès à toutes les projections et les rencontres, dans la limite des places disponibles, hors ouverture et clôture.

    Tarif normal: 15 euros.

    Tarif réduit : 10 euros (Etudiants, – de 25 ans, demandeurs d’emploi, + de 60 ans, comités d’entreprise et groupes de plus de 10 personnes, familles nombreuses, personnes handicapées).

    Grille de Programmation du Festival

    Séance : 3 euros.

    Billetterie ouverte pendant le festival au Cinéma Pathé de Boulogne-Billancourt.

    Pass et séance en vente à l’Office de Tourisme de Boulogne-Billancourt

    Office de Tourisme de Boulogne-Billancourt

    25 avenue André Morizet – Boulogne-Billancourt

    Tel : 01 55 18 50 50

    www.boulogne-billancourt-tourisme.com

    Le Festival sur Facebook: https://www.facebook.com/festivaldufilmdeboulogne

    Le Festival sur twitter: https://twitter.com/#!/festivalfilm92

  • Festival du Film Asiatique de Deauville 2012 : programme complet, informations pratiques…

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    En guise d'introduction...

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    Ce 7 mars débutera la 14ème édition (oui, 14, déjà !) du Festival du Film Asiatique de Deauville auquel je serai fidèle comme chaque année. Après le Festival du Cinéma Américain en septembre et le Festival de la photographie « Planches contact » avec lequel il faudra désormais compter, et en attendant les Deauville Green Awards, sans oublier le thème de cette année 2012 pour Deauville, à savoir le cinéma, Deauville est plus que jamais une ville d’images. Et pas seulement celle d’Epinal de ses planches d’une douce mélancolie immortalisées par Lelouch en 1966.

     

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    J’aime Deauville à toutes les époques, si agréablement versatile. S’exhibant, vociférant, proclamant, dramatisant à certaines. Se dissimulant, murmurant, suggérant, poétisant à d’autres, comme en ce mois de mars où elle semble s’éveiller languissamment.

    Un Festival du Film Asiatique tellement à l’image de ce qu’est Deauville en mars : paisible, ennuyeuse en apparence mais au fond emplie de mélancolie, de poésie, de sens, suscitant de nombreuses émotions, poignantes, profondes. Vivante. Pas tonitruante, exubérante, insolente, superficielle, comme elle le sera à d’autres périodes. J’aime ses paradoxes. De beaux clichés finalement, dans tous les sens du terme dont ce festival devrait nous affranchir.

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    De ce festival, je ressors toujours avec l’impression de m’être enrichie, non pas en fréquentant le Casino de Deauville, mais en m’immergeant dans les cinématographies si diverses que résume ce terme de cinéma asiatique. J’y ai découvert des films aussi différents que « Ploy » de Pen-ek Ratanaruang (à qui le festival rendra hommage cette année) qui nous plonge dans l’atmosphère grisâtre d’un hôtel de Bangkok pour disséquer les difficultés de communication dans un couple vues à travers le regard d’une jeune femme « Ploy », un film qui mélange rêve et réalité et aspire à l’universalité.

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    J’y ai découvert « With a girl of black soil » du Coréen Jeon Soo-il l’histoire  d’un père avec ses deux enfants (dont l’un des deux est handicapé mental et dont s’occupe sa petite sœur) dans une ville minière en voie de destruction. Un film dont je garde encore en mémoire le contraste entre le noir du charbon et la blancheur de la neige qui recouvre à peine la noirceur. Métaphore de cet univers entre noir et blanc, pureté et noirceur que symbolise la jeune actrice principale (fascinante). Je me souviens aussi de ses plans fixes qui foisonnent et nous désignent une réalité inexorable et étouffante. Jeon Soo-Il nous fait glisser (au propre comme au figuré) de la blancheur vers la noirceur insoluble, dépeignant une réalité sociale sans espoir. La fin est si belle et si cruelle, à l’image du reste du film, qu’elle justifie le grand prix reçu par ce film en 2008 à Deauville.

    Tant d’autres films encore m’ont marquée comme "4 :30" du singapourien Royston Tan, un film dans lequel on se perd comme dans un tableau qui nous enchante et qu’on ne se lasse pas d’admirer, même s’il est parfois aux frontières de l’abstraction. On s’y perd avec délice même s’il nous parle de rêves déchus. Oui, il nous parle forcément à tous lorsque le jeune garçon noircit le tableau immaculé de ses rêves. Une crainte ou une réalité, c’est selon. Ce jeune Coréen suicidaire, c’est Xiao Wu, l’enfant rêveur qui regarde l’adulte désenchanté qu’il est devenu avec circonspection, puis amusement, puis amertume. Avec curiosité. Effroi aussi. Une belle parabole, universelle. Parce que nous avons tous été des enfants rêveurs. Et ne le sommes pas forcément tous restés.

    Je me souviens de « Shangaï dreams » de Wang Xiaoshuai dans lequel la fin est bouleversante d’intensité retenue et rien que pour cela ces rêves là méritent qu’on prenne le temps de les regarder s’envoler.

    Et puis tant d’autres films comme autant de voyages comme  "Le mariage de Tuya" de Wang Quan’an au cœur de la Mongolie chinoise, comme "Le vieux jardin" de Im Sang-soo ou encore « Je suis un cyborg » de Park Chan-Wook, une comédie romantique atypique et déjantée qui ne nous laisse pas une seconde de répit ou l’enfant de la rencontre improbable entre Spielberg et Jeunet, Amélie Poulain et A.I . Un voyage au bout de la folie et de l’imagination savoureusement fantasque de Park Chan-Wook .

    Je garde aussi l’image de "Judge" du chinois Liu Je, habile réflexion sur la (et l'in-)justice chinoise. En quelques plans magistraux, toute l'absurdité, la bêtise, l'horreur de la peine de mort sont traduites comme dans cette scène où en arrière-plan, le destin d'un homme est suspendu à la joute verbale de deux autres, à l'ultime seconde. Au-delà c'est évidemment le portrait de la justice chinoise mathématique, glaciale, inhumaine où l'on discute et décide de la vie ou de la mort d'un homme autour d'un café, ou il faut une licence pour détenir un animal de compagnie, juge ou non, élément vital ou non. En un plan, Liu Je traduit la violence de cette justice, machine implacable, ou encore l'impossibilité de communiquer face au drame absolu (en l'espèce la perte d'un enfant). Les scènes vues du point de vue du condamné sont tout aussi édifiantes lorsqu'il n'est pas filmé comme une vulgaire chose perdue au milieu d'un plan d'ensemble, considéré comme tel aux yeux d'une justice qui a droit de vie et de mort sur les Hommes.

    Autant de films découverts au Festival du Film Asiatique de Deauville…

    Deuil, kidnapping, suicide, violence familiale ou sociale : les thèmes de  l’édition 2011 (du moins de la compétition longs-métrages à laquelle je m'étais cantonnée) étaient d’une édifiante noirceur mettant constamment en exergue la solitude des personnages, en quête d’échappatoires et d’ailleurs. Paradoxalement, le film lauréat du grand prix « Eternity » de Sivaroj Kongsakul parlait aussi de deuil mais était sans doute le plus lumineux du festival.  Ce film est sans doute celui qui avait découragé le plus grand nombre de festivaliers non pas à cause de sa violence dont il ne fait nullement preuve (ce qui, à mes yeux auraient été plus logique) mais de sa lenteur. Réaction sans doute symptomatique d’une époque où l’ennui est la pire des souffrances, où tout doit aller très vite, où tout doit être immédiatement traduisible en un sms ou un twitt, où il faut aller directement à l’essentiel. Si cette lenteur a été pour beaucoup visiblement synonyme d’ennui, elle est pour moi ici synonyme de sérénité, de poésie, de sensibilité, de confiance en la patience et l’intelligence du spectateur (quand tant cherchent à l’infantiliser). Il fallait en effet accepter de se laisser (em)porter par ce film thaïlandais qui, à l’image de la palme d’or du Festival de Cannes 2010 signée Apichatpong Weerasethakul (la ressemblance s’arrête là, car autant j’ai été charmée par « Eternity », autant je suis restée hermétique à « Oncle Bonmee » , vu après 12 jours de Festival de Cannes néanmoins, ceci expliquant peut-être cela), évoquait également le réincarnation et qui débute par de longs plans séquences au cours desquels un homme traverse des paysages à moto, prisonnier du cadre cinématographique comme de l’éternité. Sibaroj Kongsakul a réalisé ce film pour rendre hommage à ses parents et à leur histoire d’amour. Amos Gitaï en lui remettant le grand prix a défini ce film comme un “film de challenge, à la limite du projet artistique abstrait qui fait preuve d’ironie et de tendresse dans sa description d’un couple”. Très beau film d’amour aussi où tout se déroule en douceur, en gestes esquissés ou maladroits comme deux mains qui se rejoignent presque imperceptiblement à travers une moustiquaire, où la nature impassible et radieuse semble être un troublant pied de nez à la mort , où tout dit la douleur de l’absence dans un présent simple et évanescent, une absence qui tisse sa toile avant de se révéler, poignante. Un film plein de délicatesse qui imprègne peu à peu, ne cherche jamais la facilité ou l’émotion mais finit par conquérir la seconde.

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    Sans doute  Ang Lee et Kim Ki Duk sont-ils aux prémisses de mon intérêt pour le cinéma asiatique, avant même que je découvre ce festival, mais aussi tous ces films précités, parfois inconnus, que j’ai découverts à Deauville et évidemment Wong Kar- Waï à qui je dois le nom de mes blogs, et au poème langoureux, à la mélodie savoureuse et ensorcelante, à la longue parabole amoureuse qui vous laisse le souvenir inaltérable et brûlant d’un grand amour qu’est « In the mood for love ».

    Vous l'aurez compris, je vous recommande vivement ce Festival du Film Asiatique de Deauville 2012 dont vous pouvez retrouver le programme, ci-dessous.

    Grille de programmation du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012

    Cliquez ici pour accéder au programme complet du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012.

    Bande-annonce du Festival du Film Asiatique de Deauvile 2012

     

     

     Les jurys du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012

    Le jury Action Asia du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012 sera présidé par ISABELLE NANTY et composé de :

    CHRISTINE CITTI

    ARIÉ ELMALEH

    PHILIPPE KELLY

    BRUNO WOLKOWITCH

    Le jury "palmarès" du festival sera composé de:

    Ce jury 2012 sera ainsi présidé par le scénariste, réalisateur et comédien ELIA SULEIMAN.

    Il sera entouré du réalisateur et interprète ALEX BEAUPAIN dont je vous parlais cette semaine sur inthemoodfordeauville.com puisqu'il vient de tourner un clip à Deauville.

    Egalement à leurs côtés la comédienne et réalisatrice ISILD LE BESCO mais aussi la comédienne DOMINIQUE BLANC, le réalisateur et scénariste OLIVIER DUCASTEL, le réalisateur et scénariste JEAN-PIERRE LIMOSIN, la comédienne CORINNE MASIERO, l'incroyable interprète du film "Louise Wimmer" de Cyril Mennegun un film plein de vie et, comme elle, âpre et lumineux qui m'a permis de découvrir un cinéaste qui rappelle les plus grands cinéastes du réalisme social britannique et une comédienne qui porte ce film magnifiquement bouleversant et tristement universel, et qui s’achève sur une note d’espoir d’une beauté aussi simple que ravageuse. Si ce n'est déjà fait, allez voir ce film à ne manquer sous aucun prétexte.

    Egalement dans le jury, TAHAR RAHIM que j'avais eu le plaisir d'interviewer pour "Or noir" de Jean-Jacques Annaud (retrouvez ma critique du film et l'interview de Jean-Jacques Annaud et Tahar Rahim en cliquant ici) et le scénariste GILLES TAURAND, auteur de nombreux grands films, notamment de Téchiné...

    Les films en compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012

     

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    Comme chaque année, la compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville s’annonce aussi éclectique que passionnante. Cette année, la compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville proposera une sélection de 9 longs métrages provenant de : Corée du Sud, Japon, Chine , Iran, Philippines. Une plongée dans les cinématographies asiatiques qui s’annonce palpitante. Retrouvez les synopsis extraits du dossier de presse ci-dessous et mon compte-rendu complet de la compétition à mon retour du festival.

     

    11 FLEURS de Wang Xiaoshuai (Chine) Sortie le 9 mai 2012

     

    INTERPRETATION Lu Wenqing (Wang Han), Wang Jingchun (le père), Yan Ni (la mère), Zhang Kexuan (Louse), Zhong Guo Liuxing (Mouse), Lou Yihao (Wei Jun), Mo Shiyi (Jue Hong), Wang Ziyi (le meurtrier) Chine & France | 2011. 110 minutes.

     

    En 1974, au coeur de la révolution culturelle chinoise, un garçon de dix ans observe le monde des adultes et n’y comprend pas grand-chose. La rencontre avec un meurtrier en fuite le pousse au secret et au mensonge. Cette confrontation signera la perte de son innocence.

     

    BABY FACTORY d’Eduardo Roy Jr. (Philippines)

     

    INTERPRETATION Diana Zubiri (Sarah), Sue Prado (Heidi), Yul Servo (Peter), Mailes Kanapi (Dr Balboa), Janna Tiangco (Cathy) Philippines |2011. 97 minutes

     

    Sarah est infirmière dans la maternité d’un centre hospitalier public. Comme l’établissement manque de personnel en cette période de Noël, elle doit travailler deux fois plus. Les infrastructures sont surchargées : deux mères et leurs nouveau-nés doivent partager le même lit alors que s’entassent dans les couloirs des femmes sur le point d’accoucher. Sarah fait face à cette situation avec sérénité, générosité et dévouement, réussissant même à en oublier ses propres souffrances personnelles.

     

    BEAUTIFUL MISS JIN de Jang Hee-chul (Corée du Sud)

     

    INTERPRETATION Jin Sun-mee, Park Na-kyung, Ha Hyun-kwan, Choi Woong Corée du Sud | 2011. 98 minutes PRODUCTION BIKI

     

    Soo Dong est le gardien du passage à niveau de la gare de Dongrae. Sa vie est monotone et sans surprises jusqu’à l’arrivée en gare de trois passagers atypiques : une femme d’une cinquantaine d’années appelée Miss Jin, une petite fille qui l’accompagne et un ivrogne bavard. Soo Dong va rapidement s’intégrer à cette petite communauté et développer avec elle une relation peu conventionnelle...

     

    DEATH IS MY PROFESSION d’Amir Hossein Saghafi (Iran)

     

    INTERPRETATION Pejman Bazeghi (Shokri), Amir Aghaei (Ata), Maryam Boobani (la mère d’Abbas), Kamran Tafti (le soldat), Mahchehreh Khalili (Marzieh), Akbar Sangi (l’officier), Meysam Ghanizadeh (Yosef), Sonia Espahram (Raheleh), Ramin Rastad (Kaveh) Iran | 2011. 90 minutes

     

    Dans une région montagneuse d’Iran, trois ouvriers n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leur famille et se retrouvent contraints de voler, pour les revendre, des câbles de lignes à haute tension. Au cours d’un de ces vols, ils tuent quelqu’un accidentellement et se transforment alors en fugitifs…

     

    HIMIZU de Sono Sion (Japon)

     

    INTERPRETATION Shota Sometani (Yuichi Sumida), Fumi Nikaidou (Keiko Chazawa), Tetsu Watanabe (Shozo), Mitsuru Fukikoshi (Keita Tamura), Megumi Kagurazaka (Keiko Tamura), Ken Mitsuishi (le père de Sumida), Makiko Watanabe (la mère de Sumida) Japon | 2011 129 minutes

     

    Sumida est un lycéen dont l’unique ambition est de devenir un homme ordinaire. Son père, qui a quitté le foyer depuis longtemps, réapparaît de temps à autre lorsqu’il a besoin d’argent. Sa mère s’est enfuie avec son amant, laissant le jeune homme sans rien ni personne sur qui pouvoir compter. Réalisant que son rêve ne pourra jamais être exaucé, Sumida devient obsédé par les sanctions qu’il pourrait prendre contre les personnes malfaisantes qui l’entourent.

     

    I CARRIED YOU HOME de Tongpong Chantarangkul (Thaïlande)

     

    INTERPRETATION Apinya Sakuljaroensuk (Pann), Akhamsiri Suwannasuk (Pinn), Torphong Kul-on (le chauffeur), Porntip Kamlung (la mère) Thaïlande| 2011 113 minutes

     

    Pann vit à Bangkok. Un jour, elle reçoit un appel de sa tante en pleurs qui lui annonce que sa mère est dans le coma suite à un terrible accident. Elle contacte alors sa soeur aînée Pinn, laquelle s’est enfuie après son mariage, pour vivre à Singapour et y commencer une nouvelle vie loin des contraintes de la famille. Les deux soeurs sont alors forcées de passer du temps ensemble et, peu à peu, de réapprendre à s’ouvrir l’une à l’autre.

     

    MOURNING de Morteza Farshbaf (Iran)

     

    INTERPRETATION Sharareh Pasha (Sharareh), Kiomars Giti (Kamran), Amir Hossein Maleki (Arshia), Sahar Dolatshahi (Nahid), Peyman Moaadi (Mas’ood), Adel Yaraghi (le chauffeur de taxi) Iran |2011. 82 minutes

     

    Une querelle éclate entre un homme et sa femme juste avant qu’ils ne prennent la route pour se rendre dans une ville plus au nord, chez la soeur de l’épouse, Sharareh, et son mari Kamran. Le lendemain matin, ces derniers apprennent la terrible nouvelle : ce qui est arrivé au couple, sur la route, la nuit dernière… En état de choc, Sharareh et Kamran partent pour Téhéran accompagné d’Arshia, le fils du couple qui, la nuit du drame, n’était pas avec ses parents. Entre l’aube et le crépuscule, pendant ce voyage qui prendra toute une journée, Sharareh et Kamran doivent annoncer à l’enfant la douloureuse nouvelle…

     

    SAYA ZAMURAÏ de Hitoshi Matsumoto (Japon)

     

    INTERPRETATION Takaaki Nomi (Kanjuro Nomi), Sea Kumada (Tae), Itsuji Itao (le garde), Tokio Emoto (le deuxième garde), Ryo (O’Ryu), Rolly (Pakyun), Zennosuke Fukkin (Goro Gori), Jun Kunimura (le seigneur du clan Tako) Japon | 2011. 103 minutes.

     

    Kanjuro Nomi est un vieux samouraï, sans épée et avec un fourreau vide. Ayant été amené par le passé à jeter son épée et refuser à se battre, il erre aujourd’hui sans but précis, accompagné de Tae, sa fille unique. Désormais recherché pour avoir renié son seigneur, il est condamné à « l’exploit des 30 Jours »: réussir en 30 jours - et à raison d’une chance par jour - à redonner son sourire au prince éploré par le décès de sa mère. Si Kanjuro réussit, il sera libre. Mais s’il échoue, il devra pratiquer le seppuku, la forme rituelle japonaise du suicide par éventration.

     

    THE SUN-BEATEN PATH de Sonthar Gyal (Chine)

     

    FILM D’OUVERTURE

     

    INTERPRETATION Yeshe Lhadruk (Nyma), Lochey (le vieil homme), Kalzang Rinchen (le frère) Chine|2011. 86 minutes

     

    Nyma, un jeune homme instable, quitte Lhassa pour retourner dans sa maison isolée près de Golmud. Le car étant un moyen de transport trop rapide à ses yeux, il préfère aller à pied, quitte à affronter la chaleur caniculaire du jour et le froid glacial de la nuit, sans parler de la fatigue inhérente à la marche. Bien pire encore, il rejette systématiquement les gestes amicaux d’un vieillard, lequel sacrifie pourtant son propre confort pour mieux veiller sur le jeune homme.

     

    Les films de la compétition Action Asia du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012

     

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    Le jury Action Asia remettra le prix Action Asia parmi les films suivants:

     

     THE RAID de Gareth Huw Evans

     

    Une citadelle imprenable au coeur des bidonvilles de Jakarta, le refuge d’un insaisissable baron de la drogue. Personne n'a encore jamais osé s'y aventurer, avant qu'une unité de policiers d'élite n’y soit envoyée en secret pour y capturer le trafiquant. Au cours d’un raid éclair mené au petit matin, un indic les repère et en informe immédiatement son patron. Celui-ci ordonne alors à ses troupes de bloquer toutes les issues et d’éteindre les lumières. Prisonniers du bâtiment, les policiers vont devoir affronter les tueurs, étage après étage, pour réussir à s’en échapper, à survivre et à s’en sortir...

     

     THE SORCERER AND THE WHITE SNAKE de Tony Ching Siu-Tung

     

    Le démon Serpent Blanc décide de prendre l’apparence d’une très belle jeune femme afin de séduire le jeune herboriste Xu Xian dont elle est tombée amoureuse. Avec l’aide de Serpent Vert, elle s’aventure dans le monde des humains et finit par se marier à Xu Xian. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où elle croise la route de Fa Hai, un sorcier du Temple Jin Shan dont l’unique mission est d’éradiquer tous les démons de la terre…

     

     THE SWORD IDENTITY de Xu Haofeng

     Deux guerriers défient sans le savoir les quatre familles d’une ville du sud de la Chine qui gardent jalousement secrètes certaines techniques d’arts martiaux. Pris pour des pirates japonais en raison de la forme allongée de leur sabre, ils risquent d’être arrêtés, sauf s’ils peuvent prouver leur valeur en acceptant d’affronter un guerrier légendaire descendu de son exil en pleine montagne.

     WAR OF THE ARROWS de Kim Han-Min

    Lors de la deuxième invasion mandchoue de la Corée, 500 000 civils sont faits prisonniers. Au beau milieu de combats acharnés, se bat un archer coréen entré dans la légende mais dont les historiens ont oublié le nom. Ceci est son histoire…

     WARRIORS OF THE RAINBOW: SEEDIQ BALE de Wei TE-Cheng

     1930. Dans les montages de Taïwan, Mouna Rudo, un guerrier de la tribu aborigène Seediq, organise la rébellion de son peuple contre l’occupant japonais. Les 300 hommes de Rudo, armés de vieux pistolets, de lances et d’armes rudimentaires, vont devoir affronter une armée de 3 000 hommes afin de défendre leur terre, leur dignité et leur honneur…

     WU XIA de Peter Ho-sun Chan

     Sous la dynastie Qing, Liu Jin-xi, fabricant de papier, mène une vie paisible dans un village isolé avec sa femme Ayu et ses deux enfants. Mais l'arrivée d'un détective va bouleverser leur existence...

     

    Hommages du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012:

     

    REGARD SUR LE TRAVAIL DE PEN-EK RATANARUANG

     

    – PROJECTION DE :

     

    VAGUES INVISIBLES (2006)

     

    PLOY (2007)

     

    HEADSHOT (2011)

     

    - HOMMAGE & MASTER CLASS KIYOSHI KUROSAWA

     

    Projection de:

     

    CURE (1997)

     

    LICENSE TO LIVE (1998)

     

    CHARISMA (1999)

     

    PULSE (2000)

     

    RETRIBUTION (2006)

     

    TOKYO SONATA (2009)

     

    HORS COMPETITION :

    - HEADSHOT de Pen-Ek Ratanaruang (Thaïlande)

    - I WISH-NOS VOEUX SECRETS de Hirokazu Kore-Eda (Japon) Sortie le 11 avril 2012

    - PINK de Jeon Soo-il (Corée du Sud)

    Informations pratiques pour assister au Festival du Film Asiatique de Deauville 2012

     Réservez vos PASS dès maintenant : www.badgecid.com

      ACCUEIL & INFORMATIONS

     Billetterie - Accréditations Presse & Professionnels – Bureaux du Festival

     Centre International de Deauville (C.I.D) - Les Planches – 1, avenue Lucien Barrière - Tél. : 02 31 14 14 14

    www.deauvilleasia.com

    http://www.facebook.com/Festival du Film Asiatique de Deauville

     Horaires :

     Mercredi 7 | 15h à 19h30

     Jeudi 8 | 8h30* à 20h

     * Attention ! 8h30 à 10h30 : À l’accueil Administration du C.I.D pour achat Billetterie uniquement

     Vendredi 9 | 8h30 à 19h30

     Samedi 10 | 8h30 à 20h00

     Dimanche 11 | 8h30 à 19h30.

      BILLETTERIE & ACCÈS AUX SALLES

     L’entrée dans les salles de projection et l’auditorium est strictement limitée au nombre de places disponibles.

    PASS FESTIVAL | 35 € | 12 € tarif réduit étudiant – 26 ans & demandeur d’emploi*. Strictement nominatif, avec photo et non cessible. Accès à toute séance programmée pendant le Festival et dans les deux lieux de projection (C.I.D & Casino) et auditorium. Accès possible aux Cérémonies d’Ouverture et du Palmarès dans la limite des places disponibles.

     Le catalogue officiel est remis gracieusement pour tout achat d’un pass Festival.

     PASS JOURNÉE | 12 € | 5 € tarif réduit étudiant – 26 ans &demandeur d’emploi*. Personnel et non cessible. Accès à toute séance programmée le jour indiqué sur le pass acheté, dans les deux lieux de projection (C.I.D & Casino) et auditorium. Accès possible aux Cérémonies d’Ouverture et du Palmarès dans la limite des places disponibles et quelle que soit la date indiquée sur le pass Journée acheté.

    * sur présentation d’un justificatif en cours de validité au moment de l’achat

    Le catalogue officiel | 5 €

    L’affiche du festival | 2 €

    LeS catalogue officiel + affiche | 6 €

    En vente à l’Accueil du C.I.D et à l’Office de Tourisme de Deauville

    Le Festival du Film Asiatique de Deauville 2012 sur internet

    A mon retour, vous pourrez retrouver mon compte-rendu complet sur mon blog consacré à Deauville http://www.inthemoodfordeauville.com, sur mon blog quotidien http://www.inthemoodforcinema.com et sur mon nouveau site http://inthemoodlemag.com . Vous pourrez me suivre en direct du festival sur mon compte twitter consacré à Deauville http://twitter.com/moodfdeauville et sur mon compte twitter principal http://twitter.com/moodforcinema et ma page Facebook consacrée à Deauville http://facebook.com/inthemoodfordeauville .

    Vous pourrez évidemment avoir toutes les informations sur le festival sur son site officiel http://www.deauvilleasia.com , sur sa page Facebook Officielle https://www.facebook.com/#!/pages/Festival-du-Film-Asiatique-de-Deauville-page-officielle/146362825375167 et sur son compte twitter http://twitter.com/#!/CID_Deauville .

    Où loger et se restaurer à Deauville pendant le festival?

    Cliquez ici pour retrouver mon article complet sur les endroits où loger et se restaurer à Deauville avec de nombreux conseils.

    Et pour les gourmands, cliquez là pour lire mon article sur le brunch et le tea time du Normandy.

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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Normandy

     
     

     

     
  • Festival des Reflets du Cinéma Argentin, à Laval, du 6 au 20 mars 2012

    J'ai récemment inauguré cette nouvelle rubrique consacrée à la ville de Laval sur mon nouveau blog http://inthemoodlemag.com (où vous trouverez donc également cet article) en vous présentant le groupe lavallois "Archimède", nommé aux Victoires de la Musique 2012, catégorie "Album rock de l'année", un article que vous pouvez retrouver, ici: http://inthemoodlemag.com/?p=523

    Laval n'a pas seulement son groupe rock désormais renommé (et à raison)...mais aussi depuis plusieurs années, son festival de cinéma qui nous permet de découvrir des cinéphilies parfois méconnues, voire inconnues du grand public, comme c'est le cas cette année, avec le cinéma argentin qui recèle pourtant de vraies pépites que vous aurez ainsi l'occasion de découvrir dans le cadre du festival, un cinéma à l'honneur ces derniers mois, lors du dernier Festival de Cannes notamment avec le premier film de Pablo Giorgelli, Las Acacias qui y a obtenu la Caméra d'or (et que j'avais alors manqué, le festival sera pour moi l'occasion de me rattraper et le découvrir) et ensuite au Festival de Locarno où le grand prix a été attribué au film argentin, Abrir puertas y ventanas de Milagros Mumenthaler.

    Pendant les 15 jours que dure ce festival (dans différents cinémas de la Mayenne), vous pourrez découvrir les oeuvres de cinéastes aussi divers que : Pablo Trapero, Marco Berger, Adrian Caetano, Alonso Lisandro, Juan José Campanella, Julia Solomonoff, Lucrecia Martel, Victoria Maria Menis, Lucia Puenzo, Fernando Solanas, Diego Lerman ...

    En plus des projections auront lieu des expositions, des conférences et rencontres thématiques "pour aborder la culture et la société argentines dans leur globalité."

    Une trop brève présentation mais vous pourrez trouver toutes les informations nécessaires, ici: http://www.atmospheres53.org/reflets.php?r=17 L'occasion de découvrir une très belle ville de province et une cinématographie méconnue... Rendez-vous donc à Laval du 6 au 20 mars 2012. J'essaierai d'y faire un tour entre deux autres festivals où je serai membre de jurys.