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  • Concours: Gagnez votre DVD de "Green zone" de Paul Greengrass

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    Grâce à Studio Canal, à l'occasion de la sortie en DVD de "Green zone" de Paul Greengrass, le 31 août prochain, j'ai le plaisir de vous proposer aujourd'hui 5 DVD du film, un film que je vous recommande vivement par ailleurs (voir ma critique ci-dessous).

     Pour remporter l'un de ces 5 DVD soyez parmi les 5 premiers à répondre correctement aux questions suivantes et à envoyer vos réponses à inthemoodforcinema@gmail.com avec pour intitulé de l'email "Concours green zone" en n'oubliant pas de préciser vos coordonnées postales. Seuls les gagnants seront contactés.

    1. Qu'est-ce que la "Green zone"?

    2. Combien de fois et sur quels films Paul Greengrass et Matt Damon ont-ils déjà travaillé ensemble?

    3.Quel est le titre du film dont l'image ci-dessous est extraite?

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    4. Puisque c'est d'actualité, pour quel(s) film(s) Matt Damon est-il déjà venu au Festival du Cinéma Américain de Deauville?

    5.Quel jour la dernière brigade de combat américaine a-t-elle quitté l'Irak?

     

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    Avec ce septième long-métrage, Paul Greengrass retrouve pour la troisième fois Matt Damon et s'attèle également pour la troisième fois au film « historique » après « Bloody Sunday » et « Vol 93 ».  Mais qu'allait donc donner cette collaboration entre le réalisateur et l'acteur qui, sous la direction de Paul Greengrass, pour la première fois n'incarne plus Jason Bourne mais l'adjudant-chef Roy Miller  dans cette adaptation du livre d'enquête de Rajiv Chandrasekaran?

    Pendant l'occupation américaine de Bagdad en 2003, ce dernier et ses hommes ont ainsi pour mission de trouver des armes de destruction massive censées être stockées dans le désert iraquien mais, d'un site à un autre où il ne trouve jamais rien, Roy Miller commence à s'interroger sur le véritable objectif de leur mission. C'est dans la Green zone (quartier fortifié du gouvernement provisoire irakien, des ministères et des ambassades) que se joue le sort du pays entre les mains de ceux pour qui il est un capital enjeu...

    Le premier grand atout de cette nouvelle collaboration Damon/Greengrass (et disons-le tout de suite,  de cette vraie réussite) c'est d'expliquer intelligemment et avec simplicité  tous les ressorts d'une situation aussi explosive que complexe. Ainsi,  chaque personnage incarne un point de vue sur la situation irakienne : le militaire américain qui remet en cause la position du Pentagone, l'Irakien (blessé lors de la guerre Iran/Irak et victime de ce conflit qui à la fois le concerne directement et l'ignore) qui souhaite avant tout que son pays aille de l'avant et le débarrasser des anciens acolytes de Saddam Hussein (les fameuses cartes comme si cette désolante et tragique mascarade n'était qu'un jeu), les militaires qui obéissent aveuglement au mépris des vies sacrifiées et au prétexte de l'objectif fallacieux dicté par la Maison Blanche (et pour couvrir cet objectif fallacieux), les journalistes manipulés et par voie de conséquence manipulateurs de l'opinion, le nouveau gouvernement incompétent choisi par l'administration américaine... et au milieu de tout ça, une population qui subit les conséquences désastreuses qui, aujourd'hui encore, n'a pas trouvé d'heureux dénouement.

     Le film de guerre se transforme alors en explication géopolitique imagée mais n'allez pas croire qu'il s'agit là d'un film soporifique comme son sujet aurait pu laisser le craindre. Caméra à l'épaule, réalisation nerveuse, saccadée, contribuant à renforcer le sentiment d'urgence, immersion dès le premier plan qui nous plonge en plein chaos... Paul Greengrass, avec son style documentaire et réaliste (il a même fait tourner de nombreux vétérans de la guerre en Irak), n'a pas son pareil pour créer une tension qui nous emporte dans le début et ne nous quitte plus jusqu'à la fin.  Côté réalisation le film lorgne donc du côté  des Jason Bourne surtout que Roy Miller, tout comme Jason Bourne est aussi en quête de vérité, pas celle qui le concerne mais qui implique l'Etat dont il est censé défendre les valeurs. Matt Damon avec son physique d'une force déterminée et rassurante  confirme une nouvelle fois la pertinence de ses choix.

    En signant le premier film à aborder frontalement le thème de l'absence des armes de destruction massive, Paul Greengrass n'épargne personne, ni l'administration Bush ( un dernier plan sur des installations pétrolières est particulièrement significatif quant aux vraies et accablantes raisons du conflit) ni certains militaires ni les médias ne sont épargnés.  Enfin des images sur une piètre vérité pour un film aussi explosif que la situation qu'il relate.

    Entre thriller et film de guerre, un film prenant en forme de brûlot politique qui n'oublie jamais, ni de nous distraire, ni de vulgariser une situation complexe, ni son objectif de mettre en lumière la sombre vérité. Courageux et nécessaire. A voir absolument !

  • Concours : gagnez 2x5 places de cinéma pour "Benda Bilili" de Renaud Barret et Florent de La Tullaye et 10 CD "Très très fort" du Staff Benda Bilili

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    Synopsis : Ricky avait un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo.
    Roger, enfant des rues, désirait plus que tout rejoindre ces stars du ghetto kinois qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max. Mais avant tout il faut survivre, déjouer les pièges de la rue de Kinshasa, chanter et danser pour s'évader. Pendant cinq ans, des premières chansons à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI nous raconte ce rêve devenu réalité.

    Concours:
    EDIT du 30.08: Comme le concours semble un peu difficile, tentez quand même votre chance si vous n'avez pas toutes les bonnes réponses et les participants ayant, soit toutes soit un maximum de réponses, remporteront un des lots.
     
    Pour remporter un album (voir la bande-annonce et l'interview de Staff Benda Bilili ci-dessus si vous ne connaissez pas) ou une invitation pour 2 à voir le film au cinéma, dès sa sortie le 8 septembre, soyez parmi les premiers à répondre aux 4 questions ci-dessous (en envoyant un email à inthemoodforcinema@gmail.com et en n'oubliant pas de joindre vos coordonnées postales, avec pour intitué de l'email "Concours Benda Bilili). Les premiers à répondre correctement recevront un album et les suivants des places de cinéma.

    1. Donnez-moi le nom de la langue nationale de la République Démocratique du Congo.

    2.Dans quelle section du Festival de Cannes "Benda Bilili" a-t-il été présenté?

    3. De quel film est extraite l'image ci-dessous?

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    4. Trouvez deux points communs entre le film ci-dessus et "Benda Bilili".

    Page Facebook du film

  • Concours - Gagnez 20x2 places pour "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois

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    Suite à la projection en compétition dans le cadre du dernier Festival de Cannes du film de Xavier " Des hommes et des dieux" (voir ma critique publiée alors et ma vidéo de l'équipe du film, très émue, suite à la projection cannoise ci-dessous), je vous avait dit tout le bien que je pensais de ce film.

     Grâce à France Télévisions et France 3 Cinémas (dont le film est une coproduction), je suis donc ravie de pouvoir vous faire gagner 20 places pour 2 pour voir le film en salles (il sort sur les écrans français le 8 septembre 2010).

    Pour remporter ces places, rien de plus simple: soyez parmi les 20 premiers à m'envoyer un email à inthemoodforcinema@gmail.com avec pour titre "concours des hommes et des dieux", en n'oubliant surtout pas de préciser vos coordonnées postales et en répondant correctement aux deux très simples questions suivantes:

    1-Quels prix "Des hommes et des dieux" a-t-il obtenu au dernier Festival de Cannes?

    2. De quel tragique massacre le film est-il inspiré?

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    15 ans après « N'oublie pas que tu vas mourir » (pour lequel il avait obtenu le prix du jury) Xavier Beauvois est donc de retour dans la compétition cannoise. Cette fois il s'est attelé à un sujet particulièrement sensible dont il s'est librement inspiré : le massacre des moins de Tibéhirine en Algérie en 1996. Sept moines trappistes de Tibéhirine avaient ainsi été enlevés et retrouvés assassinés deux mois plus tard. Ce massacre fut d'abord attribué  au Groupe Islamiste Armé avant de l'être à une bavure de l'armée algérienne  (selon un militaire algérien, les moines auraient été mitraillés par l'armée croyant que leur monastère était un repère de membres du GIA). C'est Lambert Wilson qui incarne le responsable de la communauté. La terreur commence ainsi à s'installer quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent, vivant en bonne harmonie avec leurs voisins musulmans pour qui ils sont une présence précieuse. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour...

    Après « Le petit Lieutenant » et son immersion dans l'univers policier, c'est dans l'univers monastique, avec la même ferveur , que nous plonge Xavier Beauvois par le biais d'une mise en scène sobre , rigoureuse, modeste et lumineuse à l'image de l'impression qui émane de ces sept moines. Au lieu de nous tenir à distance la lenteur accompagne la montée en puissance jusqu'à une scène paroxystique sur la musique du lac des cygnes de Tchaïkovski d'une beauté redoutable. La caméra qui se resserre sur les visages, les expressions de chacun, leurs visages qui passent d'une expression de bonheur et de plénitude à celle de l'effroi à la résignation est celle, poignante,  d'un grand metteur en scène. Mais il ne faudrait pas réduire ce film à cette scène qui, du début à la fin, fait preuve de ce même sens de la grâce et de l'épure.

    Au-delà de l'aspect formel, c'est le message, universel et pacifiste, qui fait de ce film un sérieux prétendant à la palme d'or. C'est en effet un appel à la tolérance, à l'harmonie entre les peuples et les religions, une dénonciation de l'obscurantisme sous de fallacieux prétexte religieux, une ode au courage qui touche autant les croyants que les athées et les agnostiques.  C'est aussi le portrait magnifique de 8 hommes avec leurs doutes et leurs convictions, qui donnent tout, y compris leur vie, pour les autres (sans que cela soit bien évidemment un appel au martyr, bien au contraire).

     La phrase de Pascal cité par Michael Lonsdale (absolument remarquable et particulièrement ému hier soir lors de la projection officielle) : : "Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse" est plus que jamais d'actualité et malheureusement universelle et intemporelle. Le lieu n'est d'ailleurs pas vraiment précisé. Le tournage a ainsi eu lieu au Maroc et non en Algérie, pour raisons de sécurités liées à la sensibilité du sujet. C'est Michel Barthélémy, le décorateur césarisé pour « Un Prophète » qui a reconstitué le Monastère. Plutôt que de désigner des responsables, Xavier Beauvois évoque  ainsi implicitement les deux thèses sur leurs morts, sur leur belle sérénité ensanglantée, leur message de paix souillé, là n'étant pas finalement le sujet.

    Des hommes et des dieux : un titre finalement très laïque qui met sur un pied d'égalité les uns et les autres et dénonce ce « mal » qu'ils font au nom de leurs convictions religieuses faisant ainsi écho à la citation d'exergue du film extraite de la bible : "Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous ! Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez".

    Impossible de ne pas parler des acteurs qui incarnent ces personnages, à la fois mystiques et si humains, humbles et grandioses , Michael Lonsdale et Lambert Wilson en tête, lequel Lambert Wilson était également le meilleur interprète et le personnage le plus intéressant de « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier, autre film en compétition de ce Festival 2010. Tout juste remis de son opération de l'appendicite (à cause de laquelle il n'avait pu être présent pour la projection cannoise du film de Tavernier)  il  a assuré le spectacle hier entre baisers de cinéma à Sabrina Ouazani (qui pendant la montée des marches tenait la photo d'un comédien décédé après le tournage) et Xavier Beauvois lors du photo call, et fumant ostensiblement sur les marches .

    Après le mystique « sous le Soleil de Satan », palme d'or 1987, ces hommes et ces dieux sous le soleil du Maghreb pourraient bien subir le même sort. C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à cet hommage à ces hommes de bien, un hommage pétri de grâce.  Des humains avant tout.  Bref, les vrais dieux ce sont eux.

     

  • Critique de « Ludwig ou le Crépuscule des dieux » de Luchino Visconti : un opéra funèbre d’une vertigineuse beauté

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    A l’occasion de l’hommage à Visconti rendu prochainement par le Festival Lumière de Lyon et suite à mon dossier sur « Le Guépard », je vous propose aujourd’hui la critique d’un autre chef d’œuvre de Luchino Visconti, son dernier (même s’il réalisa encore deux films ensuite) datant de 1972 : « Ludwig ou le Crépuscule des dieux ». Coproduction italienne, française et allemande, il s’agit du dernier volet de sa trilogie allemande également composée des « Damnés » (1969) et de « Mort à Venise » (1971). Visconti voulait initialement réaliser l’adaptation de « A la recherche du temps perdu » de Proust mais, faute de financements, en attendant que ce projet puisse voir le jour, il décide de tourner « Ludwig ». D’une durée initiale de 3H40 le film sort en France avec une durée de 3H, encore davantage malmené, contre les vœux de Visconti, pour la sortie en Allemagne. Après la mort de Visconti, le film est vendu aux enchères par les producteurs en faillite et est adjugé pour 68 millions de lires à des proches du cinéaste qui se cotisent, avec le soutien de la RAI, afin de récupérer l’intégralité des bobines. Après la mort de Visconti, Ruggero Mastroianni et Suso Cecchi d’Amico remonteront une version approchant des quatre heures et dix minutes d’origine.

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     Ludwig (Helmut Berger) c’est le portrait tragique du roi Louis II, devenu, à 19 ans, en 1864, roi de Bavière, royaume allemand encore autonome, entre la Prusse  et l'empire austro-hongrois. Sa rencontre avec Wagner (Trevor Howard),  la même année, va bouleverser l’existence de l’un et de l’autre. Le roi y trouvant une amitié et un sujet d’admiration, le compositeur un riche et puissant mécène contribuant à son succès. Epris de sa cousine l’impératrice Elisabeth d’Autriche (Romy Schneider) qui, comme Wagner, le décevra, il se fiance avec sa sœur Sophie (Sonia Petriva) avant de rompre les fiançailles puis de sombrer dans la solitude et la démence.

     Comment parler d’un film dont chaque plan est un tableau somptueux et dont chaque seconde est un hymne à la beauté qui imposent le silence ? Comment rendre hommage à ce chef d’œuvre fascinant ? Aucun mot sans doute ne pourra transcrire ce que les images de Visconti célèbrent magnifiquement, visuellement et musicalement. Dès les premiers plans, cela vous heurte et vous subjugue tout à la fois, et vous coupe le souffle : une magnificence visuelle tragique et ensorcelante. Le visage du roi, d’une beauté d’abord jeune mais grave et mélancolique déjà. Des scènes entrecoupées de plans fixes de témoins de l’Histoire et de son histoire qui s’expriment face à nous, le visage à demi dans la pénombre, voilé à l’image de la vérité que, sans doute, ils trahissent. Ils nous prennent alors à témoin de la folie de ce roi ou en tout cas de ce que eux appellent folie et ne pourront, de leur médiocrité, sans doute jamais comprendre : son goût des arts, de la beauté, de la liberté. Comment pourraient-ils comprendre ce roi épris de liberté et prisonnier des conventions de son rang ? Comment pourraient-ils comprendre ce roi si différent d’eux : homosexuel, esthète, amoureux de la liberté et des arts ?

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     Tandis que tout se décompose : son visage, son pays, son entourage, ses dernières illusions reste cette beauté inaltérable de l’art mais une beauté hantée déjà par la fatalité et la mort, une beauté douloureuse soulignée par la somptuosité des décors et des costumes. Des salons byzantins de  Neuschwanstein à la grotte de Linderhof aux galeries de miroirs de Herrenchiemsee, la caméra de Visconti, accompagnée de la musique de Wagner (Tannhäuser ; Tristan und Isolde) ou de Schumann (Kinderscenen), en caresse les lignes baroques, admirables, raffinées et extravagantes,  la beauté démesurée et tragique, nous émouvant aux larmes comme Ludwig l’est par la musique de Wagner.

     Si, malgré la décomposition du monde de ces dieux au crépuscule (le Crépuscule des dieux est le nom d'un drame musical de Wagner) qui l’entourait, la beauté était la dernière lueur  de l’espoir chez le Prince de Salina dans « Le Guépard », elle est ici désespérée mais non moins éblouissante, signe d’une immortalité impossible, ce à quoi les châteaux plus spectaculaires les uns que les autres que fit construire le roi ne changeront rien.  

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     Ludwig c’est donc Helmut Berger à la fois fragile et hautain, solitaire et exalté, puissant et perdu, en force et en retenue. Au fur et à mesure que les années s’écoulent, que les désillusions s’accumulent, que son idéalisme choit, le visage et le regard de l’acteur s’imprègnent de plus en plus de gravité, de déchéance, de noirceur mais il gagne aussi notre sympathie, nous, juges impuissants pris à témoin. Face à lui Romy Schneider prend sa revanche sur les Sissi, ce personnage candide et frivole dont elle a si longtemps voulu se détacher qu’elle incarne ici à nouveau mais tout en mystère, ambigüité. Impériale impératrice qui semble voler plus qu’elle ne marche tel un cygne noir, élégant, gracieux, sauvage qui ressemble tant (trop) au Ludwig des premières années.

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     Visconti, trois ans avant sa mort, comme un  écho testamentaire, nous livre une subtile mise en abyme qui interroge et illustre la beauté de l’art, une symphonie visuelle et sonore, un chant de désespoir, un film d’une flamboyance crépusculaire, une réflexion ardente et vertigineuse sur l’art, la solitude, la folie enchaînés douloureusement et sublimement sur la musique de Wagner, comme en une fatale étreinte. Un hymne à la beauté des corps et des âmes, fussent-elles (ou surtout car) torturées.  Un hommage à l’art. Au sien. A celui dont la beauté transcende ou isole. A celui qui perdra un roi, héros romantique, trop sensible, trop exalté, trop différent.  Le portrait d’un roi à son image, un opéra funèbre à la beauté inégalée, sombre et éblouissante, et qui lui procure ce qu’il a tant et mortellement désiré : des accents d’éternité.

  • Exclusif: le making of du film Bleu de Chanel réalisé par Martin Scorsese avec Gaspard Ulliel

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    J'ai le plaisir de vous faire découvrir en exclusivité le making of du film "Bleu" de Chanel réalisé par Martin Scorsese avec Gaspard Ulliel.  Ce nouveau parfum masculin, créé par Jacques Polge, est sorti le 19 août. Un film, même publicitaire, réalisé par Scorsese est toujours un événement, ce que confirme celui-ci, dont je vous invite à  découvrir les coulisses.

     Le talentueux Gaspard Ulliel s'intègre parfaitement à l'univers du cinéaste donc nous espérons que cela préfigure une prochaine collaboration cinématographique entre eux, cette fois sur grand écran. Le comédien nous raconte ci-dessous cette belle aventure.

     En attendant, j'en profite pour vous rappeler que le dVD du film de l'année, à savoir "Shutter island" de Scorsese est disponible et je vous invite à en lire ma critique en cliquant ici.

  • Découvrez le clip d'Aurélien Dauge inspiré de "Lettre du combattant" de Marcus Gram

    Il y a quelques semaines je vous avais parlé de l'excellent court-métrage d'Aurélien Dauge "Laisser-aller" (que je vous invite à -re-voir en cliquant ici) et de sa poignante chanson finale "Lettre du combattant" signée Marcus Gram. Vous pouvez désormais retrouver ci-dessous le clip, également réalisé par Aurélien Dauge, qui met en lumière la force des mots de cette lettre, vibrant cri de douleur et de révolte dont nous espérons que cette belle mise en images lui permettra de dépasser les frontières du web...


    LETTRE DU COMBATTANT (clip)
    envoyé par Les-chevaliers-du-lustre. -

    Site des chevaliers du lustre

    Page Facebook de Laisser-aller

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  • Programme du Festival Lumière de Lyon 2010 : la liste des films projetés

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    Je vous ai déjà parlé du Festival de Lyon 2010 qui aura lieu du du 4 au 10 octobre prochain, malheureusement en même temps que le Festival du Film Britannique de Dinard, même s'il n'est pas totalement exclu que je fasse les deux  festivals ayant entendu le plus grand bien de la première édition du festival lyonnais et l'hommage à Visconti  (en présence, notamment , d'Alain Delon) étant déjà au moins une excellente raison d'y aller.

     En attendant, je vous propose ci-dessous la liste complète des films qui seront projetés pendant le festival. J'ai déjà consacré un long article au "Guépard" de Visconti suite à son inoubliable projection cannoise en version restaurée mais dans la continuité de cet hommage, je consacrerai demain un article à "Ludwig ou le crépuscule des Dieux", deux films projetés dans le cadre du festival parmi une liste particulièrement impressionnante et qui ferait regretter à n'importe quel cinéphile de ne pouvoir être présent...

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    Prix Lumière : Milos Forman

    • Concours (Konkurs, 1963, 45min) suivi de S’il n’y avait pas ces guinguettes (Kdyby ty muziky nebyly, 1963, 33min)
    • L’As de pique (Cerny Petr, 1963, 1h27)
    • Les Amours d’une blonde (Lasky Jedne Plavovlasky, 1965, 1h25)
    • Au feu les pompiers (Hori, ma panenko, 1967, 1h11)
    • Taking Off (Taking Off, 1971, 1h33)
    • Vol au-dessus d’un nid de coucou (One Flew Over the Cuckoo’s Nest, 1975, 2h10)
    • Hair (Hair, 1978, 2h)
    • Ragtime (Ragtime, 1981, 2h35)
    • Amadeus (Amadeus, 1984, 3h)
    • Valmont (Valmont, 1989, 2h20)
    • Larry Flynt (The People vs. Larry Flynt, 1996, 2h10)
    • Man on the Moon (Man on the Moon, 1999, 1h57)
    • Les Fantômes de Goya (Goya’s Ghosts, 2006, 1h53)

    Le cinéma de Luchino Visconti

    • Les Amants diaboliques (Ossessione, 1943, 2h20)
    • La Terre tremble (La terra trema, 1948, 2h40)
    • Notes sur un fait divers (Appunti su un fatto di cronaca, 1951, 8min)
    • Bellissima (Bellissima, 1951, 1h54)
    • Senso (Senso, 1954, 1h55)
    • Les Nuits blanches (Le notti bianche, 1957, 1h47)
    • Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli, 1960, 2h45)
    • Le Guépard (Il gattopardo, 1963, 3h05)
    • Sandra (Vaghe stelle dell’Orsa…, 1965, 1h45)
    • L’Etranger (Lo straniero, 1967, 1h45)
    • Les Damnés (La caduta degli dei, 1969, 2h35)
    • Mort à Venise (Morte a Venezia, 1971, 2h10)
    • Ludwig ou le crépuscule des dieux (Ludwig, 1973, 4h37)

    Best of restaurations 2010 

    • Confucius de Fei Mu (Confucius, 1940, 1h36)
    • La 317e section de Pierre Schoendoerffer (1965, 1h38)
    • Justin de Marseille de Maurice Tourneur (1934, 1h35)
    • Fellini Roma de Federico Fellini (Roma, 1972, 2h08)
    • Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir (1932, 1h25)
    • Psychose d’Alfred Hitchcock (Psycho, 1960, 1h49)
    • Mes chers amis de Mario Monicelli (Amici miei, 1975, 2h20)
    • Le Tambour de Volker Schlöndorff (Die Blechtrommel, 1979, 2h22)

    Déjà classiques ! 

    • Z de Costa Gavras (1969, 2h07)
    • Les Valseuses de Bertrand Blier (1974, 1h57)
    • La Bonne année de Claude Lelouch (1973, 1h55)
    • La Vie de château de Jean-Paul Rappeneau (1965, 1h32)
    • Le Dossier 51 de Michel Deville (1978, 1h48)

    De retour sur les écrans !

    • La Classe ouvrière va au paradis d’Elio Petri (La classe operaia va in paradiso, 1971, 2h05)
    • Lenny de Bob Fosse (Lenny, 1974, 1h51)
    • Chasse à l'homme de Fritz Lang (Man Hunt, 1941, 1h45)
    • Le Voyage fantastique de Richard Fleischer (Fantastic Voyage, 1966, 1h40)
    • Rosemary's Baby de Roman Polanski (Rosemary's Baby, 1968, 2h16)

    Profondo rosso : le cinéma de Dario Argento

    • L’Oiseau au plumage de cristal (L’uccello dalle piume di cristallo, 1970, 1h32)
    • Le Chat à neuf queues (Il gatto a nove code, 1971, 1h52)
    • Suspiria (Suspiria, 1977, 1h38)
    • Ténèbres (Tenebrae, 1982, 1h41)
    • Phenomena (Phenomena, 1985, 1h50)

    Raretés US des années 70’

    • Cinq pièces faciles de Bob Rafelson (Five Easy Pieces, 1970, 1h38)
    • Point limite zéro de Richard C. Sarafian (Vanishing Point, 1971, 1h39)
    • Cisco Pike de Bill L. Norton (Cisco Pike, 1972, 1h35)
    • Le Brise-cœur d’Elaine May (Heartbreak Kid, 1972, 1h46)
    • Légitime violence de John Flynn (Rolling Thunder, 1977, 1h35)
    • Le Merdier de Ted Post (Go Tell the Spartans, 1978, 1h54)

    Evénements et hommages

    • Invitation à Jean-Louis Trintignant - Une journée bien remplie de Jean-Louis Trintignant (1972, 1h27)
    • A tribute to Anthony Quinn - Zorba le Grec de Michael Cacoyannis (Zorbas the Greek, 1964, 2h22)
    • Gaumont passionnément – 115 ans de Gaumont - French Cancan de Jean Renoir (1954, 1h37) précédé de Gaumont passionnément de Pierre Philippe (2010, 48min) 
    • Invitation à Peter von BaghHelsinki, Forever de Peter von Bagh (Helsinki, ikuisesti, 2008, 1h15)
    • Invitation à Jim Harrison, La Soif du mal d’Orson Welles (Touch of Evil, 1958, 1h35)
    • Mon festival à moi : séance jeune public - Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault (1980, 1h23)

    Le cinéma français oublié : Raymond Bernard 

    • Le Joueur d'échecs (1926, 2h15)
    • Les Croix de bois (1931, 1h50)
    • Les Misérables (1933, 4h40)
    • Amants et Voleurs (1935, 1h45)
    • J'étais une aventurière (1938, 1h43)
    • Les Otages (1939, 1h45)
    • Adieu chérie (1945, 1h55)

    Sublimes moments du muet

    • Le Cameraman de Edward Sedgwick et Buster Keaton (The Cameraman, 1928, 1h10) avec l’Orchestre National de Lyon
    • Le Joueur d'échecs de Raymond Bernard (1926, 2h15) en copie neuve, accompagné au piano.

    Evénement du muet : trois chefs d’œuvres de Frank Borzage enfin visibles sur grand écran

    • L’Heure suprême
    de Frank Borzage (Seventh Heaven, 1927, 1h50)
    • L’Ange de la rue de Frank Borzage (Street Angel, 1928, 1h42)
    • L’Isolé de Frank Borzage (Lucky Star, 1929, 1h30

    Pour plus d'informations rendez-vous sur le site officiel du festival.

  • Festival du Cinéma américain de Deauville 2010: programme, nouveautés, concours, informations pratiques

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    Alors que dans quelques jours aura lieu l'ouverture du 36ème Festival du Cinéma Américain de Deauville et que la grille de programmation ne devrait pas tarder à être dévoilée, je vous propose, pour un récapitulatif de tous les articles publiés à ce sujet, de vous rendre sur In the mood for Deauville, mon blog entièrement consacré au Festival.  Ci-dessous un résumé de la programmation, des concours, des nouveautés et des informations pratiques de cette édition 2010.

     Entre les documentaires, les séries, les hommages, les master-class, les concerts, les avant-premières, la compétition...il serait vraiment difficile de ne pas trouver son bonheur tant cette programmation 2010 est diversifiée. Pour ma part, bien que ce soit mon 17ème festival,  je l'aborde toujours avec enthousiasme et impatience. Pour me suivre en direct n'oubliez donc pas de vous abonner à mon compte twitter dédié créé spécialement pour l'occasion et à la page Facebook d'In the mood for Deauville (qui compte déjà 635 membres).  

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     Le Festival aura lieu du 3 au 12 septembre. Le jury longs-métrages sera présidé par la comédienne Emmanuelle Béart et composé de : la comédienne Jeanne Balibar, le réalisateur scénariste et comédien Lucas Belvaux, le réalisateur et scénariste Faoudi Bensaidi, la réalisatrice, scénariste, comédienne et metteur en scène de théâtre Christine Citti, le réalisateur et scénariste Fabrice Du Welz, le réalisateur et scénariste Tony Gatlif, le comédien Denis Lavant, le réalisateur et scénariste Abderrahmane Sissako, l'auteur, compositeur, interprète écrivain Nilda Fernandez. Le 11 septembre 2010 ce jury remettra le Grand Prix et le Prix du Jury. 

    Le jury Révèlations Cartier sera présidé par le cinéaste Manuel Pradal. Il sera accompagné de :le comédien Jonathan Lambert, la réalisatrice et scénariste Emma Luchini, la comédienne Roxane Mesquida, l'auteur et comédien Sébastien Thiery.

    Cette année au programme: 17 longs-métrages en avant-première parmi lesquels le dernier Woody Allen "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" dont je vous ai déjà parlé et dont vous pouvez lire ma critique  ici et que je vous recommande, ou encore "Kaboom" de Gregg Araki , "The Debt" de John Madden en première mondiale, "The Runaways" de Floria Sigismondi, "Twelve" de Joel Schumacher...,  12 films en compétition (dont 8 premiers films), 7 docs de l'Oncle Sam.

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    Comme année au programme également des hommages, comme toujours un des temps forts du festival: à Annette Bening, Greg Araki, Terry Gilliam avec également une master class de ce dernier (le 5 septembre, salle Lexington, au CID) qui succède ainsi à Andy Garcia.
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    En 2010, Deauville innove en s'intéressant aux séries avec "Deauville saison 1" proposant aux festivaliers de découvrir ou de redécouvrir des séries et d'assister à d'instructives master class sur l'écriture scénaristique de ces dernières, aspirant à devenir le nouveau rendez-vous incontournable dans ce domaine, destiné à encourager l'innovation avec surtout, le week end d'ouverture (les 4 et 5 septembre), des master class avec des auteurs de séries. Une nuit des séries vous sera également proposée au Casino.

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     Autre innovation: la modification du planning de programmation puisque la compétition commencera cette année un jour plus tôt (le dimanche 5) et puisque la clôture aura également lieu un jour plus tôt (le samedi 11), ce qui permettra de revoir les films déjà projetés le dernier dimanche (à l'image de ce que fait le Festival de Cannes depuis de nombreuses années) proclamé ainsi "jour de fête".

     Certains regrettaient que la village du festival ait été un peu moins animé ces derniers années. Il semblerait qu'ils aient été entendus puisque les partenaires seront plus nombreux cette année. Vous pourrez par ailleurs y entendre des concerts comme l'excellent "Edward pour les intimes". 

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    Autre nouveauté: après un site internet officiel entièrement remanié le festival a également eu la bonne idée de s'inscrire sur les réseaux sociaux avec désormais une page Facebook et un compte twitter.
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     A ne pas manquer également: les Nuits Américaines , en partenariat avec la Cinémathèque Française, dont ce sera cette année la 4ème édition avec pour thème de cette édition 2010 des "portraits de femmes" et des classiques du cinéma comme "Rebecca", "Laura", "Eve" "Boulevard du crépuscule"... ou encore des films des 3 personnalités auxquelles il sera rendu hommage.
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    Autre projection incontournable: celle du prix Michel D'Ornano , décerné à un premier film français, cette année décerné à Alix Delaporte pour "Angèle et Tony".

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    Parmi les moments phares également la remise du prix Lucien Barrière qui revient cette année à Joyce Carol Oates pour "Blonde".

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    Sur In the mood for Deauville, vous trouverez également toutes les informations pratiques pour vous acheter un pass, pour venir au festival mais aussi tous les concours répertoriés pour gagner des invitations et toutes mes astuces engrangés en 17 ans de festival. Les 80 pass que je vous proposais ont été remportés. Vous pouvez néanmoins encore en gagner sur: le site des 150 ans de la ville de Deauville, la page Facebook officiel du festival, Virgin radio (pour la première fois partenaire du festival), intercités sncf , la page Facebook Orange Vidéo Party ou encore sur les blogs Cinémaniac et le blog du cinéma. Tous les nouveaux concours vous seront annoncés et détaillés sur In the mood for Deauville.

    Le Festival de Deauville reste dans tous les cas très accessible. Vous pouvez d'ores et déjà réserver votre pass en cliquant ici (150€ pour un pass permanent, 30€ pour un pass journalier, 12€ pour un pass journalier si vous êtes étudiant, âgé de - de 26 ans ou demandeur d'emploi) et sachez également que si les séances du soir sont sur invitation au CID, les films passent parfois en même temps au casino et vous pouvez, si vous êtes détenteurs d'un pass permanent, obtenir ces invitations sur les terrasses du festival, à 14H30, ou obtenir des last minute tickets à 19H.

    Par ailleurs si vous rêvez d'un séjour vip c'est aussi possible. Rendez-vous sur In the mood for Deauville et sur In the mood for luxe pour en savoir plus également à ce sujet.

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    Nous ne connaissons pas encore les films d'ouverture et de clôture. Je ne manquerai pas de vous les communiquer dès que ce sera le cas ainsi que les éventuels ajouts au programme. Je publierai également la grille de programmation. Je vous communiquerai également la liste des personnalités attendues. En attendant,  pour tous les détails rendez-vous sur In the mood for Deauville.