16/01/2007
Les sorties de la semaine du 17 janvier : « Les Climats » de Nuri Bilge Ceylan et « L’illusionniste » de Neil Burger
Demain sortiront deux films dont je vous avais déjà parlé en avant-première lorsqu’ils furent présentés dans des
festivals de cinéma.
Il s’agit d’abord du film de Nuri Bilge Ceylan, Les Climats qui était en compétition au dernier Festival de Cannes. Pour lire ma critique cannoise de ce film, cliquez ici.
Il s’agit ensuite de L’illusionniste de Neil Burger qui avait fait l’ouverture du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, un autre film sur la magie quelques semaines après la sortie du Prestige de Christopher Nolan que je vous avais vivement recommandé. Pour lire la critique deauvillaise et le récit de la conférence de presse de l’Illusionniste, cliquez ici.
Je vous rappelle que "In the mood for cinema" participe au concours du Festival de la création sur internet. Si vous aimez ce blog, si vous souhaitez qu'il soit ensuite soumis au vote des professionnels, il vous suffit pour cela de vous rendre sur la page suivante http://www.festivalderomans.com/detail.php?id_par... et de voter en deux secondes et en un clic. Pour l'instant je ne pense pas avoir le nombre suffisant de voix, la vôtre fera peut-être la différence... alors n'hésitez pas à en parler autour de vous, il ne reste plus que 4 jours pour voter!
Sandra.M
17:59 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, L'illusionniste, Les climats, Edward Norton, Nuri Bilge Ceylan, Festival de Deauville, Festival de Cannes |
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24/11/2006
Suspendre le vol du temps avec "Le prestige" de Christopher Nolan ou "Perhaps love" de Peter Chan Ho-sun
Depuis qu’il avait été primé pour Following lors du 10ème Festival du Film Britannique de Dinard 1999 dont j’avais eu la chance de faire partie du jury cette même année, je suis avec beaucoup d’intérêt la carrière de Christopher Nolan qui, ensuite, avec Memento avait confirmé sa singularité et son indéniable talent. J’attendais donc avec beaucoup d’impatience cette adaptation du roman de Christopher Priest, aux sujet et casting alléchants.
L’intrigue se déroule à Londres, au début du siècle dernier. Un magicien, Robert Angier (Hug Jackman), meurt lors de son tour emblématique qui électrise les foules « le nouveau transporteur ». Son rival, Alfred Borden (Christian Bale), est accusé et emprisonné. Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens qui s’opposent d’abord amicalement puis avec une haine et un orgueil vengeurs lorsque Borden aura, par ambition pour son art, provoqué accidentellement la mort de l’épouse d’Angier. L’envie de surpasser l’autre et de provoquer sa ruine va alors devenir obsessionnelle et l’assistante d’Angier, Olivia, (Scarlette Johansson) qui sera ensuite celle de Borden va être l’instrument de la passion dévorante des deux hommes pour leur art …
Le prestige c’est le dernier acte d’un tour de magie. Le premier acte, la promesse présente au public une situation banale. Le deuxième c’est le revirement, l’extraordinaire. Enfin c’est le prestige, le dernier acte, le plus fascinant. Le film est lui-même construit à l’image de ces trois actes, étant tout entier une formidable métaphore d’un tour de magie d’abord, de la magie du cinéma ensuite. Le spectateur se trouve alors dans la même situation que le spectateur des spectacles d’Angier et Borden : intrigué puis admiratif puis fasciné.
« Vous n’avez pas envie de comprendre, vous avez envie d’être dupé ». Cette voix off pourrait s’appliquer aussi bien au cinéma qu’au spectacle auquel assistent les spectateurs des tours de magie d’Angier et Borden. Le spectateur a tous les indices sous les yeux et ne voit que ce qu’il a envie de voir, pourtant la clef, il l’a, dès le premier plan du film, celui de ces multiples chapeaux amoncelés, et dans de nombreux plans suivants. Mais il préfère se laisser embarquer, oublier que le temps passe, oublier qu’il y a une clef au mystère, oublier que c’est du cinéma, oublier la réalité, tout simplement.
Un prestigieux divertissement que l’on regarde comme un tour de passe-passe avec des yeux d’enfants écarquillés. Un prestigieux divertissement et pas seulement : on se demande aussi jusqu’où, jusqu’à quels sacrifices on peut aller par amour pour son art, quel qu’il soit, presque jusqu’au déni de soi-même en l’occurrence. C’est ce qui, aussi, de prime abord différencie les deux magiciens : l’un est prêt à tous les sacrifices. L’autre, non. Mais jusqu’à quel point le désir de vengeance mais surtout la passion pour leur art, leur obsession de vaincre l’autre, l’orgueil vont-ils les pousser à enfreindre les règles qu’ils s’étaient fixés? Jusqu’au point de non retour, peut-être, quoique rien n’y est jamais certain ou univoque…
Ce Prestige est un film en trompe l’œil, une véritable symphonie visuelle à laquelle Londres sert de cadre dans une atmosphère obscure et envoûtante. A vous de voir si vous ne voulez rien voir… A vous de choisir si vous préférez être dupés ou comprendre, si vous préférez le prestige ou la vérité, si vous préférez le cinéma ou la réalité, le fantastique ou la science.
En tout cas, un film ensorcelant et captivant qui joue avec notre regard et notre attention notamment par des flash-backs qu’affectionne d’ailleurs Christopher Nolan, une brillante métaphore et démonstration de la magie…du cinéma que je vous recommande vivement.
En Février sortira The Illusionist d’Edward Norton présenté au dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville. On y retrouve cette même atmosphère sombre. Des deux, je vous recommande néanmoins le premier, le second vaut le déplacement uniquement pour la formidable performance d’Edward Norton.
A noter : David Bowie interprète Tesla, qui a véritablement existé et découvert le champ magnétique rotatif.
Puisqu’il est question de divertissement, j’en profite pour vous recommander un film présenté en avant-première au dernier Festival du Film Asiatique de Deauville qui avait recueilli le lotus d’or…des applaudissements ! C’est une comédie musicale du Hongkongais Peter Chan Ho-sun intitulée Perhaps love qui entraîne le spectateur dans un univers chatoyant, enchanté et enchanteur.
Avec cette comédie musicale romantique et virevoltante, au rythme soutenu, Peter Ho-Sun Chan a su nous éblouir sans nous aveugler ou nous tromper, ayant construit un véritable scénario dont la fin peut rappeler celle du sublime Casablanca de Michael Curtiz dont les amateurs ne pourront qu’être charmés par ce Perhaps love mais aussi les amoureux du septième art puisque Perhaps love est aussi une mise en abyme lyrique au rythme époustouflant.
Sandra.M
09:50 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Le prestige, Christopher Nolan, Edward Norton, The Illusionist, Perhaps love, Peter Chan Ho-sun |
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