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IN THE MOOD FOR CINEMA - Page 404

  • Critique de « L’homme qui voulait vivre sa vie » de Douglas Kennedy : quand la lecture devient consommation …

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    Avant de voir, ce soir, en avant-première, l’adaptation du roman « L’homme qui voulait vivre sa vie » par Eric Lartigau avec Romain Duris dans le rôle principal, quelques mots sur le roman de Douglas Kennedy. Il est vrai que la rubrique littéraire de ce blog a été quelque peu délaissée après une profusion de critiques l’an passé, à l’occasion de ma participation au jury des lectrices ayant la lourde tâche, et non moins agréable, de décerner le prix littéraire du magazine Elle. Il est vrai aussi que si je lis beaucoup, je (re)lis beaucoup plus de classiques que de littérature contemporaine, peut-être est-ce aussi ce qui explique  (en partie) mon opinion sur le livre en question.

     Le « pitch » d’abord (j’emploie ce terme à dessein car il s’agit pour moi beaucoup plus d’un pitch scénaristique que d’un résumé de roman) tel que publié en quatrième de couverture : «  Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l'un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l'avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d'un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d'être photographe. Quand il soupçonne que la froideur de son épouse est moins liée à la dépression postnatale qu'à une aventure extraconjugale, ses doutes reviennent en force, et avec eux la douloureuse impression de s'être fourvoyé. Ses soupçons confirmés, un coup de folie meurtrier fait basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité... »

    Ce qui m’avait marquée dans le cadre de ma participation au jury précité, c’était à quel point un grand nombre de romans (dans le fond comme dans la forme) étaient calqués sur les blockbusters cinématographiques américains (à moins qu’il ne s’agisse d’un pléonasme, alors disons sur les blockbusters), et « L’homme qui voulait vivre sa vie » me semble être la quintessence de ce style de roman. Ainsi, le style est simple, pour ne pas dire enfantin (on ne sait jamais, le lecteur pourrait se heurter à un mot inconnu et donc devoir ralentir sa lecture qui, ici, ne doit pas se déguster mais être ingurgitée). Le lecteur devient un consommateur vorace et insatiable, un comble pour un livre qui feint de dénoncer la consommation frénétique.

     Certes un chef d’œuvre de la littérature peut aussi se dévorer, mais les mots n’y sont pas de simples outils destinés à faire uniquement avancer l’histoire. Ils ont leur existence propre et le plaisir du lecteur provient  alors autant de leur alliance ou mésalliance que de l’histoire.  Oui, je sais, sans doute suis-je anachronique. Quelle idée d’exiger d’un livre qu’il soit bien écrit. Revenons au blockbuster : une situation inextricable et donc souvent hors du commun (souvent vécue par un homme ordinaire), un style qui vise avant tout l’efficacité,  des scénaristes qui ne s’embarrassent pas de psychologie, un sujet faussement subversif (personnage amoral voire immoral mais qui finit toujours pas se racheter et critique faussement ravageuse, ici de la réussite à l’Américaine) et une fin ouverte histoire de pouvoir écrire/réaliser une suite. Le but est l’efficacité avant tout. A n’en pas douter si, pour moi, le livre n’est pas une œuvre littéraire le film a de grandes chances d’être réussi (ce que me confirme d’ailleurs la bande-annonce).

    Une fois passée cette désagréable impression, stylistiquement parlant, de lire le journal plutôt qu’un roman, je me suis donc laissé entraîner, tournant les pages avec avidité (efficace, vous dis-je), impatiente de savoir ce qui arrivait à ce Ben Bradford et de voir donc, selon Douglas Kennedy, en quoi consistait « vivre sa vie ». Sans doute le but du pitch est-il de susciter l’identification d’un maximum de lecteurs partant du principe qu’un grand nombre souhaite changer de vie, le pitch le plus accrocheur pouvant se résumer ainsi « Que seriez-vous prêt à faire pour tour recommencer à zéro et changer de vie ?» et qui selon moi serait plutôt « A quel point pourriez-vous être lâche et égoïste  si vous n’aviez d’autre choix que de changer de vie ?» (mais c’est tout de suite moins accrocheur, j'en conviens). Seulement, je ne sais pas combien sont capables de tuer, découper le cadavre, inventer une histoire abracadabrantesque pour s’enfuir, abandonner femme et enfants (avec un peu de scrupule tout de même, il ne faudrait pas non plus choquer le lecteur/consommateur). Certes, je n’ai aucune envie de changer de vie mais si tel avait été le cas, je ne me serais sans doute pas plus identifiée à Ben Bradford et n’aurais pas été plus compréhensive.

     Là est pour moi le second problème : non seulement c’est totalement invraisemblable (sans parler de sa rencontre avec une journaliste qui lui écrit je t’aime au bout de quelques heures, sur des accidents vraiment opportuns et totalement improbables, et sur le fait que pour quelqu’un qui a mis autant d’énergie à disparaître il en met aussi beaucoup à se retrouver dans des situations susceptibles de le faire reconnaître ), c’est que je n’ai éprouvé aucune sympathie ni empathie pour ce personnage égoïste et lâche.

    Je suis donc d’autant plus curieuse de découvrir l’adaptation cinématographique dont je ne manquerai pas de vous parler dès demain et en attendant n’hésitez pas à me donner votre avis sur le roman, étant assez étonnée par le concert de louanges dont il fait l’objet.

  • Programme et jury du 2ème Festival de Cinéma Européen des Arcs

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    C'est du 11 au 18 décembre que se déroulera la deuxième édition du Festival de Cinéma Européen des Arcs dont le jury et le programme viennent d'être partiellement dévoilés. C'est le réalisateur danois Thomas Vinterberg qui présidera le jury notamment composé de Jonathan Zaccaï, Philippe Djian, Connie Nielsen.

    29 films de 14 pays différents sélectionnés  pour la seconde édition du festival

    9 films annoncés en compétition officielle...
    Neds du britannique Peter Mullan, White White World: A Miner's Opera du serbe Oleg Novkovic, Chico & Rita des espagnols Fernando Trueba et Xavier Mariscal, Even the Rain de l'espagnole Iciar Bollain, The Edge du russe Aleksei Uchitel, A Somewhat Gentle Man du norvégien Hans Petter Moland, R des danois Michael Noer et Tobias Lindholm, Adrienn Pal de la hongroise Agnès Kocsis et Oxygen du belge Hans von Nuffel feront partie des 12 films sélectionnés pour la compétition officielle 2010.

    ... et 4 films en panorama
    Videocracy de Erik Gandini (Suède), All that I Love de Jacek Borcuch (Pologne), Devil's Town de Vladimir Paskaljevic (Serbie) et The Albanian de Johannes Naber (Allemagne/Albanie) seront parmi les sept films projetés en panorama en décembre aux Arcs.

    Le focus Danemark
    Cette année, 11 long-métrages mettront en lumière la richesse et la grande diversité de son cinéma, des comédies (Adam's Apples d'Anders Thomas Jensen, Italian for Beginners de Lone Scherfig), aux drames (Applause de Martin Pieter Zandvliet, Brothers de Susanne Bier, Festen de Thomas Vinterberg, Breaking the Waves de Lars von Trier) en passant par le documentaire (Armadillo de Janus Metz, The Red Chapel de Mads Brügger), le film d'action (With Blood on My Hands - Pusher II de Nicolas Winding Refn), un film chorale (Nothing's all bad de Mikkel Munch-Fals) et la romance (Reconstruction de Christoffer Boe).

    Les séances scolaires
    Cet hiver, les scolaires de la région pourront découvrir des films d'animation et des long-métrages venus des quatre coins d'Europe. Au programme, Eugénio de Jean-Jacques Prunès (France), La petite taupe de Zdenek Milen (République Tchèque), Grand Prix de Ivo Caprino (Norvège), La Flèche Bleue d'Enzo d'Allo (Luxembourg), Ma vie de chien de Lasse Hallström (Suède) et Show Me Love de Lukas Moodysson (Suède).

    Le reste de la programmation sera annoncé dans les prochaines semaines

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  • Devenez coproducteurs du prochain film de Xavier Dolan: "Laurence Anyways"

    Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de touscoprod qui, si vous ne le savez pas encore, permet à des internautes d'investir dans la coproduction de films. Je vous avais fait par de mon coup de coeur pour le dernier film de Xavier Dolan "Les Amours imaginaires" (dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant ici) et je vous propose aujourd'hui de faire comme moi, c'est-à-dire de devenir coproducteurs du film. Pour en savoir plus cliquez ici. Et en attendant retrouvez l'interview de Xavier Dolan réalisé par tous coprod, ci-dessus.

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  • Bande-annonce de "Mon pote" de Marc Esposito avec Edouard Baer et Benoît Magimel

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    En attendant la critique en avant-première de "L'Homme qui voulait vivre sa vie" d'Eric Lartigau ainsi que la critique du roman de Douglas Kennedy, voici la Bande-Annonce du film "Mon Pote" de Marc Esposito avec Edouard Baer, Benoît Magimel, Diane Bonnot, Léonie Simaga (sociétaire de la Comédie Française) et Atmen Kelif (sortie le 1er décembre 2010).

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  • "Les petits mouchoirs" et "Biutiful": critiques des films de la semaine

    En attendant de nouvelles critiques de classiques du cinéma ou de films en avant-première sur inthemoodforcinema.com, je vous rappelle que vous pouvez retrouver celles de "Biutiful" d'Alejandro Gonzalez Inarritu et "Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet qui sortent aujourd'hui en salles.

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  • Suivez Regards de Russie, 8ème Semaine du Nouveau Cinéma Russe à l'Arlequin en direct sur ce blog

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    Comme je vous le disais récemment dans mon bilan du Festival du Film Britannique de Dinard, j'ai décidé de partir à la découverte de nouveaux festivals, outre les habituels rendez-vous que sont Cannes, Deauville, Dinard, et Cabourg, et je commence donc par la Semaine du Cinéma Russe à l'Arlequin que vous pourrez suivre en direct sur ce blog, dès l'ouverture le 2 novembre (avec Aleksei Fedorchenko et "Le Dernier voyage de Tania") et jusqu'au 9 novembre. En attendant de vous en dire davantage sur ce festival, rendez-vous sur le site officiel pour en savoir plus.

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  • Programme du Festival Premiers Plans d'Angers 2011

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    C'est du 21 au 30 janvier 2011 qu'aura lieu le prochain Festival Premiers Plans d'Angers dont quelques éléments de programmation ont d'ores et déjà été annoncés:

    - Une Intégrale Barbet Schroeder : l’oeuvre du cinéaste ainsi que plusieurs films qu’il a produits.
    - Entre Guerres et Paix : une rétrospective sur les périodes d’après-guerre au cinéma.
    - Le Burlesque : Une sélection de courts et longs métrages retraçant l’évolution du burlesque au cinéma.
    - Isabelle Carré : au théâtre avec "Une femme à Berlin" et au cinéma avec cinq films de sa filmographie.

    Sachez également que le Festival recrute actuellement des stagiaires et que vous avez jusqu'au 6 décembre pour envoyer votre candidature pour faire partie du jury des étudiants.

    Dès que de nouveaux éléments de la programmation seront connus, je vous les transmettrai bien entendu.

    Rendez-vous sur le site officiel du Festival Premiers Plans d'Angers pour en savoir plus.

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