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livres - Page 5

  • Mon 1er roman publié - les dédicaces (Episode 4)

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    C'est le moment tant attendu qui approche enfin. La confrontation (pourquoi confrontation d'ailleurs, la rencontre plutôt) avec les lecteurs. Alors que je m'éclate à écrire (expression familière certes mais je n'en trouve pas d'autre pour qualifier ce qui est une vraie jubilation) le prochain manuscrit que j'espère vous livrer en septembre (toujours aux Editions du 38, bien évidemment, les auteurs s'y sentent particulièrement bien et y sont dorlotés, j'ai beaucoup de chance!) et dans lequel je crois avoir tiré les enseignements des difficultés rencontrées pour écrire ce premier roman (et certainement aussi des défauts inhérents à un premier roman), bref, tandis que je me remets avec bonheur à l'écriture, je vais enfin sortir de l'exercice solitaire de la rédaction pour échanger autour de celle-ci.

    D'ailleurs, c'est déjà un peu le cas. Ce matin, j'ai eu le plaisir d'être invitée dans les locaux de France Bleu Mayenne que je commence à bien connaître (je leur dois d'ailleurs une participation à un jury de festival, au Festival de Cabourg en 2002, le concours permettant d'en faire partie -il s'agissait alors d'écrire une lettre sur le cinéma romantique!- étant alors organisé par la radio qui en était partenaire) et où l'accueil est toujours chaleureux et joyeux. Depuis, j'y vais de temps en temps pour parler cinéma, quand ce n'est pas un duplex de Cannes pour évoquer le Festival du Film.

    Retrouvez mon interview de ce matin sur France Bleu Mayenne,  en podcast ci-dessous.

    Ci-dessus, les photos de la vitrine de la librairie MLire qui m'a fait l'honneur de placer mon roman "L'amor dans l'âme" en vitrine (et en prestigieuse compagnie) et où je serai en dédicace (la première, d'autres suivront, ailleurs, je vous en reparlerai très bientôt) le samedi 16 avril à 16H.

     

     

    Retrouvez France Bleu Mayenne sur leur site, ici, et la librairie MLire sur sa page Facebook, là et sur son site internet.

  • Mon premier roman publié aux Editions du 38 le 31.03.2016 - Episode 1 : le titre et la couverture

    Couverture du roman L'amor dans l'âme.jpg

     
    Avant, il y a eu des balbutiements, des tentatives d'écriture(s). "L'amor dans l'âme" est mon vrai premier roman. A la fin du mois de mars, il sera disponible en librairie, en papier. Il sera aussi disponible en numérique. Alors, il sera peut-être sous vos yeux et il ne m’appartiendra plus. Petite, mon rêve était déjà de publier un roman. Alors, vous comprenez, c’est un saut dans le vide et un rêve d’enfance. Très tôt, il y a eu des quantités de livres dévorés, et surtout, il y a eu le cinéma. Une autre passion de l’enfance. Qui a changé le cours de ma vie. Qui imprègne d’ailleurs ce roman. Un roman sinueux, labyrinthique, cinématographique. Dans les lieux où il se déroule, les références, la structure. Plus récemment, il y a un peu plus de deux ans, il y a eu le fracas de la réalité. Un fracas assourdissant. La mort. Ineffable. Impensable. La part de rêve que, malgré tout, elle ne sera pas parvenue à annihiler.
     
    L’écriture, la nécessité, viscérale, vitale même, d’écrire a été plus forte. Le chant fougueux des mots pour affronter le silence tétanisant de la disparition. Ecrire pour affronter l’indicible. Un cri de colère au départ.  Des coups au cœur. Des bleus à l’âme. Un élan du cœur, peut-être. Et les mots, rageurs ou langoureux, comme seul rempart, seule issue. Inéluctables.
     
    Ce bonheur-là, rien ne peut le briser : inventer un univers, ciseler une phrase, me laisser être accompagnée par elle, hantée parfois, la tordre, la déchiqueter, la reconstruire, la modeler, se reconstruire, l’effacer, s’effacer devant les mots qui s’imposent. Jusqu’à l’obsession. Jusqu’à l’oubli de soi et de ses blessures. Un pansement. Une parenthèse. Fugaces et enivrants.
     
    En dehors de ma maison d’édition, personne n’a encore lu ce roman. Un roman c’est une confiance, celle d’un éditeur, en l’occurrence une éditrice. Une confiance sans laquelle je ne pourrais et n’oserais vous le livrer. Grâce à son regard aiguisé, son empathie, sa confiance. Merci à elle à nouveau car écrire c’est aussi sans cesse repousser les doutes qui vous murmurent et vous assènent inlassablement que c’est une folie, une inconscience, une vanité. Et les miens savent être vindicatifs et bruyants.
     
    Il faut une dose de folie sans doute aussi pour livrer une part de soi. Parce que si ce sont des personnages, si c’est une fiction, un roman, c’est toujours une part de soi. Une vérité légèrement mensongère. Un espace de liberté. De vérité. D’audace peut-être. Mais sûrement pas de courage. Le vrai courage, il a dicté l’envie et la rage et la nécessité d’écrire ce roman, et il lui est dédié.
     
    J’ai hâte d’avoir le plaisir d’échanger avec vous sur ce livre et sur le sujet qui en a dicté l’écriture. Vos avis et commentaires seront toujours les bienvenus.
     
    Son titre est donc « L’amor dans l’âme ». La mort dans l’âme, au départ. "L’amor" l’emporte sur la mort, peut-être, finalement. A vous de voir.
     
    Ce roman, je l’ai aussi écrit pour des bienveillants. Il vous appartient désormais. Il va prendre son envol. Vivre sa vie. Je partagerai ici ses aventures, et celles qu’il me fera vivre. Un débat dans un festival de premier roman auquel j’ai le plaisir d’être conviée et une séance de dédicaces dans une librairie sont déjà prévus, je vous en dirai bientôt plus.
     
    En attendant, je vous en dévoile aujourd’hui le titre et la couverture. A suivre, très bientôt, le deuxième épisode, avec la quatrième de couverture qui vous en dira plus sur le sujet du roman.
     
    Pour en savoir plus sur Les éditions du 38 par lesquelles je suis ravie et fière d’être publiée (en papier ET en numérique donc) : http://www.editionsdu38.com/
  • Le cinéma à l'honneur au Salon du livre de Paris du 18 au 21 mars 2011

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    Comme chaque année ou presque, j'irai cette année à nouveau au Salon du livre, rendez-vous incontournable des amoureux de la littérature, pour des raisons différentes de l'année dernière néanmoins puisque j'y étais invitée en tant que membre du jury des lectrices du magazine Elle et que cette année j'irai plutôt pour rechercher des contacts pour un projet personnel (dont je vous parlerai bientôt). Raison de plus pour y aller cette année: le cinéma mis à l'honneur puisque cette année plus que jamais le Salon du livre sera un rendez-vous des professionnels du cinéma et des cinéphiles.

    Au programme de ce Salon du livre de Paris 2011 dans le domaine du 7ème art:

    - un Marché du Film :  Une 3e édition pour le Marché des droits audiovisuels (une coproduction SCELF / le Salon du livre de Paris)
    La Société Civile des Editeurs de Langue Française (SCELF) en collaboration avec Reed Expositions France et le Syndicat national de l'édition (SNE), donne rendezvous
    aux producteurs lors de son Marché des droits audiovisuels le vendredi 18 mars à l’Espace 2 000 au Salon du livre de Paris. Près de 300 oeuvres récentes
    sélectionnées par les éditeurs français seront proposées aux producteurs en vue d’une adaptation cinématographique. Les principaux acteurs de l’édition, du
    cinéma et de la télévision bénéficient ainsi d’une journée unique et conviviale pour développer leurs échanges.

    - des rencontres :
    sur la grande Scène
     
    Vendredi  de 14h-15h : Lecture de textes de Pagnol par un acteur de "La fille du puisatier"

    Samedi de 15h-16h  La série "Ikigami, préavis de mort" de Motoro Masé (invité du Salon) a été adapté au cinéma. Présence du mangaka et diffusion d'extraits du film
    21h-22h Table ronde Polar Cinécinéfrisson

    Dimanche

    - 15-16h Avant-première de "La fille du puisatier" présentée par Daniel Auteuil

    - 16h-17h Grande rencontre Tatiana de Rosnay avec diffusion d'extraits de "Elle s'appelait Sarah".


    et en exclusivité Avant-première du film de Zep


    sur la scène des Auteurs

    Samedi

    11h30-12h30 Grande rencontre Kathryn Lasky . Diffusion d'extrait de l'adaptation en film d'animation 3D de la saga  "Les Gardiens de Ga'Hoole"

    Plus d'informations sur le site officiel du Salon du livre.
     

    Lien permanent Imprimer Catégories : IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) Pin it! 0 commentaire
  • Critique de « L’homme qui voulait vivre sa vie » de Douglas Kennedy : quand la lecture devient consommation …

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    Avant de voir, ce soir, en avant-première, l’adaptation du roman « L’homme qui voulait vivre sa vie » par Eric Lartigau avec Romain Duris dans le rôle principal, quelques mots sur le roman de Douglas Kennedy. Il est vrai que la rubrique littéraire de ce blog a été quelque peu délaissée après une profusion de critiques l’an passé, à l’occasion de ma participation au jury des lectrices ayant la lourde tâche, et non moins agréable, de décerner le prix littéraire du magazine Elle. Il est vrai aussi que si je lis beaucoup, je (re)lis beaucoup plus de classiques que de littérature contemporaine, peut-être est-ce aussi ce qui explique  (en partie) mon opinion sur le livre en question.

     Le « pitch » d’abord (j’emploie ce terme à dessein car il s’agit pour moi beaucoup plus d’un pitch scénaristique que d’un résumé de roman) tel que publié en quatrième de couverture : «  Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l'un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l'avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d'un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d'être photographe. Quand il soupçonne que la froideur de son épouse est moins liée à la dépression postnatale qu'à une aventure extraconjugale, ses doutes reviennent en force, et avec eux la douloureuse impression de s'être fourvoyé. Ses soupçons confirmés, un coup de folie meurtrier fait basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité... »

    Ce qui m’avait marquée dans le cadre de ma participation au jury précité, c’était à quel point un grand nombre de romans (dans le fond comme dans la forme) étaient calqués sur les blockbusters cinématographiques américains (à moins qu’il ne s’agisse d’un pléonasme, alors disons sur les blockbusters), et « L’homme qui voulait vivre sa vie » me semble être la quintessence de ce style de roman. Ainsi, le style est simple, pour ne pas dire enfantin (on ne sait jamais, le lecteur pourrait se heurter à un mot inconnu et donc devoir ralentir sa lecture qui, ici, ne doit pas se déguster mais être ingurgitée). Le lecteur devient un consommateur vorace et insatiable, un comble pour un livre qui feint de dénoncer la consommation frénétique.

     Certes un chef d’œuvre de la littérature peut aussi se dévorer, mais les mots n’y sont pas de simples outils destinés à faire uniquement avancer l’histoire. Ils ont leur existence propre et le plaisir du lecteur provient  alors autant de leur alliance ou mésalliance que de l’histoire.  Oui, je sais, sans doute suis-je anachronique. Quelle idée d’exiger d’un livre qu’il soit bien écrit. Revenons au blockbuster : une situation inextricable et donc souvent hors du commun (souvent vécue par un homme ordinaire), un style qui vise avant tout l’efficacité,  des scénaristes qui ne s’embarrassent pas de psychologie, un sujet faussement subversif (personnage amoral voire immoral mais qui finit toujours pas se racheter et critique faussement ravageuse, ici de la réussite à l’Américaine) et une fin ouverte histoire de pouvoir écrire/réaliser une suite. Le but est l’efficacité avant tout. A n’en pas douter si, pour moi, le livre n’est pas une œuvre littéraire le film a de grandes chances d’être réussi (ce que me confirme d’ailleurs la bande-annonce).

    Une fois passée cette désagréable impression, stylistiquement parlant, de lire le journal plutôt qu’un roman, je me suis donc laissé entraîner, tournant les pages avec avidité (efficace, vous dis-je), impatiente de savoir ce qui arrivait à ce Ben Bradford et de voir donc, selon Douglas Kennedy, en quoi consistait « vivre sa vie ». Sans doute le but du pitch est-il de susciter l’identification d’un maximum de lecteurs partant du principe qu’un grand nombre souhaite changer de vie, le pitch le plus accrocheur pouvant se résumer ainsi « Que seriez-vous prêt à faire pour tour recommencer à zéro et changer de vie ?» et qui selon moi serait plutôt « A quel point pourriez-vous être lâche et égoïste  si vous n’aviez d’autre choix que de changer de vie ?» (mais c’est tout de suite moins accrocheur, j'en conviens). Seulement, je ne sais pas combien sont capables de tuer, découper le cadavre, inventer une histoire abracadabrantesque pour s’enfuir, abandonner femme et enfants (avec un peu de scrupule tout de même, il ne faudrait pas non plus choquer le lecteur/consommateur). Certes, je n’ai aucune envie de changer de vie mais si tel avait été le cas, je ne me serais sans doute pas plus identifiée à Ben Bradford et n’aurais pas été plus compréhensive.

     Là est pour moi le second problème : non seulement c’est totalement invraisemblable (sans parler de sa rencontre avec une journaliste qui lui écrit je t’aime au bout de quelques heures, sur des accidents vraiment opportuns et totalement improbables, et sur le fait que pour quelqu’un qui a mis autant d’énergie à disparaître il en met aussi beaucoup à se retrouver dans des situations susceptibles de le faire reconnaître ), c’est que je n’ai éprouvé aucune sympathie ni empathie pour ce personnage égoïste et lâche.

    Je suis donc d’autant plus curieuse de découvrir l’adaptation cinématographique dont je ne manquerai pas de vous parler dès demain et en attendant n’hésitez pas à me donner votre avis sur le roman, étant assez étonnée par le concert de louanges dont il fait l’objet.