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EDITORIAUX - Page 3

  • Chroniqueuse pour "Le Cercle" sur Canal plus Cinéma: de l'ombre à la lumière...

    medium_cercle.JPGPeut-être connaissez-vous le Cercle, l’émission de Canal plus présentée par Frédéric Beigbeder, une des seules (la seule ?) émissions de cinéma à ne pas faire de la promotion mais à proposer un réel débat autour des films sortant dans la semaine écoulée ou  à venir, une émission avec un ton et un décor (elle se déroule dans un vrai cercle de jeu) à part.

    En janvier dernier, Canal plus lançait un concours de critiques de films dont l’enjeu  pour le lauréat était de devenir chroniqueur dans l’émission. Après avoir envoyé quelques critiques de films, et avoir passé un entretien, votre blogueuse -cinéphile-scénariste-festivalière insatiable se trouve donc être la lauréate.

    Préférant l’écriture, notamment et surtout de scénarii, ma passion indétrônable, mais aussi de critiques (mais seulement pour le plaisir et non à titre professionnel concernant ce second exercice) aux lumières parfois aveuglantes et redoutables des plateaux télé, j’ai d’abord songé à refuser redoutant ce miroir déformant autant (plus ?) qu’informant que représente la télévision mais courageuse, téméraire, (et inconsciente  ?) j’ai finalement accepté guidée par l’envie de transmettre ma passion immodérée pour le cinéma, par l’envie toujours irrépressible de parler de cinéma avec d’autres cinéphiles passionnés exaltés et surtout en l’espèce de « Still life », le film que j’ai choisi et dont vous pourrez lire la critique ci-dessous, un film  que je persiste à recommander vivement même si nous n’étions que deux à le défendre (je l’espère : ardemment) lors de l’émission malgré les critiques virulentes dont il a été l’objet.

     Je me suis peut-être laissée emportée par mes mots qui ont manqué de nuance faute de temps concernant le dernier film évoqué dans l’émission dont il n’était pas prévu que je parle initialement, pour le reste « rien de rien, je ne regrette rien » .

    Bienvenue à tous ceux qui découvrent ce blog grâce à l’émission. Pour en savoir plus sur ce blog, ses objectifs et mon parcours je vous invite à déambuler dans les rubriques "A propos" et "Editorial de ce blog" et dans les comptes-rendus de festivals de cinéma (de Cannes, Deauville, Cabourg, Dinard, Cognac, Paris …) et à visiter mon autre blog consacré aux 60 ans du Festival de Cannes.

    Pour les autres, qui ne connaîtraient pas l’émission, elle sera diffusée une première fois demain, vendredi 4 Mai, à 22H45 puis samedi 5 Mai à 11H25, dimanche 6 Mai à 19H55, lundi 7 Mai à 7H20 et 15H45, mardi 8 Mai à 4H25 et 22H25 etc : elle sera diffusée 10 fois dans la semaine, toujours sur Canal plus Cinéma, toujours à des heures différentes. Dernières diffusions: le jeudi 10 Mai à 7H05 et le vendredi 11 Mai, à 3H50.

    De mon côté, je vais retourner à l’ombre rassurante de mon clavier et au plaisir jubilatoire de jongler avec les mots après cette expérience, je l’avoue, enrichissante et passionnante, dans la lumière, en partie grâce à une production aussi chaleureuse que professionnelle.  La lumière des projecteurs est-elle toujours aussi trompeuse et éphémère qu’étincelante ? A suivre.

    N’hésitez pas à laisser vos commentaires concernant l’émission… et à revenir sur ce blog pour ceux qui le découvriraient à cette occasion.

    Cinématographiquement vôtre.

    Sandra.M

  • Création d'un Festival de cinéma à Saint-Germain des Prés: donnez votre avis!

    medium_place_Saint_Germain.jpgEn 1998, je faisais partie du jury d'un festival de cinéma pour la première fois. C’était le medium_photosordi_1647bis.JPGjury jeunes du Festival du Film de Paris, festival cette année-là présidé par Sean Penn, un festival qui attirait alors spectateurs et têtes d’affiche internationales sans pour autant négliger les premiers films et les œuvres plus confidentielles.En 1998, Gadjo Dilo de Tony Gatlif avait ainsi obtenu le prix du jury jeunes. De l’entièreté du Gaumont Marignan, à l’Espace Pierre Cardin où il se déroulait alors, le Festival a ensuite dû se contenter de quelques salles du Gaumont Marignan (et sa dernière année, il cohabitait étrangement avec les projections de ... Brice de Nice) et rares étaient encore ceux qui savaient qu’un festival de cinéma se déroulait encore sur les Champs Elysées. Je n’ai donc pas été très étonnée de voir ce festival disparaître après s’être transformé en Festival de Paris Île-de-France

    Certes, depuis 4 ans, s’est mis en place un nouveau festival, « Paris Cinéma », initié par la Mairie de Paris. L’intention est louable mais avec une programmation trop vaste, des lieux de programmation très (trop) diversifiés, une thématique floue pour ne pas dire inexistante, les salles sont malheureusement bien souvent vides… Alors que d’autres capitales européennes comme Rome (depuis cette année)ou Berlin ont leurs festivals de cinéma, Paris, la ville emblématique du septième art, ne possède pas vraiment de festival de cinéma digne de ce nom.

    medium_photosordi_349.jpgPour moi, il est un quartier plus que d’autres où il aurait pourtant sa place: c’est Saint-Germain des Prés. Saint-Germain des Prés, plus qu’un quartier de Paris ou de son 6ème arrondissement : un univers, un monde à part, un village citadin, intemporel et branché, littéraire et (faussement) futile, grave et désinvolte. Les boutiques de luxe y côtoient les maisons d’édition. Les écrivains y croisent les touristes et les nombreux acteurs qui y vivent. Acteurs du septième art et pas seulement : de la vie publique, politique aussi. Quartier discret, exubérant aussi, parfois, moins que ses voisins de la rive droite néanmoins. Joyeux et mélancolique. Intemporel et moderne. Paradoxal surtout, donc. Quartier qui est un peu l'âme de Paris et aime à se croire le centre du monde. C’est aussi celui où se trouvent le plus de cinémas art et essai : l’Arlequin, le Saint-André des Arts, le Saint-Germain des Prés et tant d’autres. C’est aussi le quartier qui a inspiré nombre de cinéastes (ci-contre l'affiche des Tricheurs de Marcel Carné) où chaque année sont encore tournés un nombre medium_32e65f33420517ad0bf5a3aba22242de.jpgconsidérable de films. Rares sont les jours où par hasard, je ne tombe pas sur un tournage. Je suis donc très étonnée de constater qu’il n’existe pas réellement de manifestations cinématographiques emblématiques pour un quartier qui symbolise pourtant tellement le septième art même s'il existe des "opérations" ponctuelles comme le Festival du Cinéma Allemand organisé par L'Arlequin.

    medium_photosordi_350.jpgAlors qu’existent déjà plus de 200 festivals de cinéma en France, évidemment il serait absurde de créer un festival juste pour faire un festival mais je pense qu’un festival dans ce quartier aurait réellement sa place, un festival qui mettrait en avant de jeunes réalisateurs, des premières œuvres, mais qui saurait aussi être populaire, et s’intégrer au cadre magnifique du quartier, par exemple avec des projections en plein air, dans les Jardins du Luxembourg notamment. 

    medium_cafe_de_Flore.jpgQuant à la thématique, par exemple, il n’existe pas encore réellement de festival du cinéma européen d’envergure internationale.

    Il pourrait aussi être judicieux de mettre en place un festival autour de la littérature et de l’écriture (scénario, adaptations littéraires). Ce festival existait sous la forme de l’Encre à l’Ecran, à Tours. Son ultime édition a eu lieu en 2005. (Il était question qu’une municipalité le reprenne. D’ailleurs si quelqu’un a des informations à ce sujet, elles seront les bienvenues.) Or, Saint-Germain des Prés est aussi le quartier des éditeurs, le quartier sur lequel les ombres de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir planent encore, notamment sur le mythique café de Flore qui se trouve d’ailleurs près de la place qui porte leurs noms.

    medium_pont_neuf.jpgAvant de prendre la décision de soumettre un dossier à la Mairie de l’arrondissement, je voulais donc ici lancer le débat.

    Pensez-vous qu’un tel festival serait intéressant et porteur? 

    Quel(s) thème(s) serai(en)t selon vous le(s) plus approprié(s) ?

    Toutes les suggestions seront également les bienvenues. Germanopratins, Parisiens mais aussi cinéphiles, festivaliers de France et de Navarre : à vous la parole...

    Sandra.M

  • In the mood ... for cinema!

    medium_photosordi_464.jpgAprès quelques jours de silence laborieux, l’actualité cinématographique revient sur « Mon Festival du Cinéma » passé en version professionnelle, avec un nouveau design, un nouveau nom, « In the mood for cinema » (mais une adresse inchangée), plus en adéquation avec son contenu.

    Plus que jamais l’objectif de ce blog est en effet de vous plonger dans l’ambiance du cinéma avec des reportages sur les festivals de cinéma, avec bien sûr les incontournables : le Festival du Cinéma Américain de Deauville  (le premier festival auquel j’ai assisté, il y a 14 ans, ce blog est d’ailleurs le seul qui figure parmi les liens de son site officiel), le Festival du Film Asiatique de Deauville, le Festival de Cannes, (qui fêtera l’an prochain ses 60 ans), le Festival du Film Britannique de Dinard, le Festival du Film Romantique de Cabourg etc et peut-être aussi cette année quelques nouveautés…et pourquoi pas des festivals à l’étranger.

    medium_photosordi_1525bis.JPGCe nom est aussi bien sûr un hommage au sublime film de Wong Kar Wai, In the mood for love, film emblématique parmi ceux plébiscités par ce  blog sur lequel vous pouvez d’ailleurs retrouver la critique du film en question.

    Après deux ans d’existence, de nombreuses pérégrinations festivalières, cinématographiques, et dans les salles obscures, l’objectif de ce blog reste le même : ne pas écrire à tout prix sous prétexte d’exercer une plume potentiellement acerbe mais avant tout vous faire partager mes coups de cœur pour des films très hétéroclites. Peu importe qu’ils aient été encensés ou vilipendés par la critique « classique », peu importe qu’ils aient coûté des millions de dollars ou quelques milliers d’euros, peu importe qu’ils aient engrangé des millions d’entrées ou n’aient même pas eu de distributeurs, peu importe qu’il s’agisse de courts ou de longs métrages, peu importe qu’ils soient classiques ou expérimentaux.

    medium_photosordi_1595bis.JPGL’objectif d’ In the mood for cinema sera aussi, parfois, de vous faire partager ma vision de l’industrie cinématographique actuelle, du scénario, bref la vision d’une jeune scénariste passionnée, consciente des obstacles, des difficultés auxquels elle est et sera confrontée dans un paysage cinématographique de plus en plus uniformisé et tributaire des desideratas des chaînes de télévision, mais aussi plus que jamais consciente que les portes de l’univers cinématographique ne sont pas hermétiquement closes même lorsqu’on n’appartient pas initialement à son cénacle, certes avec beaucoup de passion, de volonté, de motivation. J’y reviendrai bientôt…

    L’intérêt principal d’un blog, outre la liberté de ton qu’il permet, c’est aussi son interactivité et le débat auquel il  peut donner lieu. Vous êtes donc plus que jamais invités à participer, critiquer et même suggérer.

    medium_photosordi_1368bis.JPGCe blog comprend aussi de nombreux liens utiles de sites institutionnels ou de blogs cinématographiques sur lesquels je vous recommande de promener votre regard de cinéphiles avertis ou de simples spectateurs...mais en tout cas votre regard d’amoureux transis du septième art.

    Je vous laisse avec la citation d’exergue de ce blog, plus que jamais d’actualité : « Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion ». Un exquis et jubilatoire égarement auquel je vous convie…in the mood for cinema!

    Cinématographiquement vôtre.

    Sandra.M

  • Bonne année 2006 avec "Mon festival du cinéma": résolutions et nouveautés

    Alors que 2005 égrène méthodiquement ses dernières secondes et que 2006 se profile imperturbablement à l’horizon "Mon festival du cinéma"" vient vous souhaiter une excellente année 2006, cinématographiquement jubilatoire, surprenante, idyllique, novatrice, bouleversante, décapante, bref mémorable, et une année à la démesure de cette citation empruntée à La Rochefoucauld : « Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit ».

     

    En 2006, « Mon festival du cinéma » vous promet donc d’être un modèle de sagesse à la La Rochefoucauld pour vous faire part de ses pérégrinations cinématographiques, de Deauville-festival du film asiatique en Mars prochain et bien sûr toujours festival du film américain en septembre- à Cannes, en passant toujours par Dinard, Cabourg et Paris avec (qui sait ?) peut-être de nouveaux festivals ajoutés à ceux déjà relatés sur ce blog, avec également la cérémonie des César, mais également toujours avec des critiques en avant-première, sans concession ni éloge systématiques, des critiques théâtrales, davantage de critiques littéraires et d’analyses de classiques du septième art...

     

    Qui dit nouvelle année dit les sempiternelles bonnes ou pseudo-bonnes résolutions. Vos éventuelles suggestions de rubriques ou vos commentaires à propos de ce blog sont donc les bienvenus.

     

    Par ailleurs, mon autre blog « in the mood for cinéma » vient de s’enrichir d’une newsletter hebdomadaire, commune avec « Mon festival du cinéma ». Pour vous y inscrire, rendez-vous sur « In the mood for cinéma ».

     

    Les sondages sont également prolongés :

    -le sondage sur les meilleurs films de l’Histoire du cinéma est prolongé jusqu’à ce que 50 internautes au moins aient voté, et n’a pas de date limite.

    -le sondage sur les meilleurs films de l’année 2005 est prolongé jusqu’au 15 janvier 2006.

    N’hésitez pas à y participer. Pour participer à ces deux sondages et connaître les modalités de participation, rendez-vous dans la rubrique « sondages cinématographiques ». En attendant votre propre choix, je vous propose le mien.

     

    Mon classement des 10 meilleurs films de 2006:

    1.Match Point de Woody Allen
    2.Locataires de Kim Ki Duk
    3.Entre ses mains d'Anne Fontaine
    4.Le temps qui reste de François Ozon
    5. Caché de Michael Haneke
    6.L'enfant des frères Dardenne
    7.La petite Jérusalem de Karin Albou
    8.Three times de Hou Hsia Hsien
    9.La moustache d'Emmanuel Carrère
    10.Collision de Paul Haggis
    Sandra.M

     

  • EDITO

    Chers internautes et égarés du net, cinéphiles ou festivaliers impénitents ou à temps partiel,

    Soyez les bienvenus sur ce blog d’une insatiable cinéphile dont la passion pour le septième art est tellement incurable, dévorante, immodérée et démesurée qu’elle a décidé de créer plusieurs sites, certes très artisanaux notamment un sur divers festivals de cinéma "Mon festival du cinéma" et un autre sur "le festival du film américain de Deauville 2004", haut_et_fort.jpg pour vous la faire partager. Ces sites étant devenus trop exigus et contraignants ne me permettant de m’épancher autant que je le souhaitais, j’ai donc décidé de créer ce blog plus à la démesure de ma passion. Il n’en sera pas moins aussi subjectif que mes précédents sites et tout aussi peu didactique. J’espère avant tout vous mener dans un périple cinématographique dont l’itinéraire sera tracé par mes émotions cinéphiliques…avec le déraisonnable espoir de vous transmettre mes coups de cœur pour un film, un cinéaste, un univers ou pour l’un de ces festivals qui ont exacerbé ma passion et que je parcours depuis 11 ans déjà. Le festival du film américain de Deauville fut le premier d’entre eux et depuis cette évidence, j’y retourne invariablement et toujours avec un immense plaisir, puis au gré de mes sélections dans des jurys de festivals j’ai découvert les festivals de Paris (membre du jury jeunes 1998), Dinard (membre du jury de professionnels 1999) , Cognac (membre du jury Première 2002), Cabourg (membre du jury des courts-métrages 2002), Cannes (membre du prix de la jeunesse 2001), Rennes (Travelling)et Saint-Malo (membre du jury du public 2004), et bien sûr Deauville depuis 1994 (membre d'un jury de cinéphiles du festival du film américain en 2000, membre du jury PRemière du festival du film asiatique en 2005) : des expériences toujours passionnantes, forcément singulières, indubitablement enrichissantes. Des instants indélébiles au cours desquels la frontière entre fiction et réalité fut bien souvent si étanche. Un festival c’est en effet aussi une sorte de « comédie (in)humaine », le spectacle de la réalité se confondant avec celui de l’écran, chacun interprétant un rôle, surjouant même parfois. Un concentré de cinéma. Un concentré de vie. Tout est exacerbé, excessif, parfois irréel, presque surréaliste. Je vous invite donc à plonger dans ce concentré de vie et de cinéma, à suivre mon périple subjectif et qui se revendique comme tel, au cours duquel j’ai cependant essayé de me départir de tout préjugé, de toutes influences, de ne pas dénigrer gratuitement (trop consciente du travail colossal que peut représenter la création d’un long métrage ou même d'un court-métrage et sachant à quel point une ligne assassine est facile et peut être blessante). Ces pérégrinations cinématographiques seront ponctuées d’étapes littéraires, théâtrales, télévisuelles, voire touristiques. Le cinéma n’est pas un univers cloisonné et indépendant des autres arts et dans le mien ces différents domaines se mêlent indéniablement. Si j’ai souhaité appeler ce blog « Mon festival du cinéma », c’est pour qu’il soit à l’image d’un festival : vivant, festif, sélectif, interactif( n'hésitez pas à réagir sur ce blog ou sur mon forum), singulier avec des coups de cœur, des hommages, des évènements. Alors je vous souhaite un bon voyage parfois chaotique, imprécis, imprévu mais préparé avec passion… qui j’espère vous donnera envie d’emprunter les mêmes chemins…même s’ils sont parfois tortueux ou même s’ils sortent parfois des sentiers battus ou du « politiquement correct ». Cocteau disait que "l'objectif de l'écran est de permettre à un grand nombre de personnes de vivre ensemble un même rêve",mon objectif est donc de vous faire partager le mien, celui dans lequel l'écran m'a plongée depuis une dizaine d'années déjà et que j’espère poursuivre toute mon existence.


    « Cinéphilement vôtre »

    Sandra.M