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  • Programme et sélection officielle du 66ème Festival de Cannes : conférence de presse en direct

    C'est demain, à 11H, qu'aura lieu la conférence de presse d'annonce de la sélection du 66ème Festival de Cannes par Gilles Jacob et Thierry Frémaux. Je vous propose de me suivre en direct sur twitter sur http://twitter.com/moodforcinema . Des éléments du programme ont d'ores et déjà été dévoilés, retrouvez-les sur mon site consacré au Festival de Cannes http://inthemoodforfilmfestivals.com sur lequel vous pourrez aussi trouver de très nombreuses rubriques et informations sur le Festival de Cannes. Accédez à ce site en cliquant sur la photo ci-dessous.

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  • Vincent Delerm à l'Olympia ce 16 Avril 2013

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    Vincent Delerm - Teaser du spectacle "Memory" par totoutard

    Ce soir, Vincent Delerm sera à l'Olympia. Je n'y serai malheureusement pas. A cette occasion, retrouvez, ci-dessous, "l'article" que je lui avais consacré  suite à son concert à La Cigale en 2006 et bon concert à ceux qui auront le plaisir et la chance d'y aller! Egalement, ci-dessus, un petit teaser et le résumé de ce concert, ci-dessous,  histoire de regretter un peu plus...

    "Memory", spectacle de et avec Vincent Delerm.
    Mise en scène de Vincent Delerm, avec la complicité artistique de Macha Makeïeff.
    Textes et chansons de Vincent Delerm.
    Musicien Nicolas Mathuriau.
    Lumières Nicolas Maisonneuve.

    Il y a toujours eu du théâtre dans les spectacles de Vincent Delerm.
    Depuis dix ans, ses 4 albums ont été l’occasion de mettre en scène les déambulations d'un personnage noir et blanc, ses pensées intérieures, son cinéma muet.

    C'est l'inverse cette fois-ci.
    Memory est un spectacle de théâtre, prétexte à présenter des chansons, écrites pour
    ce projet et ne figurant sur aucun album.
    Elles accompagnent la vie et les questionnements de Simon que Vincent Delerm
    interprète, accompagné du multi-instrumentiste Nicolas Mathuriau.

    Simon s'interroge sur le temps qui passe, sur la façon dont les modes se démodent,
    sur ce que nous attendons d'une existence, sur ce qui permettrait de ne pas se
    retrouver un beau soir « blanchi comme un cheval fourbu et glacé dans un lit de
    hasard ».
    « Avec le temps » est sa chanson préférée mais elle lui fait tellement d'effet qu'il ne
    supporte de l'écouter que dans sa version italienne, en été, sur un radio-cassette de
    voiture qui fait passer la bande un peu au ralenti.

    Memory parle de notre rapport au temps, aux âges de la vie et à la disparition.

    Avec la participation vocale et amicale de Woody Allen.

     

    Un soir de 29 novembre 2006 à La Cigale

     

     

     

    medium_delerm2.JPGC’était un soir de novembre à la Cigale,

     

    D’ailleurs cela a commencé par leurs voix si musicales

     

    Avec aussi le charme suranné d’images un peu jaunies

     

    Sur un rideau blanc quand même un peu décrépi

     

    Puis, l’un s’évanouit, l’autre apparut à nos yeux attendris, tout ouïe aussi

     

    Dans une salle qui aurait pu être de Chatenay Malabry

     

    Ou recevoir l’archevêque de Canterbury

     

    Mais c’était dans mon impitoyablement belle ville de Paris

     

    Là où le faux pas n’est pas permis

     

    medium_delerm1.JPGOù, pour presque rien,

     

    Cela peut s’achever en dénouement shakespearien

     

    Et puis des piqûres d’araignées

     

    Au doux présent nous ont ramenés

     

    A la poésie d’une époque un peu désenchantée

     

    Alors, son regard aiguisé il a baladé

     

    Avec son allure élégamment dégingandée

     

    Sur son époque passée enchantée

     

    Qu’il sait si joliment nous faire partager, regretter

     

    Sur son époque actuelle

     

    Sur laquelle il pose et ose son regard faussement cruel

     

    Avec sa voix devenue mélodieuse

     

    Sublimée par les notes de son piano, langoureuses

     

    Comme de belles et filmiques histoires

     

    Qu’il conterait à d’éternels enfants dans le noir

     

    Toujours l’ironie au bord des lèvres

     

    La pudeur de celui qui ne renonce pas aux rêves

     

    Qui sait que l’enfance est à jamais révolue

     

    Celle qui ne l’a jamais autant ému

     

    Qu’il nous appartient d’en garder toujours la folie

     

    De la raviver par notre goût immodéré d’envies, en vie,

     

    Qui cache sa nostalgie derrière une douce ironie

     

    Raillant Renaud, les capricornes, les koalas, juste la vie, surtout lui

     

    Hitchcock Truffaut les entretiens

     

    Ca aussi, nous avons en commun

     

    Cela ressemblait à un film de Fellini

     

    Avec lui, nous sommes allés en Italie

     

    Cela ressemblait à du Woody Allen

     

    L’humour pour si bien cacher ses peines

     

    Cela ressemblait à du Chaplin, simplement finalement à Delerm

     

    Qui, de sa plume, a capturé les plaies des temps modernes

     

    Empreint de toute la nostalgie de Truffaut

     

    Cela ressemblait à un film avec Jean-Pierre Léaud

     

    Qui se regarde et s’écoute comme un film d’antan

     

    Aussi captivant que la voix suave de Fanny Ardant

     

    On aurait dit ce film avec Charles Denner

     

    Dont il aurait pu composer l’air

     

    Cela ressemblait à du cinéma

     

    Il devrait passer derrière la caméra

     

    Et puis son air quelque peu distant

     

    Peut-être intimidé par la présence de son Philippe de parent

     

    Ou simplement l’humilité maladroite du talent

     

    Lecteurs du Figaro Madame ou de Libé

     

    A sa place le public l’a trop timidement entonné

     

    Par des diapos pourtant bien aidé

     

    Pour, avec lui, se retrouver en natation synchronisée

     

    Il a pourtant finalement si bien su l’envoûter, l’électriser

     

    Malgré l’air un peu blasé

     

    De certains Parisiens bobos par Renaud raillés

     

    Ou de provinciaux qui ont Sardou manqué

     

    Et se sont à La Cigale égarés

     

    Disant Delerm c’est bien mais faut aimer Delerm

     

    A moins qu’ils n’aient eu la déveine

     

    De dîner auparavant avec Anita Pettersen

     

    Réveillés quand même par le duo avec Fersen

     

    Qui nous a entraînés dans sa rengaine

     

    La salle a enfin trouvé son entrain

     

    Enchaînant les rappels, tapant dans les mains

     

    Pour oublier le petit matin, en vain

     

    Car, forcément, il succèderait, chagrin

     

    A ce soir qu’on aurait cru sans lendemain

     

    J’aurais aimé faire la peau

     

    Aux maudits qui remettaient trop tôt leurs manteaux

     

    Avant même le rideau, le dernier écho

     

    Habitués à zapper, passer, décrier, éluder

     

    Prisonniers encore de leurs piètres et opiniâtres réalités

     

    Si pressés toujours de la retrouver

     

    Métro Boulot Dodo

     

    Finalement des amateurs égarés de la dame au chapeau

     

    medium_delerm3.JPGSurtout ne pas rater le dernier métro

     

    Finalement d’autres admirateurs de Truffaut

     

    Pourtant le repos arrive bien assez tôt

     

    Pour se priver de celui des maux

     

    Engloutis dans cette avalanche de jolies nostalgies

     

    Pas seulement de Chatenay Malabry

     

    Déjà, encore, j’étais ailleurs, sur le quai des Grands Augustins,

     

    Avec peut-être un livre de Modiano à la main

     

    Et tant de rêves dans ma tête

     

    Qui plus que jamais chantaient à tue-tête

     

    Quelque chose comme un air de fête

     

    Et puis, il le fallait alors je suis sortie

     

    Avec une image improbable de mariachis

     

    Enveloppée aussi d’un voile d’une réconfortante mélancolie

     

    Suscitée par son enchanteresse poésie

     

    Moi et mes rêves à la folie

     

    Qui crois aux quatrièmes de couverture

     

    Qui peuvent effacer toutes les blessures

     

    Qui sais les soirs d’été à Ambroise Paré

     

    Mais aussi que tout peut en un jour changer, révéler, réveiller

     

    Ignorant la chaleur ou le froid ou la pluie

     

    Ignorant si j’étais à Paris ou Chatenay Malabry

     

    En rentrant, j’ai admiré plus que jamais l'incomparable charme germanopratin

     

    Tiens, tiens le quai des Grands Augustins

     

    Après être passée devant le Carrousel illuminé

     

    De son incomparable beauté auréolé

     

    Comme une chanson de Delerm un soir d’été

     

    Insatiable esthète acharnée

     

    Si seulement c’était un métier

     

    Je dois avouer avoir quelques chansons absentes regretté

     

    Ainsi, j’aurais aimé savourer sa délicieuse heure du thé

     

    Entendre la voix de Jean-Louis

     

    Voir le visage de Fanny, aussi

     

    C’était un soir à La Cigale

     

    Avec celui que j’ai découvert par son imitateur intarissable

     

    medium_photosordi_165.jpgDans le Deauville de Trintignant, subrepticement ensorcelant

     

    Celui qui n’est jamais décevant

     

    Le mien celui qui suspend le vol du temps,

     

    Je vous écris dans le silence qui s’installe

     

    Le silence lénifiant après un doux soir à la Cigale,

     

    Dé(i)fiant le temps, la réalité, l’ennui

     

    Un moment de poésie, un beau moment de vie, de nostalgie, de mélancolie, de rêveries

     

    Juste envie de dire merci. Allez-y. Courrez-y.

     

    Malgré la ville normale

     

    Malgré les voitures banales

     

    Il y aura toujours le chant des cigales

     

    C’était juste et tellement un soir de novembre inoubliable à La Cigale

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  • Critique de « Elle s’appelait Sarah » de Gilles Paquet-Brenner, à 20H45, sur France 2

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    Il aura fallu attendre 1995 pour entendre un Président de la République dire, enfin, "Oui, la folie criminelle de l'occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l'Etat français...", reconnaissant ainsi officiellement la responsabilité de l’Etat Français dans l’horreur du Vel d’Hiv. Il aura fallu attendre 2010 pour que deux films y soient consacrés, soit soixante-huit temps après les faits : « La Rafle » en début d’année et  « Elle s’appelait Sarah », adapté du roman éponyme de Tatiana de Rosnay. Bien sûr, dans « Monsieur Klein » (voir critique), Joseph Losey avait déjà fait la démonstration implacable de l’absurdité effroyable de l’holocauste et en particulier du Vel d’Hiv mais le cinéma ne s’était jamais encore réellement emparé pleinement du sujet de la rafle. Une vraie nécessité à entendre certains propos que j’évoquais déjà, ici, au milieu d’une incompréhensible et affligeante indifférence générale.

    Les 16 et 17 juillet 1942, 13000 juifs furent raflés et emmenés au Vélodrome d’Hiver. C’est ce qui est arrivé à Sarah (Mélusine Mayance), alors âgée de 10 ans. C’est ce que découvre Julia Jarmond (Kristin Scott-Thomas ), une journaliste américaine installée en France depuis 20 ans qui enquête sur ce douloureux épisode mais peu à peu ce qui était « seulement » un sujet d’article va révéler un secret familial, la famille de Sarah ayant vécu dans la maison des beaux-parents de Julia (celle où Julia projette justement de vivre) jusqu’à ce jour funeste de juillet 1942. A soixante ans d’écart, leurs destins vont se mêler et la vie de Julia et de ses proches va en être bouleversée. En deux questions des collègues du journal où Julia travaille est traduite la nécessité de transmettre. Non seulement ils ignorent ce qu’est le Vel d’Hiv mais une fois le sachant trouvent impensable que cela ait pu être commis par des Français.

    Cela commence par le rire de Sarah, un rire cristallin. Des coups à la porte. Une intrusion brusque. La cavalcade de rires de Sarah brutalement interrompue. Le petit frère caché dans l’armoire. Tout est dit. La fin de l’innocence. La violence d’une réalité absurde. La vérité et l’enfance emprisonnées. La clé du secret. Gilles Paquet-Brenner a l’intelligence de ne jamais en rajouter, de ne pas forcer l’émotion qui submerge d’ailleurs rapidement le spectateur et à plusieurs reprises, et de recourir au hors-champ qui laisse place à l’imaginaire du spectateur, et à l’intraduisible horreur.

    Filmant du point de vue et souvent à la hauteur de Sarah, avec des plans courts et serrés renforçant le sentiment de suffocation, d’oppression, en quelques plans, sans le même souci de reconstitution réaliste que dans « La Rafle », il nous fait envisager l’horreur indicible à laquelle elle est confrontée, à chaque fois par une violence brusque qui rappelle l’interruption du rire cristallin du début : de cette femme qui se jette du Vélodrome à cette scène, cruelle et bouleversante, où les enfants sont violemment séparés des parents au camp de Beaune-La-Rolande .

    A l’histoire de Sarah se superpose donc celle de la journaliste américaine avec laquelle elle n’a a priori rien en commun et qui va bientôt devoir faire face à un poids terrible, celui du secret, de la culpabilité. Le poids de l’Histoire qui se mêle alors à la sienne, d’histoire. Lever le voile sur la première va alors être nécessaire pour continuer la sienne.

    A travers ceux que croisent Sarah ce sont tous les visages de cette guerre qui apparaissent méprisables ou admirables, parfois plus complexes : ceux qui ont collaboré, ceux qui se sont tus, ceux qui ont spolié les juifs, ceux qui ont aidé au péril de leur vie.

    L’intensité du jeu de Kristin Scott-Thomas, encore une fois remarquable (et si différente des rôles qu’elle incarnait dans « Il y a longtemps que je t’aime » ou « Partir » ou encore dans « Nowhere boy »), l’intelligence et la sobriété de la réalisation, l’incroyable Mélusine Mayance, bouleversante, qui interprète brillamment la fragilité obstinée de la petite Sarah, les rôles secondaires (Niels Arestrup et Michel Duchaussoy en tête), le scénario efficace et le montage ingénieux en font un film aussi nécessaire que poignant et qui nous rappelle que la mémoire est un devoir et que l’ignorance est aussi la cause des plus grands drames de nos histoires et de l’Histoire, quand ceux de la seconde n’entraînent pas fatalement ceux de la première et que la clé du secret ouvre souvent sur la vérité mais aussi la paix et la liberté.

    Pour en savoir plus, une nouvelle fois, je vous recommande donc de voir :

    « Monsieur Klein » de Joseph Losey,. Ainsi que « La liste de Schindler », l'incontournable chef d'œuvre de Spielberg. Evidemment « Le Dictateur » de Chaplin, « Le Chagrin et La Pitié » de Marcel Ophüls, « Au revoir les enfants » de Louis Malle, « Nuit et brouillard » d'Alain Resnais, La vie est belle de Roberto Benigni. « Le Pianiste » de Roman Polanski. Sur la Résistance : « L'armée des ombres » de Jean-Pierre Melville

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  • La conférence de presse d'annonce de sélection du Festival de Cannes 2013 en direct le 18 Avril

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    Comme chaque année, j’aurai le plaisir d’assister à la conférence de presse d’annonce de sélection du Festival de Cannes donnée par le Président du festival M. Gilles Jacob et par le délégué général M. Thierry Frémaux et qui aura lieu ce jeudi 18 avril, à 11H, à l’UGC Normandie (alors qu’elle avait auparavant lieu à l’InterContinental Grand hôtel de Paris) et que je vous ferai suivre en direct sur twitter, sur mon compte principal http://twitter.com/moodforcinema et dont vous pourrez bien entendu retrouver le compte-rendu détaillé et commenté ici dès jeudi après-midi.

    Je vous rappelle que vous pourrez me suivre en direct du 66ème Festival de Cannes, de l'ouverture à la clôture sur http://inthemoodforfilmfestivals.com sur lesquel vous pouvez retrouver d'ores et déjà de nombreuses informations sur ce 66ème Festival de Cannes.

    Lien permanent Imprimer Catégories : CONFERENCES DE PRESSE, FESTIVAL DE CANNES 2013 Pin it! 0 commentaire