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  • Critique de "Whatever works" de Woody Allen (ce soir sur Ciné+ premier/20H40)

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    Après des films aussi divers et réussis que « Match point », « Scoop », « Le rêve de Cassandre », « Vicky Cristina Barcelona » qui se sont enchaînés au rythme frénétique d’une réalisation par an, comment Woody Allen pouvait-il encore nous étonner ? Tout simplement en revenant à New York après la magistrale trilogie londonienne (« Match point » restant pour moi la perfection scénaristique, encore inégalée) et après son escapade espagnole.

    Boris Yellnikoff (Larry David), double woody allenien ( que le réalisateur n’incarne pas cette fois laissant donc la place à  Larry David) est un presque Prix Nobel, il a en effet  raté  sa carrière comme son mariage et son suicide. Un soir, une jeune fugueuse répondant au doux nom de Melody (Evan Rachel Wood), affamée et frigorifiée, lui demande de l’héberger. Alors qu’elle ne devait rester que quelques nuits, elle s’installe pour finalement former un étrange couple avec ce Boris aussi futé et misanthrope qu’elle est ingénue et joyeuse.  Le génie de la physique finira même par épouser la pétulante jeune femme.  Tout se complique quand Marietta (Patricia Clarkson), la mère de la jeune femme, débarque à l’improviste…

     A 73 ans, Woody Allen semble plus que jamais peu soucieux des conventions, qu’elles soient morales ou cinématographiques, et fait preuve d’une liberté toujours aussi étonnante et réjouissante pour le spectateur.

     Dès la première séquence dans laquelle Boris quitte les amis avec lesquels il était attablé pour s’adresser directement au spectateur face caméra, on retrouve sa verve inimitable dans un monologue qui brasse avec brio, ironie, mordant et lucidité les préoccupations existentielles récurrentes et universelles du réalisateur toujours aussi hypocondriaque et savoureusement cynique.

     Même si jamais personne, à commencer par lui-même, ne sublimera autant Manhattan qu’il y est parvenu dans le film éponyme, il parvient encore à nous faire découvrir New York sous un angle différent et enchanteur, sa caméra incisive en épousant la bouillonnante et frémissante vitalité.

    Les personnalités excentriques des deux personnages principaux (mais aussi des personnages secondaires) sont pour beaucoup dans cette réussite : Larry David joue comme Woody Allen à s’y méprendre, un être boiteux dans tous les sens du terme, aussi exécrable qu’attendrissant et Evan Rachel Wood joue à merveille la sympathique écervelée, succédant à Scarlett Johansson, sans démériter.

     Les dialogues et les monologues de Larry David sont une réjouissance perpétuelle et un air de Beethoven nous montre une nouvelle fois avec quelle maestria il sait fait valser magie et ironie de l’existence.

    Hymne à la liberté, qu’elle soit amoureuse ou artistique, qui n’est pas sans faire écho à son film précèdent, le sensuel (et à mon avis néanmoins plus réussi que celui-ci)  « Vicky Cristina Barcelona », ce « Whatever works »  est aussi  un hymne à la vie et à ses « hasards dénués de sens » que Woody Allen manie et célèbre avec subtilité pour faire basculer le cynisme en optimisme, et si la religion est ici, à nouveau, une cible délectable , il croit au moins en une chose et nous y fait croire avec talent : le pouvoir de la liberté et des hasards qui font que « ça marche », peu importe comment…  Le hasard peut, aussi, bien faire les choses et l’incertitude existentielle n’est pas forcément source de tourments semble admettre et nous faire admettre Woody Allen dans un accès communicatif d’optimisme, voire d’insolente liberté.

     Et même s’il s’agit là d’un Woody Allen mineur, comme le répète Larry David « l’important c’est que ça marche ».  Woody Allen fait, encore une fois, preuve d’une impertinence et d’une énergie débordante que bien des jeunes cinéastes pourraient lui envier et qui nous font attendre le prochain avec une impatience toujours grandissante.

    Et cliquez ici pour retrouver mon dossier complet consacré à Woody Allen

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  • 4ème édition du Festival du Film Francophone d'Angoulême du 24 au 28 août 2011

    Créé en 2008 à l’initiative de Marie-France Brière, Dominique Besnehard et Patrick Mardikian , le Festival du Film Francophone d’Angoulême lancera, pour la 4ème année, la « rentrée cinématographique » avec au programme : la promotion du cinéma francophone et l’émergence de nouveaux talents notamment par le biais de la compétition, un focus Pierre Salvadori, un hommage à la Tunisie et de nombreux autres rendez-vous que je vous invite à découvrir sur le site officiel du festival : http://www.filmfrancophone.fr , vous y verrez aussi les prix des entrées vraiment attractifs...donc aucune raison de vous en priver.

     Parmi les films en avant-première "Et maintenant on va où" de Nadine Labaki dont je vous avais parlé lors du dernier Festival du Film de Cabourg, et que je vous recommande.

    Le jury sera cette année présidé par Vincent Perez (retrouvez ici mon compte rendu de mon interview de celui-ci pour la sortie de « Un baiser papillon »),

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  • Concours express: 10x2 places pour "This must be the place" de Paolo Sorrentino avec Sean Penn

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    Robert De Niro a  déclaré lors de la conférence de presse du jury : «« J’ai beaucoup aimé le film de Sorrentino, je pense que Sean Penn est exceptionnel dans ce film ».  Et il l'est, en effet.  Ce film était ainsi le grand absent de ce palmarès même s’il a reçu le prix du jury œcuménique. Beaucoup de spectateurs ont été décontenancés par le mélange de genres dans l’histoire de ce chanteur de rock déchu, à la fois pathétique, touchant, ridicule, flamboyant, décalé, qui dans la deuxième partie part à la recherche d’un ancien tortionnaire nazi puis qui se transforme en  parcours initiatique. La photographie ( qui fait penser aux peintures de Hopper), l’interprétation, la bande originale, le ton faisaient de ce film un de mes coups de cœur de cette édition 2011 et un prétendant idéal au prix du jury  finalement attribué à « Polisse ».

    Comme je manque de temps (le film sort en salles demain) mais que je tenais absolument à vous faire gagner des places pour cet excellent film, grand oublié du palmarès cannois, je vais faire très simple (pour une fois): les 10 premiers à m'envoyer leurs coordonnées par email à inthemoodforcinema@gmail.com , avec pour intitulé de l'email "Concours this must be the place", remporteront ces places.  Et n'oubliez pas, il vous reste quelques heures pour remporter votre pass pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville, (27 sont finalement en jeu, au lieu de 18).

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  • Mission Paris Deauville : une campagne vidéo originale de Intercités SNCF

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    mission3.jpgJe vous ai déjà parlé du concours organisé par Intercités SNCF pour remporter votre pass pour le festival.

     Aujourd'hui, je vous conseille vivement de découvrir la vidéo mise en ligne sur la page "Mission Deauville", une vidéo interactive et ludique qui reprend avec humour et malice les codes du cinéma américain...bref une publicité réussie.

    Sur cette même page, vous pourrez aussi gagner vos pass pour le festival et réserver votre train pour Deauville ou simplement consulter les horaires.

    N'attendez plus pour prendre votre billet pour ce site, là: http://www.missionparisdeauville.com/#/fr/accueil et retrouvez également Intercités sur Facebook pour de nombreuses informations sur le festival et d'autres pass à gagner: https://www.facebook.com/#!/SNCFIntercites

    Et n'oubliez pas de me suivre en direct de Deauville sur:

    http://www.inthemoodfordeauville.com

    http://facebook.com/inthemoodfordeauville

    http://twitter.com/moodfdeauville

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