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  • Concours- Gagnez 5 DVD et 2 Blu-ray de "A dangerous method" de David Cronenberg

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    Un nouveau concours pour ce week end à l'occasion de la sortie en DVD et Blu-ray de "A dangerous method"... En attendant de découvrir le nouveau film de David Cronenberg en compétition officielle, à Cannes "Cosmopolis", je vous propose aujourd'hui de remporter 5 DVD et 2 Blu-ray de son dernier film "A dangerous method". 

     Faîtes-partie des 7 premiers à me donner les noms des films dont sont extraites les images suivantes et à répondre à la question n°4. Les 2 plus rapides remporteront le Blu-ray et les 5 suivants, le DVD.

    Envoyez vos réponses à inthemoodforcinema@gmail.com en n'oubliant pas de joindre vos coordonnées et en inscrivant "Concours a dangerous method" dans l'intitulé de votre email. Réponses à envoyer avant le 5 Mai.

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    Quel est votre film préféré de David Cronenberg et pourquoi (en quelques mots) ou si vous n'en avez jamais vu, dîtes-moi pourquoi vous souhaitez remporter ce DVD ou Blu-ray.

    Lien permanent Imprimer Catégories : CONCOURS/JEUX Pin it! 5 commentaires
  • Critique de "Téhéran" de Nader T.Homayoun et interview du réalisateur (ce soir à 22H10 sur Ciné+club)

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    Après l'excellent film de Bahman Ghobadi « Les Chats persans » que je vous recommande vraiment de voir en DVD si vous l'avez manqué lors de sa sortie (cliquez ici pour lire ma critique et voir mes vidéos de l'équipe du film), un autre film iranien, la même année, avait retenu mon attention, il s'agit donc de « Téhéran » de Nader T. Homayoun, un film qui a obtenu le prix de la semaine de la critique au Festival de Venise 2009 et le Grand Prix du Jury au Festival Premiers Plans d'Angers 2010.

    Synopsis : Ebrahim (Ali Ebdali) quitte sa famille et va tenter sa chance à Téhéran mais dans cette jungle urbaine où tout se vend et tout s'achète, le rêve peut rapidement virer au cauchemar. Mêlé malgré lui à des trafics mafieux, Ebrahim a-t-il encore une chance de s'en sortir ?

    Nader T.Homayoun est parti d'une rumeur persistante selon laquelle, à Téhéran, des mendiants voleraient des bébés pour faire la manche. Ebrahim, parti à Téhéran considéré par beaucoup d'Iraniens comme l'Eldorado, est l'un d'eux... Tandis qu'il se fait voler le bébé avec lequel il faisait la manche, sa femme, enceinte, le rejoint à Téhéran.

    Nader T.Homayoun a pris prétexte de la réalisation d'un documentaire sur Téhéran pour pouvoir réaliser son film qui, au-delà de l'aspect documentaire qu'il comporte bel et bien, est « un polar à l'iranienne » et même un thriller social.

    A travers les péripéties d'Ebrahim (interprété avec conviction par Ali Ebdali), nous découvrons Téhéran, ville bouillonnante et tentaculaire. Une ville qui vit, vivre, palpite, bouillonne, rugit mais aussi une ville blessée, une ville qui connaît une vraie ségrégation sociale et une expansion mais aussi une pauvreté grandissantes et les trafics en tous genres, c'est pourquoi le titre iranien est « Tehroun », le nom argotique et populaire de Téhéran. C'est en effet le visage sombre de Téhéran qu'il nous dévoile ici et à travers elle le portrait sans concessions de la société iranienne, une société qui ne croit plus en rien, corrompue par l'argent. Ebrahim lui-même change, la pauvreté le contraint à l'aliénation et même sa femme dit ne plus le reconnaître. Nader T.Homayoun nous fait découvrir une ville où règle le cynisme et où tout est en effet bon pour « faire de l'argent » : prostitution, vol et vente d'enfants, vente de drogue, prêt islamique détourné de sa fonction initiale, voleurs se faisant passer pour des pasdaran et débarquant dans des fêtes (interdites)...

    Difficile de dissocier ce film de ses conditions de tournage qui en épouse d'ailleurs le sentiment d'urgence : tourné en 18 jours sans autorisation. D'après son réalisateur, « il est impossible qu'il soit distribué en Iran pour l'instant. » Tourné à la fin du premier mandat d'Ahmadinejad il montre que la répression et la rigueur s'accompagnent d'une véritable impunité. Contrairement aux « Chats persans », les forces de l'ordre ne sont jamais montrées mais, invisibles, elles n'en sont que plus présentes, ce nouveau et sombre visage de Téhéran en étant la conséquence.

    Là où « Les chats persans » laissait entrevoir une lueur d'espoir « Téhéran » montre un peuple désenchanté qui, à l'image de la dernière scène, suffoque et meurt, et ne parvient pour l'instant qu'à retarder de quelques jours cette inéluctable issue. Un premier film particulièrement réussi, autant un thriller qu'un documentaire sur une ville et un pays qui étouffent et souffrent. Un cri de révolte salutaire, une nouvelle fenêtre ouverte sur un pays oppressé.

    Interview de Nader T.Homayoun:

     

    nader.jpgIl y a quelques semaines, on me proposait de rencontrer le réalisateur de "Téhéran", Nader T.Homayoun, pour l'interviewer. A mon grand regret, j'ai dû décliner l'invitation à la dernière minute mais ce dernier a eu la gentillesse de répondre à mes questions par écrit. Je l'en remercie de nouveau vivement et je vous conseille vraiment de lire ses réponses qui apportent un bel éclairage à ce film que je vous recommande d'ailleurs. Je vous rappelle au passage que "Téhéran" figurait en compétition du 2ème Festival du Film Policier de Beaune, catégorie "sang-neuf".

    Quel a été l'élément déclencheur de votre projet ? L'envie de faire un film sur Téhéran ? De montrer un autre visage de cette ville ? Ou bien de réaliser un « thriller social » ?

    Il est plus facile de répondre à cette question après coup. Au départ, votre projet de film oscille entre plusieurs désirs. Vous allez un peu dans toutes les directions pour trouver le ton et la forme adéquates. Je voulais d'abord faire un film de genre. Je trouvais que le cinéma iranien ne donnait pas assez d'importance au cinéma de genre, et que cette omission devenait même préjudiciable, car elle nous enfermait dans une certaine forme de cinéma qui commençait à sentir le formalisme. Néanmoins, je tenais à ce que le récit se passe à Téhéran. Et pour filmer Téhéran, je souhaitais être au plus proche de la température de la ville. Capter sa fièvre plus exactement, car Téhéran est pour moi une ville malade, elle a une infection. Ces deux approches à la fois sociale - presque sociologique - et urbaine, et en même temps très cinématographique devaient trouver une forme. La veine « thriller social » est donc apparue au fur et à mesure du développement du projet tant à l'écriture qu'au moment des repérages, puis évidemment au tournage.

    Votre film comporte aussi un aspect documentaire ? La fiction était-elle votre choix d'emblée ou avez-vous hésité à réaliser un documentaire sur Téhéran ?

    Faire un documentaire sur ou à Téhéran ne m'intéressait pas. Je sortais justement d'un documentaire qui m'avait pris 4 ans (Iran, une révolution cinématographique), et j'avais une véritable envie de fiction. Pour moi, il s'agissait de faire un film de genre qui aurait une dimension documentaire. La forme documentaire est presque pour moi dans ce film un exercice de style, dans le sens le plus noble du terme. Une forme qui permet au spectateur de plonger plus aisément dans la chaudière de Téhéran.

    J'ai lu que vous étiez parti d'une rumeur selon laquelle des mendiants voleraient des bébés pour les accompagner dans leur mendicité. Avez-vous reçu des témoignages en ce sens depuis la réalisation du film ?

    Je n'ai pas fait de recherches particulières dans ce sens-là, car je ne voulais pas brider mon fantasme, qui est aussi un fantasme collectif en Iran. Tout le monde est à peu près sûr en Iran que les bébés que l'on voit dans les bras des mendiants ne leur appartiennent pas. Mes recherches étaient de tout ordre, et elles se sont recentrées sur les ambiances urbaines, les choix des quartiers et des rues, les choix de la figuration, des passants, des « gueules » comme on dit dans le jargon, mais aussi dans le vocabulaire des dialogues.

    Vous avez choisi de ne jamais montrer les forces de l'ordre mais finalement il me semble que cette absence rend l'Etat encore plus présent et surtout sa responsabilité encore plus présente, la pauvreté en étant une conséquence mais aussi le cynisme qui s'empare d'une partie de la société. Etait-ce un choix délibéré de votre part de ne jamais les montrer ?

    Oui, tout à fait, je ne voulais pas mêler l'Etat à ça. Je trouvais que cette absence rendait la société iranienne plus dangereuse, plus inquiétante, « laissée pour compte ». Il y a un coté rassurant dans l'apparition de la police à la fin de certains films. Comme si on essayait de nous dire : « ne vous inquiétez pas, au final, ils sont toujours là pour vous sauver » ; un peu à l'image de l'arrivée de la cavalerie à la fin des westerns. Or, dans Téhéran, vous sentez la présence de la police et des forces de l'ordre, mais elle n'est pas rassurante. Vous ne vous sentez pas à l'aise. Tout est possible avec eux.

    Il y avait aussi une autre raison pour laquelle j'ai évité de montrer les forces de l'ordre. Souvent dans les films, cette présence est un gage donné à l'état pour faire passer le film à travers les mailles de la censure. Je veux dire plus précisément que la présence des forces de l'ordre à la fin des films, et la fait que le dénouement de l'histoire passe par eux, est une garantie de la moralité du film. Leur absence dans le film est aussi un acte politique.

    Pensez-vous que faire du cinéma en Iran est aujourd'hui une forme de résistance ? Je pense à votre film mais aussi à un autre très beau film « Les chats persans » de Bahman Ghobadi qui s'est également heurté à beaucoup de difficultés.

    Faire des films partout dans le monde est devenu un acte de résistance. Face à la montée de la consommation d'images faciles et face à cette espèce de cannibalisme ou plus exactement face à cet aspect fast-food des images, quand un cinéaste essaye de faire un cinéma différent, avec une durée et un style différent, forcément il fait acte de résistance. Faire des films en Iran est difficile, mais je crois qu'on peut dire la même chose pour un cinéaste français ou américain... Les dangers ne sont pas les mêmes, mais il faut prendre des risques.

    Ce que l'on peut dire en revanche pour les cinéastes iraniens, c'est qu'ils ont une double mission. La première est de faire des images et raconter des histoires, ils la partagent avec tous les cinéastes du monde. En revanche, un cinéaste iranien a aussi pour mission d'éveiller le regard du monde, même de façon très modeste, sur ce qui se passe dans son pays, car l'image de l'Iran n'appartient plus depuis longtemps aux Iraniens. Et les cinéastes iraniens sont devenus malgré eux les ambassadeurs de leur pays.

    Votre film et celui précédemment évoqué ont d'ailleurs en commun d'avoir Téhéran pour protagoniste, une ville bouillonnante, tentaculaire mais aussi victime de ségrégation sociale. Dans quelle mesure cette ville est-elle pour vous différente des autres capitales ?

    Téhéran ressemble à beaucoup d'égard aux autres mégapoles du monde, avec les mêmes problématiques connues et reconnues dans ce genre de cité. Mais ce qui change en Iran, c'est qu'en plus des difficultés sociales, les habitants de Téhéran souffrent d'un autoritarisme religieux et politique. Votre liberté individuelle n'est pas la même à Téhéran qu'à Mexico, même si à beaucoup d'égard, ces deux mégapoles endurent des mêmes maux. Un exemple simple : un ouvrier iranien ne peut à la fin de sa journée, se payer une bière pour se détendre.

    Téhéran m'intéressait aussi parce que c'est la ville où tous les espoirs sont possibles, ou en tout cas, les gens de province ont ce fantasme. La capitale est devenue une ville très hétéroclite où l'on peut trouver des gens des quatre coins du pays. En somme Téhéran, vues sa dimension et sa population, est un micro-Iran, et devient par conséquent une métaphore du pays.

    Finalement le sentiment d'urgence lors des conditions de tournage est le même que celui ressenti par Ebrahim et ces difficiles conditions de tournage donnent aussi l'impression de servir le sujet. Y a-t-il des scènes auxquelles vous avez dû renoncer ? Ou, au contraire, d'autres scènes sont-elles nées de ces contraintes ?

    Je suis allé sur le plateau avec un scénario flottant. Je veux dire que rien n'était figé, tout pouvait changer sur le plateau notamment pour faire face aux contraintes du quotidien. J'ai beaucoup d'exemples. Pêle-mêle, il me vient à l'esprit la scène du concessionnaire. J'étais censé tourner la scène dans une boutique de vêtements très chics à Téhéran, mais le propriétaire nous a lâché à la dernière minute. Un ami d'un ami d'un ami connaissait un concessionnaire. Nous avons réécrit les dialogues en fonction du nouveau décor et du nouveau métier. Cerise sur le gâteau, les murs étaient couverts de miroirs. Un bonheur pour moi, un calvaire pour le chef'op. la scène a pris, je trouve plus de poids. Le concessionnaire vend des bébés comme des voitures.

    Ce qui m'a aussi frappée, c'est votre vision sombre de l'Iran, « Téhéran » montre un peuple désenchanté qui, à l'image de la dernière scène, suffoque et meurt. La caméra s'éloigne alors comme si on regardait cela de loin, avec une relative indifférence. Partagez-vous ce pessimisme ou votre film reflète-t-il le sentiment général du peuple iranien ?

    La dernière scène du film reflète très bien ma vision des choses pendant le tournage et la raison pour laquelle j'ai réalisé ce film : l'impuissance. Le peuple iranien n'est pas indifférent mais reste impuissant face à ce qu'on lui impose et ne réagit pas ou pas assez. Les choses ont beaucoup changé depuis les dernières élections et tant mieux. Il y a eu un sursaut national, une renaissance qui n'a pas l'air de faiblir. Le placement de la caméra dans la dernière scène n'est pas un éloignement par rapport à la réalité de la vie, elle évoque au contraire notre impuissance à prendre notre destinée en main, comme si on nous gardait à distance. Nous restons spectateur et non pas acteur de la pièce dans laquelle nous sommes censés jouer le rôle principal.

    Pensez-vous que votre film pourra sortir en Iran ?

    Je ne sais toujours pas. J'aimerais beaucoup. Je vais très prochainement envoyer une copie du film, avec un dossier de presse. La balle sera ainsi dans le camp du Ministère de la Culture et de l'Orientation Islamique.

    Avez-vous d'autres projets ? Pensez-vous qu'il sera encore plus difficile pour vous de tourner en Iran après ce film ?

    J'ai un autre projet que j'aimerais tourner cet hiver en Iran. Une comédie romantique à Téhéran, un film très différent dans la forme et dans le fond. Je vais me battre pour faire ce film en Iran, comme tout le monde. Pour le moment, je me concentre sur l'écriture. À chaque jour suffit sa peine. On ne sait pas de quoi demain est fait.

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  • Programme complet du Champs-Elysées Film Festival 2012 : du 6 au 12 juin 2012 sur les Champs-Elysées

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    Ce matin, sur la terrasse de Publicis depuis laquelle la vue sur les Champs-Elysées est vertigineuse, avait lieu la conférence de presse du Champs-Elysées Film Festival, une initiative dont je suis ravie moi qui regrettais la disparition du Festival du Film de Paris (auquel je dois ma toute première participation à un festival, en 1998, dans le jury jeunes, alors que le président du festival était un certain Sean Penn...) et qui ne cessais de répéter que manquait à Paris, ville du 7ème art par excellence, un festival glamour et d’envergure qui puisse aussi ravir les cinéphiles. Quel plus beau cadre pour un festival que la plus belle avenue du monde! Dans son éditorial, Sophie Dulac, la présidente du festival précise ainsi les objectifs de ce festival « faire briller le temps d’une semaine, le cinéma français et le cinéma américain indépendant, recevoir de grandes personnalités de ce métier, proposer une cinématographie inédite, ouvrir des discussions avec des professionnels, faire une place de choix aux courts-métrages et inviter le public aux avant-premières » ! Voilà un programme qui s'annonce réjouissant!

    Le festival aura pour président Lambert Wilson, une belle idée, son image se confondant judicieusement avec celle que souhaite donner ce festival.

    Au programme :

    Une sélection de longs métrages américains indépendants, qui mettent en valeur la diversité du cinéma de l’autre côté de l’Atlantique. Ces films concourent pour le Prix du Public.

    - Une sélection de courts métrages français et américains qui concourent pour le Prix du Public.

    - Des avant-premières françaises et américaines prestigieuses pour la plupart présentées en présence des équipes de film.

    - Un invité d’honneur, le producteur Harvey Weinstein

    - Une soirée spéciale en présence du comédien Donald Sutherland

    - Un panorama de films internationaux concourant pour l’Oscars du meilleur film étranger

    Au total, près de 50 films et plus de 100 séances auront lieu dans les cinémas qui jalonnent les Champs-Élysées.

    -Harvey Weinstein, invité d'honneur:

    En parallèle de l’hommage à Harvey Weinstein,  une sélection des grands films qu’il a produits sera proposée et présentée par de jeunes critiques durant toute la semaine :

    Aviator de Martin Scorsese

    Chicago de Rob Marshall

    Gangs of New-York de Martin Scorsese

    Jackie Brown de Quentin Tarantino

    Kill Bill 1&2 de Quentin Tarantino

    Le Patient Anglais d’Anthony Minghella

    Pulp Fiction de Quentin Tarantino

    Shakespeare in Love de John Madden

    Will Hunting de Gus Van Sant

    The Yards de James Gray

    Détails de la soirée special Danbiel Sutherland:

    Le festival rend hommage au comédien Donald Sutherland en sa présence. À cette occasion, une soirée spéciale aura lieu le samedi 9 juin au Publicis Cinémas. La projection du film culte « KLUTE » d’Alan J. Pakula sera suivie d’une « Hollywood Conversation » exceptionnelle avec Donald Sutherland. Ce dernier se verra remettre par Monsieur Frédéric Mitterrand la médaille de Commandeur des Arts et des Lettres.

     -La sélection officielle de films indépendants américains :

    Le public sera invité à voter à l’issue de chaque séance pour récompenser un long métrage :

    Blank City de Céline Danhier

    Bernie de Richard Linklater

    Jesus Henry Christ de Denis Lee

    Keep the lights on de Ira Sachs

    Avec Thure Lindhardt, Zachary Booth, Marilyn Neimark

    Luv de Sheldon Candis

    Marina Abramovic : the artist is present de Matthew Akers

    Not waving but drowning de Devyn Waitt

    Peace, love & misunderstanding de Bruce Beresford

    Tabloïd d’Errol Morris

    The perfect family de Anne Renton

     Les courts-métrages:

    Plus de trente courts métrages seront proposés au public durant toute la semaine, à travers cinq programmes. Une sélection française, quatre programmes de grandes écoles de cinéma : l’USC, NYU et la Columbia pour les Etats-Unis et la Femis pour la France. Ces séances seront animées par des représentants et par les réalisateurs.

     Les avant-premières françaises

     Chaque soir, Champs-Elysées Film Festival proposera des avant-premières de films français en présence des équipes. Ce sera l’occasion pour le public de découvrir, plusieurs semaines avant leurs sorties, de nombreux films attendus.

     Adieu Berthe (ou l’enterrement de mémé) de Bruno Podalydès

    Comme un homme de Safy Nebbou

    Du vent dans mes mollets de Carine Tardieu

    Journal de France de Claudine Nougaret et Raymond Depardon

    La Clinique de l’amour de Artus de Penguern

    L’air de rien de Grégory Magne et Stéphane Viard

    Mains armées de Pierre Jolivet

    Quand je serai petit de Jean-Paul Rouve

    Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais

    Wrong de Quentin Dupieux

     Les avant-premières américaines

     Parallèlement à la sélection française, Champs-Elysées Film Festival proposera des avant-premières de films américains quelques semaines avant leur sortie en France.

     After Life d’Agnieszka Wojtow

    Brake de Gabe Torres

    Bitch Slap de Rick Jacobson

    Friends with kids de Jennifer Westfeld

    My soul to take (3D) de Wes Craven

    Perfect Host de Nick Tomnay

    Terri d’Azazel Jacobs

    Summertime de Matthew Gordon

     Tous les Oscars du monde- Oscars du meilleur film étranger

    Pour concourir à l’Oscar du Meilleur Film Etranger, chaque pays choisit un film qui le représentera. Champs-Elysées Film Festival rendra compte de la diversité de la production internationale, en proposant au public une sélection de ces films, pour certains inédits en France.

     Bullhead de Michael R.Roskam

    Dans ses yeux de Juan José Campanella

    Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau

    Une séparation de Asghar Farhadi

    72 days de Danilo Serbedzija

    Letters to Angel de Sulev Keedus

    Volcano de Runar Runarsson

     Les journées professionnelles – US in progress

     US in Progress est une initiative conjointe de l’American Film Festival de Wroclaw en Pologne, de Champs-Elysées Film Festival à Paris et de Black Rabbit Film. Il s’agit du premier et seul événement professionnel consacré au cinéma indépendant américain. Il comprend deux rencontres par an, à l’occasion de deux festivals de cinéma différents : Paris en juin, et Wroclaw en novembre. L’objectif est de présenter des films indépendants américains en phase de postproduction à des acheteurs européens en vue de favoriser la circulation et la distribution de films indépendants américains en Europe. Pourquoi lancer un événement en faveur du cinéma américain en Europe? La position dominante du cinéma américain sur tous les marchés européens est une évidence aujourd’hui. Par films américains, nous entendons généralement des films de studios, des films à gros budget, certes divertissants mais qui donnent une vision formatée et partielle des États-Unis. En dehors du système des studios, il existe un cinéma indépendant dynamique et digne d’intérêt. Mais ce cinéma manque d’une véritable stratégie internationale et les acheteurs européens sont peu au courant de l’existence de ces films. Ainsi, l’objectif de US in Progress est de créer de nouvelles passerelles entre la génération de cinéastes américains talentueux qui émerge aujourd’hui et les acheteurs européens. Il s’agit, en un mot, d’introduire les nouvelles voix de l’Amérique sur le marché européen. Pour la première édition de Champs-Elysées Film Festival, 4 longs métrages ont été sélectionnés. Ces films seront présentés et projetés à une quarantaine de vendeurs, distributeurs, festivals et producteurs européens. Pour tous les films qui participent à US in Progress, il s’agit de la première exposition sur le marché européen.

    Les films de la sélection :

    I am I de Jocelyn Towne

    Desert cathedral de Travis Gutierrez Senger

    The house of last things de Michael Barlett

    The teacher de Hannah Fidell

     Informations pratiques :

     Information et accueil

    Bureau du festival au Publicis Drugstore

    133 Avenue des Champs-Elysées

    75008 Paris

    Tarifs

    Pass festival (35 euros) disponible sur www.champselyseesfilmfestival.com

    À retirer sur place au bureau du festival /Publicis

    Prix à la séance : tarification habituelle de la salle de cinéma

    Les cartes illimitées sont acceptées.

    vente-privee.com partenaire du Festival

    Une semaine avant l’ouverture de la billetteries traditionnelles, vente-privee.com, leader et créateur de la vente événementielle en ligne, propose 1 000 pass à tarif exclusif pour participer à Champs-Elysées Film Festival. Les membres pourront retirer directement leur pass au Publicis Cinémas sans aucun frais de location. Dès le 7 mai rendez vous sur vente-privee.com.

     Le festival en ligne :

    Pour connaître toute la programmation, les horaires, les salles et suivre l’actualité du festival en direct, rendez-vous sur :

    www.champselyseesfilmfestival.com

    Réseaux sociaux :

    Suivez-nous sur Twitter : @CEfilmfest

    Dailymotion : www.dailymotion.com/champselyseesfilmfestival

    Page Facebook : Champs-Elysées Film Festival

     Lieux du festival

     • Le Balzac

    1, rue Balzac - 75008 Paris

    Métros : Etoile (lignes 1, 2 et 6) ou George V (ligne 1)

    • Gaumont Marignan

    27, avenue des Champs-Élysées - 75008 Paris

    Métro : Franklin Roosevelt (lignes 1 et 9)

    • Gaumont Ambassade

    50, avenue des Champs-Elysées - 75008 Paris

    Métro: Franklin Rossevelt (ligne 1 et 9)

    • Le Lincoln

    14, rue Lincoln - 75008 Paris

    Métro : George V (ligne 1), Franklin Roosevelt (lignes 1 et 9)

    • Publicis Cinémas

    129, avenue des Champs Elysées - 75008 Paris

    Métro : Etoile (lignes 1, 2 et 6), George V (ligne 1)

    • UGC George V

    144-146, avenue des Champs-Élysées - 75008 PARIS

    Métro : Etoile (lignes 1, 2 et 6), George V (ligne 1)

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  • Critique - "Le Prénom" de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui...

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    Voici ma courte critique de ce film publiée suite à ma participation au jury du Festival International du Film de Boulogne Billancourt dans le cadre duquel il était présenté en avant-première et en ouverture (retrouvez mon compte-rendu complet de jurée au festival, en cliquant ici).

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    Le « Prénom » est l’adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, également réalisateurs du film, une pièce qui a connu un grand succès au Théâtre Edouard VII : pas moins de 250 représentations !

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    Vincent (Patrick Bruel), la quarantaine, va être père pour la première fois. Cela s’annonce comme un dîner convivial comme un autre, celui organisé chez Élisabeth (Valérie Benguigui) et Pierre (Charles Berling), sa sœur et son beau-frère. Il y retrouve également Claude (Guillaume de Tonquedec, photo ci-dessus), un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna (Julie El Zein, photo ci-dessus), sa jeune épouse en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… jusqu’à ce qu’il donne, fièrement, le prénom choisi pour l’enfant à naître. Sa réponse plonge la famille dans la stupéfaction, et engendre le chaos.

    Le casting est identique à celui de la pièce à l’exception de Charles Berling, qui incarne Pierre, le beau-frère de Vincent, reprenant ainsi le rôle interprété par Jean-Michel Dupuis.

    Adapter une pièce de théâtre constitue toujours un défi qui consiste à ne pas tomber dans l’écueil et la facilité du théâtre filmé. La scène d’introduction qui présente les personnages et qui reprend la voix off déjà utilisée dans la pièce instaure un rythme haletant, un ton incisif et rompt avec l’unité de lieu. Evidemment le sujet fait d’emblée songer à « Carnage » (la pièce de Yasmina Reza adaptée récemment par Roman Polanski). Finalement dans les deux cas, une histoire de mots qui font éclater une vérité blessante et qui révèlent des maux enfouis et des frustrations. Dans « Carnage » un enfant en blessait un autre au visage et lors de la déclaration destinée aux assurances, le père du « coupable » demandait à remplacer le terme «armé » d’un bâton par celui de « muni ».

    Polanski ne s’était pas contenté de filmer une pièce de théâtre mais avait proposé une vraie mise en scène signifiante avec un cadrage, parfois étouffant, par une manière de placer sa caméra dans l’espace et de diviser cet espace au gré des clans qui se forment, par des gros plans ou des plongées ou contre-plongées qui révèlent toute la laideur de ses personnages. Si la mise en scène du « Prénom » n’est pas aussi inspirée, elle n’en est pas statique pour autant. Et tandis que dans « Carnage », tout n’est qu’amertume et cynisme, chacun n’agissant que sous un seul diktat, celui de l’égoïsme censé régir la vie de chacun, dans « Le prénom », il s’agit d’autre chose…

    « Le Prénom » devient en effet finalement un révélateur qui va faire ressurgir les rancœurs de chacun. Celui-ci étant souvent un indice social ou même politique, il va faire éclater les préjugés sociaux et politiques que même des amis peuvent avoir entre eux et que Vincent prend plaisir à exagérer, par provocation. Les masques tombent alors. Dommage que celui de Vincent ne tombe jamais vraiment (son personnage et le film y auraient gagné en épaisseur) et que son arrogance et sa provocation ne soient là que pour faire tomber ceux des autres qui finalement n’en révèleront d’ailleurs pas beaucoup plus sur leurs réelles personnalités que ce que leur catégorisation initiale laissait supposer sur celles-ci, si ce ne sont quelques secrets. « Le Prénom » n’en est pas moins une satire sociale réjouissante aux dialogues ciselés qui, à n’en pas douter, déplaira à ceux qui fustigent le politiquement correct et en argueront plutôt que de s’y reconnaître.

    Mention spéciale à Valérie Benguigui absolument irrésistible même si sa diatribe de femme/sœur/enfant mal aimée casse le rythme du film. Bruel est parfait en vieil enfant gâté, agent immobilier provocateur, sûr de lui, arrogant. Il avait déjà prouvé dans « Un secret » de Claude Miller à quel point il pouvait l’être. A défaut d’être un très grand film (ce qu’il n’a d’ailleurs pas la prétention d’être), « Le Prénom » est un très bon divertissement, gentiment cruel, d’une ironie finalement tendre malgré sa causticité à voir a fortiori en cette période électorale (le film sort entre les deux tours) dont il vous divertira tout en jouant avec les codes politiques et sociaux auxquels celle-ci nous cantonne parfois.

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