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  • Bérénice Béjo maîtresse de cérémonie de l'ouverture et de la clôture du 65ème Festival de Cannes

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    Photo ci-dessus : crédits inthemoodforcinema.com . Conférence de presse du Festival de Cannes 2011 du film "The Artist".

     

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    Photo ci-dessus : crédits inthemoodforcinema.com . Conférence de presse du Festival de Cannes 2011 du film "The Artist".

    Puisque, après une fuite dans la presse, cela a été confirmé par l'agent de l'actrice puis officiellement par le festival (alors que l'annonce ne devait être faîte que demain, lors de la conférence de presse du festival), je peux également vous annoncer que Bérénice Béjo sera la maîtresse de cérémonie de l'ouverture et de la clôture de ce 65ème Festival de Cannes, après Mélanie Laurent, maîtresse de cinéma enjouée qui avait même esquissé quelques pas de danse, l'an passé.

    Après une année remarquable propulsée par la découverte de "The Artist" à Cannes, Bérénice Béjo la termine donc en beauté là où tout avait commencé. Nommée comme meilleur second rôle aux Oscars, elle a également reçu le César de la meilleure actrice 2012.

    La première fois que je l'avais réellement remarquée, c'était dans un très beau film intitulé "Sans elle" signé Anna de Palma et dans lequel cette dernière et Aurélien Wiik irradiaient l'écran.

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    Pour l'occasion, ci-dessous, je vous propose 2 critiques de films dans lesquels elle joue : "The Artist", évidemment et "L'enfer" ainsi que sa filmographie.

    Cliquez ici pour lire ma critique de "The Artist" de Michel Hazanavicius

    Cliquez ici pour lire ma critique de "L'Enfer" de Henri-Georges Clouzot

    Filmographie de Bérénice Béjo

    1998 : Les Sœurs Hamlet de Abdelkrim Bahloul

    1999 : Passionnément de Bruno Nuytten

    2000 : Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot

    2000 : La Captive de Chantal Akerman

    2001 : Chevalier de Brian Helgeland

    2001 : 24 heures de la vie d'une femme de Laurent Bouhnik

    2002 : Comme un avion de Marie-France Pisier

    2003 : Une petite fée (court métrage) de Jerome Genevray

    2003 : Dans le rouge du couchant de Edgardo Cozarinsky

    2003 : Sans elle (Sem ela) de Anna da Palma

    2003 : Ciao bambino (court métrage) de Pascal Chauveau

    2004 : Dissonances de Jérôme Cornuau

    2004 : Le Grand Rôle de Steve Suissa

    2004 : Sans douleur (court métrage) de Eric Paccoud

    2005 : Cavalcade de Steve Suissa

    2006 : OSS 117 : Le Caire, nid d'espions de Michel Hazanavicius

    2007 : La Pomme d'Adam de Jerome Genevray

    2007 : La Maison de Manuel Poirier

    2007 : 13 m² de Barthélémy Grossman

    2008 : Modern Love de Stéphane Kazandjian

    2008 : Bouquet final de Michel Delgado

    2009 : L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea (reconstitutions).

    2011 : La Traque de Antoine Blossier

    2011 : The Artist de Michel Hazanavicius

    2012 : Populaire de Regis Roinsard

    2012 : Au bonheur des ogres de Nicolas Bary

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  • Programme et sélection officielle du 65ème Festival de Cannes : la conférence de presse du 19 Avril 2012 en direct

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    C'est ce jeudi 19 avril que se tiendra la conférence de presse de ce 65ème Festival de Cannes au cours de laquelle sera annoncée la sélection officielle.

    Comme l'an passé, j'aurai le plaisir d'y être. J'essaierai de vous annoncer la sélection en direct sur twitter sur mon compte principal http://twitter.com/moodforcinema depuis l'hôtel Intercontinental de Paris où se déroulera la conférence, à partir de 11H.

    Bien entendu, vous retrouverez ensuite ici ainsi que sur http://www.inthemoodforcannes.com et http://inthemoodlemag.com la sélection complète et un article détaillé à ce sujet.

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  • Critique de "Nino, une adolescence imaginaire de Nino Ferrer" de Thomas Bardinet avec Lou de Laâge, David Prat...

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    "Nino, une adolescence imaginaire de Nino Ferrer" de Thomas Bardinet était en compétition du dernier Festival International du Film de Boulogne Billancourt dont j'étais membre du jury (retrouvez ici moj compte-rendu de jurée au festival). Ce fut mon coup de coeur du festival et nous avons eu le plaisir de récompenser Lou de Laage du prix de la meilleure actrice pour ce film,  ce dont je me réjouis d’autant plus qu’elle irradiait déjà dans le très beau premier film de Frédéric Louf « J’aime regarder les filles » dont je vous ai parlé à maintes reprises (dont vous pouvez également retrouver ma critique ici ainsi que l’interview du réalisateur et de l’acteur principal).

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    Dans ce film, elle interprète Natacha, comédienne au théâtre comme dans la vie. C’est le début des vacances et le cœur de Nino balance entre cette dernière rencontrée dans le train et la délicieuse Nathalie qu’il connaît depuis toujours. Celle-ci refuse que «l’homme de sa vie» s’éloigne d’elle aussi inexorablement que son enfance…

     Ce film possède toute la fraîcheur, l’innocence et la violence mêlées de l’adolescence, toute la fragilité aussi. Le réalisateur Thomas Bardinet a fait de ce qui aurait pu être un défaut une force : du manque de moyens (il occupe tous les postes du film et a tourné sans équipe technique), de la photographie parfois très sombre émane la sensation de voir une adolescence telle qu’elle est dans le souvenir, au milieu d’une sorte de brouillard qui, à la fois, l’idéalise et la radicalise, comme dans un conte.

     Le décor est parfois inexistant tout comme les parents le sont d’ailleurs (nous ne voyons jamais leurs visages) pour laisser la part belle au jeu, aux visages des jeunes interprètes qui interprètent un texte volontairement très écrit, de manière un peu théâtrale, comme dans les films de Rohmer, référence assumée, le ton rappelant fortement ses contes moraux.

     Si toute la distribution est remarquable, Lou de Laâge est indéniablement au-dessus du lot et confirme la révélation de « J’aime regarder les filles » tant elle dévore l’écran.

     Située dans les années 50 l’intrigue a un caractère intemporel, presque anachronique. Les métaphores parfois un peu simplistes comme le papillon de la fin pour signifier le passage à l’âge adulte, au lieu de faire tomber le film dans la mièvrerie lui donne une jolie candeur parfaitement assumée, mélange de gravité et de légèreté propre à cet âge.

    Un réalisateur à suivre qui a su sublimer ses jeunes interprètes et tirer profit des limites budgétaires. Pour moi, la plus belle et rafraîchissante surprise de ce festival…et, rassurez-vous, il ne s’agit pas là d’un énième biopic comme son titre pourrait le laisser croire, Nino Ferrer n’étant là que comme une référence musicale et judicieuse pour établir un parallèle avec l’adolescence du jeune Nino.

    En salles le 25 avril.

     

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  • Critique - "Le Prénom" de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui...

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    Voici ma courte critique de ce film publiée suite à ma participation au jury du Festival International du Film de Boulogne Billancourt dans le cadre duquel il était présenté en avant-première et en ouverture (retrouvez mon compte-rendu complet de jurée au festival, en cliquant ici).

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    Le « Prénom » est l’adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, également réalisateurs du film, une pièce qui a connu un grand succès au Théâtre Edouard VII : pas moins de 250 représentations !

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    Vincent (Patrick Bruel), la quarantaine, va être père pour la première fois. Cela s’annonce comme un dîner convivial comme un autre, celui organisé chez Élisabeth (Valérie Benguigui) et Pierre (Charles Berling), sa sœur et son beau-frère. Il y retrouve également Claude (Guillaume de Tonquedec, photo ci-dessus), un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna (Julie El Zein, photo ci-dessus), sa jeune épouse en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… jusqu’à ce qu’il donne, fièrement, le prénom choisi pour l’enfant à naître. Sa réponse plonge la famille dans la stupéfaction, et engendre le chaos.

    Le casting est identique à celui de la pièce à l’exception de Charles Berling, qui incarne Pierre, le beau-frère de Vincent, reprenant ainsi le rôle interprété par Jean-Michel Dupuis.

    Adapter une pièce de théâtre constitue toujours un défi qui consiste à ne pas tomber dans l’écueil et la facilité du théâtre filmé. La scène d’introduction qui présente les personnages et qui reprend la voix off déjà utilisée dans la pièce instaure un rythme haletant, un ton incisif et rompt avec l’unité de lieu. Evidemment le sujet fait d’emblée songer à « Carnage » (la pièce de Yasmina Reza adaptée récemment par Roman Polanski). Finalement dans les deux cas, une histoire de mots qui font éclater une vérité blessante et qui révèlent des maux enfouis et des frustrations. Dans « Carnage » un enfant en blessait un autre au visage et lors de la déclaration destinée aux assurances, le père du « coupable » demandait à remplacer le terme «armé » d’un bâton par celui de « muni ».

    Polanski ne s’était pas contenté de filmer une pièce de théâtre mais avait proposé une vraie mise en scène signifiante avec un cadrage, parfois étouffant, par une manière de placer sa caméra dans l’espace et de diviser cet espace au gré des clans qui se forment, par des gros plans ou des plongées ou contre-plongées qui révèlent toute la laideur de ses personnages. Si la mise en scène du « Prénom » n’est pas aussi inspirée, elle n’en est pas statique pour autant. Et tandis que dans « Carnage », tout n’est qu’amertume et cynisme, chacun n’agissant que sous un seul diktat, celui de l’égoïsme censé régir la vie de chacun, dans « Le prénom », il s’agit d’autre chose…

    « Le Prénom » devient en effet finalement un révélateur qui va faire ressurgir les rancœurs de chacun. Celui-ci étant souvent un indice social ou même politique, il va faire éclater les préjugés sociaux et politiques que même des amis peuvent avoir entre eux et que Vincent prend plaisir à exagérer, par provocation. Les masques tombent alors. Dommage que celui de Vincent ne tombe jamais vraiment (son personnage et le film y auraient gagné en épaisseur) et que son arrogance et sa provocation ne soient là que pour faire tomber ceux des autres qui finalement n’en révèleront d’ailleurs pas beaucoup plus sur leurs réelles personnalités que ce que leur catégorisation initiale laissait supposer sur celles-ci, si ce ne sont quelques secrets. « Le Prénom » n’en est pas moins une satire sociale réjouissante aux dialogues ciselés qui, à n’en pas douter, déplaira à ceux qui fustigent le politiquement correct et en argueront plutôt que de s’y reconnaître.

    Mention spéciale à Valérie Benguigui absolument irrésistible même si sa diatribe de femme/sœur/enfant mal aimée casse le rythme du film. Bruel est parfait en vieil enfant gâté, agent immobilier provocateur, sûr de lui, arrogant. Il avait déjà prouvé dans « Un secret » de Claude Miller à quel point il pouvait l’être. A défaut d’être un très grand film (ce qu’il n’a d’ailleurs pas la prétention d’être), « Le Prénom » est un très bon divertissement, gentiment cruel, d’une ironie finalement tendre malgré sa causticité à voir a fortiori en cette période électorale (le film sort entre les deux tours) dont il vous divertira tout en jouant avec les codes politiques et sociaux auxquels celle-ci nous cantonne parfois.

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