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Jane Campion présidera le jury du Festival de Cannes 2014

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Jane Campion recevant le Carrosse d’or l’an passé (photo Inthemoodforcannes.com)

 
 
L’an passé, la réalisatrice, productrice et scénariste néo-zélandaise Jane Campion  présidait le jury des courts métrages de la Cinéfondation. Elle aura cette année l’honneur d’être présidente, cette fois du jury du Festival de Cannes dont la 67ème édition aura lieu du 14 au 25 mai 2014 et que vous pourrez bien entendu suivre en direct comme chaque année sur mes différents sites http://inthemoodforcannes.com, http://inthemoodforfilmfestivals.com, http://inthemoodlemag.com et http://inthemoodforcinema.com  (et j’en profite pour vous rappeler au passage que si vous voulez dès à présent vous plonger dans l’ambiance du Festival de Cannes, 4 des 13 nouvelles de mon recueil de nouvelles « Ombres parallèles » s’y déroulent…).
 
Seule femme réalisatrice à avoir obtenu la palme d’or (en 1993 pour sa sublime « Leçon de piano ») après avoir obtenu la palme d’or du court métrage pour « Peel » en 1986, elle succèdera ainsi à Steven Spielberg.
 

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J’en profite pour vous recommander de re(voir), bien sûr « La Leçon de piano » mais aussi « Bright star », récit de l’amour contrarié du jeune poète anglais John Keats et  de sa voisine Fanny Brawne. Ce film présenté à Cannes en 2009 est aussi lié pour moi à un souvenir particulier puisque j’avais alors gagné le concours du meilleur blog sur Cannes l’année précédente  (organisé par L’Oréal, partenaire officiel du festival) qui m’avait permis de vivre trois jours et cette projection en particulier dans des conditions exceptionnelles.

 
 
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« Je suis venue à Cannes pour la première fois en 1986 », déclare-t-elle, « et depuis, mon admiration pour la reine des manifestations de cinéma n’a fait que grandir. Le glamour et le professionnel s’y marient de façon unique. C’est le pays des stars, des fêtes, des plages et du business mais on ne perd jamais de vue ce qu’est le festival : une célébration du cinéma comme Art et une célébration du cinéma du monde entier. »
Pour Gilles Jacob (je vous recommande au passage la lecture de sa « Vie passera comme un rêve » dans lequel vous pourrez ainsi croiser le chemin de la présidente du jury de cette édition 2014) : « Il était une fois une jeune réalisatrice inconnue venue des antipodes qui aurait été fière que le Festival de Cannes présentât un des trois courts-métrages qu’elle venait d’achever. Ils affirmaient déjà une telle vaillance, une telle humanité, un tel univers que se refusant de choisir, le Festival montra les trois d’un coup – car c’en était un. Jane Campion était née. Et un style avec elle. Ensuite ce furent Sweetie, La Leçon de piano ou récemment Bright Star, ce merveilleux film où la poésie circule comme jamais. Etonnez-vous après tant d’émotions que je l’appelle ma Lady Jane. »
« C’est la passion qui rend Cannes incontestable, poursuit Jane Campion. C’est un lieu mythique et surprenant où des acteurs se révèlent, des films trouvent leurs producteurs et des carrières démarrent. Je le sais : ça m’est arrivé ! »
Pour Thierry Frémaux : « C’est une grande fierté que Jane Campion ait accepté. Après Michèle Morgan, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Isabelle Adjani, Liv Ullmann et Isabelle Huppert en 2009, elle complète la liste prestigieuse des Présidentes de Jury. Originaire d’un pays et d’un continent où le cinéma est rare et puissant, elle fait partie de ces cinéastes qui incarnent à la perfection l’idée qu’on peut faire du cinéma en artiste et séduire un public planétaire. Et nous savons que son exigence personnelle sera aussi celle de son jury. »
« C’est un grand honneur pour moi que d’avoir été choisie pour être la Présidente du Jury, conclut Jane Campion. Et, pour dire la vérité : je suis très impatiente ! »
 
Biographie de Jane Campion (source: site officiel du Festival de Cannes):
Issue d’une famille d’artistes, Jane Campion étudie l’anthropologie puis la peinture, avant de se tourner vers le cinéma où elle effectue des débuts fulgurants : remarquée pour ses courts-métrages, couronnée par une Palme d’or, elle captive la critique internationale avec Sweetie (1989), son premier long métrage, sélectionné en compétition au Festival de Cannes. Après Un ange à ma table (1990), inspiré de l’œuvre de Janet Frame, où elle esquisse déjà un portrait de femme hors du commun à la douloureuse conquête de son identité, elle est de retour en compétition à Cannes en 1993 avec La Leçon de piano qui remporte la Palme d’or et un prix d’interprétation pour Holly Hunter (qu’accompagnait l’inoubliable Harvey Keitel). Quelques mois plus tard, Jane Campion, nommée pour l’Oscar du meilleur réalisateur, reçoit celui du meilleur scénario. Par la suite, son œuvre, traversée de personnages de femmes aussi intenses qu’entravés dans leur épanouissement, se décline en de multiples variations : Portrait of a Lady en 1996 avec Nicole Kidman, Holy Smoke en 1999 avec Kate Winslet, In the Cut (2003) avec Meg Ryan. Son dernier film pour le cinéma, Bright Star, vision originale et biographie romancée du poète Keats et de sa muse est présenté en Compétition à Cannes, en 2009. Jane Campion vient de tourner une série pour la télévision, Top of the Lake, saluée par un remarquable succès public et critique. Elle y développe ses thèmes de prédilection, dépeignant la splendeur de la nature, le jaillissement des passions romantiques et la révolte de femmes contre des sociétés dominées par la violence et le machisme.  Elle y résume l’œuvre d’une cinéaste majeure et d’une infatigable pionnière.

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