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  • Concours - Gagnez votre pass pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011

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    Comme promis il y a quelques semaines, en partenariat avec le CID de Deauville (qui vous permet également de remporter des pass chaque semaine sur sa page Facebook officielle), sur inthemoodfordeauville.com et inthemoodforcinema.com, j’ai le plaisir de vous faire remporter 18 pass pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville qui aura lieu du 2 au 11 septembre 2011.

    Pour inaugurer le retour de l’actualité sur  mes blogs, et en attendant de recommencer à vous  détailler quotidiennement le programme du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011 et à vous livrer de nombreuses informations à ce sujet,  je vous propose un nouveau concours qui vous permettra à vous aussi d’assister à ce festival dont je vous parle depuis de nombreuses années et que je vous commenterai en direct, comme tous les ans, de l’ouverture à la clôture.

    Règlement du concours

    Ces pass sont des pass journaliers valables du samedi 3 au dimanche 11 et je dispose de 2 pass par jour.

    Le premier prix consistera en 3 pass ( 1 pour le vendredi 9, 1 pour le samedi 10 et 1 pour le dimanche 11).

    Le deuxième et le troisième prix consisteront en deux pass ( 1 pour le samedi 3 et 1 le dimanche 4).

     Le quatrième prix consistera en deux pass  (1 pour le samedi 10 et 1 pour le dimanche11).

    Les cinquième et sixième prix consisteront en deux pass (1 pour lundi 5 et 1 pour le mardi 6).

     Le septième prix consistera en deux pass pour le mercredi 7.

    Le huitième prix consistera en un pass pour le jeudi 8 et un pass pour le vendredi 9

    Le neuvième prix consistera en un pass pour le vendredi 9.

    Un seul lot par participant et par famille.

     Pour remporter ces pass, répondez aux questions suivantes avec pour intitulé de votre email « Concours pass Deauville 2011 » en précisant les 3 prix qui vous intéressent en priorité dans l’ordre de leur préférence. Plus vous aurez de bonnes réponses, plus vous aurez de chances de remporter le prix de votre choix. En cas d’égalités, la question facultative me permettra de départager les gagnants et les personnes n'ayant pas remporté de pass les années précédentes seront prioritaires sur les anciens gagnants.

    Je vous délivrerai ces pass sur place. Réponses à envoyer à inthemoodforcinema@gmail.com .

    Les gagnants seront contactés au plus tard le 30 août. Vous pouvez participer jusqu'au 25 août. Les questions ont toutes un lien soit avec le Festival du Cinéma Américain de Deauville (cette année ou années précédentes), soit avec le cinéma américain, soit avec ce blog, soit avec les trois. Pas de panique si vous n’avez pas toutes les réponses, vous pouvez quand même tenter votre chance au cas où le nombre de gagnants trouvant toutes les réponses ne serait pas suffisant, ceux qui en auront un maximum seraient alors sélectionnés.

    Ne vous découragez pas et amusez-vous bien. C'est assez long mais vraiment très facile mais si vous aimez le cinéma américain...

    Je vous rappelle que pour avoir des informations en avant-première, vous pouvez désormais suivre la toute nouvelle page Facebook d’Inthemoodfordeauville (http://facebook.com/inthemoodfordeauville et mon compte twitter dédié aux festivals de Deauville : http://twitter.com/moodfdeauville  sur lequel je vous ferai également vivre le festival en direct).

    QUESTIONS:

    Question n°1: Donnez-moi les titres des 5 films suivants dont des morceaux d’affiches ont été découpés

    Affiche n°1:

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    Affiche n°2:

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    Affiche n°3:

     

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    Affiche n°4:

     

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    Affiche n°5:

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     Question n°2: Trouvez les titres des 5 films américains dont les photos ci-dessous sont extraites (des films que j’apprécie donc il est possible qu’il en soit question sur le blog)

    Photo n°1:

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    Photo n°2:

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    Photo n°3:

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    Photo n°4:

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    Photo n°5:

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    Question n°3: Trouvez les titres des 5 films suivants ET leur point commun grâce aux indices (c’est très facile si vous trouvez le point commun) et donnez-moi leur rapport avec ce 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    Film n°1. Indices: Président. Chemise rouge.

    Film n°2. Indices : Chef d’œuvre « splendide » de Francis.

     Film n°3. Indices : Elle avait une ferme en Afrique…

    Film n°4. Indices : Arthur, pas Sean. A bout de souffle.

    Film n°5 Indice  Encore un président.  Années 1970.

     Question n°4: En quelle année ai-je fait partie d’un jury de cinéphiles dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville?

    Question n°5: En quelle année a eu lieu le 30ème anniversaire du Festival ?

    Question n°6: Citez une des nouveautés dans l'organisation du Festival 2011.

    Question n°7: Ci-dessous une affiche du Festival du Cinéma Américain de Deauville a été découpée. De quelle édition s’agit-il ?

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    Question n°8 (facultative): Afin de départager les gagnants, en cas d’égalités, dîtes-moi en 500 caractères maximum pourquoi vous souhaitez assister au Festival et/ou ce que représente le Festival du Cinéma Américain de Deauville pour vous.

     Suivez également les autres blogs in the mood : In the mood for cinema, In the mood for Deauville, In the mood for luxe, In the mood for Cannes et leurs comptes twitter : http://twitter.com/moodforcinema , http://twitter.com/moodfdeauville , http://twitter.com/moodforluxe , http://twitter.com/moodforcannes . Suivez également inthemoodfordeauville.com sur sa nouvelle page Facebook pour des infos en avant-première: http://facebook.com/inthemoodfordeauville .

     

     
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  • Critique- "Ludwig - Le Crépuscule des Dieux" de Luchino Visconti au cinéma Saint Germain des Prés

    ludw.jpgPour mon retour, après 3 semaines d'absence sur ce blog, je ne pouvais pas ne pas vous recommander à nouveau "Ludwig - Le Crépuscule des Dieux", le chef d'oeuvre de Luchino Visconti, ressortie de l'été en salles depuis le 3 août et notamment projeté au cinéma Saint Germain des Prés (22 rue Guillaume Apollinaire, 75006 Paris), récemment rénové. Séances tous les jours à 11H30, 15H45 et 20H.

    Ce film est également projeté au cinéma Le Balzac à 14H20 et 19H50.

    Critique de "Ludwig - le Crépuscule des Dieux" : un opéra funèbre d'une vertigineuse beauté

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    Aparès mon dossier sur « Le Guépard », je vous propose aujourd’hui la critique d’un autre chef d’œuvre de Luchino Visconti, son dernier (même s’il réalisa encore deux films ensuite) datant de 1972 : « Ludwig ou le Crépuscule des dieux ». Coproduction italienne, française et allemande, il s’agit du dernier volet de sa trilogie allemande également composée des « Damnés » (1969) et de « Mort à Venise » (1971). Visconti voulait initialement réaliser l’adaptation de « A la recherche du temps perdu » de Proust mais, faute de financements, en attendant que ce projet puisse voir le jour, il décide de tourner « Ludwig ». D’une durée initiale de 3H40 le film sort en France avec une durée de 3H, encore davantage malmené, contre les vœux de Visconti, pour la sortie en Allemagne. Après la mort de Visconti, le film est vendu aux enchères par les producteurs en faillite et est adjugé pour 68 millions de lires à des proches du cinéaste qui se cotisent, avec le soutien de la RAI, afin de récupérer l’intégralité des bobines. Après la mort de Visconti, Ruggero Mastroianni et Suso Cecchi d’Amico remonteront une version approchant des quatre heures et dix minutes d’origine.

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     Ludwig (Helmut Berger) c’est le portrait tragique du roi Louis II, devenu, à 19 ans, en 1864, roi de Bavière, royaume allemand encore autonome, entre la Prusse  et l'empire austro-hongrois. Sa rencontre avec Wagner (Trevor Howard),  la même année, va bouleverser l’existence de l’un et de l’autre. Le roi y trouvant une amitié et un sujet d’admiration, le compositeur un riche et puissant mécène contribuant à son succès. Epris de sa cousine l’impératrice Elisabeth d’Autriche (Romy Schneider) qui, comme Wagner, le décevra, il se fiance avec sa sœur Sophie (Sonia Petriva) avant de rompre les fiançailles puis de sombrer dans la solitude et la démence.

     Comment parler d’un film dont chaque plan est un tableau somptueux et dont chaque seconde est un hymne à la beauté qui imposent le silence ? Comment rendre hommage à ce chef d’œuvre fascinant ? Aucun mot sans doute ne pourra transcrire ce que les images de Visconti célèbrent magnifiquement, visuellement et musicalement. Dès les premiers plans, cela vous heurte et vous subjugue tout à la fois, et vous coupe le souffle : une magnificence visuelle tragique et ensorcelante. Le visage du roi, d’une beauté d’abord jeune mais grave et mélancolique déjà. Des scènes entrecoupées de plans fixes de témoins de l’Histoire et de son histoire qui s’expriment face à nous, le visage à demi dans la pénombre, voilé à l’image de la vérité que, sans doute, ils trahissent. Ils nous prennent alors à témoin de la folie de ce roi ou en tout cas de ce que eux appellent folie et ne pourront, de leur médiocrité, sans doute jamais comprendre : son goût des arts, de la beauté, de la liberté. Comment pourraient-ils comprendre ce roi épris de liberté et prisonnier des conventions de son rang ? Comment pourraient-ils comprendre ce roi si différent d’eux : homosexuel, esthète, amoureux de la liberté et des arts ?

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     Tandis que tout se décompose : son visage, son pays, son entourage, ses dernières illusions reste cette beauté inaltérable de l’art mais une beauté hantée déjà par la fatalité et la mort, une beauté douloureuse soulignée par la somptuosité des décors et des costumes. Des salons byzantins de  Neuschwanstein à la grotte de Linderhof aux galeries de miroirs de Herrenchiemsee, la caméra de Visconti, accompagnée de la musique de Wagner (Tannhäuser ; Tristan und Isolde) ou de Schumann (Kinderscenen), en caresse les lignes baroques, admirables, raffinées et extravagantes,  la beauté démesurée et tragique, nous émouvant aux larmes comme Ludwig l’est par la musique de Wagner.

     Si, malgré la décomposition du monde de ces dieux au crépuscule (le Crépuscule des dieux est le nom d'un drame musical de Wagner) qui l’entourait, la beauté était la dernière lueur  de l’espoir chez le Prince de Salina dans « Le Guépard », elle est ici désespérée mais non moins éblouissante, signe d’une immortalité impossible, ce à quoi les châteaux plus spectaculaires les uns que les autres que fit construire le roi ne changeront rien.  

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     Ludwig c’est donc Helmut Berger à la fois fragile et hautain, solitaire et exalté, puissant et perdu, en force et en retenue. Au fur et à mesure que les années s’écoulent, que les désillusions s’accumulent, que son idéalisme choit, le visage et le regard de l’acteur s’imprègnent de plus en plus de gravité, de déchéance, de noirceur mais il gagne aussi notre sympathie, nous, juges impuissants pris à témoin. Face à lui Romy Schneider prend sa revanche sur les Sissi, ce personnage candide et frivole dont elle a si longtemps voulu se détacher qu’elle incarne ici à nouveau mais tout en mystère, ambigüité. Impériale impératrice qui semble voler plus qu’elle ne marche tel un cygne noir, élégant, gracieux, sauvage qui ressemble tant (trop) au Ludwig des premières années.

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     Visconti, trois ans avant sa mort, comme un  écho testamentaire, nous livre une subtile mise en abyme qui interroge et illustre la beauté de l’art, une symphonie visuelle et sonore, un chant de désespoir, un film d’une flamboyance crépusculaire, une réflexion ardente et vertigineuse sur l’art, la solitude, la folie enchaînés douloureusement et sublimement sur la musique de Wagner, comme en une fatale étreinte. Un hymne à la beauté des corps et des âmes, fussent-elles (ou surtout car) torturées.  Un hommage à l’art. Au sien. A celui dont la beauté transcende ou isole. A celui qui perdra un roi, héros romantique, trop sensible, trop exalté, trop différent.  Le portrait d’un roi à son image, un opéra funèbre à la beauté inégalée, sombre et éblouissante, et qui lui procure ce qu’il a tant et mortellement désiré : des accents d’éternité.