10/02/2010
"Le Quai des brumes" de Marcel Carné ,dimanche, au restaurant ciné-club Les Cinoches (Paris, 6ème): analyse du film
Je vous ai déjà parlé du nouveau restaurant ciné-club du 6ème, "Les Cinoches" (cliquez ici pour lire mon article qui y était consacré) qui, en parallèle de votre dîner, chaque dimanche soir, propose des séances de ciné-club avec, en première partie, un classique du cinéma plus ancien et, en seconde partie, un film plus récent. La sélection est, jusqu'à présent, éclectique et judicieuse.
Pour le 14 février, la programmation est donc "spéciale Saint-Valentin" avec, en première partie (à 19H) le sublime "Le Quai des brumes" de Marcel Carné, un film de 1938 qui incarne la poésie désenchantée de Prévert et Carné, célèbre pour la cultissime réplique de Gabin à Morgan, couple mythique, "T'as de beaux yeux tu sais". Ce film est pourtant bien plus que cette réplique, il en contient d'ailleurs beaucoup d'autres. Je vous en propose l'analyse ci-dessous.
La seconde partie de soirée sera consacrée à "Love actually" de Richard Curtis (à 21h), comédie romantique par excellence que je vous recommande également.
Et si voir ces films aux "Cinoches" vous tente, l'adresse: 1 rue de Condé, dans le 6ème donc, et le site officiel: http://www.lescinoches.com .
A noter les prochaines séances: le 21 février, la soirée sera consacrée à Faye Dunawaye avec, en première partie "L'affaire Thomas Crown" de Norman Jewison et en seconde partie "Arizona dream" d'Emir Kusturica. Le 28 février, la soirée sera consacrée à Jean-Paul Belmondo avec, en première partie, "Le Magnifique" de Philippe de Broca et la seconde partie "Itinéraire d'un enfant gâté" de Claude Lelouch. A quand une soirée Alain Delon?
Le Quai des brumes : un cinéma du désenchantement
Avant même d’en dépeindre l’atmosphère, le synopsis du Quai des brumes laisse déjà entrevoir le pessimisme qui émane de ce film et qui suffira à certains pour le qualifier de « film manifeste » du réalisme poétique.
Le sceau de la fatalité
Un déserteur de la coloniale Jean (Jean Gabin), arrive au Havre en espérant s’y cacher avant de partir à l’étranger. Dans la baraque du vieux Panama (Edouard Delmont)où il trouve refuge grâce à un clochard, il rencontre le peintre fou Michel Krauss(Robert Le Vigan) et une orpheline : Nelly(Michèle Morgan) .Cette dernière vit chez son tuteur Zabel (Michel Simon), qui tente d’abuser d’elle. Au moment où Jean se croit sauvé, un destin tragique va l’emporter, malgré la passion de Nelly et sa nouvelle envie de vivre.
Le quai des brumes est une adaptation du roman de Pierre Mac Orlan de 1928 qui se déroule à Montmartre en 1900. Les services de propagande de la UFA jugent le sujet du film décadent et font savoir qu’il n’est pas souhaitable de le tourner. Le film devait en effet être tourné en Allemagne dans le cadre des accords de coproduction franco allemande mais les censeurs d’outre Rhin effarouchés par le pessimisme du sujet refusèrent l’autorisation de tourner à Hambourg les scènes qui dans le roman se déroulaient à Montmartre. La ténacité de Gabin permettra néanmoins au projet d’aboutir et c’est d’ailleurs lui qui imposera le scénariste Prévert et le réalisateur Carné. Gabin avait refusé de jouer dans Jenny et avait été intrigué par Drôle de drame. Rabinovitch, le producteur qui reprend le projet, l’accepte sur le nom de Gabin sans même avoir lu le scénario. Il le lira à la veille du tournage et n’aura de cesse de répéter « c’est sale, c’est sale », n’aimant pas le projet, refusant même que son nom apparaisse au générique et insistant pour qu’il y figure lorsque le film connaîtra un triomphe : un triomphe aussi bien en salle où il sera applaudi à l’issue de sa première projection (fait rarissime)-au cinéma Marivaux le 18 mai 1938-, que chez les professionnels pusqu’il reçut le prix Louis Delluc 1939 et le Lion d’or à Venise. A l’exception de l’Humanité et de l’Action Française le film est également encensé par la presse. Mac Orlan lui-même dira aimer cette « version nettement désespérée ». Le projet parvint donc à se monter sans veto de la commission de censure, si ce n’est le Ministère de la guerre qui exigea tout de même que le mot « déserteur » ne soit jamais prononcé et que le héros plie soigneusement ses effets militaires au lieu de les jeter en vrac, au cours d’une scène où il doit les remettre au tenancier du cabaret. Le producteur essaiera d’obtenir d’autres coupures mais grâce à l’obstination de Carné la seule qu’il parvint à obtenir fut celle d’une scène où l’on devait voir Michel Krauss nu et de dos s’avancer dans la mer. Dans la version définitive, son suicide est seulement évoqué mais pas montré.
Dès les premiers plans, le décor (finalement celui du Havre) est planté, l’atmosphère est caractérisée. Jean est un personnage taciturne, suivi par un chien abandonné tel un miroir de lui-même. L’inéluctabilité du malheur résulte bien sûr du récit mais avant tout des personnages : un peintre fou, un mauvais garçon jaloux et violent, Lucien(interprété par Pierre Brasseur), un tuteur qui convoite sa pupille, un déserteur . Le destin de chacun semble être tracé dès les premières minutes du film et voué à la tragédie et au drame. Le décor et son charme triste créé par la pluie et la brume et les dialogues de Prévert renforcent cette impression. Les dialogues sont ceux de personnage pessimistes, et même davantage : désenchantés. Ainsi pour le peintre : « Je peins malgré moi les choses cachées derrière les choses. Quand je peins un nageur, je vois un noyé. », « Oh, le monde il est comme il est, plutôt sinistre, plutôt criminel. », « Je verrais un crime dans une rose ». Les personnages ne croient plus en la vie, ni en l’amour : « Qu’est-ce qu’ils ont tous à parler d’amour, est-ce qu’il y a quelqu’un qui m’aime, moi ? » regrette Michel Simon qui se dit « amoureux comme Roméo avec la tête de barbe bleue. » Si la fatalité de la guerre semble planer comme la tragédie au-dessus des têtes des protagonistes, elle se confond avec le regret de 1936 : « C’est beau d’être libre. Oui, c’est beau, l’indépendance, la liberté. » Le cadre de la fête foraine à la fin du film rappelle également l’euphorie de 1936 et exacerbe encore le désenchantement dont elle est alors le cadre. Le thème de la solitude revient également comme un leitmotiv : « C’est difficile de vivre. », « Oui, on est seuls », « On rencontre des gens qu’on ne reverra peut-être pas et qui nous rendent service. » C’est un univers hanté par la mort comme la réalité est hantée par le spectre de la guerre : la mort se présente sous plusieurs formes. C’est d’abord le suicide avec le peintre, le meurtre avec Zabel, et la mort par la fatalité, dont la rencontre avec Nelly n’a fait que repousser l’échéance, celle du déserteur tué par la police. Nelly semble être la seule à matérialiser une forme de rêve, un ailleurs mais ses propos ne sont pas moins pessimistes : « Mais ce n’est pas le fond de la mer. Le fond de la mer, c’est plus loin, plus profond. »Le couple formé par Jean Gabin et Michèle Morgan dans Le quai des brumes est caractéristique du climat de lourde fatalité de l’avant guerre. Les personnages démissionnent tous face au cataclysme qui les menace comme la guerre menace la France et le monde. Ce pessimisme vaudra au Quai des brumes d’être un des premiers films interdits par le gouvernement français au moment de la déclaration de guerre, celui-ci le qualifiant de « démoralisateur ».
Le film emblématique du réalisme poétique
Même si, chronologiquement, Le quai des brumes n’est pas le premier film à pouvoir s’inscrire sous la dénomination de réalisme poétique, même si c’est déjà le troisième film de Marcel Carné il est bien souvent qualifié de « film manifeste » de ce mouvement et même parfois de film créateur de ce mouvement. Il en a peut-être en revanche poussé les caractéristiques à leur paroxysme. Son atmosphère lugubre, bouleversante, mélancolique, ses personnages voués à un destin tragique, les décors embrumés de Trauner, la poésie de Prévert le classent indéniablement dans cette catégorie. Le réalisme poétique également synonyme de classicisme sera donc bien souvent décrié même si certains le défendirent comme le critique Claude Briac qui écrivit qu’il « n’y a pas au monde dix réalisateurs capables de réaliser un tel film. » Marcel Carné lui-même réfutait d’ailleurs cette dénomination de réalisme poétique à laquelle il préférait celle de « fantastique sociale » imaginée par Mac Orlan. Cela n’empêchera pas certains critiques d’encenser le film justement parfois grâce à ses caractéristiques propres à cette dénomination. Ainsi dans L’avant-garde du 28 Mai 1938 on pouvait lire : « en dépit de cette atmosphère de misère morale, physique et physiologique, peut-être même à cause de cette atmosphère, trouble, floue, brumeuse, le Quai des brumes est un chef d’œuvre. »
Des personnages victimes de la fatalité et une société qui court à sa perte
Cette inéluctabilité du malheur s’incarne essentiellement dans un acteur, Jean Gabin, et dans un mouvement cinématographique, le réalisme poétique.
Jean Gabin ou le mythe du héros tragique contemporain
Dès la Bandera, l’image de Gabin était marquée du sceau de la fatalité et l’enchaînement inéluctable de ses infortunes procèderait, dans ses films à venir, d’un crime commis par désespoir d’amour : la Belle équipe qui se solde par le meurtre de Charles Vanel, Pépé le Moko dont le héros meurt sur le port d’Alger après avoir voulu rejoindre celle qu’il aimait etc. L’image du garçon malchanceux poursuivi par la fatalité sociale et victime du trop grand prix qu’il accorde à l’amour des femmes, sera celle de Gabin jusqu’au Jour se lève. Tous ses personnages sont voués à la mort comme la France est vouée à la guerre : que ce soit le sableur du Jour se lève, le déserteur du Quai des brumes ou le cheminot fou de La bête humaine ou encore le pittoresque Pépé de Pépé le Moko. C’est néanmoins toujours un personnage doté de moral et s’il tue, il n’est pas pour autant un assassin. C’est bien souvent la folie ou la fatalité qui le poussent au crime. Zola définit ainsi Lantier comme « un homme poussé à des actes où sa volonté n’était pour rien », une définition qui pourrait s’appliquer à chacun des personnages incarnés par Gabin. Dans tous ces films Gabin incarne un séducteur, la plupart du temps malgré lui, qui ne croit plus en rien mais dont l’amour s’empare et que la fatalité pousse à une fin tragique. Tout en continuant à incarner le Front Populaire, Gabin incarne donc ces destins tragiques comme s’il incarnait, au-delà de personnages fictifs, le destin d’un Etat. D’après la définition communément admise le mythe est une croyance, largement représentée dans l’imagination collective, en une fable porteuse de vérité symbolique et répondant aux inspirations souvent inconscientes de ceux qui la partagent .Le mythe transmet, justifie, renforce et codifie les croyances, valeurs et coutumes sociales. Il permet la projection des fantasmes et des problèmes d’une société lorsque celle-ci ne peut les satisfaire ou les résoudre. Elle apporte à l’homme moderne la certitude et la cohésion dont il a besoin , l’aide à se définir et lui fournit des modèles d’authentification .Les films ,comme les autres œuvres humaines , véhiculent des mythes , archétypes ,symboles , et stéréotypes qui expriment la mentalité collective de leur époque… Le mythe de Jean Gabin représente donc une mentalité pessimiste et les films dans lesquels il évolue : l’angoisse collective de la guerre. Au-delà de son immense talent le succès de Gabin s’explique donc aussi par les attentes, les craintes plus ou moins conscientes de la population, qu’il incarne. Les angoisses de ses personnages coïncident avec celles de la population, voyant en Gabin le « héros tragique par excellence du cinéma français d’avant-guerre », un héros dont les craintes résonnent avec une étonnante humanité et vérité dans ce contexte où l’héroïsme sera parfois le fruit des circonstances. Gabin c’est aussi l’incarnation du peuple ouvrier représenté pour la première fois à l’écran st ainsi selon Jean-Michel Frodon « Avec la double mort de Gabin-Lantier(La bête humaine) et de Gabin-François(Le jour se lève), le peuple ouvrier français quitte pour toujours les écrans. Le Gabin d’avant-guerre incarne donc une défaite, celle de l’idéologie et de l’époque du Front Populaire, qui voyait dans la classe ouvrière l’avenir du monde. » Pour d’autres comme Weber, .., ce « mythe emblématique et récurrent de l’ouvrier », « voué à l’échec » et « écrasé par la fatalité » reste l’image que se font les producteurs et les cinéastes de l’époque du prolétariat et qui selon lui représentent un « bel exemple d’idéologie dominante. »
Le mythe du réalisme poétique : reflet d’une angoisse collective.
Le succès du Quai des brumes agit comme un révélateur. Les principaux succès de l’époque sont des comédies, des films d’espionnage ou d’aventures exotiques qui contrastent avec la noirceur absolue du film de Carné comme si les
spectateurs se sentaient inconsciemment attirés par ce film comme par un miroir, celui de ses angoisses. Comme l’affirmait Ferro le cinéma « offre un outil d’investigation irremplaçable pour dévoiler le réel et révéler les non dits d’une société (…)de découvrir le latent derrière l ‘apparent, d’atteindre des zones inaccessibles par l’écrit » et de montrer comme l’a écrit Maurice Merleau Ponty la « pensée dans les gestes, la personne dans la conduite, l’âme dans le corps ». Le réel n’est donc pas celui que donne à voir les comédies mais celui qui semble si surréaliste par son pessimisme et qui sera pourtant bientôt la tragique réalité. La France court à sa perte, ne croit plus en son avenir comme Jean dans Le Quai des brumes, le poète Michel Krauss et les autres. Ce qui est encore invisible est pressenti par les réalisateurs. C’est avant tout en cela que le réalisme poétique peut être qualifié de mythe : les préoccupations des spectateurs s’incarnent dans ces films.
D'autres critiques de classiques du 7ème art liées à celle-ci:
"Le Jour se lève" de Marcel Carné et "Drôle de drame" de Marcel Carné
Une autre suggestion pour la Saint-Valentin: "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood
12:46 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, ciné-club, les cinoches, le quai des brumes, marcel carné, love actually, jean gabin, michèle morgan, jean-paul belmondo, faye dunawaye, alain delon |
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20/01/2010
"Les Cinoches": le nouveau rendez-vous incontournable des cinéphiles gourmands
Pour une fois la rubrique "Lieux in the mood" restera à Paris pour vous faire découvrir un nouveau restaurant sur lequel je suis tombée par hasard hier, un lieu qui satisfera autant les cinéphiles que les gourmands!
J'ai pour manie lubie vice habitude de tester les nouveaux restaurants, en particulier ceux de Saint Germain des Prés qui se multiplient en ce moment. Je vous rassure, celui dont je vais vous parler aujourd'hui n'a rien à voir avec ces lieux à la mode où la clientèle y va davantage pour voir et être vue que pour (mal ou ne pas) manger, où le mot même d'amabilité est banni, où les serveurs sont recrutés sur un seul critère qui n'a rien avoir avec celui précédemment nommé et encore moins sur leurs expériences dans la restauration, où on fait bien comprendre au client non pas qu'on est honoré de le recevoir (sauf évidemment s'il a une notoriété certaine) mais que c'est un honneur pour lui d'être reçu, où la nourriture est infâme et d'ailleurs accessoire (bien manger dans un restaurant, non mais quelle idée!). Toute ressemblance avec des lieux existants ne serait pas fortuite... Bref, ce lieu n'a rien à voir avec cela! Là, on vous accueille avec le sourire dans d'anciens cinémas laissés à l'abandon depuis des années (certains éléments du décor et de la topographie des lieux ont été conservés) et réhabilités en restaurant.
Avec un cadre et un nom pareil ("Les Cinoches"), je ne pouvais pas ne pas vous en parler d'autant plus que le restaurant en question fait aussi office de ciné-club! Comme à l'Alcazar (que je vous recommande également), des films sont projetés sur un mur pendant que vous dînez mais surtout (et là contrairement à l'Alcazar) le restaurant se transforme en ciné-club chaque dimanche soir, avec au programme deux films, de style très différents avec dimanche prochain l'excellent "Un singe en hiver" d'Henri Verneuil et "Mission" de Roland Joffé. Ont également été projetés les semaines précèdentes: "Le Mépris" de Jean-Luc Godard et "Vie aquatique" de Wes Anderson, "Fauteuils d'orchestre" de Danièle Thompson et "Mo'Better Blues" de Spike Lee. Une programmation hétéroclite et inspirée. Le tout sans supplément sur le prix du repas! La programmation est régulièrement mise à jour sur le site internet de l'établissement.
C'est bien joli me direz-vous... mais la nourriture!? Simple et bonne à des prix très raisonnables pour le quartier avec à la carte: foie gras maison, assiette de saumon fumé, fish and chips (de nouveau comme à l'Alcazar...), Saint Jacques en coquilles au beurre d'herbe, filet de beauf grillé, mi-cuit au chocolat, crème brûlée... Un brunch à 25 € est également proposé le dimanche et un menu à 18€ le midi.
Encore comme à l'Alcazar (décidément:-) mais c'est pour moi une référence honorable), le restaurant s'ouvre sur les cuisines et la musique est judicieusement choisie sans être assourdissante...
Un restaurant avec un concept novateur donc très "in the mood for cinema" autant pour les cinéphiles que les gourmands dans un décor sobre et moderne. Vous savez ce qu'il vous reste à faire: Les Cinoches- 1 rue de Condé- Paris 6ème- Ouvert tous les jours de 9H à 2H du matin.
Ma soirée s'est terminée au "Prescription", dernier-né des bars du quartier. L'endroit est cosy, voire confidentiel, l'amabilité au rendez-vous (mais qu'ont-ils donc tous en ce moment?). Je vous le recommande. (Le Prescription-23 rue Mazarine- Paris 75006)
Cliquez ici pour découvrir d'autres "lieux in the mood".
Les photos sont issues du site internet des "Cinoches".
17:25 Écrit par Sandra Mézière dans CINE CLUB LES CINOCHES, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, restaurant, tourisme, paris, ciné-club, 6ème arrondissement, saint germain des prés |
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01/03/2009
"La Règle du jeu" de Jean Renoir (1939) au Ciné-club de SciencesPo (04.03): critique du film
Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du Ciné-club de SciencesPo, notamment à l'occasion de la venue de Catherine Deneuve, suite à la projection de "Belle de jour" mais aussi à l'occasion de la projection en avant-première de "Nuit de chien" de Werner Schroeter.
Mercredi prochain, 4 mars, à 19H, dans l'amphi Boutmy (27 rue Saint-Guillaume, Paris 7ème), le ciné-club projettera un chef d'oeuvre du cinéma mondial : "La Règle du jeu" de Jean Renoir.
Je vous en propose de nouveau la critique et l'analyse, ci-dessous.
La Règle du jeu: le clairvoyant "drame gai" de Jean Renoir (1939)
11:35 Écrit par Sandra Mézière dans CINECLUB DE SCIENCES PO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, ciné-club, sciencespo |
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