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  • Dernière minute: "Route Irish" de Ken Loach rejoint la compétition du Festival de Cannes 2010!

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    La rumeur courait déjà depuis quelques jours: un nouveau film pourrait bien s'ajouter à la liste des 18 films en compétition. Un film américain pensait-on, un seul figurant en compétition. C'est finalement un habitué britannique de la croisette (et non des moindres!) , Ken Loach, qui s'ajoute à la prestigieuse liste un an après avoir présenté "Looking for Eric" également en compétition (c'est semble-t-il cette proximité temporelle qui l'aurait d'abord conduit à refuser) avec un film au sujet "à palme d'or" (l'Irak également au centre de "Fair game" de Doug Limna).

     Ce sera ainsi le deuxième film britannique en compétition avec "Another year" de Mike Leigh alors que Stephen Frears, quant à lui, présente, "Tamara Drewe" hors-compétition.

    Tout comme Mike Leigh et Abbas Kiarostami, Ken Loach avait déjà obtenu la palme d'or pour le splendide "Le Vent se lève" en 2006.

    Synopsis:Deux anciens soldats amoureux de la même femme  doivent aller en Irak pour y travailler.  Deux agents de sécurité qui vont risquer leur vie en Irak dans une ville ravagée par la violence.

    Casting: Mark Wormack, Andrea Lowe, Trevor Williams, Talib Hamafraj...

    Films déjà présentés à Cannes par Ken Loach

    • 2009 - LOOKING FOR ERIC - En Compétition Réalisation
    • 2007 - CHACUN SON CINÉMA - Hors Compétition Réalisation
    • 2006 - THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (LE VENT SE LEVE) - En Compétition Réalisation
    • 2002 - SWEET SIXTEEN - En Compétition Réalisation
    • 2000 - BREAD & ROSES - En Compétition Réalisation
    • 1998 - MY NAME IS JOE - En Compétition Réalisation
    • 1995 - LAND AND FREEDOM - En Compétition Réalisation
    • 1993 - RAINING STONES - En Compétition Réalisation
    • 1991 - RIFF-RAFF - Section parallèle Réalisation
    • 1990 - HIDDEN AGENDA - En Compétition Réalisation
    • 1981 - LOOKS AND SMILES (REGARDS ET SOURIRES) - En Compétition Réalisation
    • 1980 - THE GAMEKEEPER - Un Certain Regard Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1979 - BLACK JACK - Section parallèle Réalisation
    • 1972 - FAMILY LIFE - Section parallèle Réalisation
    • 1970 - KES - Section parallèle Réalisation

    Le Palmarès de Ken Loach à Cannes

    • 2006 - Palme d'Or - THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (LE VENT SE LEVE) - Long métrage
    • 1993 - Prix du Jury - RAINING STONES - Long métrage
    • 1990 - Prix du Jury - HIDDEN AGENDA - Long métrage
    • 1981 - Prix du cinéma contemporain au Festival International du Film - LOOKS AND SMILES (REGARDS ET SOURIRES) - Long métrage

    Filmographie de Ken Loach:

    1967 : Pas de larmes pour Joy (Poor Cow)

    1969 : Kes

    1971 : The Save the Children Fund Film

    1971 : Family Life

    1979 : Black Jack

    1980 : The Gamekeeper

    1981 : Regards et Sourires (Looks and Smiles)

    1984 : Which Side Are You On?

    1986 : Fatherland

    1990 : Riff-Raff

    1990 : Secret défense (Hidden Agenda)

    1993 : Raining Stones

    1994 : Ladybird (Ladybird Ladybird)

    1995 : A Contemporary Case for Common Ownership

    1995 : Land and Freedom

    1996 : Carla's Song

    1997 : Les Dockers de Liverpool (The Flickering Flame)

    1998 : My Name Is Joe

    2000 : Bread and Roses

    2001 : The Navigators

    2002 : Sweet Sixteen

    2002 : L'un des courts-métrages du film collectif 11’9’’01 - September 11

    2004 : Just a Kiss (Ae Fond Kiss)

    2005 : Tickets

    2005 : McLibel, co-réalisé avec Franny Armstrong (documentaire)

    2006 : Le Vent se lève (The Wind that Shakes the Barley) (Palme d'or en 2006)

    2007 : It's a Free World...

    2009 : Looking for Eric

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DE CANNES 2010 Pin it! 0 commentaire
  • La sélection officielle du 62ème Festival de Cannes : jurys, compétition, hors compétition, Un Certain Regard etc

    affichecannes2009.jpg Après 1670  longs métrages visionnés, le comité de sélection du Festival de Cannes vient de dévoiler son choix et les 20 films en compétition tant attendus, ainsi que les deux jurys de ce Festival de Cannes 2009.  

     

    Au final, 53 longs métrages sélectionnés représentant 32 pays de production différents dont 46 premières mondiales. 

     

    Une sélection particulièrement attrayante que je me réjouis tout particulièrement de découvrir (en particulier le film d’Alain Resnais et celui d’Ang Lee dont je suis inconditionnelle mais aussi ceux d’Audiard, de Loach, de Campion, de Park Chan-Wook-grand prix du jury avec "Old boy" en 2004- ou encore celui de Johnnie To que je promets de vous commenter, entre autres, sur In the mood for cinema et In the mood for Cannes) et qui comprend notamment 4 films français ( Alain Resnais, Jacques Audiard, Xavier Gianoli, Gaspard Noé- dont on se souvient du passage à Cannes très controversé pour « Irréversible », en 2002-), 6 films asiatiques dont « Vengeance » de Johnnie To (avec Johnny Hallyday et Sylvie Testud dans les rôles principaux) mais aussi « Visage » de Tsai Mong-liang dont le casting est également en grande partie français (Fanny Ardant, Laetitia Casta...) ...

     

    On remarque un absent pourtant annoncé par de nombreuses rumeurs : « Public Enemies » de Michael Mann. Viendra-t-il ultérieurement rejoindre la liste des films hors compétition ?

     

     

     On retrouve de nombreux habitués de la Croisette et de sa compétition et même de nombreux etreintes.jpglauréats : Almodovar (prix de la mise en scène 1999 pour « Tout sur ma mère »), Tarantino (palme d’or 1994 avec « Pulp Fiction »), Campion (palme d’or ex-æquo avec « La leçon de piano » en 1993), Loach (palme d’or 200- avec « Le vent se lève »), Haneke (notamment grand prix du jury pour « La Pianiste » en 2001) Lars Von Trier (palme d’or 2000 avec « Dancer in the dark ») et un scandale annoncé pour son « Antichrist » avec Charlotte Gainsbourg…

     

     "Coco Chanel & Igor Stravinski" de Jan Kounen (et alors que "Coco avant Chanel" d'Anne Fontaine est à l'affiche depuis hier -critique demain sur Inthemoodforcinema.com- ), avec Anna Mouglalis et Mads Mikkelsen, clôturera le festival.  "L’Armée du crime" de Robert Guédiguian et "Agora" d’Alejandro Amenabar, deux films également très attendus seront projetés hors compétition ainsi que "L’Imaginarium du Docteur Parnassus" de Terry Gilliam dans lequel Heath Ledger tenait son dernier rôle.

     

    19 films sont en compétition pour Un Certain Regard et notamment pour la France, "Irène" d’Alain Cavalier, "Demain dès l’aube" de Denis Dercourt et "Le Père de mes enfants" de Mia Hansen-Love .

     

     A l'occasion de cette conférence de presse du 62ème Festival de Cannes,  Gilles Jacob a aussi souhaité apporter son soutien aux "créateurs indépendants". Il a également indiqué que le nouveau site internet du festival proposerait non plus la "sampiternelle" bande-annonce mais les cinq premières minutes des films de la sélection officielle. Nous pouvons d'ores et déjà constaté que le très agréable nouveau site internet officiel du festival (http://www.festival-cannes) est largement tourné vers les nouveaux médias...

     

     

    LE JURY DU FESTIVAL DE CANNES 2009

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    Nous savions déjà qu’Isabelle HUPPERT présiderait le jury de cette 62ème édition. Elle sera accompagnée de:  Asia ARGENTO (Actrice, Réalisatrice, Scénariste - Italie), Nuri BILGE CEYLAN (Réalisateur, Scénariste, Acteur - Turquie), Lee CHANG-DONG (Réalisateur, Ecrivain, Scénariste - Corée), James GRAY (Réalisateur, Scénariste - Etats-Unis) , Hanif KUREISHI (Ecrivain, Scénariste - Royaume Uni), Shu QI (Actrice - Taiwan), Robin WRIGHT PENN (Actrice - Etats-Unis).

     

    LE JURY DE LA CINEFONDATION ET DES COURTS-METRAGES

     

    Le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages sera présidé par John BOORMAN (Réalisateur, Ecrivain, Producteur - Royaume Uni) et composé de  Bertrand BONELLO (Réalisateur - France), Ferid BOUGHEDIR (Réalisateur - Tunisie) , Leonor SILVEIRA (Actrice - Portugal), ZHANG Ziyi (Actrice - Chine).

     

     

    FILMS D’OUVERTURE ET DE CLÔTURE

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    cocochanel2.jpgLes cérémonies d’ouverture et de clôture seront présentées par le comédien Edouard BAER.

     

     Concernant la sélection officielle, nous savions déjà que « LA-HAUT » ferait l’ouverture (hors compétition).  C’est Jan KOUNEN avec « COCO CHANEL & IGOR STRAVINSKY » qui fera la clôture.

     

     

    COMPETITION OFFICIELLE

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    Voici la liste des 20 films en compétition :  Pedro ALMODÓVAR « LOS ABRAZOS ROTOS » (Etreintes brisées),  Andrea ARNOLD “FISH TANK”,  Jacques AUDIARD « UN PROPHÈTE » , Marco BELLOCCHIO « VINCERE », Jane CAMPION “BRIGHT STAR”, Isabel COIXET “MAP OF THE SOUNDS OF TOKYO” ,  Xavier GIANNOLI “A L’ORIGINE” , Michael HANEKE “DAS WEISSE BAND” (Le Ruban blanc), Ang LEE “TAKING WOODSTOCK”, Ken LOACH “LOOKING FOR ERIC”,  LOU Ye CHUN FENG CHEN ZUI DE YE WAN (Nuits d'ivresse printanière), Brillante MENDOZA “KINATAY”, Gaspar NOE « ENTER THE VOID » (Soudain le vide), PARK Chan-Wook “BAK-JWI” (Thirst, ceci est mon sang...), Alain RESNAIS “LES HERBES FOLLES » , Elia SULEIMAN “THE TIME THAT REMAINS”,  Quentin TARANTINO “INGLOURIOUS BASTERDS” , Johnnie TO “VENGEANCE”,  TSAI Ming-liang “VISAGE “, Lars VON TRIER “ANTICHRIST”.

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    SELECTION OFFICIELLE (HORS-COMPETITION)

     Alejandro AMENABAR “AGORA”,  Terry GILLIAM “THE IMAGINARIUM OF DOCTOR PARNASSUS” (L'imaginarium du Docteur Parnassus), Robert GUÉDIGUIAN « L'ARMÉE DU CRIME ». En séances de minuit : Stéphane AUBIER, Vincent PATAR « A TOWN CALLED PANIC » (Panique au village) - 1er film,  Sam RAIMI « DRAG ME TO HELL » (Jusqu'en enfer), Marina de VAN « NE TE RETOURNE PAS ».

     

    SEANCES SPECIALES

     Anne AGHION “MY NEIGHBOR, MY KILLER” (Mon voisin, mon tueur), Adolfo ALIX, JR., Raya MARTIN « MANILA », Souleymane CISSE « MIN YE », Michel GONDRY « L'EPINE DANS LE CŒUR »,  Zhao LIANG « PETITION » (La Cour des plaignants)

    Keren YEDAYA KALAT HAYAM(Jaffa).

     

     

    SELECTION "UN CERTAIN  REGARD" 

    BONG Joon « Ho MOTHER », Alain CAVALIER « IRENE », Lee DANIELS « PRECIOUS »,  Denis DERCOURT « DEMAIN DES L'AUBE », Heitor DHALIA “À DERIVA”, Bahman GHOBADI « KASI AZ GORBEHAYE IRANI KHABAR NADAREH » , Ciro GUERRA « LOS VIAJES DEL VIENTO » (Les Voyages Du Vent), Mia HANSEN-LOVE » LE PÈRE DE MES ENFANTS »,  Hanno HÖFER, Razvan MARCULESCU, Cristian MUNGIU, Constantin POPESCU, Ioana URICARU « AMINTIRI DIN EPOCA DE AUR », Nikolay KHOMERIKI « SKAZKA PRO TEMNOTU » , HIrokazu KORE-EDA “KUKI NINGYO” , Yorgos LANTHIMOS “KYNODONTAS » (Dogtooth), Pavel LOUNGUINE “TZAR” (Le Tsar), Raya MARTIN “INDEPENDENCIA”  (Independence), Corneliu PORUMBOIU “POLITIST, ADJECTIV” (Policier, Adjectif), Pen-Ek RATANARUANG « NANG MAI », João Pedro RODRIGUES « MORRER COMO UM HOMEM » (Mourir Comme Un Homme), Haim TABAKMAN « EYES WIDE OPEN », Warwick THORNTON SAMSON AND DELILAH- 1er film,   Jean VAN DE VELDE  « THE SILENT ARMY ».

     

     

    Je reviendrai bien sûr sur tous ces films en détails sur mon blog consacré à ce 62ème Festival de Cannes. Vous pouvez par ailleurs d’ores  et déjà y trouver de nombreuses informations concernant ce 62ème Festival et bientôt de nombreuses informations complémentaires concernant cette sélection mais aussi concernant La Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la Critique, Cannes Classics etc.

     

    Sandra.M

  • In the mood for news 13 : semaine du 02.01.2008

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     Cette nouvelle année de pérégrinations festivalières et cinématographiques commencera avec le Salon du Cinéma dont ce sera la deuxième édition qui aura lieu du 18 au 20 janvier prochain, porte de Versailles (hall 6) à Paris.

     « In the mood for cinema » sera bien sûr présent pendant tout le Salon pour vous le relater.

    Cette année, la programmation s’est considérablement étoffée et le salon s’enrichit d’un espace réservé aux professionnels.

    Les parrains de cette édition 2008 sont Jean-Jacques Annaud et Vladimir Cosma.

    Trois thèmes principaux seront cette année à l'honneur: la Nouvelle Vague, la comédie et la musique de film qui fête ses 100 ans.

    Parmi toutes les animations proposées (pour tous, accrédités professionnels et public) vous pourrez : réaliser votre film (un studio de tournage sera mis à disposition du public), assister à des conférences, participer à des ateliers, assister à des hommages à De Funès et Charlie Chaplin, assister  à des ciné-concerts, assister à des leçons de musique avec Vladimir Cosma, Gabriel Yared, assister  à des  rencontres avec les plus grands compositeurs de musiques de films donc, assister  à des rencontres avec des acteurs, réalisateurs et équipes de films (Francis Huster, Alain Corneau, Robert Guédiguian , Bertrand Tavernier, l’équipe du film « Tu peux garder un secret » d’Alexandre Arcady avec notamment Juliette Arnaud et Pierre Arditi, mais aussi les parrains de l’édition 2008 Jean-Jacques Annaud et Vladimir Cosma…), assister aux leçons de cinéma des César données par des professionnels récompensés de César techniques, assister à des lectures de scénarii mythiques par de jeunes acteurs , assister à  des projections des courts métrages sélectionnés pour les César 2008,  voir des bandes annonces inédites, découvrir et comprendre les métiers du cinéma, assister à des cours sur les enjeux actuels de l’industrie cinématographique, assister à des projections, voir des expositions, assister à des animations diverses (cascades, maquillages, bruitage, dressage, effets spéciaux décors, making of)…

    La grande nouveauté et le grand intérêt cette année, c’est donc la création de l’espace professionnel avec lounge bar à idées, forum pro, ciné consulting,  ciné connexion pour les nouveaux talents, avec au programme plus de 60 séances d’ateliers sur des questions juridiques, financières ou techniques (et possibilité apparemment d’assister à deux ateliers au plus par badge professionnel). Pour ces ateliers il faut vous inscrire dès à présent, une fois que votre accréditation professionnelle vous sera accordée. Vous pouvez remplir votre dossier dès maintenant sur le site internet du Salon : http://www.salonducinema.com

    Je vous reparle de ce Salon très bientôt et bien sûr a fortiori du 18 au 20 janvier. Une manifestation idéale pour plonger « in the mood for cinema » pour ceux qui en rêvent, pour ceux qui y travaillent,  pour les cinéphiles, les spectateurs, les professionnels… Espérons juste qu’en voulant satisfaire tout le monde le salon ne finira pas par satisfaire personne. Souhaitons leur bonne chance, l’initiative est louable…

    Badges professionnels pour 3,5 jours (sur demande): 70 euros par internet/50 euros sur place (40 euros pour les intermittents). 1,5 jours: 19 euros (14 euros pour les intermittents).  Badge Ciné Connexion: 40 euros (uniquement sur préinscription): http://www.badgeonline.net/sdc2008/(S(iawepc45v3frbg20hwirhbme))/choix_pro.aspx

    Badges public: voir ici: http://www.badgeonline.net/sdc2008/(S(a3t4ju55u4cec1y02a1tll45))/form.aspx : entre 4 et 10 euros selon les réductions. Le prix des places réservées par internet est moin élevé.

    Le film "in the mood" de la semaine: "It's a free world" de Ken Loach

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    Dans les salles, c’est par le film de Ken Loach que débute cette année 2008. Un titre en trompe l’œil, « It’s a free world », un film cruel, efficace, dont je vous ai déjà parlé lors du dernier Festival du Film Britannique de Dinard 2007 où il était présenté en avant-première (voir mon article ici), un film qui vous bousculera, Ken Loach plus sombre et efficace que jamais se place cette fois du côté des oppresseurs et c’est plus efficace que n’importe quel discours politique... Le premier grand film de cette année 2008 à voir absolument.

    Sandra.M

  • Compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2007: la (dé)raison du coeur

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    931ec2993da17997fdcf2d067d4bfa0d.jpgL’affiche de ce Festival 2007 signée Mariano Otero, où deux baigneuses arborant pour maillot, l’une le drapeau britannique, l’autre le drapeau français, s’élancent dans la mer dans un geste complice et symétrique rappelle à la fois les Baigneuses de Picasso et la générosité des formes des personnages de Botero. Une affiche à l’image de ce festival : généreux et célébrant allègrement l’entente cordiale des deux pays.

    Quelques jours après la clôture du festival, après ces trois jours de  festival, 259200 secondes, et après que quelques heures de pellicules aient défilé sous mes yeux avides, toujours autant, de découvertes cinématographiques, restent seulement les beaux moments, de vie et de cinéma, les impressions marquantes, à la manière d’un film de David Lynch, mêlant images floues, couleurs, impressions sonores parcellaires et déstructurées.

    Quelles couleurs alors ?

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    Gris d’abord : le gris du quartier dans lequel vivent Angie et Rose, les deux « héroïnes » du film d’ouverture « It’s a free world… » de Ken Loach qui, renvoyées d’une agence de recrutement, décident de créer une agence pour immigrés, parfois clandestins.

    Noir aussi. Comme la noirceur du dessein des deux jeunes femmes, comme la noirceur du destin de ceux qu’elles exploitent. Ken Loach annonce d’emblée la couleur avec ce titre ironique, voire cynique, à l’image des prénoms des deux jeunes femmes, en trompe l’œil. Rose. Et Angie. Angie et son visage d’ange blond. Angie qui apparaît d’abord comme une victime ; Angie affamée de revanche sociale dont le fils, d’abord absent puis hors champ puis présent, mais si peu, semble n’être qu’un prétexte. Elle incarne un personnage rigide, calculateur, froid, sans scrupules. La morale n’est pas sauve, et c’est tant mieux : Ken Loach, par le prisme de ce personnage ambivalent d’ange démoniaque, vêtu de noir, qui exploite l’autre pour de fallacieuses raisons, dénonce une réalité sociale contemporaine, encore une fois, avec plus d’efficacité que n’importe quel discours politique. Il a encore frappé. Très fort. Un film dont on ressort bousculés. Par ce monde libre qui engendre une autre sorte d'enfermement, bien plus insidieux et invisible. Sortie en France: le 2 janvier 2008.

    Noir comme le court métrage « A neutral corner » de Emily Greenwood qui a reçu le prix Kodak et qui nous embarque pour un voyage sensoriel dans l’au-delà, avec une habile déconstruction entre l’image et le son, l’univers sonore nous transportant dans un hôpital, dans les pensées suppliantes d’un mourant, l’univers visuel nous confrontant à une réalité sombre, presque abstraite, à un visage ressemblant de plus en plus à celui de la mort, et à son train d’enfer.

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    Blanc comme la Toundra Arctique de « Free north » de Asif Kapadia  (Hitchcock d’or à Dinard, en 2001, pour « The Warrior ») qui nous emmène avec Saiva et sa fille adoptive Anja dans un Nord lointain et hostile, inhumain,  éloigné de toute civilisation. Saïva est la seule survivante d’une tribu d’autochtones décimée par une troupe de soldats aux airs et méthodes de nazis. Un jour, Saïva trouve un homme évanoui et blessé. Malgré ses craintes, elle le ramène avec elle et avec lui, c’est la civilisation, l’humanité, la réalité qui s’immiscent dans leur quotidienneté blanche, à la fois irréelle et routinière et sombre, sans lueur d’avenir ni d’espoir.   Commence alors un huis-clos paradoxalement étouffant dans ces espaces vierges  et menaçants à perte de vue. L’Enfer c’est cet autre qui le ramène avec lui. La vie aussi. La tension monte peu à peu et l’un des premiers plans d’un chien tué méthodiquement par la lame tranchante de Saïva (terrifiante et fascinante Michelle Yeoh), les regards glacés et déterminés qu’elle jette annoncent un dénouement fatal. Cet autre va amener avec lui le désir, la jalousie. L’humanité et ses passions, ses travers aussi. Les mots sont distribués avec parcimonie. Les regards sont lourds de sens.  Il y a forcément quelqu’un de trop. C’est le surgissement brusque de la folie du désir, de l’amour, de la possession dans un univers qui en était dépourvu. Les réactions sont condamnées à être animales dans un univers où on ne vit pas mais survit et quand l’humanité surgit ces êtres presque déshumanisés sont prêts à tout pour la sauvegarder, la frôler, l’enlacer, y compris céder à une brutalité animale, à voler une âme, quitte à y perdre la sienne. Le caractère intemporel de cette fable obscure, sous le sceau de la malédiction, dans les paysages d’une beauté tragique et inquiétante,  la rend d’autant plus dérangeante et troublante, voire choquante dans son dénouement. Far north est un film radical dans plusieurs aspects qui nous dépeint un monde où on tue pour vivre, un monde ici et ailleurs, avant et maintenant, aujourd’hui et demain.  Métaphore sur la folie des hommes engendrée par le totalitarisme, volontairement ou non, Far north pourrait justifier, peut-être malgré lui, la vengeance, la violence qui engendre la violence.  Malgré ce bémol, cela demeure un film signé par un cinéaste avec un véritable univers à la fois répugnant et fascinant, sans concessions, avec un parti pris radical, courageux dans le fond comme dans les conditions de tournage (en grande partie au Spitzbergen…il fallait quand même le faire). Un film qui, quoiqu’il arrive, ne vous laissera pas de glace...et vous glacera probablement le sang.

    Rouge aussi alors comme la blancheur enneigée entachée de sang, un rouge violent et vif comme l’univers qui l’a engendré.

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    Rouge des tissus aussi,  vert des feuillages : les couleurs du Bangladesh natal qu’une jeune femme, dans «  Rendez-vous à Brick Lane » de Sarah Gavron,  doit quitter pour un mariage arrangé à Londres. La poésie chatoyante des images nous captive dès les premières minutes du film et nous entraînent dans un univers impressionniste dont, comme l’héroïne, nous aurions aimé ne pas sortir. Le contraste est d’autant plus brutal avec l’arrivée à Londres, dans un quartier de maisons semblables, grises, ternes. Elle enjolive ce passé dans un ailleurs idéalisé malgré le suicide de sa mère d’ailleurs habilement mis en scène par un hiatus entre les couleurs, le son et le tragique de l'évènement, sa mère qui ne supportait plus cette vie. A Londres, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, d’un symbole, aussi, surtout, celui de l’intégration (le jeune homme porte au départ des signes ostensibles du matérialisme occidental etc) parce que elle « voulait  se sentir chez elle ». Mais dans le monde d’après 11 septembre devenu paranoïaque et fou, les certitudes s’ébranlent, et les yeux de la jeune femme s’ouvrent sur ses désirs profonds et la voie du bonheur. Avec les tours ce sont ses rêves qui s’écroulent, la réalité qui lui explose en pleine face et qui lui permet enfin de se révéler, d’oser dire qui elle est.  Malgré certains revirements de situations abruptes, se dégage de ce film un charme poétique et un optimisme final empreint de réalisme et dénué de la mièvrerie qu’on aurait pu redouter. Les couleurs vives de ce pays remémoré comme enchanteur, la voix intérieure de ce personnage attachant contribuent au charme de ce film. Et puis cette blancheur finale. La blancheur (re)trouvée qui contraste avec les couleurs vives de son pays d’origine, peut-être aussi surtout de son imaginaire. Une nouvelle naissance. Une nouvelle vie qu’elle accepte, affrontant, acceptant la réalité qu’elle choisit enfin.

     « Brick Lane » a reçu le prix Première du public des mains de Sophie Guillemin. En recevant son prix, la réalisatrice, Sarah Gavron, a expliqué qu’avec ce film elle voulait « toucher le public le plus vaste », « franchir les barrières des cultures, de pays » en prenant un « réel risque qu’il ne soit jamais montré », que certains même « tenaient à ce qu’il ne soit jamais montré ». « Brick Lane » s’est également vu décerner le prix du meilleur scénario.

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    Noirs comme les couleurs guerrières qu’ Hallam Foe peint sur son visage, le Hitchcock d’or de cette édition 2007. Le film de David MacKenzie est centré sur un adolescent (interprété par Jamie Bell, l’interprète de Billy Elliot qui avait d’ailleurs aussi reçu le Hitchcock d’or à Dinard) perturbé par la mort de sa mère, dont il tient responsable sa belle-mère, un adolescent qui a pour  exutoire à sa détresse et pour manie d’espionner les gens. Il va s’éprendre du sosie de sa mère croisé dans la rue, et  une relation quasiment incestueuse, en tout cas ambiguë, va s’instaurer entre eux.  On aurait aimé connaître les raisons de ce prix.  Josiane Balasko, la présidente de ce jury 2007, n’en a malheureusement pas dit un mot lors de la clôture. C'est probablement le coeur qui a parlé... J’avoue être restée hermétique à ce film dont les motivations des personnages, dont les situations abracadabrantesques et les failles scénaristiques créent une distance avec le spectateur, dont le seul mérite est d’évoquer la veuve et l’orphelin et de nous faire passer de l’antipathie (relative) à l’empathie (relative) pour ce personnage étrange et perdu.

     « Hallam Foe » a également reçu le prix du meilleur directeur de la photographie.

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    Rouge comme la flamme de la passion de Jane Austen dans le film "Becoming Jane" de Julian Jarrold  qui retrace les débuts de l’auteure à une époque où, dans la société britannique, les femmes ne servaient qu'à faire des mariages, si possible avec de riches héritiers. Passion pour l’écriture qu’elle accomplit en un geste presque sensuel, drapée dans sa robe rouge, passion pour un Irlandais qui  lui fit défier les conventions de l’époque, des conventions qui apparaissent aujourd’hui surannées et contribuent à créer un film dont la forme, policée, est à l’image du fond.  Comme tout écrivain qui se respecte, Jane Austen s’est inspirée de son existence, et le résultat donne donc un mélange de « Raison et sentiments » et « Orgueil et préjugés » et une sensation de déjà vu. Reste le charme de James MacAvoy et Anne Hathaway  qui rendent cette histoire romantique crédible et un peu plus actuelle et , quand même, agréable à suivre.

    Et puis des sons, quels sons alors ?

    0880fe53911728c06d810abe2378c4d8.jpgLes voix comme des complaintes mélancoliques des deux acteurs principaux de « Once » de John Carney, un film dans lequel la musique cristallise les sentiments des deux personnages principaux (interprétés par Glen Hansard et Marketa  Irglova, dont les voix sont aussi justes que leur jeu), un film où la musique prend le pas sur les paroles et le scénario, mais qu’importe, ce film agit comme un argumentaire mélodieux  et irréfutable, et nous conquiert progressivement pour nous charmer totalement lors de sa dernière scène. Le cœur l’emporte sur la raison, là encore, sa sincérité, sa « passion et son courage » pour reprendre les mots de Josiane Balasko lors de la clôture lorsqu’elle leur a remis une « mention spéciale »  (tout en précisant qu’elle n’avait rien à leur offrir si ce n’était l’« amitié et l'admiration » du jury, cette mention spéciale créée pour l’occasion étant avant tout honorifique, et venant à point nommé pour ce film musical inclassable) l’emportant finalement sur ses faiblesses cinématographiques. Avant la projection, le toujours discret, passionné et dynamique   directeur du festival, Hussam Hindi, nous avait prévenus : après la projection nous serions enfermés dans la salle pour une surprise, déplorant malicieusement l’absence de l’équipe pour présenter le film. A peine la projection terminée, des notes de musique s’élèvent dans un silence recueilli et admiratif. Mes deux voisines, que je n’ai pas la malchance de connaître, donneuses de leçon, ayant bavardé pendant tout le début du film,  après avoir ponctué de leurs soupirs de lassitude la projection, de désabusés « et en plus ça marche » au regard de l’enthousiasme qui s’empare peu à peu du public faisant bientôt ressembler la salle de cinéma à une salle de concert et se terminant par une ovation mémorable, exhibant leur cynisme et leur indifférence comme une médaille, méprisant l’émotion des autres qui n’ont probablement pas compris ce qu’elles ont visiblement compris. Je me laisse emporter par mes émotions, par ce petit moment de magie fugace et délectable, faisant fi des sarcasmes de mes clairvoyantes voisines, me glorifiant de leur mépris, de leur  pseudo snobisme intellectuel, heureuse de n’être pas encore imperméable aux choix du cœur, et d’écouter parfois plus les sentiments que la raison, toute cinématographique soit-elle. A voir prochainement : ma vidéo du « concert » sur dailymotion. Le lien vous sera indiqué ici.

    5eed5a838c235362190e715d5b23ece4.jpgD’autres impressions encore, de plus en plus floues. Le long plan séquence sur la plage de Dunkerque de "The Atonement" (l' Expiation en français qui sortira sous le tire "Reviens-moi", plus attractif sans doute...mais moins intéressant au regard de ce qui constitue l'intérêt principal du film) de Joe Wright, un mélo comme on n’en fait plus dont la seconde partie ne tient malheureusement pas les promesses de la première,  romanesque à souhait, d’une incandescence réjouissante,  dont le souffle épique et entraînant  ne tient malheureusement pas la longueur. Un film sur un amour contrarié, sur les rapports troublants entre art et vérité, dont la forme épouse intelligemment le fond.

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    Et puis le film de clôture, parce qu’il le faut bien, toujours, un jour ou l’autre : une adaptation d’Agatha Christie, « L’heure zéro » signée Pascal Thomas qui ne nous évade pas tout à fait de la réalité puisque ce film se déroule à Dinard dans une vieille demeure, la Pointe aux Mouettes, un Dinard menaçant (pas suffisamment) et intemporel où se retrouve toute la famille Neuville, dans une atmosphère électrique, avec à la clef une mort inéluctable puisqu’on est chez Agatha Christie, et le meurtrier le plus improbable, puisqu’on est chez Agatha Christie. Avec ce film Pascal Thomas s’amuse : avec les temporalités et les époques dont il brouille astucieusement les repères. Avec le ton du film, celui de la farce qui sied finalement à une adaptation d’Agathie Christie, qui, de Miss Marple à Hercule Poirot, affectionne le second degré, l’autodérision, le décalage.  Laura Smet en épouse déjantée, Melvil Poupaud en mari écartelé entre deux femmes aussi étranges l'une que l'autre, Alessandra Martines en gouvernante, et Danielle Darrieux en vieille dame indigne sont assez réjouissants, suffisamment pour se laisser prendre au jeu de ce qu’il ne faut pas prendre pour davantage que ce qu'il aspire visiblement à être : une farce ludique, prétexte à des numéros d’acteurs, où le second degré prime sur la résolution du crime.

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    Dernière couleur. Le bleu. Bleu à l’âme de fin de festival. Trois couleurs: bleu, aussi. L’envie de revoir ce film de Kieslowski et sa lumière cristalline, sa musique salvatrice qui libèrent peu à peu de l’emprise de la douleur… Un autre film nous attend toujours quelque part. Le cinéma est une histoire sans fin (mais si).

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    Dernier son. Celui de la mer. Bleue elle aussi, évidemment, bleu argentée même. Profiter des dernières heures du festival, premières heures automnales au parfum pourtant encore estival, pour m’y ressourcer.  La mer réconfortante avec le roulement répétitif et la mélopée lénifiante de ses vagues qui meurent sur le sable et renaissent aussitôt. Mer mortelle et immortelle. Comme un éternel recommencement. A l’année prochaine Dinard donc, pour un autre recommencement,  pour la 19ème édition d’un festival de plus en plus majeur, à la sélection toujours aussi réjouissante, à l’enthousiasme intact malgré le nombre des années et la notoriété grandissante. C’est la marque des grands : rester soi-même, malgré tout. Restez vous-même et surtout ne changez rien!

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                                                   Palmarès du 18 ème Festival du Film Britannique de Dinard:

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    Le jury du 18ème Festival du Film Britannique de Dinard

    Le grand prix est attribué par le jury à :
    Hallam Foe de David Mackenzie

    Le prix se compose d'une aide à la distribution et d'un soutien direct au réalisateur.
    Il contient également :
    Le prix LTC qui offre le développement d'une copie série du film primé (ou du prochain film du vainqueur si ce dernier à été développé dans un autre laboratoire).
    Le prix LVT qui offre le sous titrage du film primé par le Jury ( ou du prochain film du vainquer si celui-ci est déja sous-titré).
    Le prix Ciné Cinéma qui offre une campagne de promotion sur ses antennes lors de sa sortie en salle.

    Une mention spéciale est attribuée par le jury à :
    Once de John Carney

    Le trophée Hitchcock blanc, Kodak limited

    Le trophée Hitchcock blanc, Kodak limited, récompensant le meilleur directeur de la photo, décerné par le jury, est attribué à :
    Hallam Foe de David MacKenzie
    (Kodak y ajoutant un prix spécial (pellicule pour le prochain film du directeur).

    Le trophée Grand Marnier Lapostolle

    Le trophée Grand Marnier Lapostolle pour le prix du meilleur scénario, décerné par le jury, à été attribué à :
    Rendez Vous à Brick Lane de Sarah Gavron

    Le trophée Hitchcock d'Argent

    Le trophée Hitchcock d'Argent, prix du public, décerné par les spectateurs, a été attribué à :
    Rendez Vous à Brick Lane de Sarah Gavron

    Le trophée Hitchcock de bronze

    Le trophée Hitchcock de bronze, décerné par l'association "la règle du Jeu" est attribué à :
    Garage de Lenny Abrahamson
    Ce prix permet une distribution dans 40 salles du Grand ouest.

    Le prix Entente Cordiale

     Le prix Entente Cordiale du British Council a été attribué au court métrage :
    Friends Forever de Marçal Forès
    Le prix d'une valeur de 1500 euros récompense le Meilleur Film de fin d'études issu de la compétition Femis/ NFTS

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    Sylvie Mallet, la Présidente du Festival avec Josiane Balasko, présidente du jury 2007 et Marie-José Nat, présidente du festival 2007.
    Sandra.M