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festival du film britannique de Dinard - Page 2

  • 19ème Festival du Film Britannique de Dinard: le programme (article complété le 27.09)

    festival-film-britannique-dinard-19eme-editio-L-2.jpgDu 2 au 5 octobre aura lieu la 19ème édition du Festival du Film Britannique de Dinard.

    Entre avant-premières, compétition, hommage (à Hugh Hudson), gros plan (sur Daphné du Maurier), expositions, rencontres, débats, courts et longs-métrages, comme chaque année le programme sera riche et varié.

    JURY 2008

    Le jury sera présidé par Lambert Wilson et composé de : Arié Elmaleh, Tara Fitzgerald, Valérie Kaprisky, Aïssa Maïga, Rory Mc Cann, Nicolas Roeg, Lucy Russell, Alice Taglioni et Sterenn Le Scan  .

    CONCOURS

    Vous pouvez d'ailleurs vous aussi faire partie du jury comme ce fut mon cas en 1999,  grâce au concours organisé par Ouest-France et ouvert à tous:

    il suffit d'envoyer rapidement une lettre de motivation d'un feuillet maximum (1500 caractères) à la rédaction Ouest-France, Jury du Festival, 15 Avenue Jean-Jaurès, BP  214, 35049 Saint-Malo Cedex .

    PROGRAMME DU 19ème FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD

    COMPETITION

    Boy A, de John Crowley.

    Clubbed, de Neil Thompson.

    A Complete History of my Sexual Failures, de Chris Waitt.

    The Escarpist, de Ruppert Wyatt.

    Helen, de Christine Molloy & Joe Lawlor.

    The Market, de Ben Hopkins.

    AVANT-PREMIERES

    Film d'ouverture

    My Life So Far (1999), de Hugh Hudson.


    Film de gala

    Somers Town, de Shane Meadows.


    Séance spéciale

    Young @ Heart (doc), de Stephen Walker.


    Avant-premières

    Adulthood, de Noel Clarke.

    The Agent, de Lesley Manning.

    The Crew, de Adrian Vitoria.

    The Duchess, de Saul Dibb.

    Eden Lake de James Watkins.

    The Edge of love, de John Maybury.

    Flashbacks of a Fool, de Baillie Walsh.

    French Film, de Jackie Oudney.

    Genova, de Michael Winterbottom.

    The Hide, de Marek Losey.

    Hunger de Steve McQueen. (voir ma critique ici)

    Love Live Long, de Mike Figgis.

    Man on Wire (doc), de James Marsh.

    The Meerkats (La Famille suricate) (doc), de James Honeyborne.

    Of Time and the City (doc), de Terence Davies.

    Shadows in the Sun, de David Rocksavage.

    Stephen Frears, A Portrait (A propos de Stephen Frears), de Philippe Pilard.

    INFORMATIONS PRATIQUES: ASSISTER AU FESTIVAL

    Pour assister au festival, si vous ne possédez pas de carte pass (300 vendues mi-juin) ou de pass professionnel ou presse attribués suite à examen par une commission professionnelle, vous pouvez acheter des places à 5,50 (en vous présentant environ une demi-heure avant les projections)...moins chères que des places de cinéma classiques.

    LIENS:

    Vous pouvez aussi retrouver mes comptes rendus des éditions précédentes en cliquant sur les liens ci-dessous:

    Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2007

    Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2006

    Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2005

    Site officiel du Festival du Film Britannique de Dinard 2008

    et évidemment bientôt le récit du festival sur http://www.inthemoodforcinema.com !

    Ajouts du 26.09: "Genova" de Michael Winterbottom en avant-première, en présence de Colin Firth

    Gabriel Aghion complète le jury.

    Le  festival fera un clin d'oeil à la trilogie londonienne de Woody Allen (les critiques des 3 films en question figurent sur ce blog, rendez-vous dans la rubrique "Critiques des films à l'affiche")

    Accéder directement à la grille horaire du festival en cliquant ici

  • In the mood for news 14 : semaine du 9 janvier 2008

    L’info festivalière de la semaine: Sean Penn présidera le jury du 61ème Festival de Cannes

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    L’info cinématographique de la semaine, c’est d’abord l’annonce du prochain président du jury du Festival de Cannes. Sean Penn présidera donc le jury du Festival de Cannes 2008 et succédera ainsi à Wong Kar Wai (2006) et à Stephen Frears (2007) qui présidait le jury du 60ème Festival. Difficile de faire mieux que cette soixantième édition et pourtant 3af2fcbdc8318ccbf3c1367196b2315c.jpgavec Sean Penn pour président cette 61ème édition s’annonce pour le mieux : un des meilleurs acteurs de sa génération-Sean Penn a 47 ans- (voire le meilleur ?) qui avait d’ailleurs reçu le prix d’interprétation à Cannes en 1997  pour « She’s so lovely » de Nick Cassavetes, un acteur aux nuances de jeu impressionnantes, à la force et à l’intensité du regard (d’acteur et de cinéaste) saisissantes,  aux choix filmographiques brillants avec très peu d’erreurs de parcours, un acteur et un personnage à fleur de peau,  un écorché vif avec une fureur de vivre à la James Dean, qui peut aussi bien jouer les personnages violents ou cyniques (souvent), dans des thrillers, que les êtres égarés, un acteur aux positions politiques affirmées notamment lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis en Irak. Voilà qui annonce de belles surprises pour le déroulement et le palmarès de cette 61ème édition! Vous pourrez retrouver des critiques de films de Sean Penn jusqu’au festival sur mon autre blog In the mood for Cannes et prochainement ma critique de son dernier film en tant que réalisateur « Into the wild », également sur In the mood for cinema.

    41007ef53ffc0c72b39369fed62d4aa8.jpg Pour moi, Sean Penn ce sont donc des souvenirs de films magnifiques en tant qu’acteur ( « 21 grammes » et « Mystic river » figurant parmi mes favoris ainsi que « The game » même si son rôle y est de moindre importance),  et réalisateur (« The Pledge », « Crossing guard »), d’un acteur qui a tourné avec les plus grands ( Sydney Pollack, Clint Eastwood, Inarritu, Woody Allen, Oliver Stone, Brian de Palma, Julian Schnabel, Louis Malle, Nick Cassavetes, et récemment avec Gus Van Sant…) souvent dans des films dits d’auteur « malgré » parfois des budgets élevés, toujours avec un vrai regard et parti pris, d’un acteur qui n’ hésite pas à accompagner des premières œuvres ou des films a priori plus confidentiels, un acteur qui fait des choix cinématographiques plutôt que commerciaux, qui réfléchit en termes d’art plus que de box office.

    Sean Penn c’est aussi pour moi le souvenir magique, étrange, surréaliste, brumeux et inoubliable d’une rencontre alors que j’étais dans le jury jeunes du Festival du Film de Paris 1998 et alors qu’il présidait le jury du festival. Comme Sean Penn n’avait pas vu de film de nos présidents du jury Nadia Farès et Thierry Frémont, une projection privée avait été organisée dans une salle de projection d’un célèbre restaurant des Champs Elysées pour nous 10 et Sean Penn. C’est là aussi qu’eut lieu la rencontre entre les jeunes cinéphiles de notre jury et l’acteur. Je me souviens d’un regard puissant et fatigué, que nous avions regardé "Les Démons de Jésus" ( !) de Bernie Bonvoisin dans une ambiance recueillie, je me souviens m’être dit que ce film et son langage argotique devait être vraiment incompréhensible, consternant et rébarbatif traduit en anglais , je me souviens qu’il avait applaudi avec beaucoup de politesse, je me souviens que ses lunettes pendant la projection dissimulaient astucieusement son regard fatigué, voire (chut, ne le répétez pas) endormi, je me souviens d’un festival qui a à jamais rendu ma passion pour le cinéma incurable entre découvertes cinéphiliques, rencontres marquantes , instants de vie et de cinéma gravés, de  « Bienvenue à Gattaca »,  « Gadjo Dilo », « Serial Lover » je me souviens de cette semaine trépidante, il y a 10 ans déjà, si proche et si lointaine,  où rien ne semblait impossible, où tout semblait irréel,   je me souviens d’un festival qui honorait alors Paris et qui a malheureusement disparu.

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    Cérémonie de clôtude du Festival du Film de Paris 1998-De gauche à droite: Jean Tiberi, Sean Penn, Rona Hartner, je vous laisse deviner à qui appartient le bout de nez qui dépasse, Carmen Chaplin, deux autres membres du jury jeunes
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      Sean Penn c’est aussi pour moi le souvenir d’un instant  involontairement dérobé, d’une silhouette solitaire, frêle et imposante, surprise lors du Festival de Cannes alors qu’il attendait nerveusement les réactions du public dans un recoin du palais des festivals alors qu’il était venu accompagner le très beau « Mystic River » de Clint Eastwood pour lequel il a d’ailleurs obtenu l’Oscar du meilleur acteur en 2004.

    « Partout dans le monde, le cinéma semble faire l’objet d’un intense renouveau : de plus en plus de films éveillent l’imaginaire et provoquent émotion et réflexion, dans l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes extrêmement talentueux. Le Festival de Cannes est depuis longtemps l’épicentre mondial de la découverte des nouvelles vagues de réalisateurs. C’est pourquoi il me tarde d’y participer cette année comme président du jury »,  a commenté Sean Penn dans le communiqué de presse du festival de Cannes.

    Je vous laisse relire son impressionnante filmographie ci-dessous plus éloquente que n’importe quel article ou discours…

    La filmographie de Sean Penn

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    -En tant qu’acteur :

    « Crossing Over » (Prochainement), de Wayne Kramer

    «  Milk »(Prochainement), de Gus Van Sant

    «  Tree of Life” (Prochainement), de Terrence Malick

    “ What just happened ?” (Prochainement), de Barry Levinson

    «  Dogtown and Z-Boys » (Prochainement), de Stacy Peralta

     « Les Fous du roi » (2006), de Steven Zaillian

     « Katrina (When the Levees Broke) » (2006), de Spike Lee  

     « L'Interprète » (2005), de Sydney Pollack

     « Bukowski » (2005), de John Dullaghan

     « The Assassination of Richard Nixon » (2004), de Niels Mueller

     « 21 grammes » (2004), de Alejandro González Inárritu

     “Mystic river” (2003), de Clint Eastwood

     “It's all about love” (2003), de Thomas Vinterberg

    “ Le Poids de l'eau » (2002), de Kathryn Bigelow  

     « Sam je suis Sam » (2002), de Jessie Nelson

    «  Hollywood sunrise” (2002), de Anthony Drazan    

     “Rosy-Fingered Dawn”: a Film on Terrence Malick (2002), de Luciano Barcaroli  

     “Avant la nuit » (2001), de Julian Schnabel

    «  Il suffit d'une nuit » (2000), de Philip Haas

     « Accords et désaccords » (2000), de Woody Allen

    « La Ligne rouge » (1999), de Terrence Malick

     « U-turn », ici commence l'enfer (1998), de Oliver Stone

     « The Game” (1997), de David Fincher 

     “She's so Lovely” (1997), de Nick Cassavetes

    “ La Dernière marche » (1995), de Tim Robbins  

     « L'Impasse « (1994), de Brian De Palma

    «  The Last party » (1993), de Mark Benjamin

     « Les Anges de la nuit » (1991), de Phil Joanou  

     « Nous ne sommes pas des anges » (1990), de Neil Jordan  

     « Outrages » (1990), de Brian De Palma  

    «  Colors » (1988), de Dennis Hopper

    « Judgement » in Berlin (1988), de Leo Penn

     « Comme un chien enragé » (1987), de James Foley

    « Shanghai surprise » (1986), de Jim Goddard

    «  Le Jeu du faucon » (1984), de John Schlesinger

    «  Crackers » (1984), de Louis Malle

    « Les Moissons du Printemps » (1984), de Richard Benjamin

     « Bad boys” (1983), de Rick Rosenthal  

    “Fast times” at Ridgemont High (1982), de Amy Heckerling

    « Taps » (1981), de Harold Becker

    -En tant que réalisateur :

    “Into the Wild” (2008)

    “11'09'01: September 11” (2002)

     “The Pledge” (2001)

     “Crossing Guard” (1995)

     “The Indian Runner” (1991)

    -En tant que scénariste :

    « Into the Wild » (2008), de Sean Penn

    « 8 (2006) », de Jan Kounen

     « 11'09'01: September 11 » (2002), de Samira Makhmalbaf

     « Crossing Guard” (1995), de Sean Penn 

     “The Indian Runner” (1991), de Sean Penn

    -En tant que producteur :

    “Into the Wild” (2008), de Sean Penn

    “The Pledge” (2001), de Sean Penn

     “Loved” (1998), de Erin Dignam

    “ Crossing Guard” (1995), de Sean Penn

     “The Indian Runner” (1991), de Sean Penn

    -En tant que producteur exécutif :

    “She's so Lovely” (1997), de Nick Cassavetes

    Je vous rappelle que vous pouvez toujours vous inscrire pour le Salon du Cinéma et pour le pass professionnel et le pass ciné-connexion (pour les jeunes auteurs et réalisateurs, uniquement sur demande préalable pour ce dernier): http://www.salonducinema.com .

    Le film de la semaine (vu par « In the mood for cinema »):  "Reviens-moi" (“The atonement”)  de  Joe Wright.

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    Ce film a été présenté en avant-première au Festival du Film Britannique de Dinard 2007. à l'occasion duquel je vous avais déjà parlé de ce film:

    Un long et magistral plan séquence sur la plage de Dunkerque de "The Atonement" (l' Expiation en français qui sort sous le tire "Reviens-moi", plus attractif sans doute...mais moins intéressant au regard de ce qui constitue l'intérêt principal du film) de Joe Wright,marque une rupture de rythme dans ce mélo comme on n’en fait plus dont la seconde partie ne tient malheureusement pas les promesses de la première,  romanesque à souhait, d’une incandescence réjouissante,  dont le souffle épique et entraînant  ne tient malheureusement pas la longueur. Un film sur un amour contrarié, sur les rapports troublants entre art et vérité, dont la forme épouse intelligemment le fond.

    Les autres films à l'affiche cette semaine (que je n’ai pas encore vus, je vous parle très bientôt du film de Sean Penn) :

    “Détention secrete” de Gavin Hood

    “Into the wild” de Sean Penn

    “30 jours de nuit » de David Slade

    « Les yeux bandés » de Thomas Lilti

    « Le tueur » de Cédric Anger

    « Dancing Queens » de Darren Ashton

    « L’homme qui marche » de Aurélia Georges

    « Vitus, l’enfant prodige » de Fredi M.Murer

    « La porte de l’enfer » de Teinosuke Kinugasa

    « Garage » de Lenny Abrahamson

    « L’île » de Pavel Lounguine

    « Death note” the last name 1 and 2

    « Sub » de Julien Loustau

    L’info box office de la semaine

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    (Source : Le Parisien)

    « It’s a free world » de Ken Loach que je vous recommandais la semaine dernière, a fait un bon démarrage et a  totalisé 139576 entrées dans 116 salles entre mercredi et dimanche dernier…alors que le très contesté « Je suis une légende »  a attiré 2486699 spectateurs en près de 3 semaines.

    L’info bloguesque de la semaine

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    Après TV5 la semaine dernière, cette semaine c’est « Le Salon du Cinéma » qui recommande « In the mood for cinema » sur son site.

     Je vous rappelle que si vous souhaitez être régulièrement informés de l’actualité de ce blog, vous pouvez vous inscrire au fil rss de ce blog, à la newsletter mais aussi désormais à la page  facebook d’In the mood for cinema, d’In the mood for Cannes ou des Inconditionnels du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    L’info scénaristique de la semaine

    La grève des scénaristes américains se poursuit et solidaires des scénaristes toujours en grève les acteurs ont décidé de boycotter la cérémonie des Golden Globes qui devait se dérouler le 13 janvier prochain.

    Sandra.M

  • In the mood for news (3): semaine du 3 octobre

    L’info festivals de la semaine

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    Le Festival du Film Britannique de Dinard débute demain J’y serai pour la neuvième année consécutive. Vous pourrez lire mes reportages en direct à partir de demain donc (si possible, sinon vous pourrez évidemment lire un compte-rendu exhaustif à mon retour). Je vous ai déjà dévoilé la programmation dans mes précédents articles. (cliquez ici pour y accéder)

     Voici quelques conseils pratiques si vous désirez venir au festival:

    - Les accréditations (professionnelles) et les pass  (vendus au public à Dinard début juin) ne sont plus délivrés mais vous pouvez en revanche acheter des tickets à la séance pour 5 euros, dans les salles où les films sont projetés. Il vous faudra néanmoins arriver assez à l’avance aux projections. (Renseignements: cliquez ici)

    - Pour le logement, vous trouverez tous les renseignements nécessaires (ici) : comptez plutôt sur la chance et un désistement car tous les hôtels de Dinard sont complets.

    Le Festival du Film Britannique de Dinard ne ressemble à aucun autre festival : surtout pas à Cannes, ni même à Deauville. La convivialité et la cinéphilie y priment avant tout. Je vous le recommande.

    -Pour tout savoir pour venir au festival: cliquez ici.

    -Pour accéder à la grille de programmation, cliquez ici.

    -Autres liens utiles:

    -Site officiel du Festival du Film britannique 2007

    -Le Web de la feuille du festival

    -Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2006

    -Mon compte-rendu du Festival 2005

    -Site officiel de l'Office de Tourisme de Dinard

    Le film de la semaine: Un Secret de Claude Miller

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     Vous pourrez lire ma critique ici dans la soirée. J’ai eu la chance de voir ce film en projection test en début d’année. Je me revois encore ressortir de la salle, ébranlée, bouleversée aussi, comme ayant reçu un vrai coup de poing cinématographique,  historique, émotionnel aussi, peut-être davantage, il est vrai. Je retourne donc le voir cet après-midi pour vous en écrire une critique et vous parler du livre de Philippe Grimbert qui l’a inspiré aussi, une critique  je l’espère plus cinématographique qu’émotionnelle : je ne promets rien. En tout cas, d’ores et déjà, je vous recommande ce film : à voir absolument !

    Le rattrapage de la semaine : La face cachée de Bernard Campan

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    A priori le style, intimiste,  sied mal à un ancien Inconnu. Mais après tout le cinéma est là pour bousculer les préjugés. Se souvenir de Se souvenir des belles choses : Bernard Campan y campait déjà un personnage à des années lumière de ceux qu’il a interprétés  avec les Inconnus, avec beaucoup de justesse.

     Après des années de vie commune,  Isa et François ne se voient plus, ne se voient plus réellement. Emmuré dans ses questionnements et sa douleur existentielle, François ayant l'impression de voir sa vie se dérouler hors de lui ne voit plus ceux d'Isa, qu’elle aussi est en quête de sa réalité. C’est une quête et une enquête aussi :  « La face cachée » est un thriller de l’intime, énigmatique, qui nous fait avancer par touches impressionnistes. Le film est divisé en 4 week end : les personnages ne sont pas socialement situés. Derrière la banalité des situations : l’universalité des fêlures. La forme est en harmonie avec le fond : de nombreux plans séquences, parfois pesants,  à dessein, comme le long tunnel dans lequel sont les personnages, comme le long et inexorable tunnel de l’existence qui les étouffe,  comme lorsqu’ils avancent dans cette forêt à la fois majestueuse et oppressante, comme la forêt de questions trop grandes pour eux, qui les dépassent. La face cachée, c’est cette part inconnue de l’autre, cette part insondable, cette part recouverte par la forêt. Karin Viard interprète avec beaucoup de nuance cette femme qui surjoue sa gaieté et sa légèreté, son bonheur d’être pour masquer  le poids de son existence, sa douleur muette à laquelle François est sourd, lui dont la douleur est si bavarde. Le plan de la fin, de Karin Viard, cachée derrière Campan, dans l’ombre,  puis se retrouvant face à lui, dans sa vraie lumière, enfin, pourrait résumer tout le film.  La face cachée c’est ce masque que nous portons tous à un moment ou à un autre. C’est la part d’ombre d’un masque parfois lumineux. La face cachée c’est aussi la posture de l’adulte qui est resté un enfant, qui a toujours ses douleurs d’enfance, là, avec lui, tapies dans l’ombre. C’est la réalité qu’on ne veut pas voir en face (alors que son meilleur ami interprété par  Anglade est  lui, en plein dans la réalité, dans le concret de son mariage, François s'enfonce dans ses questionnements abstraits).  La face cachée est elliptique comme l’existence qu’il ne parvient pas à saisir. La face cachée, c’est ce qu’on aimerait fuir mais le canoe kayak continuera à avancer,  (ceux qui ont vu le film comprendront) quoiqu’il arrive.  La face cachée ce sont aussi des moments de grâce insaisissables parce qu’on est déjà ailleurs ou dans l’après. Même la fugue de Bach qui rythme judicieusement n’aidera pas à cette fuite-là.  La face cachée est un film empreint de la maladresse touchante de l’adolescence : sans compromis, parfois agaçant ou parfois naïf  avec ses métaphores  aériennes, maritimes ou ferroviaires redondantes sur l’existence mais tellement à fleur de peau qu’il nous touche et nous renvoie forcément à nos propres masques et questionnements. Un film grave, voire austère,  dont on ressort en se disant que l’essentiel est là : se souvenir des belles choses, oui, mais surtout les saisir dans l’instant présent. Un film d’auteur : il fallait déjà oser. On attend la suite avec impatience…

    Sandra.M

  • In the mood for news (1)

    Aujourd’hui, j’inaugure  une nouvelle rubrique  intitulée « in the mood for news ».  Chaque mardi, je vous présenterai  ainsi mon journal cinématographique avec l’actualité cinématographique de la semaine, le film de la semaine à venir  recommandé par "In the mood for cinema" et l’actualité festivalière. Je vous invite aussi à réagir à cette actualité dans les commentaires.

              Le film de la semaine recommandé par « In the mood for cinema » :

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    « Le mariage de Tuya » de Wang Quan’an présenté en ouverture du Festival du Film Asiatique de Deauville 2007 (Cliquez ici pour lire ma critique ) et surtout Ours d’or de la 57ème Berlinale.

    -Autre(s) film (s) sortant cette semaine vu (s) par « In the mood for cinema » :

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    -Death at a funeral (Joyeuses funérailles) de Frank Oz avec Matthew Macfadyen, Rupert Graves, Keely Hawes, Jane Asher, Daisy Donovan, Alan Tudyk, Kris Marshall, Peter Dinklage, Ewan Bremmer, Andy Nyman, Peter Egan, Peter Vaughan 

    Pitch: Les membres d'une famille anglaise désunie se retrouvent lors de la veillée funèbre du patriarche qui vient de mourir. Lorsqu'un inconnu arrive sur les lieux et menace de faire une révélation sur la vie intime du décédé, les deux fils vont vraiment tout faire pour cacher ce secret dérangeant aux invités.

     Présenté en avant-première au 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville où il a suscité l'hilarité générale (précisons qu'il y avait peu de comédies au programme pour justifier ce peu d'exigence du public deauvillais). L'oxymore du titre annonçait un film réjouissant, antipolitiquement correct, impression réhaussée par le savoureux générique (c'est en général mauvais quand on est réduit à évoquer seulement un générique de film:-)).  Il l'est la moitié du film : jusque-là, le  ton est corrosif et les personnages savamment déjantés.  Malheureusement ces joyeuses funérailles s'essoufflent progressivement pour finalement s'éteindre dans la deuxième partie, et tombent dans la vulgarité facile et les gags archi prévisibles. Un film qui ne tient pas les promesses de son titre impertinent et de son début, et donc... allez voir "Le mariage de Tuya"!

    -L’info Oscars de la semaine :

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     « Persépolis », le film d’animation de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, prix du jury du Festival de Cannes 2007, a été retenu par le CNC pour représenter la France aux Oscars. C’est le 22 janvier que l’Académie des Oscars dévoilera les nominations dont les 5 films qui concourront pour l’Oscar du meilleur film étranger. « Persépolis » succédera-t-il à « Indochine » dernier film français à avoir obtenu l’Oscar du meilleur film étranger, en 1993 ? A suivre…

    -L’info box office de la semaine :

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     En 5 jours, le jubilatoire « La vengeance dans la peau » de Paul Greengrass dont  la projection deauvillaise avait été ponctuée d’applaudissements effrénés, le troisième volet des mésaventures de Jason Bourne a totalisé 480 471 entrées sur 509 salles en 5 jours.

    -L’info festivalière de la semaine

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    Le Festival du Film Britannique de Dinard dévoile aussi peu à peu son programme et son jury.

    Le jury sera présidé par Josiane Balasko et composé (pour l’instant) de : Cécile Cassel, Sylvie Testud, Laurent Gerra, Linh Dan Pham, Claire Nebou, Robin Renucci, Imelda Staunton, Michael Grigsby… Un(e) juré( e) sélectionné ( e) par la rédaction Ouest-France de Saint-Malo (comme je le fus en 1999)  sur lettre de motivation viendra compléter le jury.

    Programme provisoire du Festival du Film Britannique (en cliquant sur le nom du film vous accéderez aux fiches du site internet officiel du Festival du Film Britannique de Dinard )

    Films en compétition

    Jane (Becoming Jane)
    de
    Julian Jarrold
    Avec Anne Hathaway, James McAvoy, Julie Walters, James Cromwell, Maggie Smith

    Rendez-vous à Brick Lane (Brick Lane)
    de
    Sarah Gavron
    Avec Tannishtha Chatterjee, Satish Kaushik, Christopher Simpson, Harvey  Virdi

    Far North
    de
    Asif Kapadia
    Avec Michelle Yeoh, Sean Bean, Michelle Krusiec, Sophie Wu, Bjarne Østerud

    Hallam Foe
    de
    David Mackenzie
    Avec Jamie Bell, Sophia Myles, Ciaran Hinds, Jamie Sives, Ewen Bremner, Claire Forlani

    Once
    de
    John Carney
    Avec Glen Hansard, Markéta Irglovà…

    The Midnight Drives
    de
    Mark Jenkin
    Avec Colin Holt, Sam Mills, Megan Robertson, Alex Reid, Mary Woodvine, John Woodvine, Mark Pearce

    Avant-premières

    How About You      
    de Anthony Byrne
    Avec Vanessa Redgrave, Imelda Staunton, Brenda Fricker, Hayley Atwell, Joss Ackland

    I Really Hate My Job
    de Oliver Parker
    Avec Neve Campbell, Shirley Henderson, Danny Huston, Alexandra Maria Lara, Anna Maxwell Martin, Oana Pellea

    It’s a Free World
    de Ken Loach
    Avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zureck…

    L’Heure zéro
    de Pascal Thomas
    Avec Laura Smet, Chiara Mastroianni, Melvil Poupaud, François Morel, Danielle Darrieux, Alessandra Martines

    Mark Of Cain
    de Marc Munden
    Avec Matthew McNulty, Gerard Kearns, Shaun Dooley, Leo Gregory

    Mon meilleur ennemi (My enemy’s enemy)
    de Kevin Macdonald

    Ne jamais s’excuser (Never Apologize)
    de Mike Kaplan
    Avec Malcolm McDowell

    Ruby Blue
    de Jan Dunn
    Avec Bob Hoskins, Josiane Balasko, Jody Latham, Josef Altin…

    This is England
    de Shane Meadows
    Avec Thomas Turgoose, Stephen Graham, Jo Hartley, Andrew Shim, Vicky McClure, Joseph Gilgun…

    Garage de Lenny Abrahamson

    Avec Conor Ryan, Patt Shortt, Ann-Marie Duff

    Le site internet du Festival du Film Britannique de Dinard avec cette année la feuille du festival, version web.

    Sandra.M