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FESTIVAL DE CANNES 2011 - Page 5

  • Cannes Classics - "The look" d'Angelina Maccarone avec Charlotte Rampling

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     Entre Paris, Londres et New York se dessine ainsi un portrait de la comédienne à travers ses discussions et ses rencontres avec des artistes et des proches comme Paul Auster, Peter Lindbergh ou Juergen Teller qui en révèlent d’ailleurs peut-être plus sur ceux avec qui elle converse que sur elle-même comme lors de cette rencontre avec Peter Lindbergh où les rôles s’inversent, le modèle devenant photographe.  Le film débute sur son regard, ce célèbre regard qui peut-être mélancolique, perçant, malicieux, mystérieux,  redoutablement beau, envoûtant, dur même parfois. Il  est divisé en huit thématiques (mise à nu, démons, la mort, le désir, l’âge…) qu’elle aborde à chaque fois avec une personne différente et qui dévoile une facette de sa personnalité tout autant que cela épaissit le mystère.  Les conversations sont entrecoupées d’extraits de films (de Visconti, Allen, Chéreau, Ozon etc) témoignant de l’audace de ses choix cinématographiques, extraits judicieusement choisis, par exemple « Max mon amour », quand il est question de tabous, « Sous le sable » quand il est question de la mort etc.

    Au fil du documentaire, Charlotte Rampling apparait comme une femme libre que le cinéma de divertissement n’intéresse pas, qui préfère être « un monstre » plutôt qu’une actrice « sympa » (encore une manière, sans doute, de se draper dans un mystère finalement plus tranquillisant), iconoclaste, exigeante, mystérieuse donc…plus que jamais, et c’est tant mieux car si ce documentaire révèle quelque chose c’est finalement son profond mystère mais aussi sa lucidité et l’intelligence de ses choix.

    Une actrice éclatante dont le si célèbre et ensorcelant regard s’obscurcit certes parfois mais qui parait néanmoins loin de l’image figée dans laquelle on l’enferme ou derrière laquelle elle se dissimule et une passionnante réflexion sur le cinéma et sur la vie.

     
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  • Un Certain Regard - "Et maintenant on va où" de Nadine Labaki

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    Ce film raconte la vie d’un village libanais dans lequel les femmes s’évertuent à protéger le village et leurs familles des menaces extérieures et surtout des dissensions religieuses. Chrétiens et musulmans y vivent en effet en bonne entente mais cette entente est très fragile et le fruit de la détermination sans failles des femmes du village, faisant tout pour distraire les hommes et les empêcher de se haïr ou de trouver le moindre prétexte à leur haine. Comme une mine prête à exploser à tout instant.

     Nadine Labaki mêle gravité et légèreté et les styles (comédie musicale, comédie, drame) passant de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante pour ne nous dire qu’une seule chose qu’elle le chante, le crie ou le pleure : cessez cette haine meurtrière absurde.

     « Et maintenant on va où » parle de la nécessité absurde mais finalement rassurante (car devenant un mode d’expression voire de distraction ou d’identification) d’appartenir à un camp, de s’exprimer par la violence qui peut surgir à tout instant et briser l’harmonie.

      Une utopie enchantée, une fable parfois douloureuse et une démonstration par l’absurde maligne et efficace.  Le tout servi par des actrices remarquables (à commencer par la réalisatrice elle-même) et une lumière chaleureuse rendant hommage à ces dernières et à la beauté du Liban.

    Et un plan de la fin qui fait joliment et dramatiquement écho à celui du début illustrant l’insoluble question du titre.  Je vous reparlerai plus longuement de ce film que je vous recommande d’ores et déjà.

     
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  • Critique – « Le Gamin au vélo » de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Compétition officielle du Festival de Cannes 2011)

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    Photo inthemoodforcannes (Festival de Cannes 2009, leçon de cinéma à Cannes)

    Alors qu’hier la majorité des festivaliers n’aspirait qu’à découvrir le nouveau et tant attendu nouveau film de Terrence Malick (finalement sifflé, qui divise la Croisette et que je verrai tout à l’heure), pour ma part je n’aspirais qu’à découvrir le film des  frères Dardenne pour la 5ème fois en compétition officielle, après avoir obtenu déjà deux fois la palme d’or (en 1999 pour « Rosetta » et en 2005 pour « L’enfant ») sans oublier leurs prix d’interprétations et le prix du scénario pour « Le silence de Lorna » en 2008. Un film que j’attendais d’autant plus que la bande-annonce me donnait déjà des frissons et que les premiers échos étaient unanimement favorables.

    Synopsis : Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...

    Dès les premières minutes, ce qui frappe chez les Dardenne, c’est « la vitalité » (pour reprendre un terme de François Truffaut à propos d’un autre cinéaste que je cite souvent ici), c’est aussi la force de l’interprétation. Comme toujours, ce sont des êtres blessés par la vie dont les souffrances se heurtent et s’aimantent. Comme toujours, c’est un cinéma à la fois de l’intime et de l’universel dans lequel tout peut basculer en une précieuse et douloureuse seconde, cette seconde ou Cyril s’accroche à Samantha comme il s’accrochait à ce téléphone, cette seconde aussi où il fera une mauvaise rencontre. Comme toujours, la direction d’acteurs est époustouflante.  Comme souvent, les Dardenne s’attache au thème de l’enfance et des relations parents-enfants, comme  (« Le Fils », « La Promesse », « L’enfant »).  Comme toujours, ils ne jugent pas mais considèrent leur personnage avec empathie et clairvoyance.

    Comme toujours ou presque. Presque comme toujours parce que pour une fois ils ont dérogé à leurs règle d’acteurs non professionnels en attribuant un des rôles principaux à Cécile de France face à l’acteur non professionnel, le jeune Thomas Doret, remarquable avec son air frondeur, buté, presque renfrogné, ses gestes vifs (également à signaler la présence d’Olivier Gourmet et de Jérémie Rénier). Presque parce qu’on retrouve la noirceur humaine qui caractérise leur cinéma avec un père effroyablement indifférent ou un ado qui exploite le jeune garçon. De la noirceur mais moins d’ âpreté, d’abord par la bienveillance du personnage incarné par Cécile de France (dont on ne connaîtra jamais vraiment les motivations qui n’obéissent d’ailleurs à aucun calcul sans doute à une tendresse spontanée même s’il n’est pas anodin qu’il la rencontre dans un cabinet médical et on peut imaginer que la raison pour laquelle elle s’y trouvait n’est pas étrangère à son affection pour cet enfant) qui illumine la route du jeune garçon mais aussi par une photographie plus lumineuse (l’action se déroule en plein été) que celle des précédents films des Dardenne. Presque comme toujours parce que  cette fois les Dardenne ont recouru à la musique, certes pas n’importe laquelle, des extraits du concerto n°5 de Beethoven qui apportent une force, une puissance, une émotion indéniable et qui n’enlève rien à la pudeur caractéristique du cinéma des Dardenne, règle à laquelle ce film ne déroge par ailleurs pas.

    Et pourtant, ce film me semble en-dessous de leurs précédents pendant lesquels mon souffle restait suspendu, où, chaque seconde, tout semblait pouvoir basculer.  Différent aussi parce que plus elliptique et concentré avant tout sur ce « gamin au vélo », au centre de l’action et l’attention. Ce film n’en résonne pas moins comme un cri de colère. Un film lumineux, enragé, énergique, puissant, tendre et lucide  qui a la force et  la beauté sombre d’un concerto de Beethoven. D’un téléphone qui amène au néant à une route qui mène, peut-être, à la lumière,  les Dardenne nous auront encore une fois brillamment embarqués avec leurs personnages avec ce qui est sans aucun doute leur film le plus « grand public ».

    Pronostics pour le palmarès : le seul prix potentiel me semble être le prix d’interprétation pour le jeune Thomas Doret, un prix du jury ou de la mise en scène, résonnant sans doute presque comme un échec (certes très relatif) pour ces abonnés de la palme d’or.

    A nouveau une critique plus courte qu’à l’accoutumée sur mes blogs et le temps me manque pour relire (donc désolée  pour les imprécisions) et  vous parler des autres évènements de la journée d’hier sur lesquels je reviendrai ultérieurement : la déception suscitée par le nouveau film d’André Téchiné  présenté hier à la Quinzaine des Réalisateurs « Impardonnables »,  la présentation de la copie restaurée du « Sauvage » en présence de Jean-Paul Rappeneau et Catherine Deneuve, et le passage furtif de l’équipe de Terrence Malick sans oublier une soirée au vip room pour clore cette journée avec une atmosphère aux antipodes de celle du film avec laquelle elle avait commencé (et honnêtement je préfère l’atmosphère des Dardenne dont a contrario le cinéma n’est jamais pathétique, la première n’en étant cependant pas moins une comédie humaine instructive à observer).

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  • Compétition - 2ème Critique de "Polisse" de Maïwenn (après une deuxième vision)

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    J'ai décidé de retourner voir "Polisse" en séance du lendemain, pour voir laquelle des émotions entre lesquelles j'étais partagée l'emporterait et pour vous en livrer une seconde critique, ci-dessous.

    « Polisse » est le troisième long métrage de Maïwenn  après « Pardonnez-moi » (2006) et « Le bal des actrices » (2009).  J’étais restée particulièrement sceptique devant «Le  Bal des actrices » , film sur les masques et  les mensonges des actrices  dans lequel Maïwenn nous impose sa propre vérité, un bal dont elle est la reine et la manipulatrice, un bal dans lequel le cinéma est montré comme un théâtre masqué, un monde de faux-semblants dans lequel les actrices sont toutes malheureuses, narcissiques, prétentieuses et pour se dédouaner de s'être attribuée le beau rôle, Maïwenn lors d'une scène finale (lors de laquelle toutes les actrices sont réunies pour voir son documentaire) devance toutes les critiques, ses actrices lui adressant les reproches que pourrait lui faire la critique. Bref, je craignais le pire avec le sujet ô combien sensible de ce troisième long métrage.

     Connaissant l’intrigue et le dénouement, j’étais curieuse de voir si je serais à nouveau embarquée, touchée, parfois agacée… et je dois avouer qu’à cette deuxième vision l’émotion, surtout, était tout autant au rendez-vous qu’à la première.

    Synopsis : « Polisse » suit le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) : gardes à vue de pédophiles,  arrestations de pickpockets mineurs, auditions de parents maltraitants, dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables. En parallèle, Maïwenn montre les répercussions sur la vie privée de chacun de ces policiers et l’équilibre précaire entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Mélissa ( Maïwenn) est mandatée par le Ministère de l’Intérieur pour réaliser un livre de photos sur la brigade. Ce regard va révéler les fêlures de Fred (Joeystarr), le plus écorché vif de la brigade.

    Les premières minutes nous montrent une petite fille décrivant avec sa candeur enfantine les attouchements que son père lui a ou aurait fait subir (nous ne saurons pas vraiment). Quelques scènes plus tard, nous retrouvons les policiers de la BPM qui, à la cantine, racontent leurs histoires de couples, avec une certaine crudité, à la fois pour désamorcer la violence de ce qu’ils entendent au quotidien, mais aussi parce que cette violence a des répercussions inévitables sur leur vie privée.

      C’est avant tout eux que la caméra de Maïwenn va suivre, nous immergeant dans leur douloureux quotidien. Douloureux parce que difficile d’entendre des horreurs toute la journée et de ne pas en ressortir écorché, voire blessé, ou même meurtri. Douloureux parce que la vie privée devient chaotique quand la vie professionnelle est aussi rude et vorace, et exige un tel dévouement dont il est impossible de ressortir indemne. Douloureux parce que les blessures des autres ravivent les leur.

    Lors de la première projection à Cannes, je vous avais dit avoir été partagée entre émotion et scepticisme, agacement et admiration mais j’avoue que cette fois l’émotion et l’admiration ont dominé. Emotion parce que la caméra de Maïwenn capte et esquisse admirablement des portraits de pères, de mères, d’hommes, de femmes, d’enfants, désemparés face à la douleur indicible mais aussi la glaçante épouvante de ceux qui avouent les pires horreurs avec le sourire et une terrible « innocence », inconscients de celle qu’ils ont bafouée (Terrifiante déclaration du personnage d’Audrey Lamy inspirée comme tous les autres faits de ce film, de faits réels). Emotion parce qu’il est impossible de rester insensible devant, par exemple, cette scène douloureusement réaliste de cet enfant arraché à sa mère parce qu’il est impossible de leur trouver un foyer à tous deux. Emotion lorsque par un frôlement de main, une danse d’abandon, surgit une tendresse si longtemps contenue. Emotion parce que la scène finale d’une logique tragiquement implacable vous saisit d’effroi.

    Admiration parce que Maïwenn en quelques plans, parfois juste le temps d’une déclaration à la police, nous raconte toute une histoire, un passé sombre et un avenir compromis. Admiration parce qu’elle tire des acteurs et surtout actrices, le meilleur d’eux-mêmes : Sandrine Kiberlain bouleversante,  Karin Viard insaisissable, touchante puis presque effrayante,  et que dire de Marina Foïs, remarquable dans le rôle de ce personnage de policier, le plus intéressant, abimé, fragile, désorienté. Même Joeystarr dont la prestation dans « Le bal des actrices » ne m’avait pas convaincue, est ici particulièrement touchant dans son rôle de flic bourru au cœur tendre qui s’implique émotionnellement dans chaque « cas ».

    Alors pourquoi étais-je aussi sceptique et agacée suite à la première projection cannoise ? Sceptique parce que le personnage qu’incarne Maïwenn qui se cache derrière ses grandes lunettes, son chignon, qui passe des beaux quartiers aux quartiers plus populaires, semble une nouvelle fois une manière de se dédouaner, de se donner le beau rôle, de se mettre en scène sans que cela soit forcément nécessaire. Il faut avouer que, suite à cette deuxième projection, j’ai trouvé que son personnage qui certes parfois sourit un peu trop béatement, apporte une certaine fraîcheur, un regard extérieur et est une vraie trouvaille scénaristique pour permettre au personnage de Joeystarr d’évoluer et de révéler une autre facette de sa personnalité. C’est aussi un moyen d’explorer à nouveau la mise en abyme.  C'est d’ailleurs après avoir vu un documentaire à la télévision sur le travail des policiers chargés de protéger les mineurs, qu'elle a eu l'idée d'en faire un film.

     Agacée par ce style faussement réaliste (Lors de la conférence de presse des lauréats à Cannes, Maïwenn s’est énervée suite à la question d’un journaliste qui, à propos de son film, parlait de style semi-documentaire) qui recrée une réalité et forcément l’édulcore pour faire surgir une réalité qui forcément n’en est pas totalement une. Agacée parce que Maïwenn par moments semble nous refaire « Le bal des actrices » et plus soucieuse de leurs performances que du réalisme (peut-être aurait-il été plus judicieux d’utiliser uniquement des comédiens inconnus) mais après cette deuxième projection, je reconnais que tous les acteurs sans exception, sont absolument remarquables et que Maïwenn est incontestablement douée pour la direction d’acteurs sachant tirer ici le meilleur de chacun (les « témoignages » d’anonymes sont saisissants).

    Agacée parce que parfois la caméra s’attarde un peu trop, et nous prend en otage, ou parce que parfois elle semble privilégier ou du moins hésiter entre l’effet de style ou l’émotion et le réalisme (comme la scène des enfants qui dansent dans le bus). Agacée parce que, à l’image de son titre, cela frôle alors l’artificiel. Polisse écrit par un enfant. Polisse mais surtout pas « policé ». Polisse parce qu’il y avait déjà le PoliCe de Pialat.

    Avec ce troisième film, Maïwenn veut à nouveau faire surgir la vérité, « peindre les choses cachées derrière les choses » pour reprendre une célèbre réplique d’un non moins célèbre film de Marcel Carné. En voulant parfois trop mettre en valeur ses actrices (ou elle-même), elle nuit justement à cette vérité nous rappelant trop souvent que « c’est du cinéma », alors qu’elle retranscrit malheureusement surtout une sombre réalité. Il n’en demeure pas moins que c’est un bel hommage à ces policiers de la BPM, à leur dévorant métier et leur dévouement,  un constat effroyable sur la noirceur humaine, et il n’en demeure pas moins que la fin est bouleversante de beauté tragique et de lyrisme dramatique : ces deux corps qui s’élancent, et font éclater ou taire la vérité, inadmissible, et éclater ou taire l’espoir. Un film agaçant, intense, marquant, bouleversant, parfois même (sombrement) drôle.

    A cette deuxième vision, la qualité de la réalisation (caméra nerveuse qui épouse la tension palpable), et surtout l’écriture m’ont particulièrement marquée, sans doute la raison pour laquelle Maïwenn condamnait cette définition de semi-documentaire. Le film est extrêmement construit, les dialogues sont particulièrement efficaces et sans doute certains les trouveront trop écrits, en contradiction avec l’impression de réalisme auquel ils ne nuisent néanmoins pas. Chaque scène de chaque personnage, qu’il soit au premier ou au second plan, dit quelque chose du dénouement concernant ce personnage et il faut dire que Maïwenn et sa coscénariste Emmanuelle Bercot manient brillamment le film choral aidées par un brillant montage qui fait alterner scènes de la vie privée et scènes de la vie professionnelle, les secondes révélant toujours quelque chose sur les premières, ces deux familles se confondant parfois. Pialat, Tavernier, Beauvois, Marchal avaient chacun à leur manière éclairer une facette parfois sombre de la police. Il faudra désormais compter avec le « Polisse » de Maïwenn.

     
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