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  • "Brooklyn boy": à voir actuellement à la comédie des Champs Elysées

    Brooklyn boy,
    pièce de Donald Margulies adaptée et mise en scène par Michel Fagadau
    Avec Stephan Freiss, Maurice Chevit, Serge Kribus, Stéphanie Fagadau, Aissa Fagadau, Aissa Maiga, Stephan Roux-Weiss, Smadi Wolfman.

    Comédie des Champs Elysées

    Un écrivain juif apporte son dernier ouvrage à son père mourant… Grâce à ce dernier livre il a accédé à la notoriété mais au lieu de le rassurer ce succès le fragilise et le place face à ses doutes et face à l’incompréhension de ceux qui l’entourent.

    « Brooklyn boy »est en effet avant tout l’histoire d’une solitude, le portrait réaliste et sensible d’un homme face à lui-même, son passé, ses racines que l’écran de fumée créée par sa notoriété ne permettra pas d’éluder mais qui, au contraire, exacerbera sa solitude et sa crise identitaire.

    En six tableaux le portrait s’esquisse de plus en plus précisément, de plus en plus mélancolique même si l’humour est toujours sous-jacent, le rire constamment aux bords de larmes et les larmes au bord des rires…notamment grâce à l’interprétation nuancée de Stephan Freiss et celle, émouvante, de Maurice Chevit, ou celle irrésistible de Smadi Wolfman, en productrice surbookée, qui adoooore tout le monde.

    En quête d’identité, on renvoie toujours le protagoniste à celle de sa communauté, à ses racines qu’il a voulu oublier pour exister… d’où une incommunicabilité au centre de la pièce. Il parle peu, on le devine dans ses silences, dans les rencontres qui jalonnent sa route au cours de ces six scènes dans lesquels se mêlent émotion et dérision, nostalgie et mélancolie.

    On comprend, on imagine, on s’identifie…par une mise en scène subtile qui met les comédiens en valeur. La dernière scène est magnifique, comme si tout ce qui précède n’avait été qu’un parcours initiatique menant à cet instant…malheureusement seulement rêvé mais grâce au rêve probablement trouvera-t-il le chemin de sa réalité qui peut-être vous renverra à la vôtre…En tout cas, je vous invite à emprunter celui de la pièce…

    Sandra.M

    Lien permanent Imprimer Catégories : CHRONIQUES THEATRALES Pin it! 2 commentaires
  • Le Jardin du Luxembourg

    Première de mes photos

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    d'une longue liste consacrée à Paris....

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  • Le deuxième film d'Olivier Marchal: un vrai travail d'orfèvre

    36 quai des Orfèvres d'Olivier Marchal


    Gardant le souvenir de « Gangsters », le premier film d’Olivier Marchal brillamment écrit et réalisé (que je recommande à tous les amateurs de film policier pour sa réalisation mais avant tout pour la prestation remarquable de Richard Anconina et un scénario palpitant), j’attendais avec impatience de pouvoir emprunter le chemin du Quai des Orfèvres et je n’ai pas été déçue. D’emblée Olivier Marchal nous plonge dans l’ambiance, les coulisses même du 36 quai des Orfèvres, un 36 Quai des Orfèvres comme on ne l’avait jamais vu parce-que dépeint de l’intérieur par quelqu’un qui sait ce dont il parle (Olivier Marchal est un ancien policier)et c’est probablement ce qui induit une des principales qualités du film qui à, l’instar de Giovanni avec l’univers des truands, nous décrit cet univers d’une manière inédite et non manichéenne et surtout crédible. Nous ne sommes pas entre les bons et les méchants, entre les policiers et les truands mais AVEC les policiers notamment grâce à une caméra qui les dissèque et les poursuit nous donnant la sensation d’appréhender leur intériorité. Olivier Marchal n’est pas pour autant indulgent à leur égard et dès les premières séquences la frontière netre « flics et voyous » nous est décrite comme particulièrement étanche. Avant d’être la peinture d’un milieu « 36 quai des Orfèvres » est celle de deux personnages : Léo Vrinks, patron de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention), interprété par Daniel Auteuil et Denis Klein, patron de la BRB (Brigade de répression du banditisme), interprété par Gérard Depardieu. C’est l’histoire de la confrontation entre ces deux policiers, ces deux solitudes, aux méthodes diamétralement opposées , de leur face à face palpitant , de leurs doutes, leurs lâchetés, leurs ambitions, leurs compromis .Si le film d’Olivier Marchal a sa propre singularité, on ne peut néanmoins s’empêcher de songer à Melville, à Coppola (Depardieu filmé en « Parrain »), à Michael Mann… de brillantes références même si Olivier Marchal a indéniablement son propre style. Tous les ingrédients d’un polar sont réunis : un scénario ciselé, un esthétisme épuré et particulièrement adapté au propos entre noir et blanc et ombre et lumières, une musique mettant en exergue le suspense jubilatoire(une musique omniprésente regretteront peut-être certains). On peut peut-être également regretter une fin un peu trop explicative en raison de quelques plans superflues mais qui n’en reste pas moins judicieuse... 36 Quai des Orfèvres est un polar âpre et captivant, désabusé et passionnant, dans lequel on suit, le souffle coupé, les obstacles et les cas de conscience, la solitude et la rage auxquels est confronté Léo Vrinks, magistralement interprété par Daniel Auteuil… Et si ce film a autant de succès c’est certainement parce-que Olivier Marchal renouvelle et fait renaître un genre passionnant dont depuis quelques années, le cinéma américain détenait le monopole…Nous attendons avec impatience le prochain ! A noter enfin des seconds rôles dignes des polars de la grande époque au premier rang desquels Mylène Demongeot.

    Lien permanent Imprimer Catégories : CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) Pin it! 0 commentaire
  • Festival du film policier de Cognac 2005

    Le prochain festival du film policier de Cognac aura lieu du 7 au 10 Avril 2005...

    Membre de son jury Première en 2002 (récit sur mon site: "Mon festival du cinéma"), j'en garde de magnifiques souvenirs et le souhait de pouvoir y retourner... Je le recommande en tout cas pour les amateurs de cinéma policier(dont je suis)... même si les films en compétition sont parfois de qualité décevante!

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