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happiness

  • Concert privé de Mika au 1515, à Paris : 45 minutes de "happiness"!

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    J'étais sur le point de réserver mes places pour le concert de Bercy (Mika y sera en concert les 26 et 27 avril) quand j'ai reçu une invitation (providentielle) pour son concert privé au 1515 (ancien Man Ray, rue Marbeuf pour les connaisseurs...), concert donné à l'occasion du lancement de la bouteille de Coca-Cola dessinée par Mika (et créée avec sa soeur Yasmine), à son image: colorée, joyeuse, joliment et sérieusement candide; la bien nommée "happiness bottle" qui selon Mika représente ce que le mot bonheur signifie pour lui "essentiellement la liberté de laisser libre cours à son imagination". Mika a par ailleurs généreusement décidé de reverser l'intégralité de son cachet pour cette opération à une cause qui lui tient à coeur, en l'occurrence le programme "adolescents" mené par la Fondation "Hôpitaux de Paris".

    Le bonheur c'est aussi une parenthèse joyeuse qui, en nous faisant presque oublier sa fugacité ou même son inexistence, le rend douloureusement beau; c'est de croire, ne serait-ce que quelques instants, que tout est léger et possible; c'est oublier et le lieu et le temps et leur vanité; c'est se laisser entraîner ailleurs tout en étant plus que jamais là. Et c'est ce que nous ont procurées ces 45 minutes  où il a déployé une énergie incroyable, un enthousiasme communicatif et bondissant, faisant  oublier l'étroitesse de la scène où il était pourtant a priori impossible de danser ! (enfin pas pour lui...) Et quelle danse, toujours si savamment singulière, décalée et entraînante!

    45 minutes de flamboyance entrecoupées, avec humour, de quelques allusions au volcan qui paralyse l'Europe ou d'incitation à chanter et danser (même auprès de Bernadette Chirac à qui il s'est directement adressé, présente en tant que représentante de la Fondation Hôpitaux de Paris).

    Au-delà de sa voix éblouissante aux capacités vertigineuses (dont la tessiture couvrirait 4 octaves), au-delà de ses chansons pop qui se retiennent après une seule écoute et vous embarquent dans leur arc-en-ciel de couleurs et leur joie de vivre, au-delà  et de son univers ludique, psychédélique, haut en couleurs, entre enfance et adolescence, ce qui m'a marquée à chacune de ses interviews, c'est un sou(rire) d'une belle candeur mais surtout son humilité, une humilité qui ne s'est pas démentie ce soir, ainsi que son professionnalisme (qui ne s'est pas non plus démenti) .

     "Life in Cartoon Motion", son premier album, est pourtant en France l'album le plus vendu en 2007 et en 2009 il a vendu plus de 19 millions de disques dans le monde.

    Par ailleurs, il ne prend pas de posture et assume pleinement ce que d'autres jugeront certainement obscène: un aspiration au bonheur et une envie de le transmettre d'une apparente naïveté (alors que d'autres se complaisent dans la morosité et le cynisme) et que,  d'ailleurs, plus que le reflet d'une naïveté enfantine sont certainement, au contraire, davantage celui d'une maturité et d'une générosité.

    Un concert volcanique. Un bel instant dont l'éphémère a renforcé l'intensité et le plaisir, bref, un condensé métaphorique de l'existence en somme... Rien que ça! Un concert dont on ressort grisés d'éphémère qui nous ferait presque croire à l'éternité et qui nous donne envie de faire de l'existence un film coloré avec, comme bande originale, le titre le plus connu ( qui a terminé ce concert décidément trop court): "Relax". 

    Et puis quelqu'un pour qui l'imagination est un instrument du bonheur, qui se crée un univers,  un univers finalement si cinématographique et qui choisit un titre d'album d'inspiration hitchcockienne... ne pouvait pas ne pas emporter mon adhésion...!

    Pour finir deux extraits, d'abord, "I see you" parce que je l'aime beaucoup et qu'on ne l'entend pas encore en radio, et qu'il diffère un peu du style des autres titres (plus mélancolique...on ne se refait pas):

    Et "Rain", parce qu'on l'entend partout et que, pourtant, je ne m'en lasse pas: