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  • Oscars 2014: les nominations complètes

     

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    Les nominations pour la 86ème cérémonie des Oscars viennent d’être dévoilées par l’acteur australien Chris Hemsworth qui a révélé la liste des nommés. La 86ème cérémonie des Oscars sera retransmise en direct le dimanche 2 mars sur ABC et c’est l’animatrice Ellen DeGeneres qui sera la maîtresse de cérémonie.

     Avec 10 nominations, « Gravity » d’Alfonso Cuaron et « American Bluff » de David O’Russell figurent en tête de ces nominations puis « 12 Years a Slave » de Steve McQueen  avec 9 citations.

    « La Vie d’Adèle » n’est pas nommée à  l’Oscar du meilleur film étranger (je me réjouis en revanche de la présence de "La Grande Bellezza"de Paolo Sorrentino, grand oublié du palmarès cannois 2013), en revanche la comédienne Julie Delpy  est pour la deuxième fois nommé à l’Oscar du meilleur scénario adapté pour « Before Midnight ».  Les directeurs de la photographie Philippe Le Sourd et Bruno Delbonnel sera quant à eux nommés pour « The GrandMaster » et « Inside Llewyn Davis« . Le court-métrage « Avant que de tout perdre », de Xavier Legrand and Alexandre Gavras est en lice pour l’Oscar du meilleur court métrage. « Moi, moche et méchant 2″, coréalisé par Pierre Coffin et « Ernest et Célestine » de Benjamin Renner, Stéphane Aubier et Vincent Patar sont nommés dans la catégorie film d’animation. Alexandre Desplat sera nommé pour la 6ème fois à l’Oscar de la meilleure musique pour « Philomena ».

     Cate Blanchett (pour l’excellent « Blue Jasmine » de Woody Allen) se retrouve  face à  Amy Adams ( pour « American Bluff »), Sandra Bullock ( pour « Gravity »), Judi Dench ( pour « Philomena ») et l’habituée de la cérémonie Meryl Streep ( 17ème nominations pour « Un été à Osage County » !).

     Leonardo DiCaprio remportera-t-il enfin la statuette tant convoitée (pour ma part, j’avoue que j’aurais préféré qu’il l’obtienne pour « Les Noces rebelles » ou « Shutter island »  ou « The great Gatsby » pour se référer à un film de l’année)? Il se retrouve ainsi face à Chiwetel Ejiofor (« 12 Years a Slave ») et Matthew McConaughey (« Dallas Buyers Club ») Christian Bale (« American Bluff ») et Bruce Dern (« Nebraska »).

    Je déplore par ailleurs qu'il y ait si peu de nominations pour le magnifique "All is lost" de J. Chandor et notamment que Robert Redford ne soit pas nommé comme meilleur acteur.

     

    Meilleur film

    "American Bluff" de David O'Russell

    "Capitaine Phillips" de Paul Greengrass

    "Dallas Buyers Club" de Jean-Marc Vallée

    "Gravity" d'Alfonso Cuaron

    "Her" de Spike Jonze

    "12 Years a Slave" de Steve McQueen

    "Nebraska" d'Alexander Payne

    "Philomena" de Stephen Frears

    "Le Loup de Wall Street" de Martin Scorsese

     

    Meilleur réalisateur

    David O. Russell pour "American Bluff"

    Alfonso Cuaron pour "Gravity"

    Alexander Payne pour "Nebraska"

    Steve McQueen pour "12 Years a Slave"

    Martin Scorsese pour "Le Loup de Wall Street"

     

    Meilleure actrice

    Amy Adams dans "American Bluff"

    Cate Blanchett dans "Blue Jasmine"

    Sandra Bullock dans "Gravity"

    Judi Dench dans "Philomena"

    Meryl Streep dans "Un été à Osage County"

     

    Meilleur acteur

    Christian Bale dans "American Bluff"

    Bruce Dern dans "Nebraska"

    Leonardo DiCaprio dans "Le Loup de Wall Street"

    Chiwetel Ejiofor dans "12 Years a Slave"

    Matthew McConaughey dans "Dallas Buyers Club"

     

    Meilleur acteur dans un second rôle

    Barkhad Abdi dans "Capitaine Phillips"

    Bradley Cooper dans "American Bluff"

    Michael Fassbender dans "12 Years a Slave"

    Jonah Hill dans "Le Loup de Wall Street"

    Jared Leto dans "Dallas Buyers Club"

     

    Meilleure actrice dans un second rôle

    Sally Hawkins dans "Blue Jasmine"

    Jennifer Lawrence dans "American Bluff"

    Lupita Nyong'O dans "12 Years a Slave"

    Julia Roberts dans "Un été à Osage County"

    June Squibb dans "Nebraska"

     

    Meilleur scénario original

    "American Bluff" par Eric Warren Singer et David O. Russell

    "Blue Jasmine" par Woody Allen

    "Dallas Buyers Club" par Craig Borten et Melisa Wallack

    "Her" par Spike Jonze

    "Nebraska" par Bob Nelson

     

    Meilleur scénario (adaptation)

    "Before Midnight" par Richard Linklater, Julie Delpy et Ethan Hawke

    "12 Years a Slave" par John Ridley

    "Le Loup de Wall Street" par Terence Winter

    "Philomena" par Steve Coogan

    "Capitaine Phillips" par Billy Ray

     

    Meilleur film d'animation

    "Les Croods" de Chris Sanders et Kirk DeMicco

    "Moi, moche et méchant 2" de Chris Renaud et Pierre Coffin

    "Ernest et Célestine" de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier

    "La Reine des Neiges" de Chris Buck et Jennifer Lee

    "Le Vent se lève" d'Hayao Miyazaki

     

    Meilleur film documentaire

    "The Act of Killing - L'acte de tuer"

    "Cutie and the Boxer"

    "Dirty Wars"

    "The Square"

    "20 Feet from Stardom"

     

    Meilleur film en langue étrangère

    "Alabama Monroe" de Felix Van Groeningen (Belgique)

    "La Grande Bellezza" de Paolo Sorrentino (Italie)

    "La Chasse" de Thomas Vinterberg (Danemark)

    "L'image manquante" de Rithy Panh (Cambodge)

    "Omar" d'Hany Abu-Assad (Palestine)

     

    Meilleure musique de film

    "La Voleuse de livres"

    "Gravity"

    "Her"

    "Philomena"

    "Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney"

     

    Meilleure chanson originale

    "Alone Yet Not Alone" de "Alone Yet Not Alone"

    "Happy" de "Moi, moche et méchant 2"

    "Let It Go" de "La Reine des neiges"

    "The Moon Song" de "Her"

    "Ordinary Love" de "Mandela : Un long chemin vers la liberté"

     

    Meilleure photographie

    "The Grandmaster"

    "Gravity"

    "Inside Llewyn Davis"

    "Nebraska"

    "Prisoners"

     

    Meilleur montage

    "American Bluff"

    "Capitaine Phillips"

    "Dallas Buyers Club"

    "Gravity"

    "12 Years a Slave"

     

    Meilleurs effets spéciaux

    "Gravity"

    "Le Hobbit : la Désolation de Smaug"

    "Iron Man 3"

    "Lone Ranger, Naissance d'un héros"

    "Star Trek Into Darkness"

     

    Meilleurs décors

    "American Bluff"

    "Gravity"

    "Gatsby le Magnifique"

    "Her"

    "12 Years a Slave"

     

    Meilleurs costumes

    "American Bluff"

    "The Grandmaster"

    "Gatsby le Magnifique"

    "The Invisible Woman"

    "12 Years a Slave"

     

    Meilleurs maquillages et coiffures

    "Dallas Buyers Club"

    "Bad Grandpa"

    "Lone Ranger, Naissance d'un héros"

     

    Meilleur son (montage)

    "All is Lost"

    "Capitaine Phillips"

    "Gravity"

    "Le Hobbit : la Désolation de Smaug"

    "Du sang et des larmes"

     

    Meilleur son (mixage)

    "Capitaine Phillips"

    "Gravity"

    "Le Hobbit : la Désolation de Smaug"

    "Inside Llewyn Davis"

    "Du sang et des larmes"

     

    Meilleur court métrage documentaire

    "CaveDigger"

    "Facing Fear"

    "Karama Has No Walls"

    "The Lady in Number 6: Music Saved My Life"

    "Prison Terminal: The Last Days of Private Jack Hall"

     

    Meilleur court métrage d'animation

    "Feral"

    "Get a Horse!"

    "Mr. Hublot"

    "Possessions"

    "Room on the Broom"

     

    Meilleur court métrage de fiction

    "Aquel No Era Yo"

    "Avant que de tout perdre"

    "Helium"

    "Pitääko Mun Kaikki Hoitaa?"

    "The Voorman Problem"

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  • Suivez les nominations pour les Oscars 2014 en direct ici

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  • Festival International du Premier Film d'Annonay 2014: le programme

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    Cliquez ici pour découvrir le programme sur mon site http://inthemoodforfilmfestivals.com .

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  • Critique de LA DELICATESSE de David et Stéphane Foenkinos à 20H45 sur Ciné plus émotion

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    Il y a cinq ans, dans le cadre du jury des lectrices de Elle dont je faisais partie, je découvrais « La Délicatesse », le roman de David Foenkinos en lice pour le prix et dont le film éponyme est l’adaptation signée par ce dernier et Stéphane Foenkinos. Je découvrais aussi l’écriture fantaisiste, précise et délicate de David Foenkinos (oui, je l’avoue, il m’a fallu attendre son 8ème roman pour cela) après avoir  remarqué la présence joliment discrète de l’auteur dans le cadre de feu Forum International Cinéma et Littérature de Monaco. Bien qu’ayant obtenu dix prix littéraires, « La Délicatesse » (à mon grand regret) n’avait pas reçu celui des lectrices de Elle...mais cela ne l’a pas empêché d’en vendre 700000 exemplaires et d’être traduit dans 21 pays...et c’est particulièrement rassurant. Rassurant de voir que pour cela il n’aura pas fallu faire voyager le lecteur dans le temps, ni lui raconter des histoires rocambolesques improbables, ni faire preuve d’un cynisme vengeur et racoleur, ni recourir à un style même pas digne d’un scénario avec deux phrases par page (vous voyez à qui je songe ?).  Un livre dont l'auteur ose l'intituler « La Délicatesse » dans une société (pas seulement littéraire) souvent brutale qui prône et glorifie plutôt le cynisme, cela force déjà le respect. A l’encontre d’une société qui veut qu’une pensée se résume à 140 caractères d’exagération ou de mauvaise foi (ah, twitter, mon amour…), ou qu’une personne soit appréhendée et jugée en quelques secondes, le temps d’un regard scrutateur et sentencieux.

    « C’est l’histoire d’une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise ». Ainsi était résumé ce roman. C’est l’inverse aussi. L’histoire d’un homme qui va être surpris par une femme. Réellement surpris. Et c’est surtout l’histoire de Nathalie (Audrey Tautou), une jeune femme qui a tout pour être heureuse, jeune, belle, insouciante, amoureuse de François (Pio Marmaï) qui avait décidé de la séduire parce qu’elle avait choisi un jus d’abricot, ou à peu près. Ils se marièrent et n’eurent pas le temps d’avoir beaucoup d’enfants car François décède brutalement. Tout pourrait s’arrêter là. D’ailleurs, pour elle le temps s’est arrêté, le jour où la lecture de son livre a été interrompue par la mort de François, mais après le deuil va venir le temps de la renaissance, là où et comme on ne l’attendait pas : un jour, sans raison, un peu perdue dans ses rêveries, elle embrasse un de ses collègues, l’insignifiant Markus (François Damiens)...enfin a priori insignifiant. Va alors naitre l’idée de ce couple improbable…

    Pas facile de transcrire à l’écran ce qui faisait en partie le charme du roman : l’écriture sensible, à la fois pudique et sensuelle, de David Foenkinos, une écriture émaillée d'une réjouissante fantaisie (aphorismes, digressions aussi savoureuses que décalées) qui faisait de ce roman une passionnante histoire autant qu'une aventure ludique pour le lecteur que Foenkinos, avec, décidément, une délicatesse quasiment amoureuse, n'oubliait jamais, ce qui n'est finalement pas si courant...

    « La Délicatesse » est un film à l’image de son personnage principal : d’apparence simple, discret, grave et triste, il se révèle gai, d’une lucidité joyeuse, tendre, et il vous charme d’une manière totalement inexplicable. Le charme des rencontres impromptues, improbables, inattendues. Les plus belles. Et ce n’était pas gagné d’avance. Il faut voir la première apparition de face de Markus, au bout de trente minutes de film (on aperçoit son dos et ses mains lors d’une réunion auparavant mais son visage reste invisible, insignifiant) avec son physique peu évident, son allure débraillée, son assurance hasardeuse. Le jeu du comédien est tel, remarquable François Damiens qui se glisse dans la peau du personnage avec une apparente facilité déconcertante (aidé par la réalisation), que le spectateur finit (presque) par le trouver séduisant, par être charmé à son tour, et en tout cas par comprendre le charme qu’il opère sur Nathalie. Il apparaît comme un personnage aussi lunaire que solaire, grâce à une photographie bienveillante, qui auréole la deuxième partie du film d’une douceur rassurante (très belle photographie de Rémy Chevrin) mais aussi grâce à la douce et énergique bo d’Emilie Simon.

    C’est sans doute cela la délicatesse : une sensation indicible, des petits gestes qui vous vont droit au cœur, une empathie du personnage qui emporte celle du spectateur et qui m’a totalement charmée. Par sa fantaisie (celle du roman qui se retrouve par petites touches). Par son mélange subtil de gravité et légèreté. Par sa manière d’appréhender le deuil et de célébrer le retour à l’espoir, à la vie.

    Dommage peut-être que Markus ne parle pas davantage puisque dans le roman, le charme opérait surtout par la parole. Il n’empêche que ce film est d’une douceur aussi simple que renversante. Audrey Tautou est l’actrice idéale pour incarner Nathalie. A la fois fragile et décidée, entre détermination énergique et une grâce enfantine qui me fait toujours penser à Audrey Hepburn. Une actrice qui jongle habilement entre le drame et la comédie, à l’image du film qui mêle subtilement les deux genres.

    Un bel hymne à la différence. Un film qui rend hommage aux anonymes, héros du quotidien, ces « émotifs anonymes » (on retrouve d’ailleurs une sensibilité commune avec celle de Jean-Pierre Améris), ces êtres vulnérables qui se découvrent plus qu’ils ne se remarquent mais qui n’en sont que plus intéressants. Avec le même sens de la précision et de l’humour décalé (ah, les joies de la Suède et du 114), avec ces mêmes accents truffaldiens, David et Stéphane Foenkinos réussissent non pas à transposer mais à retranscrire le style enchanteur du roman, son romantisme décalé et dénué de mièvrerie.

    Un délicieux film d’une gravité légère à déguster sans modération, l’histoire d’une renaissance lumineuse qui fera du bien tous ceux qui ont été touchés par le deuil, à tous ceux qui ne croient plus à la beauté foudroyante des hasards et coïncidences et des rencontres singulières, qui ne croit plus que le bonheur réside là où on ne l’attend pas. Voilà ce film m’a totalement charmée, aussi rare (et précieux) que la délicatesse qu’il met en scène, avec le même charme progressif et non moins ravageur. A (re)voir absolument!

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  • Critique de LA VIE EST BELLE de Roberto Benigni ce soir à 20H40 sur Téva

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    En ces jours où certains semblent dramatiquement  amnésiques et/ou ignares, je vous recommande d'autant plus de regarder le chef d'œuvre de Roberto Benigni "La vie est belle".

    La vie est belle. Deux films. Deux chefs d’œuvre. Deux contes pour un même titre. Celui de Capra en 1946. Et celui de Benigni en 1998. J’ai choisi de vous parler du second.

     

    Tout le monde se souvient des remerciements émus, expansifs et débordants d’enthousiasme de Roberto Benigni se jetant aux pieds de Martin Scorsese et embrassant tout son jury pour les remercier de lui avoir attribué le grand prix du jury du Festival de Cannes 1998. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance après la polémique suscitée en amont de la projection, eu égard au sujet du film que certains, sans savoir, qualifiaient déjà de « comédie sur la Shoah ». C’était compter sans l’immense talent du cinéaste et sans sa délicatesse pour traiter de ce sujet ô combien sensible.

     

    Roberto Benigni interprète Guido, un jeune homme fantasque qui, en 1938, rêve d’ouvrir une librairie. Il se heurte à l’administration fasciste et, en attendant, il est serveur dans un Grand Hôtel en Toscane. Tandis que la menace plane déjà, il rencontre Dora (Nicoletta Braschi), une institutrice dont il tombe immédiatement amoureux. Guido l’enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime. De l’union de Dora et Guido nait un fils, Giosué. Les lois raciales sont entrées en vigueur. Juif, Guido est déporté avec son fils, alors âgé de 5 ans. Par amour pour eux, Dora demande à monter dans le train qui les emmène aux camps de la mort. A partir de ce moment, Guido va alors tout faire pour préserver son fils et lui éviter de comprendre l’inénarrable horreur en lui faisant croire que tout cela n’est qu’un jeu…

     

    D’emblée, la voix off définit cette histoire comme un conte à la fois « douloureux » et plein de « merveilleux », désamorçant ainsi toute critique sur l’absence de réalisme ou du moins était-elle censée le faire car cela n’empêcha pas un célèbre quotidien de parler à l’époque de « comédie négationniste ». Comment peut-on commettre un tel contre-sens ? Benigni n’a en effet jamais prétendu effectuer une reconstitution historique des camps et de la Shoah mais, au contraire, un conte philosophique, une fable, qui en démontre toute la tragique et monstrueuse  absurdité.

     

    Là réside l’incroyable intelligence de ce film : à travers les yeux de l’enfance, l’innocence, ceux de Giosué, la violente absurdité de leur situation est encore exacerbée puisqu’elle est indicible et ne peut s’expliquer que comme un jeu. Benigni ne cède pour autant à aucune facilité, son scénario et ses dialogues sont ciselés pour que chaque scène « comique » soit le masque et le révélateur de la tragédie qui se « joue ». Bien entendu, Benigni ne rit pas, et à aucun moment, de la Shoah mais utilise le rire, la seule arme qui lui reste, pour relater l’incroyable et terrible réalité et rendre l’inacceptable acceptable aux yeux de son enfant.

     

    L’histoire se scinde ainsi en deux parties : l’histoire d’amour de Guido et Dora avec en toile de fond une critique du fascisme tourné en dérision, et le « jeu » dans le camp (« les très très méchants qui crient très fort », sont là pour « faire respecter les règles », et « on gagne des points si on se cache, si on ne pleure pas, si on ne réclame pas de goûter » et « avec 1000 points on gagne un char, un vrai ») même si les actes de Guido sont toujours guidés par son amour pour Giosue, et pour Dora. Dès les premières minutes, la folie poétique de son personnage, époustouflant de créativité, séduit irrésistiblement. Les clés tombent du ciel. Les chiens se retrouvent sur des plateaux. Et l’amour fou de Guido lui ferait presque ignorer la triste réalité qui, déjà, assombrit le ciel toscan.

     

    Si la première partie est traitée comme un conte de fées, la menace n’en est pas moins constamment présente. Ainsi, tel un prince de conte de fées, Guido enlève sa « princesse » sur un cheval mais un cheval sur lequel est écrit « Achtung cheval juif » tandis qu’une femme raconte avec une dramatique inconscience un problème mathématique dont la solution, pour faire des économies, consiste à éliminer les personnes hospitalisées.

     

    Guido prend déjà la vie comme un jeu et prend aussi la place de l’inspecteur d’Académie venu expliquer « la pureté de la race » à des enfants et se transforme en un pantin ridicule illustrant toute l’absurdité de l’expression montrant à quel point le fascisme est une clownerie et un cirque pathétiques. Et quand Giosué lit sur une vitrine « Entrée interdite aux juifs et aux chiens », Guido tourne l’inacceptable stupidité en dérision en déclarant qu’il interdirait son magasin « aux araignées et aux wisigoths ».

     

    Benigni cite ainsi Primo Levi dans “Si c’est un homme” qui décrit l’appel du matin dans le camp. « Tous les détenus sont nus, immobiles, et Levi regarde autour de lui en se disant : “Et si ce n’était qu’une blague, tout ça ne peut pas être vrai…” C’est la question que se sont posés tous les survivants : comment cela a-t-il pu arriver ? ». Tout cela est tellement inconcevable, irréel, que la seule solution est de recourir à un rire libérateur qui en souligne le ridicule. Le seul moyen de rester fidèle à la réalité, de toute façon intraduisible dans toute son indicible horreur, était donc, pour Benigni, de la styliser et non de recourir au réalisme.

     

    Chaque phrase a alors un double sens et n’en est que plus poignante (comme lorsque, dans le camp, Guido force son fils à aller « prendre une douche » et que l’indiscipline de ce dernier va lui sauver la vie), en ce qu’elle révèle l’ineffable mais aussi l’amour inconditionnel d’un père pour son fils. Quand il rentre au baraquement, épuisé, après une journée de travail, il dit à Giosué que c’était « à mourir de rire ». Giosué répète les horreurs qu’il entend à son père comme « ils vont faire de nous des boutons et du savon », des horreurs que seul un enfant pourrait croire mais qui ne peuvent que rendre un adulte incrédule devant tant d’imagination dans la barbarie (« Boutons, savons : tu gobes n’importe quoi ») et n’y trouver pour seule explication que la folie (« Ils sont fous »).

     

    L’expression de négationnisme attribué par certains au film est d’autant plus erronée que si Benigni utilise l’humour, il ne nie à aucun moment toute l’horreur de la Shoah et en montre même les pires abjections : la douche, l’amas de vêtements abandonnés, et cette fumée noire, cruelle réminiscence de l’horrible et impensable réalité. Ainsi, cette scène où la musique cesse brutalement, et est remplacée par le bruit d’un vent cinglant et terrifiant, où Guido avec son fils dans ses bras se retrouve au milieu d’une fumée aveuglante et terrifiante puis face à cette brutale image des corps entassés, comme sorti d’un cauchemar, rappelant que ce « jeu » n’est là que pour le dissimuler aux yeux de son enfant. Tout cela est alors tellement irréel que même Guido, ne pouvant y croire, dira « Peut-être que tout cela n’est qu’un rêve ».

     

    Chaque scène ou presque ajoute à l’implacable démonstration de l’absurdité de l’ignominie comme cette scène encore où Guido croit qu’un médecin allemand qu’il avait connu au Grand Hôtel va l’aider et découvre qu’il ne fait appel à lui que pour l’aider à résoudre une énigme : « Viens à mon secours, j’ai perdu mon sommeil » dit le médecin, pour une simple énigme, tandis que Guido qui aurait dû prononcer cette même phrase ( rappelant une autre citation du film selon laquelle « le silence est le cri le plus puissant ») ne dit rien, muet de stupéfaction, de consternation, d’abattement devant une telle criminelle inconscience.

     

    Face à cette horreur impensable, inimaginable, Guido/Benigni utilise la seule arme possible : la poésie, la dérision, l’humour comme un combat fier et désespéré. Ainsi cette scène où Guido fait écouter à tout le camp et à destination de Dora les « Contes d’Hoffmann » d’Offenbach sur un phono résonne comme un cri d’amour tragiquement sublime, éperdu et déchirant, une lumière vaine et douloureusement belle dans cette nuit macabre. Scène magnifique, pudique (jamais d’ailleurs il n’utilise les ficelles du mélodrame). Benigni recourt à plusieurs reprises intelligemment à l’ellipse comme lors du dénouement avec ce tir de mitraillette hors champ, brusque, violent, où la mort terrible d’un homme se résume à une besogne effectuée à la va-vite. Les paroles suivantes le « C’était vrai alors » lorsque Giosué voit apparaître le char résonne alors comme une ironie tragique. Et saisissante.

     

    Benigni, bouleversant de tendresse, d’inventivité, d’énergie fut le deuxième acteur italien à remporter l’Oscar du meilleur acteur (après Sophia Loren pour « La Ciociara » en 1960. Il obtint aussi celui du meilleur film étranger et de la musique (magnifique et inoubliable musique de Nicola Piovani ).
    A Cannes, il dédia son film « à tous ceux qui ne sont plus là, disparus pour nous faire comprendre ce que c’est que la liberté et la vie ». Son film y est parvenu, magistralement. Un hymne à la vie aussi puisque lui-même dit, pour le titre, avoir « pensé à Trotski et à tout ce qu’il a enduré : enfermé dans un bunker à Mexico, il attendait les tueurs à gages de Staline, et pourtant, en regardant sa femme dans le jardin, il écrivait que, malgré tout, la vie est belle et digne d’être vécue. Le titre est venu de là… »

     

    L’histoire d’un personnage poétique qui meurt et se sacrifie par amour. Un film empreint de toute la folie magique de Fellini (pour qui Benigni a d’ailleurs joué ) et de toute la poésie mélancolique et burlesque de Chaplin (il rend d’ailleurs ouvertement hommage au « Dictateur ») . Une fable tragique, inoubliable et éloquente. Une démonstration brillante et implacable par l’absurde de toute la folie humaine. Une œuvre magistrale, pleine de sensibilité, toujours sur le fil, évitant tous les écueils. Un film dans lequel, plus que jamais, le rire, salvateur, est le masque du désespoir. Au lieu de banaliser l’horreur comme certains le lui ont reproché, en la montrant à travers les yeux d’un enfant, Benigni n’en démontre que mieux l’absurdité indicible tout en réalisant un film bouleversant de tendresse poétique qui s’achève sur une note d’espoir parce que, malgré toute l’ignominie dont les hommes sont capables, la vie est belle, nous laissant à chaque fois bouleversés. Un film aussi poignant et nécessaire que « Le Pianiste », « Le Dictateur », « Nuit et brouillard », « La Liste de Schindler ». Du grand art.

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  • 71ème cérémonie des Golden Globes : les nommés et le direct en clair sur Cine +

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    Tout d'abord, avant de vous dévoiler les nommés pour cette cérémonie des Golden Globes 2014, sachez que CINE+ vous propose de la suivre en exclusivité  en direct, en clair et en STREAMING  sur http://www.cineplus.fr/ .

    La retransmission débutera ce lundi à 0H55. Pierre Zéni, accompagné d’une équipe de journalistes spécialisés et de Ramzy Malouki, correspondant Ciné+ à Hollywood, commenteront cette soirée exceptionnelle.
     
    Cineplus.fr propose également à tous de partager et commenter cet événement sur les réseaux sociaux  sur le fil Twitter @mycineplus, via le hashtag #GG2014  et www.facebook.com/cineplus.fr .

     Ramzy Malouki proposera également, via Twitter #GG2014, les meilleurs moments du Tapis Rouge en photos ainsi que les réactions « A chaud » des principaux lauréats lors de leur passage en salle de presse. 

    Pour ma part, j'espère que Robert Redford figurera au palmarès pour la fable d'une beauté crépusculaire et bouleversante de J.C Chandor "All is lost", de même que j'espère y voir figurer "Blue jasmine" et "Inside Llewyn Davis" dont vous pourrez retrouver mes critiques ci-dessous. Pour le prix du meilleur film étranger, mon cœur balance entre Asghar Farhadi (Le Passé), Abdellatif Kechiche (La Vie d'Adèle) et Paolo Sorrentino (La Grande bellezza).

    C'est "12 years a slave" de Steve Mc Queen qui part en tête mais nombreux sont les films qui pourraient créer la surprise. Précisons également qu'Abdellatif Kechiche n'est pas le seul française nommé puisque Julie Delpy est également nommée pour "Before midnight" (comme meilleure actrice dans une comédie/comédie musicale).

     

    Quelques critiques de films en lice:

    GRAVITY d'Alfonso Cuaron

    INSIDE LLEWYN DAVIS de Joel et Ethan Coen

    NEBRASKA de Alexander Payne

     ALL IS LOST de J.C Chandor

    BLUE JASMINE de Woody Allen

    LE PASSE D'ASGHAR FARHADI
     

    Les nommés:

    Catégorie cinéma

    Meilleur film dans la catégorie drame
    12 YEARS A SLAVE de Steve McQueen
    CAPITAINE PHILLIPS de Paul Greengrass
    GRAVITY d'Alfonso Cuaron
    PHILOMENA de Stephen Frears
    RUSH de Ron Howard


    Meilleur film dans la catégorie comédie/comédie musicale
    AMERICAN BLUFF de David O'Russel
    HER de Spike Jonze
    INSIDE LLEWYN DAVIS de Joel et Ethan Coen
    NEBRASKA de Alexander Payne
    LE LOUP DE WALL STREET de Martin Scorsese


    Meilleur acteur dans la catégorie drame
    Chiwetel Ejiofor - 12 YEARS A SLAVE
    Matthew McConnaughey - DALLAS BUYERS CLUB
    Tom Hanks - CAPITAINE PHILLIPS
    Robert Redford - ALL IS LOST
    Idris Elba - MANDELA UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTE


    Meilleure actrice dans la catégorie drame
    Cate Blanchett - BLUE JASMINE
    Sandra Bullock - GRAVITY
    Judy Dench - PHILOMENA
    Emma Thompson - SAVING MR BANKS
    Kate Winslet - LABOUR DAY


    Meilleur acteur dans la catégorie comédie/comédie musicale
    Christian Bale - AMERICAN BLUFF
    Bruce Dern - NEBRASKA
    Leonardo DiCaprio - LE LOUP DE WALL STREET
    Oscar Isaac - INSIDE LLEWYN DAVIS
    Joaquin Phoenix - HER


    Meilleure actrice dans la catégorie comédie/comédie musicale
    Amy Adams - AMERICAN BLUFF
    Julie Delpy - BEFORE MIDNIGHT
    Greta Gerwig - FRANCES HA
    Julia Louis-Dreyfus - ALL ABOUT ALBERT
    Meryl Streep - UN ETE A OSAGE COUNTY

    Meilleur second rôle masculin
    Barkhad Abdi - CAPITAINE PHILLIPS
    Daniel Brühl - RUSH
    Bradley Cooper - AMERICAN BLUFF
    Michael Fassbender - 12 YEARS A SLAVE
    Jared Leto - DALLAS BUYERS CLUB


    Meilleur second rôle féminin
    Sally Hawkins - BLUE JASMINE
    Jennifer Lawrence - AMERICAN BLUFF
    Lupita Nyong'O - 12 YEARS A SLAVE
    Julia Roberts - UN ETE A OSAGE COUNTY
    June Squibb - NEBRASKA


    Meilleur Film Etranger (en langue non anglaise)
    LA VIE D'ADELE - CHAPITRE 1 & 2 d'Abdellatif Kechiche (France)
    LA GRANDE BELLEZZA de Paolo Sorrentino (Italie)
    LE PASSE d'Asghar Farhadi (Iran)
    LA CHASSE de Thomas Vinterberg (Danemark)
    LE VENT SE LEVE de Hayao Miyazaki (Japon)


    Meilleur réalisateur
    Alfonso Cuaron - GRAVITY
    Paul Greengrass - CAPITAINE PHILLIPS
    Steve McQueen - 12 YEARS A SLAVE
    Alexander Payne - NEBRASKA
    David O'Russell - AMERICAN BLUFF


    Meilleur scénario
    HER écrit par Spike Jonze
    NEBRASKA écrit par Bob Nelson
    PHILOMENA écrit par Jeff Pope et Steve Coogan
    12 YEARS A SLAVE écrit par John Ridley
    AMERICAN BLUFF écrit par Eric Warren Singer et David O'Russel


    Meilleur film d'animation
    LES CROODS de Chris Sanders et Kirk De Micco
    MOI, MOCHE ET MECHANT 2 de Chris Renaud et Pierre Coffin
    LA REINE DES NEIGES de Chris Buck et Jennifer Lee


    Meilleure musique originale
    ALL IS LOST composée par Alex Ebert
    MANDELA, UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTE composée par Alex Heffes
    GRAVITY composée par Steven Price
    LA VOLEUSE DE LIVRES composée par John Williams
    12 YEARS A SLAVE composée par Hans Zimmer


    Meilleure chanson originale
    "Atlas" par Coldplay (HUNGER GAMES, L'EMBRASEMENT)
    "Let it Go" par Demi Lovato (LA REINE DES NEIGES)
    "Ordinary Love" par U2 (MANDELA, UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTE)
    "Please Mr. Kennedy" par Justin Timberlake (INSIDE LLEWYN DAVIS)
    "Sweeter Than Fiction" par Taylor Swift (ONE CHANCE)


     Catégorie Télévision


    Meilleure série dramatique
    Breaking Bad
    Downton Abbey
    The Good Wife
    House of Cards
    Masters of Sex


    Meilleure actrice dans une série dramatique
    Julianna Margulies -The Good Wife
    Tatiana Maslany - Orphan Black
    Taylor Schilling - Orange is the New Black
    Kerry Washington - Scandal
    Robin Wright - House of Cards


    Meilleur acteur dans une série dramatique
    Bryan Cranston - Breaking Bad
    Liev Schreiber - Ray Donovan
    Michael Sheen - Masters of Sex
    Kevin Spacey - House of Cards
    James Spader - The Blacklist



    Meilleure série comique
    The Big Bang Theory
    Brooklyn Nine-Nine
    Girls
    Modern Family
    Parks and Recreations



    Meilleur acteur dans une série comique
    Jason Bateman - Arrested Development
    Don Cheadle - House of Lies
    Michael J. Fox - The Michael J. Fox Show
    Jim Parsons - The Big Bang Theory
    Andy Samberg - Brooklyn Nine-Nine



    Meilleure actrice dans une série comique
    Zooey Deschanel - New Girl
    Lena Dunham - Girls
    Edie Falco - Nurse Jackie
    Julia Louis-Dreyfus - Veep
    Amy Poehler - Parks and Recreations


    Meilleur téléfilm ou mini-série
    American Horror Story: Coven
    Ma vie avec Liberace
    Dancing on the Edge
    Top of the Lake
    White Queen


    Meilleur acteur dans un téléfilm ou mini-série
    Matt Damon - Ma vie avec Liberace
    Michael Douglas - Ma vie avec Liberace
    Chiwetel Ejiofor - Dancing on the Edge
    Idris Elba - Luther
    Al Pacino - Phil Spector


    Meilleure actrice dans un téléfilm ou mini-série
    Helena Bonham Carter - Burton and Taylor
    Rebecca Ferguson - White Queen
    Jessica Lange - American Horror Story: Coven
    Helen Mirren - Phil Spector
    Elisabeth Moss - Top of the Lake


    Meilleur second rôle masculin dans une série, mini-série ou un téléfilm
    Josh Charles - The Good Wife
    Rob Lowe - Parks and Recreations
    Aaron Paul - Breaking Bad
    Corey Stoll - House of Cards
    Jon Voight - Ray Donovan


    Meilleur second rôle féminin dans une série, mini-série ou un téléfilm
    Jacqueline Bisset - Dancing on the Edge
    Janet McTeer - White Queen
    Hayden Panettiere - Nashville
    Monica Potter - Parenthood
    Sofia Vergara - Modern Family

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  • La sélection d'articles de la semaine sur les 7 sites inthemood (avec 3 beaux concours, notamment)

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    Désormais, chaque samedi, je vous proposerai une sélection d'articles  publiés sur mes différents sites la semaine écoulée. Voici la sélection de la semaine:

    Tout d'abord, 3 beaux concours:


    - Un concours pour vous faire gagner 10 invitations pour la 19ème cérémonie des Prix Lumières présidée par Carole Bouquet (équivalent français des Golden Globes) qui aura lieu le 20 janvier, à l'Espace Pierre Cardin à Paris :
    http://inthemoodforfilmfestivals.com/concours-10-invitations-pour-la...-19eme-ceremonie-des-prix-lumieres-le-lundi-20-janvier-2014-a-paris/


    - Un concours pour vous faire gagner un pantagruélique tea time pour 2 au restaurant "La Bauhinia" de l'hôtel Shangri-la Paris:
    http://inthemoodlemag.com/2014/01/01/concours-gagnez-un-tea-time-pour-2-au-restaurant-la-bauhinia-de-lhotel-shangri-la-paris/

    -Un concours pour vous faire gagner 30 locations de films (10 pour "Elle s'en va", pour moi le film de l'année, 10 pour "Ma vie avec Liberace" et 10 pour "Grand Central"): http://inthemoodlemag.com/2014/01/09/concours-en-partenariat-avec-universcine-30-locations-de-films-a-gagner/


     A lire également cette semaine: ma critique de "Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2013/12/22/avant-premiere-critique-de-yves-saint-laurent-de-jalil-lespe-5253317.html


     -ma critique de "La vie rêvée de Walter Mitty": http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2014/01/09/critique-la-vie-privee-de-walter-mitty-de-ben-stiller-5266868.html ,


     -ma critique de "The Land of hope" de Sono Sion -n°2 de mon top 2013, découvert au Festival du Film Asiatique de Deauville, un festival pour lequel je vous ferai prochainement gagner des pass-: http://inthemoodlemag.com/2014/01/08/critique-de-the-land-of-hope-de-sono-sion-festival-du-film-asiatique-de-deauville-2012/


     et pour mon actualité littéraire, mon roman "Les Orgueilleux" dans le calendrier de l'après de mon éditeur Numeriklivres avec, en prime, les premières lignes du roman: http://www.storenumeriklire.com/fiction-litterature/81-les-orgueilleux-de-sandra-meziere.html

    Retrouvez l'actualité sur les 7 sites inthemood: http://inthemoodlemag.com, http://inthemoodforfilmfestivals.com, http://inthemoodforcinema.com, http://inthemoodforcannes.com, http://inthemoodfordeauville.com, http://inthemoodforluxe.com, http://inthemoodforhotelsdeluxe.com , http://inthemoodfordeauville.com .


     Bon week end et bonne(s) lecture(s

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