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  • Nathalie Baye présidente du jury du Festival du Film Britannique de Dinard 2011

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    Comme chaque année vous pourrez suivre ici en direct le Festival du Film Britannique de Dinard. Nous venons d'apprendre que le jury de l'édition 2011 du festival serait présidée par l'actrice Nathalie Baye. La 22ème édition du Festival se déroulera cette année du 5 au 9 octobre. En attendant d'en savoir plus sur cette édition 2011, retrouvez sur ce blog le compte rendu de l'an passé et des années précèdentes et mon compte rendu et mes vidéos de la master class de Nathalie Baye en cliquant ici.

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  • Festival du Film de Cabourg 2011 (1er jour) : à la recherche du romantisme (perdu ?)

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    Au-delà de la référence évidence et certes un peu facile à l’écrivain indissociable de Cabourg, je me demande tout de même si le romantisme n’est pas une notion devenue rare, voire malheureusement surannée, ou totalement disparue, au cinéma du moins, et peut-être pas seulement. En tout cas, s’il y a bien un lieu ou il doit être, c’est à Cabourg puisque ce festival est sous-titré « Journées romantiques » même si aucun des deux films à mon programme aujourd’hui ne correspondait à la définition du romantisme que je vous donnais récemment.

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    Pour ce retour au Festival du Film de Cabourg, après 4 ans d’absence, j’ai commencé ma journée festivalière par un film présenté dans la section Panorama et intitulé « Ni à vendre ni à louer », le troisième long-métrage de l’auteur de bandes-dessinées Pascal Rabaté qui, après l’adaptation de sa bande-dessinée éponyme « Les petits ruisseaux »,  s’essaie à un genre nouveau avec le film burlesque muet ou plus exactement sonore mais sans dialogues, ceux-ci se réduisant à quelques sons et onomatopées, comme chez Tati. Difficile de résumer ce film qui juxtapose les situations cocasses, loufoques, fantaisistes, parfois lourdes, et beaucoup plus rarement poétiques sans qu’il y ait de réelle trame, en réalité 5 histoires parallèles qui rarement s’entrecroisent, celle d’un couple de retraités qui, en guise de résidence secondaire, possède une maisonnette astucieuse, un couple de punks,  un représentant en parapluie victime de sa maîtresse sado-maso, deux couples qui séjournent dans le même hôtel, et deux imposteurs amateurs de golfs, le tout à côté d’une procession funéraire.  Le film de Pascal Rabaté fait immédiatement penser à Tati mais c’est évidemment toujours dangereux de se confronter à un tel monument du cinéma quand on ne possède ni son génie ni forcément sa délicatesse. Truffaut, Lynch, Kaurismaki : nombreux sont pourtant les grands cinéastes à avoir cité le créateur de Monsieur Hulot. Là où Tati, par exemple dans « Playtime », avec son manège aussi enchanteur que désenchanté, nous donne l’impression de tourner en rond tout en nous emmenant malicieusement quelque part, en nous parlant de modernité aliénante, Pascal Rabaté nous fait assister à un spectacle certes parfois amusant, mais vain, ne nous emmenant nulle part.  Et puis là où Tati responsabilité le spectateur, Pscal Rabaté nous présente une suite de saynètes dans lesquelles tout est dit et dicté.  Et malheureusement pour lui un autre film muet (« L’artist » de Michel Hazanavicius pour lequel Jean Dujardin a reçu  à Cannes un prix d’interprétation amplement mérité) laissera sans doute, lui, une forte empreinte dans le cinéma. Le casting est réjouissant ( Maria de Medeiros, Jacques Gamblin, Dominique Pinon, François Damiens, François Morel…)mes ne donne pas la pleine mesure du talent de ces derniers. Reste un souci notable du cadre, Le Croisic joliment filmé ( mais désertique et déserté, seul le sable appartient à tous et aux amoureux sans toit fixe, n’étant  ni à vendre ni à louer) et qui vous feront peut-être oublier le temps qui passe à défaut de vous faire retrouver le temps perdu.  Ce film sortira en salles le 29 juin 2011.  Le film a été suivi d’un débat avec Pascal Rabaté, Dominique Pinon et Catherine Hosmalin (l’un et l’autre peu loquaces et visiblement assez embarrassés d’en parler).  Pascal Rabaté a précisé avoir voulu faire un « portrait de la France prolétaire en vacances » (« il fallait que ce soit le miroir de la société, que la crise apparaisse à l’image ») tout en spécifiant n’avoir jamais aimé les vacances quand il était enfant. Il a évoqué sa difficulté à convaincre les financiers, le scénario d’un film muet contenant peu de pages, raison pour laquelle il a réalisé un story board du film.

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    A peine sortie du film de Pascal Rabaté, je rentre à nouveau dans la même salle (cette fois à moitié vide alors qu'elle était pleine pour la précèdente séance) pour découvrir une  autre avant-première, également dans la section Panorama : « Et maintenant on va où ? » de la cinéaste libanaise Nadine Labaki, film également sélectionné au dernier Festival de Cannes, à Un Certain Regard et film auquel j’ai été beaucoup plus sensible même si je ne le range pas davantage que le précèdent dans la catégorie des films romantiques.  Ce film raconte la vie d’un village libanais dans lequel les femmes s’évertuent à protéger le village et leurs familles des menaces extérieures et surtout des dissensions religieuses. Chrétiens et musulmans y vivent en effet en bonne entente mais cette entente est très fragile et le fruit de la détermination sans failles des femmes du village, faisant tout pour distraire les hommes et les empêcher de se haïr ou de trouver le moindre prétexte à leur haine. Comme une mine prête à exploser à tout instant. Nadine Labaki mêle gravité et légèreté et les styles (comédie musicale, comédie, drame) passant de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante pour ne nous dire qu’une seule chose qu’elle le chante, le crie ou le pleure : cessez cette haine meurtrière absurde.  « Et maintenant on va où » parle de la nécessité absurde mais finalement rassurante (car devenant un mode d’expression voire de distraction ou d’identification) d’appartenir à un camp, de s’exprimer par la violence qui peut surgir à tout instant et briser l’harmonie.  Une utopie enchantée, une fable parfois douloureuse et une démonstration par l’absurde maligne et efficace.  Le tout servi par des actrices remarquables (à commencer par la réalisatrice elle-même) et une lumière chaleureuse rendant hommage à ces dernières et à la beauté du Liban. Et un plan de la fin qui fait joliment et dramatiquement écho à celui du début illustrant l’insoluble question du titre.  Je vous reparlerai plus longuement de ce film que je vous recommande d’ores et déjà.

    A défaut de romantisme dans les salles obscures, je me suis consolée en regardant les teintes mélancoliques, changeantes et mystérieuses de la mer, toile éphémère porteuse de tumultueuses et romantiques promesses, mais aussi de nostalgie.

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    La journée s’est terminée sous une pluie diluvienne vidant les rues de Cabourg et ses restaurants dès 22h rendant la moindre denrée alimentaire encore plus rare que le romantisme affiché partout, ici, pourtant. Espérons que la journée de demain sera plus radieuse et riche en romantisme. A mon programme, pas moins de 5 films dont j’espère avoir le temps de vous parler demain soir. Peut-être ma quête du romantisme y trouvera-t-elle davantage de satisfaction. A suivre…

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    Ambiance débridée au stand d'informations...

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    La ville de Cabourg prend décidément soin du coeur des autochtones

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    Le Grand Hôtel qui trône au centre de Cabourg

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    Le Casino, l'autre salle du festival...

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    Les Swann d'or, symboles et récompenses du festival...

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  • Composition du jury du Festival Paris Cinéma 2011

    pariscine6.jpgAprès le Festival du Film de Cabourg que vous pourrez suivre ici en direct à partir de demain, c'est le Festival Paris Cinéma que vous pourrez suivre en direct sur ce blog, du 30 juin au 13 juillet.

    Le jury de la compétition internationale vient d’être annoncé. Il sera composé des comédiens Pauline Lefèvre,  Lubna Azabal et Mathieu Demy, des réalisateurs Thierry Jousse et Gilles Marchand.

    C’est « Polisse » de Maïwenn (prix du jury du dernier Festival de Cannes) qui fera l’ouverture du festival.

     Cliquez ici pour retrouver tous mes articles consacrés au Festival Paris Cinéma 2011 et notamment mes vidéos et mon compte rendu de la conférence de presse du festival.

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  • Critique de "Un homme et une femme" de Claude Lelouch, palme d'or du Festival de Cannes 1966

    Claude Lelouch a obtenu (parmi de très nombreux prix) la palme d'or du Festival de Cannes 1966 avec "Un homme et une femme"  ex-aequo avec "Ces messieurs dames" de Pietro Germo, en 1966.  J'en profite pour vous rappeler que le documentaire  sur les 50 ans de carrière de Claude Lelouch "D'un film à l'autre" est actuellement à l'affiche et que vous pouvez en retrouver ma critique, ici.

     

     

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    Je ne sais plus très bien si j'ai vu ce film avant d'aller à Deauville, avant que cette ville soit indissociablement liée à tant d'instants de mon existence, ou bien si je l'ai vu après, après que mon premier séjour à Deauville, il y a 17 ans, ait modifié le cours de mon « destin »... Toujours est-il qu'il est impossible désormais de dissocier Deauville du film de Claude Lelouch qui a tant fait pour sa réputation, « Un homme et une femme » ayant créé la légende du réalisateur comme celle de la ville de Deauville, et notamment sa réputation de ville romantique à tel point qu'il y a 4 ans, pendant le Festival du Cinéma Américain 2006, a été inaugurée une place Claude Lelouch, en sa présence et celle d'Anouk Aimée. J'étais présente ce jour-là et l'émotion et la foule étaient au rendez-vous.

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    Alors sans doute faîtes-vous partie de ceux qui adorent ou détestent Claude Lelouch, ses « instants de vérité », ses hasards et coïncidences. Rares sont ceux qu'il indiffère. Placez son nom dans une conversation et vous verrez. Quelle que soit la catégorie à laquelle vous appartenez, peut-être ce film « d'auteur » vous mettra-t-il d'accord...

    Le 13 septembre 1965, Claude Lelouch est désespéré, son dernier film ayant été un échec. Il prend alors sa voiture, roule jusqu'à épuisement en allant vers Deauville où il s'arrête à 2 heures du matin en dormant dans sa voiture. Réveillé le matin par le soleil, il voit une femme depuis sa voiture, étonné de la voir marcher avec un enfant et un chien. Sa « curiosité est alors plus grande que la tristesse ». Il commence à imaginer ce que peut faire cette femme sur cette plage, avec son enfant, à cette heure matinale. Cela donnera « Un homme et une femme ».

    Synopsis : Anne (Anouk Aimée), scripte, inconsolable depuis la mort de son mari cascadeur Pierre (Pierre Barouh), rencontre à Deauville, en allant chercher sa fille à la pension, un coureur automobile, Jean (Jean-Louis Trintignant), dont la femme s'est suicidée par désespoir. Jean raccompagne Anne à Paris. Tous deux sont endeuillés, et tous deux ont un enfant. C'est l'histoire d'un homme et d'une femme qui s'aiment, se repoussent, se retrouvent et s'aiment encore...

     J'ai vu ce film un grand nombre de fois, tout à l'heure encore et comme à chaque fois, avec le même plaisir, la même émotion, le même sentiment de modernité pour un film qui date de 1966, étonnant pour un cinéaste dont beaucoup de critiques raillent aujourd'hui le classicisme. Cette modernité est bien sûr liée à la méthode Claude Lelouch d'ailleurs en partie la conséquence de contraintes techniques et budgétaires. Ainsi, Lelouch n'ayant pas assez d'argent pour tourner en couleurs tournera les extérieurs en couleurs et les intérieurs en noir et blanc. Le montage et les alternances de noir et blanc et de couleurs jouent alors habilement avec les méandres du temps et de la mémoire émotive, entre le présent et le bonheur passé qui ressurgit sans cesse.

    Je ne sais pas si « le cinéma c'est mieux que la vie » mais en tout cas Claude Lelouch fait partie de ceux dont les films et surtout « Un homme et une femme » nous la font aimer.  Rares sont les films qui donnent à ce point la sensation de voir une histoire d'amour naître et vibrer sous nos yeux, d'en ressentir -partager, presque- le moindre battement de cœur ou le moindre frémissement de ses protagonistes, comme si la caméra scrutait les visages et les âmes. Par une main qui frôle une épaule si subtilement filmée. Par le plan d'un regard qui s'évade et s'égare. Par un sourire qui s'esquisse. Par des mots hésitants ou murmurés. Par la musique éternelle de Francis Lai (enregistrée avant le film) qui nous chavire le cœur. Par une photographie aux accents picturaux qui sublime Deauville filmée avec une lumière nimbée de mélancolie, des paysages qui cristallisent les sentiments de Jean-Louis et d'Anne, fragile et paradoxalement impériale, magistralement (dirigée et) interprétée par Anouk Aimée. Rares sont les films qui procurent cette impression de spontanéité, de vérité presque. Les fameux « instants de vérité » de Lelouch.

    Et puis il y a le charme incomparable du couple Anouk Aimée/ Jean-Louis Trintignant, le charme de leurs voix, notamment quand Jean-Louis Trintignant prononce « Montmartre 1540 ». Le charme et la maladresse des premiers instants cruciaux d'une histoire d'amour quand le moindre geste, la moindre parole peuvent tout briser. Et puis ces plans fixes, de Jean-Louis dans sa Ford Mustang (véritable personnage du film), notamment lorsqu'il prépare ce qu'il dira à Anne après qu'il ait reçu son télégramme. Et puis ces plans qui encerclent les visages et en capturent la moindre émotion. Ce plan de cet homme avec son chien qui marche dans la brume et qui  fait penser à Giacometti (pour Jean-Louis). Tant d'autres encore...

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     Avec « Un homme et une femme » Claude Lelouch a signé une histoire intemporelle, universelle avec un ton très personnel et poétique. La plus simple du monde et la plus difficile à raconter. Celle de la rencontre d'un homme et une femme, de la rencontre de deux solitudes blessées. Il prouve que les plus belles histoires sont les plus simples et que la marque du talent est de les rendre singulières et extraordinaires.

    Alors pour reprendre l'interrogation de Jean-Louis dans le film citant Giacometti « Qu'est-ce que vous choisiriez : l'art ou la vie » Lelouch, n'a certainement pas choisi, ayant réussi a insufflé de l'art dans la vie de ses personnages et de la vie dans son art. Voilà c'est de l'art qui transpire la vie.

    Alors que Claude Lelouch a tourné sans avoir de distributeur, sans même savoir si son film sortirait un jour, il obtint la palme d'or à Cannes en 1966, l'oscar du meilleur film étranger et celui du meilleur scénario et 42 récompenses au total et aujourd'hui encore de nombreux touristes viennent à Deauville grâce à « Un homme et une femme », le film, mais aussi sa musique mondialement célèbre. Vingt ans après, Claude Lelouch tourna une suite « Un homme et une femme 20 ans déjà » réunissant à nouveau les deux protagonistes. Je vous en parle très bientôt.

     Retrouvez le DVD du film sur Price Minister: http://www.priceminister.com/offer/buy/1495439/Un-Homme-Et-Une-Femme-DVD-Zone-2.html 

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