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Festival Paris Cinéma - Gael Garcia Bernal à l'honneur - Projection de "Abel" de Diego Luna

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En attendant de vous parler des dernières avant-premières découvertes dans le cadre de ce Festival Paris Cinéma, je vous recommande "Abel" de Diego Luna projeté demain à 15h au MK2 blibliothèque, un film projeté en avant-première du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville où il figurait en compétition et sorti en salles en janvier dernier . Ce film est présenté dans le cadre de l'hommage à Gael Garcia Bernal, producteur du film. Retrouvez ci-dessous mes vidéos de la conférence de presse du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Abel est ainsi un enfant de 9 ans qui ne parle plus depuis que son père a quitté la maison. Un jour il retrouve la parole et se prend pour son père. Tout le monde se plie à ses volontés et joue le jeu jusqu’au jour où le père d’Abel réapparait. (Vous trouverez ci-dessus deux vidéos de la conférence de presse dans laquelle Diego Luna explique la genèse du film).  « Abel » a été présenté hors compétition dans le cadre du  Festival de Cannes 2010. Filmé la plupart du temps à hauteur d’Abel, le regard, frondeur, déterminé, si touchant du petit garçon, nous saisit dès le début pour ne plus nous quitter et pour, finalement, arracher au nôtre quelques larmes. Avec beaucoup de pudeur et de drôlerie, parfois pour désamorcer des scènes qui auraient pu se révéler glauques, Diego Luna nous embarque dans son histoire qu’il filme et conte avec beaucoup de tendresse, nous surprend avec ce qu’on attend. Tendresse pour ce petit garçon, un peu celui qu’il a été comme il l’a expliqué en conférence de presse, mais aussi d’une certaine manière pour cette mère, aimante et courageuse, à laquelle son film rend hommage (Diego Luna a perdu sa mère dans sa petite enfance) à travers le personnage de la mère d’Abel. Pour son premier film, Diego Luna a réussi sans doute ce qu’il y a de plus compliqué : donner l’apparence de la simplicité à une histoire qui est loin de l’être et susciter l’émotion, sans jamais la forcer, par le ton du film, burlesque et poignant, par la puissance du sujet et de son (réellement extraordinaire) jeune acteur principal dont, en conférence de presse, Diego Luna a ainsi souligné à quel point (presque effrayant) il avait un comportement adulte, voire paternaliste, à l’image du personnage qu’il a incarné.

Retrouvez également  ma critique du film d’ouverture « Polisse » de Maïwenn et mes vidéos de l’ouverture, ici, et ma critique de  « Monsieur Klein » de Joseph Losey projeté à plusieurs reprises dans le cadre de l’hommage à Michael Lonsdale, là. Retrouvez également mon compte rendu de ma première journée du Festival Paris Cinéma 2011.

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