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  • Les courts-métrages en compétition du 25ème Festival du Film de Cabourg (Journées romantiques)

     

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    Comme chaque année, vous pourrez retrouver ici le programme complet du Festival du Film de Cabourg (Journées romantiques) qui célèbrera cette année sa 25ème édition et qui aura lieu du 15 au 19 juin 2011. Un festival qui me tient tout particulièrement à coeur depuis ma participation à son jury des courts-métrages en 2002 (et que je vous recommande vraiment autant pour la qualité des films présentés que pour sa convivialité).

    Les courts-métrages sélectionnés pour la compétition sont (je vous recommande vraiment les séances des courts-métrages toujours d'excellent niveau à Cabourg):

    Aglaée de Rudi Rosenberg

    Alexis Ivanovitch vous êtes mon héros de Guillaume Gouix

    Cheveu de Julien Hallard

    Cinderela de Magali Magistry

    Les cybernautes rêvent-ils d'amours digitales  de Gilles Bindi

    Douce de Sébastien Bailly

    Haram de Benoît Martin

    Hymen de Cédric Prévost

    J'aurais pu être une pute de Baya Kasmi

    Leave not a cloud behind de Pablo Gonzales

    Prochainement sur vos écrans de Fabrice Maruca

    Le Rodba de Hafsia Herzi

    Nous savons également que L'Elève Ducobu de Philippe de Chauveron sera présenté en avant-première le mercredi 15 juin à 14h au Cinéma Le Normandie en présence d'Elie Semoun.

    Comme chaque année, vous pourrez vous offrir  un moment privilégié au coeur du Festival en participant à la Soirée des Roses le vendredi 17 juin. (renseignements ici).

    En plus des "journées romantiques", vous pourrez vous plonger dans les "journées mexicaines".  Vous pourrez bien entendu trouver ici toutes les informations concernant le festival ainsi que sur son site officiel: Site offficiel du Festival de Cabourg.

    En attendant d'en savoir plus sur cette édition 2011, retrouvez mon compte rendu du Festival du Film de Cabourg 2007.

     

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  • Critique – « Un baiser papillon » de Karine Silla Perez avec Valeria Golino, Vincent Perez, Elsa Zylberstein, Jalil Lespert, Nicolas Giraud, Cécile de France

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    Pas encore tout à fait remise de mes pérégrinations cannoises et me laissant encore bercer par le joyeux, perturbant et irréel brouillard dans lequel elles m’ont plongée, en attendant de vous livrer mon bilan de ce Festival de Cannes 2011, je vous propose une courte critique de film dont je rencontre deux éminents membres de l’équipe cet après-midi.

    « Un baiser papillon » est le premier film de Karine Silla Perez (elle vient également d’écrire une pièce de théâtre interprétée par Elsa Zylberstein et Vincent Pérez et intitulée « Le temps qui passe »). Le temps qui passe, tel aurait d’ailleurs également pu s’intituler « Un baiser papillon ».

    Synopsis : Billie (Valeria Golino) et Louis (Vincent Perez) forment un couple uni et amoureux, seulement Billie est atteinte d’un cancer et tarde à le révéler à Louis, une maladie qui aura des conséquences sur tout leur entourage, et sur l’envie de vivre et de prendre son envol de chacun…. Marie (Elsa Zylberstein), l'amie de Billie, sa confidente et comédienne reconnue, redouble d'acharnement pour donner la vie tandis qu'Alice (Cécile de France) son infirmière, qui étouffe de plus en plus dans son quotidien, lui maintient que la vie « c'est maintenant et dans l'instant ».

    Pour un premier film, Karine Silla Perez n’a pas choisi le genre le plus facile, celui du film choral qui brasse autant de personnages que de sujets et non des moindres (le secret, la vie, l’amour, la mort, l’espoir, l’art, la liberté…), des personnages sur lesquels elle porte un regard tendre, sensible, délicat et bienveillant et qu’elle parvient à nous faire appréhender et aimer en quelques plans : de l’infirmière qui aspire à la liberté au frère de Louis, interprété par Jalil Lespert, l’écorché vif au cœur tendre en passant par les filles de Billie et Louis (les vraies filles de Karine Silla Perez).

     Chaque personnage pourrait donner lieu à un film et c’est ce qui, à la fois, enrichit le film et frustre le spectateur comme le personnage de Samuel (interprété par Nicolas Giraud, également à l’affiche de « Voir la mer » de Patrice Leconte, que je vous recommande) qui ne semble vivre que pour et par Vivaldi et qui succombe au charme d’une violoncelliste qui en fait une interprétation vibrante et passionnée.

    Si « Un baiser papillon », est un hymne à la vie, malgré les rudes épreuves de l’existence, c’est aussi à un hymne à l’art qui sublime l’existence malgré les sacrifices qu’il impose. La danse, la musique, le théâtre, la peinture sont ainsi les moyens d’expression respectifs des personnages. L’art qui sublime le présent et donne à  l’éphémère de l’existence des accents d’éternité, judicieuse mise en abyme puisque c'est aussi l'objectif plus ou moins conscient de Karine Silla avec son film. Cet amour de l’art se ressent aussi dans la réalisation très soignée, poétique. A chaque personnage est associée une couleur (rouge pour Marie la passionnée, bleu pour Alide l’infirmière etc). Plus que de forcer le trait, ces couleurs transforment chaque portrait en esquisses délicates tout en assumant les règles du genre (celles du mélo) magnifiant et poétisant l’envol et la métamorphose de chacun des personnages. Elle dépeint ainsi l’existence et leurs existences par petites touches pour en donner un portrait plein d’espoir et coloré.

    Ce papillon est fragile, maladroit, fascinant, insaisissable. Karine Sylla Perez dépeint ainsi sa colère contre le malheur avec beaucoup de douceur et de féérie, et orchestre les destins de ses différents personnages avec beaucoup de sensibilité, un conte porté par la poignante musique d’Angelo Badalamenti. J’attends maintenant avec beaucoup d’impatience son prochain film, en espérant qu’il permettra à la chrysalide cinéaste Karine Sylla Perez, à l’univers indéniable mais encore fragile et maladroit, de devenir un flamboyant papillon.

     Sortie en salles le 1er juin

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