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  • Concours du meilleur blog sur le cinéma...dernier jour avant la fin des votes!!

    Depuis septembre, un autre blog complète « Mon festival du cinéma », il s’agit de « In the mood for cinéma » qui participe au concours du meilleur blog sur le cinéma, concours organisé par la BNP Paribas et qui s’achève le 30 novembre 2005. Il vous reste donc 1 journée pour voter  et laisser vos commentaires.

    "In the mood for cinéma" est pour l'instant 7ème sur plus de 570 sites participants. Après le 30 novembre, un jury de professionnels du cinéma départagera les candidats les mieux classés.

    En attendant, pour voter et laisser vos commentaires, rien de plus simple : rendez-vous sur « In the mood for cinéma », cliquez sur notez ce blog en haut de la page, et attribuez une note, cela ne vous prendra que 5 secondes… Vous serez bien entendu tenus informés des résultats du concours.

    Pour visualiser "In the mood for cinéma" et voter...ou non, cliquez ici.

    Sandra Mézière

    Lien permanent Imprimer Catégories : IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) Pin it! 0 commentaire
  • Cours publics d’interprétation de Jean-Laurent Cochet : quand le théâtre fait son cinéma (bis)

    Pour tous ceux que le théâtre fascine, titille, pour tous ceux dont il suscite la curiosité et/ou l’intérêt, pour tous ceux qui rêvent de fouler les planches (pas celles de Deauville pour une fois), pour tous ceux qui aimeraient se confronter au vertige jubilatoire de la scène sans jamais avoir osé, pour tous ceux qui rêvent de jongler avec les mots, pour tous ceux qui veulent se perfectionner dans cet art, probablement serez-vous ravis de savoir que Jean-Laurent Cochet qui a formé les plus grands comédiens (Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Isabelle Huppert, Richard Berry, Daniel Auteuil, Carole Bouquet…) redonne exceptionnellement une série de 10 cours publics. Ces cours ont lieu le lundi soir, pendant 2 heures, sur le plateau du théâtre de la Pépinière Opéra.

    En deux heures nous sommes immergés dans son travail et celui des comédiens. Quand un élève-comédien monte sur scène, la salle retient son souffle, silencieusement complice. Le maître Cochet scrute chaque froncement de sourcil, chaque inflexion de voix, chaque esquisse de geste. La salle observe et écoute religieusement.

     Quand l’élève a terminé, que ce soit Lucrèce Borgia, Louis 13, Les femmes savantes ou des textes contemporains, un autre spectacle commence. Jean-Laurent Cochet, tantôt admiratif, tantôt sceptique, tantôt réprobateur, mais toujours passionné, exalté même, livre, joue presque, ses commentaires, prétextes à de multiples anecdotes et citations dans lesquelles se côtoient Marie Belle, Gérard Philippe, Sarah Bernhardt et tant d’autres, nous emmenant avec lui dans l’histoire du théâtre et parfois nous relatant les débuts de ses prestigieux élèves.

     Pour ceux qui ont déjà pris des cours de théâtre ou ceux qui n’en ont jamais pris et en rêvent ou non, ils y (re)découvriront la rigueur de cet art et la passion qui anime nécessairement ceux qui l’exercent.

    Un spectacle aussi singulier que passionnant qui nous fait entrer dans ses coulisses et dont nous n’avons guère envie de ressortir au terme de ces deux heures, au minimum(!) Jean-Laurent Cochet étant aussi peu avare de ses commentaires que de son temps.  Pour notre plus grand plaisir de spectateurs.

    Un spectacle forcément unique puisque les élèves qui passent et les scènes jouées sont chaque semaine différents, et  un spectacle improvisé puisque Jean-Laurent Cochet ne sait pas à l’avance quels élèves joueront. Des « cours/spectacles » que je vous recommande vivement.

    Théâtre de la Pépinière Opéra-7 rue Louis Le Grand 75002 Paris-Métro Opéra-Du 3 octobre au 5 décembre 2005-Tous les lundis de 18H à 20H. Tarif unique : 10 euros. Réservation tous les jours de 11H à 18H au 0142614416

    Sandra Mézière

    Ci-dessus, l'affiche de "36 quai des Orfèvres" sur laquelle figurent Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, deux anciens éminents élèves de Jean-Laurent Cochet.

    Attention:Les cours publics de Jean-Laurent Cochet sont prolongés jusqu'au 20 Mars 2006. Vous trouverez tous les renseignemets nécessaires sur le site officiel.

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  • « Backstage » d'Emmanuelle Bercot : la radiographie d’une vertigineuse dépendance

    Bien souvent, pour moi, un souvenir cinématographique est associé à un souvenir de (ma) réalité lors de mes multiples pérégrinations festivalières, d’autant plus avec Emmanuelle Bercot puisque son film Clément avait reçu le prix de la jeunesse 2001, l’année où j’allais pour la première fois au festival de Cannes sélectionnée parmi les 40 à Cannes de ce même prix de la jeunesse organisé par le Ministère de la jeunesse et des sports. Alors évidemment, je risque d’être soupçonnée de partialité en disant que ce film m’avait littéralement bouleversée, qu’il m’avait énormément marquée, notamment pour le traitement de cette histoire poignante ô combien délicate de l’amour d’un adolescent pour une femme d’âge plus mur. Une histoire intense dont chaque plan témoignait, transpirait de ferveur amoureuse. Une histoire de passion irrationnelle déjà. Je ne pouvais qu’être impatiente de découvrir Backstage, une autre histoire de passion irrationnelle, celle d’une jeune fan Lucie (Isild Le Besco) pour la chanteuse Lauren (Emmanuelle Seigner), deux univers si différents pourtant qui se rencontrent, se confrontent, lors d’une émission télévisée, où la seconde rend une visite surprise à la première. Rencontre suffocante. Emmanuelle Bercot la filme au plus près des corps, du visage tétanisé de Lucie, de la réaction glaciale de Lauren. Tout est dit déjà : Lucie qui recule saisie d’une terrifiante fascination devant cette apparition blanche, faussement virginale, Lauren qui l’enserre dans ses bras, à la fois gênée et jouant de la fascination qu’elle exerce, et puis ces caméras éblouissantes, impudiques, inévitables, miroir déformant et amplifiant. Emmanuelle Bercot assimile ici ce fanatisme fantasmagorique à une drogue, un besoin irrationnel, irraisonné, un besoin viscéral, physique même. La dépendance est d’ailleurs multiple puisque Lauren était elle-même dépendante de son ancien compagnon (interprété par l’auteur Samuel Benchetrit dont c’est ici le premier rôle au cinéma), et la fascination qu’elle exerce sur sa jeune fan n’est pas dénuée de perversité vengeresse dont elle se retrouvera bientôt victime. Encore une fois Emmanuelle Bercot montre à quel point elle sait filmer les moindres frémissements de la passion aussi irrationnelle soit-elle, en revanche l’univers musical n’échappe pas à la caricature, peut-être à dessein pour davantage analyser la relation entre la fan (aveuglée par son admiration) et l’idole (insupportable et –car- égarée par cette séparation avec son compagnon qui la vide de sa force créatrice). Dans le rôle de la fan, Isild Le Besco est encore une fois excellente dans cet aveuglement fanatique, ce vertige qui fait basculer son existence et sa raison. Dommage que la fin laisse un goût d’inachevé, probablement à l’image de la folie idolâtre de la jeune fan que rien ne pourra entraver et qui jamais ne s’achèvera non plus.A noter la présence de l’actrice/réalisatrice Noémie Lovsky, encore une fois impeccable cette fois dans un rôle d’assistante de la star intraitable.

    Sandra Mézière



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  • Le petit Lieutenant (de Xavier Beauvois)…est trop allé au cinéma

    A l’image de ce petit lieutenant (Jalil Lespert) lorsqu’il entre à la 2ème division de police judiciaire et dont Xavier Beauvois trace le portrait, c’est avec enthousiasme que je suis entrée dans la salle de cinéma. C’est donc avec la même stupeur que lui que je me suis retrouvée plongée dans cet univers âpre, filmé sans démagogie ni complaisance. Le contraste n’en était que plus saisissant. Quelques minutes à peine après le début du film, après la parade en uniforme, impeccable, rectiligne, mécanique, institutionnelle, la réalité reprend ses droits, imparfaite, chaotique car humaine et donc faillible, aussi.

    Les failles sont d’abord celles de Caroline Vaudieu, (Nathalie Baye) qui revient dans ce service qu’elle avait abandonnée trois ans auparavant, pour cause d’alcoolisme. Peu à peu des liens vont se tisser entre cette femme qui a perdu son enfant et ce jeune homme à l’enthousiasme juvénile. Xavier Beauvois aime et connaît le cinéma et cela se voit, se montre même, un peu trop. A dessein nous l’avons compris. Son petit lieutenant et ses collègues sont en effet imprégnés par le cinéma comme nous le (dé)montrent les affiches qui décorent les murs du commissariat , une affiche différente à chaque fois ou presque : le convoyeur, Seven, Il était une fois en Amérique, les 400 coups, Podium. A croire que les policiers de la PJ ont raté leur vocation d’exploitants. Derrière le petit lieutenant, on reconnaît même une photo du Clan des Siciliens. Tout cela pour insister sur ce que le Petit Lieutenant dira lui-même, c’est à cause des films qu’il a voulu faire ce métier, pour conduire avec un gyrophare et se sentir invulnérable aussi apparemment. Seulement voilà, la réalité, c’est tout sauf du cinéma aseptisé et manichéen, c’est tout sauf cet idéal magnifié par le prisme d’un grand écran qui mythifie ceux qu’ils immortalisent. La réalité (la mortalité même) ne se divise pas en deux, non, elle se dissèque comme ce corps entre les mains du médecin légiste dont un son déchirant nous fait comprendre le terrible labeur, et nous poursuivra longtemps. Le bruit déchirant de la confrontation à la réalité.

    Réalité, réalisme : leitmotiv de ce film qui semble même emprunter à Depardon l’effroyable réalité de Faits divers. Beauvois fait même tourné un vrai SDF et s’est longuement documenté avant de réaliser son film, ce qui contribue à lui donner cet aspect documentaire. Ici les (anti) héros meurent, pleurent, faillissent. Depardon beaucoup plus que 36, quai des Orfèvres donc, dont ce film est presque le contraire, dans son recours à la musique notamment, celle-ci étant aussi omniprésente, voire omnisciente dans l’un, qu’elle est absente dans l’autre. L’alcool aussi, est aussi omniscient que l’était la musique dans le film précédemment évoquée. Peut-être trop. Pour nous faire comprendre les fêlures, les failles, encore, la réalité avec laquelle il faut composer.

    Malgré cet aspect didactique quelque peu agaçant, Le petit Lieutenant n’en reste pas moins un constat, une radiographie d’une implacable lucidité dans laquelle Nathalie Baye excelle, son regard ou l’inflexion de sa voix laissant entrevoir en une fraction de seconde les brisures de son existence derrière cette force de façade. D’ailleurs, encore une fois, c’est surtout à ces fêlures que s’est intéressé Beauvois , bien loin des films policiers initiateurs de la vocation du petit Lieutenant. Ce petit Lieutenant c’est Jalil Laspert qui n’a pas fini de nous démontrer l’infinitude des nuances de ses ressources humaines depuis le film éponyme. Bref, un film d’une poignante âpreté, parfois un peu trop didactique, un didactisme que la composition incroyable de ses interprètes principaux (N.Baye, J.Lespert mais également R.Zem) nous fait finalement occulter.

    Sandra Mézière

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  • Amadeus: quand le théâtre fait son cinéma

    Amadeus De Peter Shaffer
    - Adaptation : Pol Quentin - Mise en scène : Stéphane Hillel
    Avec Jean Piat, Lorànt Deutsch, Marie-Julie Baup, Urbain Cancelier, Manuel Bonnet, Jacques Fontanel, Olivier Pajot, Julien Girbig, Benoît Guillon, Mlik Issolah, Sébastien Lalanne

    Dans la Vienne de François-Joseph II, le compositeur Salieri (Jean Piat) jouit de la faveur de l'Empereur. Il est en effet compositeur de la Cour et de quelques années l’aîné de Mozart (Lorant Deutsch), cet enfant prodige qui parcourt l’Europe, l’Europe qui bruisse des rumeurs de son génie. Quand l’enfant prodige, le Viennois de Salzbourg, arrive à Vienne, tout bascule pour l’italien Salieri. Oui, tout bascule et surtout sa raison et sa loyauté dévoyées par son irrépressible jalousie. Compositeur reconnu, il envie violemment le jeune homme dont le génie concentre bientôt toute l’attention de la ville.
    De prime abord sceptique devant cet homme si enfantin, grossier et frivole, rapidement l’évidence s’impose à lui. Le génie de Mozart est flagrant et indéniable. Sidérant. Salieri brûle d’une jalousie si dévorante qu’il conduit à sa perte celui dont mieux que quiconque il connaît l’incomparable talent. A travers lui (Amadeus) c’est Dieu qu’il provoque pour lui avoir infligé le spectacle de ce génie qui lui renvoie l’image insupportable de sa propre médiocrité.
    Cette pièce est une adaptation de la pièce de Peter Schaffer dont a été tiré le film de Milos Forman. Il faudrait oublier le film. Difficile, pourtant tant la mise en scène est cinématographique, construite en forme de flash-backs illustrés par des tableaux, de transparences fantomatiques allégoriques de cet homme au crépuscule de son existence qui livre sa terrible confession. Ce sont aussi des gros plans sur la main du génie éclairé, des contre-plongées sur lui, de dos, dans un mimétisme confondant et saisissant. Ce sont aussi des arrêts sur image, images presque picturales, avec la voix off de Salieri.
    Amadeus cultive judicieusement les contrastes. Entre théâtre et cinéma, donc. Entre ombre et lumière par conséquent et aussi, dans les deux sens du terme. Dualisme que Mozart a tellement, de sa musique, immortalisé. C’est aussi une comédie tragique, une farce dramatique dont nous sommes les témoins impuissants, constamment interpellés par une mise en scène dont nous sommes partie intégrante, tableaux entre classicisme et baroque, adaptations visuelles du bouillonnement artistique du Siècle des Lumières. Témoins de cet impitoyable duel, celui de la médiocrité contre le génie, du succès contre le talent, de la fourberie contre la sincérité.
    Alors que le succès de Salieri atteint son paroxysme Mozart meurt dans le dénuement, laissant pourtant derrière lui une œuvre sublime et immortelle, alors que Salieri meurt à jamais avec la terrible conscience de sa médiocrité que le talent de Mozart a fait surgir comme un châtiment divin. Le talent de Mozart relève du miracle, pour Salieri il est l’instrument de Dieu, ce Dieu qu’il va défier de son ignominieux dessein.
    Jean Piat interprète ce personnage quasi shakespearien avec un panache et une énergie remarquables, nous livrant des monologues qui nous projettent (dans) les tréfonds de son âme éventrée. Cette fois, c’est nous qui construisons notre propre film. Les images sont inutiles. Les paroles ainsi animées par cet homme rempli de haine désespérée les appellent et les font surgir de notre imagination. Jean Piat est un monstre sacré du théâtre, c’est une évidence que de le souligner. Un autre duel se joue pourtant sous nos yeux, celui qui l’oppose à Lorant Deutsch. Un duel dont ils sortent tous deux vainqueurs. On aurait pu craindre que son accent de titi parisien ne fasse de cet Amadeus une caricature, pourtant dès les premières minutes nous ne voyons plus que le génie facétieux au rire tonitruant et si singulier qui de l’exubérance à la folie, de la comédie à la tragédie donne vie à cet Amadeus. Sans la moindre fausse note. Le ton est juste. Le rythme est précis. Le débit est d’une impressionnante maîtrise. Un crescendo qui nous fait retenir notre souffle, jusqu’au silence, jusqu’à la musique, à nouveau, à jamais, celle qui le dépasse et dépasse sa mort. Il s’empare de la scène comme la mise en scène s’empare de la salle. Il donne corps, cynisme, enfantillages, voix, folie, mort à cet Amadeus captivant. Il lui donne vie tout simplement.
    Cette pièce se déroule au 18ème siècle, et même si Mozart est mort à 35 ans dans le dénuement laissant un Requiem inachevé, même si Salieri a également existé, elle ne relate nullement la vérité historique. Elle n’en demeure pas moins intemporelle. Elle pourrait se dérouler de nos jours où le succès est si souvent le masque éblouissant et fascinant de la médiocrité. Là est peut-être l’immortalité de Salieri, celle de sa médiocrité.
    Dernier "plan" : Salieri, seul, face à nous, face à sa conscience tourmentée, face à sa cruelle lucidité. Rideau. La lumière se rallume. Etais-je au cinéma ou au théâtre ? Je ne sais plus très bien. Ailleurs en tout cas. Les applaudissements fusent, amplement mérités, musique harmonieuse, tonitruante comme le rire de Mozart-Deutsch, d’une mélancolie exaltante comme une « flûte enchantée ». On aimerait qu’ils continuent à nous bercer, nous laisser ailleurs encore un peu, comme la musique et les mots que nous venons d’entendre.
    Les comédiens ont l’air exténué. Par ces 2 H 45 en scène, forcément un peu. Par des rangs trop clairsemés, aussi peut-être (mais après tout c’est présage d’immortalité, nous le savons désormais). Par ces spectateurs qui, alors que les comédiens saluent sur scène, prennent déjà la direction de la sortie, songeant peut-être déjà au vestiaire, à la voiture à récupérer, au métro à prendre, à la réalité qu’ils n’ont jamais quittée, à la médiocrité qui ne connaît jamais de répit. Peut-être aussi...

    La pièce est jouée jusqu’à fin novembre pour 60 représentations exceptionnelles.
    A 20H30 du mardi au samedi, à 15H30 le dimanche, au théâtre de Paris, 15 rue Blanche -9ème- Renseignements : 01-48-74-25-37 ou 08-92-70-77-05
    8 nominations aux Molière 2005

    N'oubliez pas que, pendant 15 jours encore, vous pouvez voter quotidiennement pour mon autre blog "In the mood for cinéma" qui participe toujours au concours du meilleur blog sur le cinéma.

    Sandra Mézière

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