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  • Critique - "Un balcon sur la mer" de Nicole Garcia, ce soir, à 20H55, sur Canal +

    Ce soir sur Canal +, vous pourrez (re)voir un de mes coups de coeur cinématographiques de l'an dernier, "Un balcon sur la mer" de Nicole Garcia, avec un Jean Dujardin tout aussi inattendu que dans "The Artist", deux rôles d'ailleurs très différents qui prouvent la diversité de son talent. Retrouvez ma critique d' "Un balcon sur la mer" ci-dessous.

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    Quatre ans après « Selon Charlie » (alors injustement malmené par la critique, notamment lors de sa présentation en compétition du Festival de Cannes), Nicole Garcia revient en tant que réalisatrice avec « Un balcon sur la mer » dans lequel Marc (Jean Dujardin), marié à un professeur (Sandrine Kiberlain), et père d’une petite fille, est agent immobilier dans le Sud de la France. Il mène une vie paisible et confortable jusqu’au jour où, lors d’une visite immobilière, il rencontre une femme mystérieuse (Marie-Josée Croze) représentant un acquéreur. Il pense reconnaître en cette femme énigmatique au charme envoûtant Cathy, l’amour de ses 12 ans, alors qu’il vivait en Algérie, à la fin de la guerre d’indépendance. Après une nuit d’amour la jeune femme disparait et le doute s’empare de Marc sur la réelle identité de cette dernière. Va alors débuter pour lui une quête. Amoureuse et identitaire. En partant à se recherche, c’est avant tout son propre passé enfoui qu’il va (re)trouver.

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    Une nouvelle fois, Nicole Garcia se penche sur l’enfance, ce qu’il en reste, et sur les méandres de la mémoire et la complexité de l’identité. Tout en finesse. Avec une lenteur appréciable quand le cinéma vise de plus en plus l’efficacité, oubliant d’ailleurs qu’elle n’est pas forcément synonyme de fracas et de vitesse mais parfois de silences et de lenteur, oubliant que le message ou le sujet qu’il véhicule n’en a que plus de force en s’immisçant plutôt qu’en s’imposant bruyamment.

    Ce « balcon sur la mer » est à l’image de la lumière du sud dont il est baigné, d’abord éblouissante puis laissant entrevoir la mélancolie et la profondeur, plus ombrageuse, derrière cette luminosité éclatante, laissant entrevoir aussi ce qui était injustement resté dans l’ombre, d’une beauté a priori moins étincelante mais plus profonde et poignante.

     A l’image de la mémoire fragmentaire et sélective de Marc, le passé et la vérité apparaissent par petites touches, laissant sur le côté ce qui devient secondaire. Ainsi peut-on d’abord regretter le caractère elliptique du scénario, par exemple concernant la vie conjugale de Marc, mais cette ellipse se révèle avec le recul un judicieux élément dramatique puisque notre point de vue épouse alors celui de Marc. Sa femme est effacée comme son présent s’efface pour laisser place au passé qui ressurgit. Avec lui, on chemine vers ce balcon sur la mer, vers ce lieu de l’enfance perdue.

    Sans doute la présence de Jacques Fieschi, coscénariste (et notamment ancien scénariste de Claude Sautet) n’y est-elle pas étrangère, mais Nicole Garcia est une des rares à savoir raconter des « histoires simples » qui révèlent subtilement la complexité des « choses de la vie ». Des idées simples de mise en scène mais qui ont toutes une réelle signification comme ces souvenirs (re)vus à hauteur d’enfant, laissant les adultes et parfois la violence dans les limbes de la mémoire. Une manière délicate de dire l’indicible. De montrer simplement toute l’ambivalence humaine comme le personnage de Marie-Josée Croze qui multiplie ainsi les identités : celle qu’elle endosse en tant que prête-nom, celle qu’elle endosse pour Marc, jouant donc constamment un rôle dans la vie avant de le faire sur scène débarrassée de ses artifices. C’est paradoxalement en jouant qu’elle se trouvera elle-même. En cela, « Un balcon sur la mer » est aussi une véritable mise en abyme de l’imaginaire et donc du cinéma, un hommage à leur pouvoir salvateur.

    La plus grande réussite du film c’est néanmoins sans aucun doute les choix de Jean Dujardin et Marie-Josée Croze dans les rôles principaux. Le premier incarne Marc à la perfection, traduisant avec beaucoup de justesse et de nuances les doutes de cet homme qui retrouve son passé, son enfance et ainsi un ancrage dans le présent. Il rend son personnage touchant et bouleversant sans jamais forcer le trait et montre une nouvelle fois la large palette de son jeu (ici à mille lieux  de 0SS 117 dans lequel il excellait pourtant également), encore inexplorée. Face à lui, Marie-Josée, Croze est plus mystérieuse et incandescente que jamais après le mésestimé « Je l’aimais » de Zabou Breitman. De leur couple se dégage beaucoup de charme, de mystère, mais aussi une forme d’innocence qui renvoie à l’enfance.

    En toile de fond, l’Algérie, sa violence et la nostalgie qu’elle suscite, et la ville d’Oran où a vécu Nicole Garcia enfant (et d’ailleurs également Jacques Fieschi). Une violente nostalgie qui est aussi celle de ces souvenirs d’enfance et de ces doux regrets qui ressurgissent brutalement et submergent, dans ce sens « Un balcon sur la mer » est un film à la fois très personnel et universel. Le balcon sur la mer :  c’est cet endroit secret de nos mémoires qui donne sur les souvenirs d’enfance enfouis, dont la réminiscence est tantôt douloureusement heureuse ou joyeusement douloureuse mais jamais exempte d’émotion. Un balcon sur la mer dont je vous engage à aller respirer l’air iodé. Un subtil thriller sentimental au parfum doux, violent et enivrant des souvenirs d’enfance.

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  • Inthemoodforcinema.com sélectionné pour le prix des blogueuses du magazine ELLE catégorie cinéma: comment et pourquoi voter pour ce blog

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    En quoi consiste le prix des blogueuses Elle?

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    Aujourd'hui, j'ai eu le plaisir d'apprendre qu'Inthemoodforcinema.com avait été sélectionné par la rédaction du magazine Elle et de Elle.fr parmi les 120 blogs dont les 10 blogs cinéma choisis pour participer au prix des blogueuses Elle, un magazine que je lis depuis longtemps (j'ai d'ailleurs fait partie de son jury des lectrices il y a deux ans), ce qui me réjouit donc tout particulièrement...et c'est maintenant que vous entrez en action puisque seront remis deux prix: un prix de la rédaction Elle et un prix des internautes.

    Comment voter pour inthemood?

    Si vous aimez ce blog, c'est le moment de le prouver, cela ne vous demandera que deux secondes et vous pouvez voter chaque jour, une fois par jour, jusqu'au 2 décembre 2011, minuit, en allant sur cette page: http://www.elle.fr/Site/Grand-Prix-des-Blogueuses-ELLE-2011/(blog)/in-the-mood-for-the-cinema. Une simple confirmation par email vous sera demandée (pour éviter les fraudes). Ne vous en privez pas et n'hésitez pas à faire passer le message. Je ne suis en général pas très douée pour ce genre de mobilisation alors je compte sur vous, nombreux à lire ce blog depuis longtemps. Bien sûr, on n'écrit pas pour recevoir des prix mais j'avoue qu'une telle sélection fait plaisir, surtout que le principe du blog est tout de même d'échanger et de partager et que remporter ce concours me permettrait d'élargir encore le lectorat de ce blog (et rêve de petite fille qui a certes bien grandi, d'être dans le magazine que je lis depuis si longtemps) .

    Pourquoi voter pour inthemood? Comment est né ce blog et en quoi se différencie-il des autres?

    Pour ceux qui découvriraient le blog à cette occasion, une courte présentation et quelques articles emblématiques.

     Ce blog (et mes 3 autres dont deux sur le cinéma: http://www.inthemoodforcannes.com, http://www.inthemoodfordeauville.com ) est guidé par la passion avant tout, sa devise a d'ailleurs longtemps été empruntée à Saint-Augustin : "Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre la passion". Deux passions viscérales  en réalité, pour le cinéma et l'écriture, qui m'ont permis de vivre d'enrichissantes et incroyables aventures. J'ai ainsi été 10 fois sélectionnée comme jurée de festivals de cinéma, depuis 1998, (Dinard, Deauville, Cognac, Paris, Cabourg...) suite à des concours d'écriture. J'ai alors décidé de créer ces blogs pour partager ces palpitantes et incroyables aventures et mes coups de coeur pour des films que je découvrais dans ces festivals mais aussi pour laisser libre cours à ma passion dévorante pour l'écriture.

    Une passion telle que, après des études de droit et sciences politiques, j'ai entrepris un second cursus, en médiation culturelle et cinéma pour devenir scénariste (un parcours sinueux et semé d'embûches mais je m'accroche). J'ai d'abord créé Inthemoodforcinema.com (auparavant "Mon festival du cinéma") il y a 8 ans puis "In the mood for Cannes" (assistant au Festival de Cannes chaque année, quoiqu'il arrive, depuis ma participation au prix de la jeunesse, il y a 11 ans et première blogueuse à y avoir été accréditée presse en tant que telle il y a quelques années) et "In the mood for Deauville" (consacré au Festival du Cinéma Américain de Deauville, auquel j'assiste depuis...18 ans, et à l'origine de ma passion, mais aussi consacré au Festival du Film Asiatique de Deauville, deux festivals dont j'ai fait partie de jurys de cinéphiles.) Je parle également beaucoup de ces festivals, Deauville et Cannes, sur inthemoodforcinema.com, mais aussi de beaucoup d'autres où j'ai également la chance de pouvoir retourner depuis ma participation à leurs jurys.

     Aujourd'hui, mes blogs créés pour partager ces aventures en suscitent à leur tour et m'ont ainsi permis réemment d'être invitée au Festival Lumière de Lyon pour débattre d'internet et de cinéphilie ou encore au Festival des Jeunes Réalisateurs de Saint Jean de Luz, à chaque fois de magnifiques expériences entraînant toujours de belles rencontres et découvertes cinématographiques que je me réjouis toujours autant de partager sur mes blogs. Je couvre de nombreux évènements comme les César (auxquels j'ai la chance d'assister depuis 3 ans), des avant-premières. Je réalise des interviews (j'ai ainsi eu l'honneur et la chance d'interviewer notamment Catherine Deneuve cette année) et assiste à de nombreuses conférences de presse (que je filme également comme celle de Coppola au dernier Festival de Deauville...grand moment). Je parle de classiques du septième art (mes goûts vont d'Hitchcock, Woody Allen, Claude Sautet, Jean Renoir, Jean-Pierre Melville, Chaplin à James Gray ou Pedro Almodovar et je peux défendre aussi ardemment un film d'auteur qu'un blockbuster, même si le premier aura certes plus de chances de me plaire, mais je déteste par-dessus tout les préjugés et toutes les cinématographiques sont les bienvenues sur ce blog)...Le but est vraiment d'immerger le lecteur "in the mood for cinema", de le plonger au coeur de l'évènement.  Je mets l'accent avant tout sur l'écriture essayant de faire de chaque compte-rendu un vrai récit, mais je mets aussi (encore une fois) avant tout l'accent sur la passion, considérant que le cynisme en vogue est la solution de facilité.

    Actuellement, je travaille à la création d'un blog/site internet plus généraliste mais sur lequel le cinéma sera (évidemment!) prépondérant et sur lequel l'écriture prendra d'autres formes mais je vous en parlerai  plus en détails très bientôt.

     Vous pourrez en savoir plus sur mon parcours, (ici: http://www.inthemoodforcinema.com/about.html )  , et en attendant, ci-dessous, vous trouverez quelques exemples d'articles emblématiques de ce blog et du ton, passionné et singulier, que j'espère parvenir lui donner:

    -Bilan du Festival de Cannes 2011: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/05/30/bilan-du-festival-de-cannes-2011-et-retour-sur-le-palmares-d.html

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    Photo inthemoodforcinema.com (Hommage du Festival de Cannes 2011 à Jean-Paul Belmondo)

    -Compte-rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/09/17/bilan-du-festival-du-cinema-americain-de-deauville-2011.html

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    -Critique d'un (du) film de l'année "Melancholia" de Lars von trier: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/08/11/critique-de-melancholia-de-lars-von-trier-le-film-du-festiva.html

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    -Critique d'un classique du cinéma:: "Un coeur en hiver" de Claude Sautet: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/01/08/critique-de-un-coeur-en-hiver-de-claude-sautet-1992-avec-dan.html

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    -Récit de ma rencontre avec Catherine Deneuve et l'équipe des "Yeux de sa mère" de Thierry Klifa: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/03/17/avant-premiere-critique-les-yeux-de-sa-mere-de-thierry-klifa.html

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    -Le dossier du mois consacré à "The Artist" de Michel Hazanavicius: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/08/28/avant-premiere-critique-de-the-artist-de-michel-hazanavicius.html

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    Photo inthemoodforcinema.com . Conférence de presse des lauréats du Festival de Cannes 2011

    -Critique de "Ludwig - Le Crépuscule des Dieux" de Luchino Visconti: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2011/07/19/critique-ludwig-le-crepuscule-des-dieux-de-luchino-visconti.html

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