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Avant-première - « Max Payne » de John Moore : une plongée dans les ténèbres

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Si je n’y avais été invitée (en l’occurrence par la Fox), probablement ne serais-je pas allée voir ce film quoique… l’argument Mark Wahlberg (Les Infiltrés, La Nuit nous appartient…) à l’interprétation toujours aussi saisissante de film en film et le synopsis suivant m’y auraient peut-être incitée.

Max Payne (Mark Wahlberg), un policier aux méthodes musclées, décide de quitter son travail pour s'occuper de sa famille. Malheureusement, le jour de son départ, sa femme et son bébé sont sauvagement assassinés. Max décide donc de revenir aux affaires, il n'a plus rien à perdre...

Max Payne est le héros d’un jeu éponyme sorti en 2001 et vendu à près de sept millions d’exemplaires. Ce jeu finlandais a été développé par des passionnés de cinéma, il est de surcroît riche en références cinématographiques et son univers sombre est inspiré des films noirs. Une adaptation cinématographique s’imposait donc…

 Le premier atout du film, c’est l’interprétation de Mark Wahlberg (après ce que je vous ai dit ci-dessus, le contraire aurait été étonnant). Il interprète ce policier solitaire assoiffé de vengeance, cet homme brisé, dur et impassible avec la sobriété qui sied au personnage et, malgré sa violence, il induit l’empathie du spectateur, lequel, comme dans un jeu vidéo est d’ailleurs plongé au cœur de l’action, caméra subjective à l’appui, et déambule dans ces décors inquiétants à travers le regard déterminé et vengeur de Max Payne.

 Les décors : voilà justement le second atout du film. Ils nous immergent dans un univers onirique, lyrique, dans un New York inquiétant, fantomatique, sombre et stylisé, en plein hiver, au milieu d’une tempête de neige dont il faudra attendre la fin pour en sortir, et apercevoir la lueur salutaire du soleil , après cette plongée dans les ténèbres et ce monde de chaos. C’est donc un film obscur plus qu’un film noir, même si on retrouve certains éléments inhérents au genre : rues sombres, femme fatale (Natasha-Olga Kurylenko)…

 Pour le reste… le suspense est totalement absent contrairement à ce que le synopsis nous laissait espérer, et l’intrigue est davantage un prétexte aux séquences empreintes de surnaturel, aux ralentis, aux bullet-time avec une nouvelle caméra numérique permettant de filmer mille images par seconde (le réalisateur a eu recours à cette nouvelle technique pour ne pas imiter les inimitables : John Woo ou les frères Wachowski dans « Matrix »). Il s’agit  ainsi du premier scénario de long-métrage du scénariste Beau Thorne. Les personnages secondaires ont bien du mal à exister face à Max-Mark Payne-Wahlberg, en particulier Mila Kunis (Mona Sax, qui vient en aide à Max Payne, sa sœur Natasha -Olga Kurylenko, premier rôle féminin du prochain James Bond « Quantum of Solace »- ayant aussi été sauvagement assassinée)  dont le personnage n’apporte finalement rien à l’intrigue. Les monstres ailés sont finalement davantage la caution surnaturelle du film, inspirés des légendes nordiques. Dommage : l’idée de ces soldats invincibles  et d’une cruauté sans bornes devenus tels suite à des tests pharmaceutiques aurait pu avoir certains échos dans l’actualité et aurait pu être intéressante à creuser.

 Pour Mark Wahlberg et les décors, et pour amateurs d’univers obscurs dont même le rayon de soleil final ne parvient pas à nous faire sortir. (Le film, ce qui me semble d’ailleurs excessif, devait initialement être interdit aux moins de 17 ans aux Etats-Unis, sera finalement interdit aux moins de 13 ans).

 Site officiel: http://www.maxpayne-lefilm.com

 Sortie en salles: le 12 novembre

Commentaires

  • Bonsoir Sandra,

    Je suis tombé sur ton blog via la rubrique de promotion sur Facebook. Merci pour ce compte rendu.

    J'dois dire que j'suis un peu sceptique à la vision de la bande annonce. J'apprécie le côté sombre surturel du film, mais j'ai peur que cela soit gâché par un manque de profondeur et de maturité à la manière de la série télé Buffy.
    Autre frayeur, la présence de Marilyn Manson en BO, si je trouve son timbre de voix particulièrement adapté aux séquences présentées, je pose une hypothèque sur le reste de la BO. Manson étant un artiste très en vogue auprès des adolescents, j'ai peur que les musiques d'ambiance soit tronquées contre du rock bon marché.
    Ça me rassure de lire que l'interprétation est une réussite.

    Je passerai lire tes billets à l'occasion, en attendant je t'invite à faire un tour sur mon blog qui vient d'ouvrir et qui se consacre en grande partie lui aussi aux critiques de films.
    Piston

  • @ Piston: c'est quoi la "rubrique de promotion sur Facebook"? Le groupe de ce blog? Dans tous les cas, bienvenue sur "In the mood for cinema".:-) C'est vrai que je n'ai pas parlé de la BO, j'avoue qu'elle ne m'a pas marquée! La seule "profondeur" du film est en effet apportée par le jeu de son interprète principal... Pour le reste, ce n'est pas forcément le film que je recommanderais!

  • Oui c'est bien ce fameux groupe. ;)

    Tu ne critiques que les nouveautés ?

  • @ Piston: Non, je ne critique pas que les nouveautés, je critique même souvent des classiques du septième art. Pour t'en convaincre, va faire un petit tour dans la rubrique "Gros plan sur des classiques du septième art" (à gauche dans le sommaire). Ces temps-ci, je parle simplement beaucoup de nouveautés car j'ai la chance de les voir en amont de leur sortie en salles mais ces jours prochains, la critique d'un nouveau classique sera mis en ligne.:-)

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