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IN THE MOOD FOR CINEMA - Page 589

  • "In the mood for love"le poème mélancolique du président du festival de Cannes 2006

    A une semaine du festival de Cannes, "Mon festival du cinéma" vous invite à revoir le chef d'oeuvre du président du jury de cette édition 2006, Wong Kar-Wai.

    Oui, je l’avoue, je n’ai toujours pas vu 2046. A dessein. In the mood for love c’est un peu comme ces moments de nos vies que l’on a filmés et dont on laisse les films croupir dans les tiroirs de crainte que les images ainsi immortalisées soient moins belles que celles de nos souvenirs. Souvenirs sacrés, idéalisés peut-être. Sacrés aussi sont les souvenirs d’In the mood for love. Souvenirs indicibles et indélébiles. Indicibles et indélébiles, telles sont aussi les émotions que procure ce film envoûtant… à l’image des sentiments qu’il retranscrit. A partir d’un synopsis plutôt conventionnel ,d’un schéma vaudevillesque(deux voisins ,Su -Maggie Cheung- et Chow-Tony Leung- , découvrent la tromperie de leurs époux respectifs ,s’éprennent peu à peu l’un de l’autre…mais préfèreront renoncer à leur amour plutôt qu’à leurs idéaux),Wong Kar Wai a réalisé un véritable poème lyrique et nostalgique à la beauté picturale et à l’inventivité visuelle indéniables, inégalées, innovantes, un film tout en nuances dont la mélancolie est encore exacerbée par une atmosphère musicale sublime qui cristallise les sentiments retenus des personnages. Poème langoureux et nostalgique qui nous entraîne, nous emporte délicieusement dans sa mélodieuse complainte. Rarement, voire jamais, au cinéma les frémissements, les palpitations, l’intransmissible incandescence d’un amour implicite, interdit, et ainsi sublimés, avaient été aussi bien suggérés à tel point que les sentiments des personnages semblent émaner de l’écran, presque s’en échapper et nous envahir. Réminiscences des sublimes sensations de nos passés ou de nos rêves, c’est selon, que Wong Kar Waï parvient à faire (res)surgir. Magicien de la caméra. Wong Kar Wai a préféré la suggestion à la démonstration ostentatoire. L’enfermement de Maggie Cheung est ainsi suggéré par des tenues qui emprisonnent son corps et sa passion contenue est reflétée par leurs teintes chatoyantes auxquelles fait écho le décor rouge qui contraste avec les couleurs ternes et les conventions du Hong Kong des années 60. Le ralenti et la musique ensorcelante qui les accompagnent lorsqu’ils se croisent dans un couloir étroit suffisent à nous faire comprendre les sentiments et les impressions d’une sensualité tacite qui les envahissent malgré l’étroitesse des conventions. Les nombreuses ellipses temporelles permettent au spectateur de laisser libre cours à son imagination :un spectateur qui, par une sorte de mimétisme , se laisse peu à peu submerger par l’émotion indéfinissable que suscite cette ambiance…Jamais une histoire d’amour n’avait été racontée avec autant de pudeur, de nuance, d’élégance. Le spectateur est immergé dans cette « ambiance de l’amour », un titre étrange à l’image de la singularité des impressions qu’il inspire. Grâce à l’ingéniosité de la réalisation le spectateur est happé par cet univers, cette histoire…une histoire intemporelle et universelle qui substitue mieux que jamais à notre regard « un monde qui s’accorde à ses désirs » pour reprendre la citation de Bazin qui pourrait avoir été inspirée par ce film. Alors bien sûr on pourrait établir un parallèle avec Sur la route de Madison  de Clint Eastwood ou encore avec les films de James Ivory pour l’admirable peinture des sentiments contenus mais, au-delà de celle-ci, Wong Kar Waï a su créer une atmosphère ensorcelante, languissante, presque onirique qui fait de son film une œuvre inclassable et novatrice …On pourrait aussi me rétorquer que la stylisation est exacerbée (et peut-être pour certains exaspérante ), que cette beauté picturale cherche à dissimuler une faiblesse scénaristique mais c’est justement cette symphonie picturale et musicale qui contribue à la richesse du scénario. Alors quand cette rêverie cinématographique s’achève, le spectateur quitte avec peine cette atmosphère enchanteresse, la magie du cinéma portée à son paroxysme…une magie prolongée par des images et une musique indissociables et inoubliables qui nous accompagnent longtemps après le générique de fin, qui m’accompagnent toujours. Le film entier est un poème langoureux, une mélodie savoureuse et ensorcelante, une longue parabole amoureuse qui vous laissera le souvenir inaltérable et brûlant d’un grand amour.

    Sandra.M

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  • "Quatre étoiles": la comédie grisante de Christian Vincent

    Un des principes de ce blog est l’éclectisme et à une semaine du festival de Cannes, mes goûts et mes aspirations, éclectiques donc, penchent plutôt vers la légèreté. Cela tombe bien. Figure actuellement à l’affiche une comédie parfaite en prélude cannois puisqu’elle a la Croisette et son mythique Carlton pour cadre, ce « 4 étoiles » auquel le titre fait référence.

    C’est en effet là que Franssou, (Isabelle Carré) jeune assistante d’anglais, qui vient d’hériter de 50000 euros décide de faire la cigale en les dépensant tout l’été plutôt que de faire la fourmi en les mettant sur un compte épargne. Evidemment dans le second cas, l’intrigue aurait tourné cours, ce qui aurait été bien dommage, et puis le compte épargne est plus utile que glamour. Franssou n’aurait alors pas non plus rencontré Stéphane (José Garcia), escroc baratineur qui vit au Carlton sans en avoir les moyens, juste le bagout de faire croire qu’il les a. On se fie aux apparences et il y interpelle, tutoie, apostrophe, comme s’il était chez lui jusqu’au jour où il entre dans la chambre de Franssou, par la même occasion il entre dans sa vie et n’en sortira pas de sitôt. Apparition fracassante et tonitruante de José Garcia qu’elle ne quittera guère plus que quelques secondes ensuite. Cet "escroc mais pas trop" comme dirait Woody a lui aussi bien tort de se fier aux apparences. L’arroseur va être arrosé, l’escroc escroqué… et ces deux-là vont bientôt s’entendre pour arnaquer un troisième, un coureur automobile qui cherche à acheter une maison en fonction du garage. La proie idéale.

    Ce duo fonctionne comme ceux des meilleures comédies hollywoodiennes des années 40 et 50 auxquelles Christian Vincent rend hommage, également à Lubitsch avec Haute Pègre comme référence avouée. Hommage (furtif) également à Renoir et sa Règle du jeu avec l’évocation d’un certain La Chesnaye.

     Le décor scintillant est ici aussi un personnage à part entière et contribue à cette délicieuse évasion. Le début laisse présager un humour délicieusement noir pour finalement nous entraîner dans une cavalcade effrénée et joyeusement amorale. Cette comédie est tellement pétillante, autant que les bulles de champagne que les héros passent leur temps à siroter, que son rythme nous fait oublier les lacunes scénaristiques (pourtant certaines). Le dénouement est certes prévisible mais l’important dans ce genre de comédie n’est pas vraiment ce qui arrive mais comment cela arrive. Ce film plein d’énergie la transmet au spectateur. Les acteurs prennent plaisir à jouer ou nous le font croire, ce qui est encore plus louable : Isabelle Carré si sombre dans la plupart de ses rôles, si lumineuse ici, fait penser à Julia Roberts dans Pretty Woman ou à Audrey Hepburn, et prouve une nouvelle fois l’étendue de sa palette qu’elle n’a certainement pas fini de nous montrer, tout comme José Garcia, hâbleur à souhait, ou encore François Cluzet, irrésistible de naïveté.

    On murmure qu’une suite serait en préparation. Ne l’attendez pas pour arpenter avec délice les couloirs de ce Quatre étoiles. 8 euros et quelques centimes, ce n’est pas cher payé pour cette coupe de champagne euphorisante. La griserie est certes éphémère mais elle a le mérite de ne pas provoquer d’effets secondaires si ce n’est une soudaine bonne humeur. A regarder sans modération.

     Sandra.M

    Lien permanent Imprimer Catégories : CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) Pin it! 3 commentaires
  • Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la critique: l'autre Festival de Cannes, avis aux cinéphiles!

    Bien sûr le Festival de Cannes c’est la Sélection Officielle (Compétition et un Certain Regard) surmédiatisée mais c’est aussi la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la critique qui regorgent également de pépites cinématographiques et permettent à des jeunes cinéastes d’émerger, à la fois si loin et si proches des projecteurs braqués sur le Palais des Festivals. Avis aux cinéphiles: avec un peu de patience ces séances sont par ailleurs beaucoup plus accessibles.

     

    La Quinzaine des Réalisateurs est organisée par la SRF (Société des Réalisateurs de Films) depuis 1969. Ce festival qui se déroule en même temps que la Compétition Officielle en est même totalement indépendant. Alors que la Sélection Officielle projette essentiellement (certes pas uniquement) des films de réalisateurs ayant déjà acquis une certaine notoriété, la Quinzaine des Réalisateurs a pour objectif d’aider les cinéastes à se faire connaître du public et de la critique. Il s’agit donc à la fois de faire connaître de jeunes cinéastes mais également des cinéastes connus dans leurs pays et méconnus en Occident. La sélection de la Quinzaine est donc particulièrement éclectique avec au programme des longs métrages de fiction mais aussi des courts métrages et des documentaires. Les seuls critères sont « l’expression d’un talent personnel » et « une écriture cinématographique originale ».

    La Quinzaine des Réalisateurs ce sont :

    22 Longs métrages

    11 Courts métrages

    3 Séances spéciales

    19 Pays

     

    Longs métrages  présentés à la Quinzaine des Réalisateurs 2006:

     

    A Fost sau n-a fost ? Roumanie - 1h29 (2006) PORUMBOIU Corneliu

    Anche libero va bene Italie - 1h48 (2006) ROSSI STUART Kim.

     Anges exterminateurs (Les) France - 1h40 (2006) BRISSEAU Jean-Claude

     Azur et Asmar Espagne, Italie, Belgique, France - 1h30 (2006) OCELOT michel

     Bug États-Unis - 1h41 (2006) FRIEDKIN William

    Ça brûle Suisse, France - 1h51 (2006) SIMON Claire

    Changement d’adresse France - 1h25 (2006) MOURET Emmanuel

     Congorama France, Belgique, Canada - 1h45 (2006) FALARDEAU Philippe

    Daft Punk’s Electroma États-Unis - 1h14 (2006) BANGALTER Thomas DE HOMEM-CHRISTO Guy-Manuel

     Dans Paris France - 1h30 (2006) HONORE Christophe

    Day Night Day Night Allemagne, États-Unis - 1h30 (2006) LOKTEV Julia

    Fehér tenyér (White Palms ) Hongrie - 1h41 (2006) HADJU Szabolcs

    Hawk is Dying (The) États-Unis - 1h46 (2005) GOLDBERGER Julian

    Honor de Cavalleria Espagne - 1h50 (2006) SERRA Albert

     Host (The) (Gue Mool) Corée, Sud - 1h59 (2006) BONG Joon-ho

    Jindabyne Australie - 2h03 (2006) LAWRENCE Ray

     Lying États-Unis - 1h32 (2006) M. BLASH

    On ne devrait pas exister France - 1h30 (2006) HPG

    Princess Allemagne, Danemark - 1h23 (2006) MORGENTHALER Anders

    Sommer 04 An Der Schlei (Été 2004 au bord de la Schlei) Allemagne - 1h37 (2006) KROHMER Stefan

    Transe (Trance) France, Portugal, Italie - 2h06 (2006) VILLAVERDE Teresa

    Yureru (Sway) Japon - 2h00 (2006) NISHIKAWA Miwa

     

    Séances spéciales  de la Quinzaine des Réalisateurs

     

    Fantasma Argentine, France, Pays-Bas - 1h03 (2006) ALONSO Lisandro

    Mala noche États-Unis - 1h20 (1985) VAN SANT Gus

    Melvil France - 1h07 (2006) POUPAUD Melvil

     

    Voir le reste du programme sur le Site internet officiel de la Quinzaine des Réalisateurs.

     

    La Semaine de la Critique

     

     Plus ancienne section parallèle du Festival International du Film de Cannes, la Semaine de la Critique, quant à elle, contribue depuis ses débuts à la découverte de nouveaux réalisateurs, sa sélection ne présentant que des premières et deuxièmes œuvres. C’est cette exigence qui fait d’ailleurs toute sa spécificité. Bernardo Bertolucci, Barbet Schroeder, Ken Loach, Wong Kar Waï, Jacques Audiard, Arnaud Desplechin ou encore François Ozon y ont ainsi été découverts. Chaque année, ce sont 7 longs métrages et 7 courts métrages, sélectionnés parmi des centaines de films, qui concourent pour le Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique. La Semaine accueille également des films hors compétition qui témoignent de « démarches et de regards originaux. » Les derniers films découverts et primés à la Semaine ont été Amores perros du Mexicain Gonzalez Iñarritu (qui a depuis réalisé 21 grammes), Respiro d’Emanuele Crialese avec Valeria Golino, Depuis qu’Otar est parti de Julie Bertuccelli et cette année Brodeuses d’Eléonore Faucher  (dont je vous avais déjà parlé sur "Mon festival du cinéma" ) avec Ariane Ascaride. De plus, c’est un autre film de la Semaine qui a remporté la Caméra d’Or en 2004 (récompensant le meilleur premier film à Cannes toutes sections confondues) : Or (Mon trésor), de Keren Yedaya. La Semaine n’a pas pour but de concurrencer la Sélection Officielle (qui s’y hasarderait ?) mais au contraire de découvrir des talents et de les accompagner au-delà de la présentation cannoise notamment par des reprises de la sélection.

     

    Longs métrages sélectionnés à la Semaine de la Critique 2006

     

     Drama/Mex de Gerardo Naranjo (Mexique)

    Friss Levegö (Fresh Air) d’Ágnes Kocsis (Hongrie)

     Komma de Martine Doyen (Belgique)

     Sonhos de Peixe de Kirill Mikhanovsky (Brésil / Russie / Etats-Unis)

     Den Brysomme Mannen (The Bothersome Man) de Jens Lien (Norvège)

     Pingpong de Matthias Luthardt (Allemagne)

    Les Amitiés maléfiques d’Emmanuel Bourdieu (France)

     

    Courts métrages sélectionnés à la Semaine de la Critique 2006

     

     Kristall de Christoph Girardet & Matthias Müller (Allemagne)

    Kvinna Vid Grammofon (Woman and Gramophone) de Johannes Stjärne Nilsson & Ola Simonsson (Suède)

     L’Écluse d’Olivier Ciechelski (France)

    Alguma Coisa Assim (Something Like That) d’Esmir Filho (Brésil)

     News d’Ursula Ferrara (Italie)

    Iron de Hiroyuki Nakano (Japon)

     Printed Rainbow de Gitanjali Rao (Inde)

     

    Film du Parrain

    “Godfather" Destricted de Marina Abramovic - Matthew Barney - Marco Brambilla - Larry Clark - Gaspar Noé - Richard Prince - Sam Taylor-Wood (USA / GB)

     

    Soirée d’ouverture de la Semaine de la critique 

    Les Amitiés maléfiques d’Emmanuel Bourdieu (France)

     

     Soirée de clôture de la Semaine de la critique

     Free Jimmy (Slipp Jimmy Fri) de Christopher Nielsen (GB / Norvège)

     

    Révélation Fipresci de l’année

    Look Both Ways de Sarah Watt (Australie)

     

     Séance "Très Spéciale" 

    Screening I Psihi Sto Stoma (Soul Kicking) de Yannis Economidis (Grèce)

     

    Nouvelle image 

     Nocturnes pour le roi de Rome de Jean-Charles Fitoussi (France)

     

    Documentaire 

     Kigali, des images contre un massacre de Jean-Christophe Klotz (France)

     

    Carte blanche à Cannes Cinéma

    Une équipe de rêve de René Letzgus (France)

     

    Pour la liste des moyens métrages et La Collection Canal + Ecrire pour... ainsi que pour toutes les informations pratiques, je vous renvoie au Site internet officiel de la Semaine de la critique.

     

    Sandra.M

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  • "Mon festival du cinéma" à la une...

    Après un encart dans Netizen  dans le numéro de mars 2006, après la couverture et un article dans Ouest-France, édition de la Mayenne (du samedi 6-dimanche 7 mai 2006), Mon festival du cinéma passera bientôt dans le journal du blogue sur France 5, lors d'un numéro consacré aux blogs sur le cinéma, à l'occasion du Festival de Cannes. Vous y trouverez également un reportage sur un excellent blog recommandé par "Mon festival du cinéma"... Pour en savoir plus rendez-vous sur France 5. 

    J'en profite également pour souhaiter la bienvenue à tous les nouveaux internautes (de plus en plus nombreux, "Mon festival du cinéma" ayant dépassé les 7500 visites en Avril 2006) qui découvrent "Mon festival du cinéma" à ces occasions.

    Sandra.M

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  • Rencontre-débat avec Benoît Peeters le 30 Mai!

    Le Master 2 Pro Cinéma (scénario, réalisation production) de l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne vous propose une rencontre sur le thème: "Création et films à petit budget: contraintes et libertés de production et de diffusion" avec pour invité Benoît Peeters, scénariste de bandes dessinées et de films, réalisateur et écrivain.

    Mardi 30 Mai à 17H: projection du film Le dernier plan réalisé par Benoît Peeters

    19H-21H: rencontre avec le réalisateur

    Adresse de la rencontre:Université Paris 1-Panthéon Sorbonne Amphi Saint-Charles 47-53 rue des Bergers Paris 15. Métro Charles Michel ou Lourmel. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

    Après Alain Cavalier, Raoul Coutard, Claude Miller, Gilles Sandoz et Pierre Chevalier, Marin Karmitz, cette caméra subjective est la dernière de l'année universitaire: à ne manquer sous aucun prétexte!

    Téléchargez l'affiche de la rencontre: ici.

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  • Compléments de programmation de la Sélection cannoise à J-12

    Depuis 2004, le Festival de Cannes a regroupé l'ensemble de ses initiatives en faveur du patrimoine au sein de  Cannes Classics. Cette programmation a pour ambition, aux côtés des films de la Sélection officielle, de mettre en valeur des œuvres du passé, présentées en copies neuves ou restaurées, qui s'apprêtent à connaître une vie nouvelle en cinémathèques, en salles ou en DVD. Le lieu principal de projection est la salle Buñuel (Palais des festivals, 5e étage).

    Cette année, Cannes Classics sera honoré de la présence de Joanna Shimkus, épouse à la ville de Sydney Poitier, pour la projection des Aventuriers (1967) de Robert Enrico (photo du film ci-contre) où l'actrice d'origine canadienne joue aux côtés d'Alain Delon et de Lino Ventura. Elle sera là pour présenter le film accompagnée de la famille du réalisateur Robert Enrico. Le Festival a également invité Danielle Darrieux qui viendra présenter son film : Nouvelle Chance d'Anne Fontaine (2006).

     Du 18 au 27 mai, Cannes Classics projettera de nombreux classiques. 6 thèmes différents seront déclinés donnant lieu à des projections : Carol Reed, Norman McLaren, le cinéma d'Alejandro Jodorowsky , un hommage au Nederland Filmmuseum , des documentaires sur le cinéma.

    Enfin, comme il en est désormais la tradition, Cannes Classics propose une sélection de dix copies neuves ou restaurées (choisies parmi les propositions des studios, maisons de productions, cinémathèques, archives nationales) présentées entre le 18 et le 27 mai salle Buñuel. Particularité 2006 : trois films muets sont intégrés à la sélection. Avec également la projection exceptionnelle, salle Debussy, de la copie restaurée de Platoon d'Oliver Stone (1986). Le metteur en scène présentera à cette occasion et en avant-première mondiale 20 minutes de son nouveau film World Trade Center.

     Pour plus de détails sur la sélection Cannes Classics, rendez-vous sur le Site officiel du Festival de Cannes.

     

    La Cinéfondation

     

    Le Jury de la Cinéfondation présidé cette année par Andreï Konchalovsky accueillera Tim Burton aux côtés de Sandrine Bonnaire, Souleymane Cissé, Daniel Brühl et Zbigniew Preisner. Le Jury annoncera les trois prix de la Cinéfondation vendredi 26 mai. Il décernera par ailleurs la Palme d'Or du court métrage, au cours de la cérémonie de clôture du 59e Festival de Cannes, le dimanche 28 mai 2006.

     

    Compte à rebours : J-12 avant mon premier article en direct de la Croisette…

     

    Sandra.M

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  • Cannes (J-16): complément de sélection officielle

     Cannes, dans 16 jours. Une éternité me semble-t-il. Une éternité me semblait-il. Et puis, une bande-annonce onirique dans un cinéma, celle du 59ème festival de Cannes : au générique habituel se mêlent les images et la musique d’ In the mood for love, en hommage au président Wong Kar-Wai. Me voilà déjà ailleurs. Dans un monde aussi fascinant qu’horripilant dans lequel des moments de poésie peuvent surgir subrepticement, vous envahir, vous submerger, vous emmener plus loin encore, loin du vacarme, de la Croisette, de ses extravagances. Plus de vacarme mais des images mélodieuses. Inoubliables. Comme avec Wong Kar Waï. Comme lors de la projection du Mécano de la General de Keaton. De la rétrospective Tati et de la projection de Playtime dans le grand théâtre Lumière. De l’hommage à Alain Resnais et de la projection de Je t’aime, je t’aime. De la projection de l’enchanteur Three times de Hou Hsiao Hsien. Des projections mémorables et acclamées du Pianiste de Polanski, à Elephant de Gus Van Sant ou encore l’Enfant des frères Dardenne... Du vibrant hommage à Pialat. De l’émouvante projection du Temps qui reste de François Ozon. Tant d’autres encore. Souvenirs mêlés de moments magiques. Tant d’autres bientôt. Dans 16 jours, la vie s’écoulera cinématographiquement, frénétiquement. Frissons annonciateurs des émotions que ce festival ne manquera pas de susciter. Des moments de vie un peu, de cinéma surtout, bientôt gravés dans ma mémoire et peut-être ensuite dans celle de spectateurs du monde entier. Tant de chefs d’œuvre ont balbutié à Cannes…. Dans 16 jours donc.

    En attendant mon compte-rendu quotidien sur la Croisette et les critiques des films en sélection officielle, retrouvez mon compte-rendu de l’an passé et mes précédents articles sur cette édition 2006, et ci-dessous le complément de sélection officielle qui vient d’être annoncé avec notamment le nouveau film d’Anne Fontaine (rappelons que « Mon festival du cinéma » avait particulièrement apprécié Entre ses mains, son précèdent film qui avait été élu deuxième film de l’année par ses lecteurs, vous pouvez d’ailleurs retrouver ma critique ici).

    J’en profite également pour signaler à tous ceux qui rêveraient d’aller au festival de Cannes, qu’existe le Prix de la jeunesse pour les 18/25 ans cinéphiles, grâce auquel je suis partie pour le festival, pour la première fois il y a 5 ans…et grâce auquel cette année encore de nombreux jeunes cinéphiles iront à Cannes.

    Complément de sélection officielle:

    -En compétition, un 20e film vient rejoindre les 19 déjà sélectionnés : il s'agit de Cronica de una fuga, de Israel Adrian Caetano, annoncé précédemment dans un Certain Regard.

    - Le 1er film de Murali K. Thalluri, Two Thirty 7, est sélectionné dans la section Certain Regard.

    -Enfin, deux séances spéciales seront proposées salle Buñuel :

    D'abord, Wim Wenders viendra présenter son court métrage tourné à Cannes en 1982, Chambre 666, dont la projection sera suivie par un premier film : The House is Burning de l'allemand Holger Ernst. Ensuite, le mercredi 24 mai, le Festival recevra Danielle Darrieux qui viendra présenter en avant-première Nouvelle chance ,le dernier film d'Anne Fontaine (photo ci-contre). 

    -La programmation de Cannes Classics sera annoncée mercredi 3 mai.

    Sandra.M

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