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Suite et fin du compte-rendu du festival du film américain de Deauville 2005

Dimanche 11 septembre. Cérémonie de clôture .
11 septembre tragiquement célèbre, tragiquement inoubliable. 4 ans déjà. Puis, le présent reprend ses droits : discours des deux créateurs du festival, 31ème, à nouveau. L’un, André Halimi, insiste sur la tragédie de la Nouvelle Orléans et réitère ses paroles de solidarité. L’autre, Lionel Chouchan, insiste sur la quinzaine de premiers films projetés cette année, répondant ainsi implicitement aux reproches quant au manque de têtes d’affiche de ce festival. Cette année, le festival a préféré miser sur les talents de demain plutôt que de mettre à l’honneur ceux d’hier et d’aujourd’hui… Peut-être n’a-t-il d’ailleurs pas vraiment eu le choix, les équipes de films privilégiant plus que jamais le festival de la cité des Doges et ne faisant plus le détour par Deauville. Puis, après le court discours du président du jury, Alain Corneau, qui se déclare satisfait du niveau de la sélection et des films que lui et son jury ont eu à juger, vient l’heure tant attendue du palmarès, un palmarès entièrement conforme à mes attentes bien que le jury ait, semble-t-il, été très divisé. A noter : la fin de la compétition des courts-métrages qui étaient d’ailleurs bien souvent de qualité malgré un public clairsemé… Encore une bonne idée que le festival a malheureusement abandonnée, espérons-le temporairement.

PALMARES :

Grand Prix :
Collision de Paul Haggis
Prix du Jury :
Ex æquo, On the outs de Lori Silverbush et Michael Skolnik
et Keane de Lodge Kerrigan
Prix du scénario :
Transamerica de Duncan Tucker
Prix du magazine Première :
Reefer madness de Andy Fickman
Prix de la critique internationale :
Keane de Lodge Kerrigan
Coup de cœur Canal Plus du Doc de l’Oncle Sam :
Enron: The smartest guys in the room de Alex Gibney
Prix littéraire :
Budd Schulberg pour l’ensemble de son œuvre
Prix Michel d’Ornano :
La petite Jérusalem de Karin Albou

Je revois ensuite avec plaisir Crash : depuis 2 ans le festival a en effet remplacé la traditionnelle avant-première de la clôture par la projection du Grand Prix. Puis, je me dirige vers le Salon des Ambassadeurs du Casino de Deauville où se déroule le dîner de clôture: heure attendue (dîner, hum…) et redoutée (de clôture). Comme un générique de fin, les protagonistes se retrouvent après le dénouement pour le salut final : jurys, journalistes, équipes de films, organisateurs…et moi ! Quelques conversations et quelques plats plus tard, une heure du matin : il est temps de rentrer, déjà, de revenir à la réalité, d’admettre que le 31ème festival de Deauville est terminé. L’heure de faire ses bagages, de ranger ses souvenirs. Surtout ne pas les effacer, ne pas les galvauder, ne pas tous les vulgariser, et reprendre la plume pour de nouvelles aventures, fictives celles-là, en attendant le récit d’un prochain festival… Espérons que d’ici l’an prochain le festival de Deauville aura retrouvé son prestige, ses fastes, son effervescence…sans se départir de sa convivialité.
Et l’instant magique me demanderez-vous ? Les prémisses d’une autre histoire, fictive aussi peut-être…


Bien sûr il m’était impossible de voir tous les films projetés. Pour d’autres regards sur le festival et des films que je n’ai pas vus, je vous renvoie à quelques sites internet incontournables :

Le site non officiel du festival du film américain de Deauville
Ideaentertainment (une autre idée du divertissement)
Criticsonline (le site du cinéma libre)
Cine zoom (le cinéma par ceux qui y vont)
Le site officiel du festival du film américain de Deauville 2005 (sur lequel est notamment référencé mon site sur les 30 ans du festival.)
Mon site sur le festival de Deauville 2005

Les films projetés au festival de Deauville 2005 recommandés par « Mon festival du cinéma » :
La petite Jérusalem de Karin Albou
Crash de Paul Haggis
Keane de Lodge Kerrigan
Everything is illuminated de Liev Schreiber
Les noces funèbres de Tim Burton de Mike Johnson et Tim Burton
Grizzly man de Werner Herzog
Moi, toi et tous les autres de Miranda July
Broken Flowers de Jim Jarmush
Forty shades of blue d’Ira Sachs

Pour débattre ou donner votre point de vue sur le festival ou vos réactions à ce compte-rendu : postez un commentaire ci-dessous ou bien rendez-vous sur le forum de « Mon festival du cinéma ».

©Sandra Mézière

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